M. Boussouf : les Marocains du monde doivent être munis du savoir scientifique pour assurer un plaidoyer efficace à la question du Sahara

mardi, 01 décembre 2020

L’annexe de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES) à Rabat a abrité, lundi 30 novembre 2020, la signature d’une Convention de partenariat et de coopération avec le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) pour la formation sur le plaidoyer au sujet du Sahara.

La convention a été signée par M. Farid El Bacha, doyen de la faculté précitée, et M. Abdellah Boussouf, Secretaire général du CCME, lors d’une cérémonie modérée par Abdelilah El Abdi, professeur à la FSJES.

Dans son mot d’ouverture, M. El Bacha s’est félicité de la confiance du CCME et de son engagement dans cette initiative constructive qui impliquera chercheurs et étudiants dans l’exploration de nouvelles horizons de la recherche scientifique, pouvant accompagner les nouvelles générations au Maroc et à l’étranger dans le soutien de la question du Sahara marocain.

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Pour sa part, M. Abdellah Boussouf a affirmé que « la présence aujourd’hui dans cet espace universitaire atteste encore une fois que les actions du CCME sont entreprises dans le cadre d’une démarche participative visant à intégrer la dimension de la recherche scientifique dans programmes institutionnels ». « Le CCME a besoin de l’accompagnement d’académiciens et chercheurs pour pouvoir produire la matière scientifique nécessaire au plaidoyer pour la question de la souveraineté nationale, portée depuis décennies par la communauté Marocaine partout dans le monde », a-t-il ajouté.

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Un besoin qui, selon lui, s’avère de plus en plus nécessaire depuis les derniers événements au poste-frontières d’El Guerguerat. « Il faudra se munir du savoir scientifique et historique pour démentir les fake news et mensonges du Polisario qui prolifèrent depuis 45 ans, notamment dans les pays européens ». Un savoir produit dans les langues internationales pour qu’il puisse être compris et investi par les jeunes générations de la communauté marocaine à l’étranger qui pourront, à leur tour, présenter la version marocaine de ce conflit régional dans les estrades internationales avec un plaidoyer efficace et efficient.

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M. Boussouf a rappelé à cet effet les agissements du Polisario qui a conclu au fil des décennies pas moins de 200 jumelages avec des villes européennes en avançant des noms de villes marocaines comme Laayoune ou Dakhla, afin de profiter des fonds de soutien pour populations des camps de Tindouf qui pourtant vivent dans misère sans nom.

D’autre part, le Secrétaire général du CCME s’est félicité de l’intervention au poste-frontières d’El Guerguerat après le discours de Sa Majesté, qui s’est opérée dans la paix, une ligne de conduite prônée par le Maroc depuis la Marche verte et un esprit auquel le Maroc est resté intimement fidèle à travers l’histoire.

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Cette convention, qui a donc pour but de munir les Marocains du monde des éléments de langage pour un plaidoyer efficace sur la question du Sahara, comporte aussi d’autres volets, comme la création de masters pour former les étudiants et faire d’eux des relais scientifiques pour cette question. Elle devra aussi apporter des réponses sur les dimensions juridique, historique et économique du développement des provinces du sud, dont le Maroc a fait une priorité.

Cette convention ne sera pas la première action entreprise par le CCME pour promouvoir le soutien à la question de la souveraineté nationale. Le conseil a auparavant organisé des expositions artistiques, des rencontres intellectuelles, des productions audiovisuelles sur la culture Hassanie et présenté des ouvrages scientifiques sur la question du Sahara afin de présenter aux Marocains du monde tous les efforts consentis par le Royaume, Roi et peuple, pour le développement socio-économique des provinces du sud.

En ce sens, M. Boussouf a expliqué que le projet d’autonomie présenté par le Maroc en 2007, et soutenu par les instances internationales et onusiennes puisqu’il s’agit d’une plate-forme crédible, reste la seule solution réaliste à ce conflit qui puisse en même temps permette une évolution sereine des processus de développement engagés par le Maroc dans ses provinces du sud.

Il a saisi cette occasion pour rappeler que dans tous ses discours relatifs à la question du Sahara, Sa Majesté le Roi a tenu à tendre la main au voisin algérien pour féderer les efforts des peuples et décideurs frères algériens et marocains autour d’un projet commun, celui d’un Maghreb unifié.

« Nous avons toutes les ressources humaines et économiques pour devenir une force régionale incontournable entre les continent africain et européen, et aussi du phosphate, du pétrole et du gaz. Halte aux discours destructifs, nos peuples sont appelés à évoluer ensemble ! », a-t-il conclu.

Un atelier interactif a été organisé en marge de cette cérémonie avec la participation en visioconférence de M. Rachid Farès Ismaili, acteur associatif à Barcelone en Espagne, Mme Nadia Yakine, chercheuse et professionnelle des médias en Allemagne, M. Miloud Loukili, professeur de droit maritime à la FSJES à Rabat et M. Kacem Achahboun, acteur associatif aux Pays-Bas. Les intervenants ont présenté leurs visions sur les méthodes de soutenir la question de l’intégrité territoriale du Maroc dans les pays d’accueil et de confronter le discours du Polisario à travers la sensibilisation de l’opinion publique par des discours scientifiques fondés pouvant élucider ce conflit régional.

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