vendredi 19 avril 2024 23:56
Les Marocains résidant à l'étranger (MRE) manifestent une nette volonté d'ouverture sur l'extérieur et d'insertion durable dans les pays d'accueil, avec un solide attachement aux liens socioculturels avec le Maroc, à l'égard duquel ils expriment des "attentes pondérées", selon un sondage réalisé par le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME).

Ce sondage, dont les résultats ont été présentés jeudi à Casablanca lors d'une conférence de presse, par M. Driss El Yazami, président du CCME et M. Gael Slimane, directeur adjoint de BVA, l'institut qui a mené l'enquête, relève également "un sentiment de discrimination négative dans les pays de résidence très inégal selon les domaines de vie sociale", à l'égard des MRE.

Les résultats de cette étude, la première du genre de par son envergure, montrent un certain encrage des MRE dans les pays de résidence. En effet, 78 pc des MRE interrogés se déclarent naturalisés (50 pc) ou en voie de l'être (28 pc), 87 pc fréquentent souvent (46 pc) ou quelque peu (41 pc) des personnes d'origines non marocaine et 95 pc des parents d'enfants de moins de 18 ans souhaitent que leurs petits maîtrisent la langue du pays d'accueil.

D'autre part, 64 pc des personnes interrogées parlent la langue du pays de résidence à la maison (73 pc pour la 2-ème génération) et 63 pc des MRE qui ont des enfants de moins de 18 ans leur parlent en langue du pays de résidence (80 pc pour la 2-ème génération), selon les résultats de ce sondage, qui a porté sur un échantillon de 2.819 MRE âgés de 18 à 65 ans et répartis entre la France (503 personnes), l'Espagne (413 personnes), l'Italie (401 personnes), la Belgique (502 personnes), les Pays-bas (500 personnes) et l'Allemagne (500 personnes).

Economiquement, l'étude souligne qu'il y a aujourd'hui autant de MRE propriétaires ou accédant à la propriété d'un bien immobilier en Europe qu'au Maroc (37 pc environ). De plus, 13 pc déclarent posséder un commerce ou des intérêts dans une activité économique dans le pays d'accueil, contre seulement 6 pc qui en possèdent au Maroc.

Ces résultats, qui reflètent le degré d'enracinement des MRE dans les pays d'accueil, montrent que les Marocains du monde expriment un intérêt non négligeable pour l'actualité politique du pays de résidence (55 pc). Cet intérêt augmente de façon exponentielle auprès des 2-ème génération avec 70 pc qui disent s'y intéressés. Par ailleurs, 40 pc sont déjà inscrits sur les listes électorales du pays de résidence (76 pc pour la 2-ème génération).

+ MRE toujours attachés à leur pays d'origine, le Maroc.

Malgré cette forte volonté de s'intégrer dans les communautés d'accueil, les MRE ont manifesté, à travers le sondage du CCME, un attachement solide à leur pays d'origine le Maroc.

Une grande majorité des MRE interrogés (89 pc) déclarent regarder les chaînes de télévision marocaines (86 pc pour la 2-ème génération), 95 pc déclarent visiter le Maroc, 88 pc sont mariés avec une personne marocaine et 63 pc continuent de parler, en général, l'Arabe dialectal et 20 pc l'Amazigh.

Il ressort également de ce sondage que les MRE de la 2-ème génération ont tendance à s'ouvrir davantage aux personnes du pays d'accueil tout en maintenant un lien tout aussi étroit que leurs parents avec le Maroc. 59 pc des personnes interrogées déclarent soutenir financièrement leur famille au Maroc.

Globalement, les MRE ont une perception positive de leur pays d'origine, même s'ils expriment des "critiques très prudentes et des attentes pondérées" à l'égard de leur pays d'origine.

Il ressort ainsi du sondage du CCME que 78 pc des MRE jugent que l'image du Maroc dans les pays de résidence est très bonne (28 pc) ou assez bonne (50 pc), alors que 57 pc expriment des attentes en matière d'amélioration des services consulaires et administratifs, 42 pc pour la facilitation de l'accès des nouvelles générations à la culture marocaine et 42 pc pour la facilitation des échanges économiques et l'investissement.

D'autres attentes moins accentuées concernent plus particulièrement le renforcement de la coopération avec les pays de résidence, une meilleure représentation politique des Marocains de l'étranger ou encore l'amélioration des lieux de prière en Europe.



+Sentiment de discrimination négative dans les pays de résidence.



Selon l'étude du CCME, les MRE, dont plus de 25 pc déclarent vivre dans un logement social ou à loyer modéré, "apparaissent sociologiquement assez défavorisée". 40 pc des personnes interrogées, qui occupent majoritairement des emplois d'ouvriers (28 pc) ou d'employés de service (18 pc), déclarent avoir connu une période de chômage au cours des trois dernières années.

Les pays où les MRE sont les plus touchés par le chômage semblent être l'Espagne (61 pc), l'Italie (41 pc) et les Pays-bas (38 pc). Les proportions de MRE cadres ou exerçant une profession intermédiaire sont très faibles avec 4 pc et 11 pc respectivement.

C'est surtout à la 2-ème génération que l'on doit la majorité des cadres et professions intermédiaires avec respectivement 5 pc et 11 pc, au lieu de 3 pc et 6 pc pour la 1-ère génération.

Par ailleurs, les MRE déclarent rencontrer plus de difficultés que la normale à trouver un emploi (72 pc) ou un logement (62 pc). Ce sentiment de discrimination est moins accentué en ce qui concerne les difficultés à être reconnu dans son travail (45 pc) ou à pratiquer sa religion (34 pc). Il chute nettement quant à la difficulté à poursuivre une scolarité ou une formation (26 pc) ou à se faire soigner correctement (17 pc).

+ Le Maroc bien perçu en Europe.

Généralement, il ressort de ce sondage que l'image du Maroc est perçue comme "très bonne" en Europe, alors que celle des Marocains dans les pays d'accueil apparaît "plus mitigée".

L'étude du CCME montre, par ailleurs, des spécificités pour chaque pays concerné par le sondage. Ainsi, il en se dégage "un sentiment de grande précarité" en Espagne et en Italie, "une situation tendue" aux Pays-bas où les MRE estiment être confrontés à des problèmes sociaux (travail, soins), et un plus grand ancrage et une forte satisfaction en Allemagne.

En France, les MRE sont ceux qui déclarent à la fois un grand attachement au maintien des liens avec des personnes de même origine et la plus grande mixité avec la population locale. Il s'agit du pays où les MRE se disent le plus s'intéresser à l'actualité politique (67 pc), notamment au sein de la 2-ème génération (78 pc).

Selon le sondage, la Belgique offre aux MRE un environnement de vie plutôt proche de celui de la France. La mixité avec la population locale existe, mais elle est "moins forte". 47 pc des MRE de Belgique déclarent fréquenter de locaux contre 60 pc en France. L'intérêt pour l'actualité politique est également palpable avec 58 pc des réponses.

MAP

La Commission européenne veut comprendre pourquoi des citoyens de l'UE demandent l'asile au Canada avant de se prononcer sur la décision d'Ottawa d'imposer des visas aux Tchèques, a déclaré jeudi à Stockholm le commissaire à la Sécurité Jacques Barrot.

"Nous devons examiner les griefs formulés par le Canada contre la République Tchèque et vérifier s'ils sont fondés ou non avant de réagir", a-t-il expliqué au cours d'une conférence de presse en marge d'une réunion avec les ministres de l'Interieur et de la Justice de l'UE.

"Car il serait paradoxal que des citoyens de l'UE soient obligés de demander l'asile dans un pays tiers pour des raisons de discrimination", a-t-il souligné.

"S'il s'avère que la décision du Canada n'est pas fondée, alors, à ce moment là, nous imposerons au Canada les règles de la réciprocité", à savoir l'obligation d'obtenir un visa pour tout voyage vers les pays de l'UE, a-t-il averti.

"Les critiques du Canada portent sur la situation de certaines personnes de la communauté Rom et le sort qui leur est fait en République Tchèque", a souligné M. Barrot.

Le Canada a annoncé lundi de manière impromptue le retour dès mardi des visas d'entrée sur son sol pour les ressortissants de République tchèque et du Mexique afin d'endiguer l'explosion des demandes d'asile faites par des citoyens de ces pays.

Les autorités Tchèques ont protesté et ont appelé leurs partenaires européens à la solidarité pour contrer Ottawa. Prague a en outre décidé mardi matin d'imposer des visas aux détenteurs de passeports diplomatiques canadiens et menace de réintroduire unilatéralement l'obligation de visa pour tous les citoyens canadiens.

Cette menace préoccupe la Commission, car l'Union européenne a crée Schengen, un espace sans frontières intérieures entre les 25 pays participants, dont la Suisse, l'Islande et la Norvège, non membres de l'UE.

Les Tchèques enfreindraient alors la législation communautaire et les règles de Schengen, a souligné une source communautaire.

Le contentieux est très compliqué et sensible, car les accusations portées par le Canada, si elles sont avérées, à savoir des discriminations au sein d'un pays de l'UE contre des citoyens de l'UE, "seraient une honte pour l'Europe", a commenté cette source.

Le problème est que l'asile au Canada est géré par une autorité indépendante qui considère que l'Etat dont les demandeurs d'asile sont ressortissants doit "les protéger contre les groupes qui les menacent".

"Ce système d'asile est très généreux et 40% des demandes sont acceptées", ce qui explique les inquiétudes des autorités canadiennes, a souligné une autre source communautaire proche du dossier.

AFP

L'exposition itinérante "Dakira, présences marocaines aux Pays-bas" fera escale du 20 au 26 juillet à Tanger, après avoir sillonné plusieurs villes du Royaume depuis le début du mois.

Un communiqué conjoint des organisateurs, du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) et de l'Association Dakira, précise que cette exposition, qui s'inscrit dans le cadre du 40ème anniversaire de la convention maroco-néerlandaise de main-d'Âœuvre, vise à faire connaître l'histoire de l'immigration marocaine aux Pays-Bas.

Il s'agit d'une exposition riche de plus de 60 photos rares et de documents d'archives retraçant 40 ans de présence de Marocains aux Pays -Bas, qui prendra fin le 30 septembre prochain.

Cette exposition est initiée en partenariat avec le Festival méditerranéen de la culture Amazigh de Tanger, qui aura lieu du 23 au 26 juillet dans la ville de détroit, grâce au soutien du CCME.

Un colloque sur le thème "migration: apports et échanges culturels" sera organisé en marge de cette manifestation, qui verra également la projection de films documentaires sur les Marocains aux Pays-Bas.

MAP
Une décennie de réformes (1999- 2009), sous l'ère de SM le Roi Mohammed VI, offre suffisamment de recul pour porter une évaluation lucide sur les réalisations accomplies, mais aussi mettre le doigt, avec l'objectivité qui sied aux académiciens, sur les corrections à apporter afin de conforter la dynamique en cours.

C'est ce que vient d'entreprendre un groupe d'universitaires et d'experts dans l'ouvrage collectif ''Une Ambition Marocaine. Des experts analysent la décennie 1999-2009''.

L'ouvrage constitue une étude indépendante et critique faite par un panel représentatif de la société civile, sur l'évolution du royaume durant les dix dernières années, ont souligné mercredi à Casablanca les auteurs ayant contribué à ce travail initié par l'Association marocaine d'intelligence économique (AMIE).

'' L'ouvrage n'est pas un écrit hagiographique mais une analyse des différents niveaux de l'activité nationale et des réformes et chantiers qui ont été initiés dans le pays au cours des dix dernières années'', devait préciser M. Driss Alaoui M'daghri, professeur universitaire et président de l'AMIE, lors du débat qui a suivi la présentation de ce livre (224 pages format moyen) publié dans les éditions Koutoubia.

Il s'agit d'une sorte de radioscopie, réalisée par des auteurs de divers horizons, qui saisit la dynamique politique, économique sociale et culturelle que connaît le Maroc depuis 1999, date de l'intronisation de SM le Roi Mohammed VI. Elle se veut aussi une contribution au débat sur la nouvelle société marocaine en devenir, a précisé M. M'daghri également président de l'AMIE, qui parraine la publication du livre.

Cette compilation, qui participe du souci de favoriser le débat d'idées, se propose de cerner la réalité du Maroc en se démarquant des clichés et polémiques, mais avec un esprit critique, devait souligner M. Abdelmalek Alaoui qui a assuré la coordination de l'ouvrage.

C'est un travail qui jette un regard critique et indépendant, puisque émanant de la société civile, sur l'état actuel du Maroc. Il souligne ce qui va bien et met le doigt, en toute objectivité et sérénité, sur ce qui doit être amélioré, voire réformé pour aller de l'avant dans l'intérêt général, relève de son côté, le Pr Driss Guerraoui, autre contributeur à cet ouvrage aux côtés de MM. Ahmed Azirar, André Boyer, Amar Drissi, Larbi Harti, Ouadih Kassimi, Abdelfattah Rouchdi, Hamid Sanhaji et Mary K. Weed (décédée en 2009).

Parler un tel langage de vérité est, entre autres, signe de changement au Maroc, a-t-il ajouté, soulignant la forte volonté politique existant au Maroc pour conforter ses choix en tant que pays démocratique, moderne et solidaire.

Les signes de changement sont multiples et perceptibles à différents niveaux notamment économique, devait relever pour sa part le Pr André Boyer, estimant que le Maroc est crédité d'un parcours positif, mais doit néanmoins résoudre certains problèmes encore persistants notamment dans les domaines économique et éducatif et trouver un équilibre entre la préservation de sa civilisation et son adaptation au monde.

Les matières de l'ouvrage se déclinent en quatre chapitres intitulés " Une nouvelle société marocaine'', "Une monarchie de proximité'', " Vers une économie hybride'' et "l'Intelligence des territoires''.

Dans le premier chapitre, il est question notamment de la liberté de culte et de religion, un acquis bien enraciné, de la lecture sereine du passé, de l'émergence de la femme, du respect des identités.

Le deuxième chapitre est consacré à la restructuration du champ politique, à la lutte contre les exclusions, à l'INDH, à l'élargissement du concept des libertés, à la contribution des MRE et au nouveau concept d'autorité.

Dans le 3-éme chapitre relatif à l'économie hybride ont été traités, la croissance avérée, la dynamique programmée, le Maroc économique : le choix entre la croissance et le développement.

Le dernier chapitre sur l'intelligence des territoires est consacré notamment aux provinces du Sud, au Nord et à l'ouverture sur la Méditerranée et au développement de l'Oriental.

ONG créée en 2006, L'AMIE, qui a initié cet ouvrage entend à travers ce travail "contribuer à éclairer le débat sur le développement et les enjeux politiques, économiques, sociaux et culturels qui caractérisent la '' nouvelle société marocaine en devenir".

Un ouvrage académique "d'une facture matérielle plus élaborée qui contiendra une large partie iconographique devra sortir avant la fin de l'année", annonce l'association qui fait également état de la publication en 2010 d'un autre travail d'analyse qui embrasse les faits et réalités de toute une année, prélude de parutions régulières annuelles.

MAP

Le Centre d'Etudes et de Recherches en Sciences Sociales " CERSS " (Rabat), et l'Institut d'Etudes Stratégiques Internationales " IEEI " (Lisbonne) organisent, du 23 au 26 juillet courant, à Rabat, la 15-ème édition de " l'Université de Développement Social : Université ouverte euro-méditerranéenne, été 2009 ", sous le thème "Transition démocratique et réforme de la justice : Droits fondamentaux, citoyenneté et justice ".

Initiée en collaboration avec l'Institut Européen de la Méditerranée IEMED-Barcelone), l'IES (Union européenne) et Arab Reform initiative (ARI), cette rencontre réunira des experts et chercheurs nationaux et étrangers, dont les interventions porteront sur trois principaux axes à savoir " libertés et pouvoir judiciaire", "l'indépendance de la justice", et le "fonctionnement de la justice".

Le Programme de cette rencontre, dont l'ouverture sera co-présidée par MM. Ahmed Herzenni, Président du Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH) et Joao Gomes Cravinho, Secrétaire d'Etat portugais aux Affaires étrangères prévoit également des tables rondes et des ateliers thématiques.

MAP
Des ministres de l'Education et des Finances d'une trentaine de pays africains se sont réunis en Tunisie à l'initiative de la Banque Africaine de développement (BAD) afin de mobiliser pour l'éducation, un secteur menacé par la crise économique.

La réunion inaugurée mercredi soir à Gammarth, au nord de Tunis, a pour principal objet de "soutenir la dynamique éducative et économique dans le contexte de la crise", selon les organisateurs.

Il s'agit de "maintenir les progrès dans les temps difficiles", a indiqué le président de la BAD, Donald Kaberuka, attirant l'attention sur "l'importance du capital humain pour le développement à long terme" de l'Afrique.

Outre le fait de sensibiliser les ministres de Finances au besoin de maintenir le niveau des budgets réservés à l'éducation, la conférence examinera la coopération interafricaine et l'aide extérieure.

Les dépenses publiques pour l'éducation devraient se limiter à 3,8% du PIB en 2009, selon Jee Peng Tan, experte de la Banque Mondiale qui participe à la réunion. La part de l'éducation dans les dépenses de l'Etat était déjà tombée de 6,2% en 2007 à 4,8% en 2008", a-t-elle ajouté.

Les pays africains affectent généralement 25% de leur budget à l'éducation, certains plus, comme le Sénégal (40%) ou la Tunisie (30%).

Les stratégies d'éducation et plans de formation seront passés en revue durant la réunion, co-organisée par l'Association pour le développement de l'éducation en afrique (ADEA), basée au siège provisoire de la BAD à Tunis.

Les participants feront le point de l'"Initiative de mise en oeuvre accélérée" dite "Fast Track Initiative", un partenariat mondial créé en 2002 pour les pays à faible revenu en Afrique subsaharienne visant la scolarisation primaire universelle.

La réunion devrait établir "des pistes de travail" pour maintenir le cap sur les progrès réalisés durant les dernières décennies, aujourd'hui menacés.

L'Afrique compte 35 millions d'enfants déscolarisés, a dit M. Kaberuka, annonçant un engagement de la BAD à hauteur de 100 millions de dollars par an pour l'éducation et la formation.

L'Afrique subsaharienne compte en outre 100 millions d'enfants non scolarisés, en majorité des filles, selon l'ADEA.

AFP

La deuxième édition du Forum des compétences marocaines en Amérique du Nord sera organisée les 26 et 27 septembre prochain au Palais des Congrès à Montréal.

Le forum Careers in Morocco-Montréal 2009, sera un événement phare de rapprochement entre la sphère économique marocaine et les compétences marocaines de l'Amérique du Nord.

Il sera l'occasion d'échanges riches et conviviaux entre les entreprises marocaines, qui pourront communiquer sur leurs métiers et faire valoir leurs spécificités, et la diaspora marocaine d'Amérique du Nord, qui pourra s'informer sur les opportunités de carrière qu'offre le marché du travail marocain.

Ces échanges permettront aux entreprises marocaines de répondre aux questions des compétences marocaines en Amérique du Nord et de favoriser leur retour au Maroc.

Le forum s'articulera autour de trois aspects : le recrutement avec la présence de plusieurs sociétés marocaines et internationales, des conférences portant sur les axes stratégiques de développement, le Business Networking et l'entreprenariat au Maroc, selon les organisateurs.

Cette édition sera marquée par la remise d'un trophée de l'Initiative RH, récompensant un projet d'entreprise innovant, dans le domaine des Ressources Humaines.

Parallèlement à l'événement, une série de conférences riches et variées seront organisées, ce qui favorisera les synergies entre les participants et les opérateurs économiques. Des débats portant sur l'investissement et les opportunités de partenariat et de collaboration au Maroc viendront animer ces conférences.

Placé sous l'égide du ministère de l'Industrie et des nouvelles technologies, du ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger et du ministère de l'Emploi, le forum Careers in Morocco-Montréal 2008 s'était déroulé avec succès en octobre dernier.

Plus de 30 partenaires et exposants avaient accueilli durant la journée du 11 octobre plus de deux mille candidats et visiteurs professionnels, venus des différentes provinces canadiennes ainsi que des Etats-Unis.

MAP
Les ressortissants de Macédoine, du Monténégro et de Serbie devraient pouvoir voyager sans visa dans les pays de l'Union européenne à compter du 1er janvier 2009, a annoncé la Commission européenne mercredi.

Cette mesure attendue doit encore être approuvée par les Vingt-sept après consultation du Parlement, probablement en octobre, selon le commissaire européen à la Justice et aux Affaires intérieures, le Français Jacques Barrot. "C'est un moment historique pour nos relations avec les pays des Balkans occidentaux", a-t-il estimé.

Pendant 40 ans, la Serbie, la Macédoine et le Monténégro, en tant que membres de la Yougoslavie, n'ont pas eu besoin de visa pour se rendre en Europe de l'Ouest. Les visas ont été introduits quand la fédération de Tito a commencé à exploser, en 1991.

M. Barrot a précisé que l'"ancienne République yougoslave de Macédoine" (ARYM, le nom utilisé par l'ONU) avait rempli toutes les conditions de l'UE pour permettre à ses citoyens de voyager munis de leur seul passeport biométrique dans l'espace Schengen, mais que la Serbie et le Monténégro devaient encore atteindre certains "objectifs de référence" portant sur le contrôle aux frontières, la politique de l'immigration et la lutte contre le crime organisé et a corrution.

Une proposition d'exemption de visa pourrait aussi être faite d'"ici à la mi-2010" pour l'Albanie et la Bosnie-Herzégovine si elles poursuivent les efforts actuels, a souligné Olli Rehn, commissaire à l'Elargissement de l'UE.

La Macédoine est candidate à l'adhésion à l'UE depuis 2005 mais n'a pas encore obtenu de date de début des négociations. La Grèce, membre de l'UE, refuse que l'ARYM prenne le nom de Macédoine, qu'elle revendique pour sa seule province septentrionale de Macédoine.

Le Monténégro et la Serbie souhaitent également entrer dans l'Union européenne mais les Pays-Bas exigent que Belgrade capture d'abord les deux derniers criminels de guerre présumés recherchés par le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), l'ancien chef militaire des forces serbes de Bosnie Ratko Mladic et l'ancien président de la République (autoproclamée) des Serbes de Krajina Goran Hadzic.

En ce qui concerne le Kosovo, indépendant de la Serbie depuis le 17 février 2008, l'exemption de visa a été refusée dans l'immédiat pour des questions de sécurité, a dit la Commission.

AP

La 10-ème édition du Festival international de Volubilis aura lieu du 17 au 21 juillet courant à Meknès et sur le site antique.

Organisée, sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, par le ministère de la Culture, cette édition verra la participation de plusieurs artistes marocains, arabes, africains, européens et américains.

Cette manifestation, qui se déroulera sur le site de Volubilis, au Théâtre Lahboul et Place Lahdim à Meknès, prévoient des concerts de chanteurs et groupes marocains, notamment Nadia Ayoub, Fathallah Lamghari, Saida Charaf, Fouad Zebadi, Mohamed El Anbari et Nass el Ghiwane et des spectacles de chants et de danses de la troupe saoudienne des arts populaires et de la troupe Al-Qods (Palestine).

Le festival verra aussi la participation d'artistes et groupes internationaux, à l'instar du Carlo Aetis Dato Quartet (Italie), Kadi Diara (Burkina Faso), l'Ensemble Lashkari (Georgie), l'Ensemble d'Eva Manzono (Espagne), Les Doigts de l'Homme (France) et NMB Brass Band Funk Hip-Hop (USA).

MAP
La Commission européenne a proposé mercredi d'exempter de visa dans l'UE les ressortissants de trois pays des Balkans, dont la Serbie, mais pas la Bosnie, une distinction qui suscite des critiques au moment où l'on commémore le massacre de Srebrenica.

Les deux autres pays à pouvoir bénéficier de cette faveur sont la Macédoine et le Monténégro.

"Nos experts ont évalué les progrès faits par l'ARYM (Ancienne République yougoslave de Macédoine, ndlr), le Monténégro et la Serbie, et au vu des progrès réalisés nous pouvons aujourd'hui proposer (...) la suppression des visas au 1er janvier 2010", a déclaré le commissaire européen chargé des questions d'immigration, Jacques Barrot.

Ces Etats remplissent à ses yeux les conditions posées : établissement de passeports biométriques, renforcement des contrôles aux frontières, lutte contre la corruption et le crime organisé. Les ministres de l'Intérieur de l'UE vont à présent devoir avaliser la proposition.

"C'est une étape historique dans nos relations avec les pays des Balkans occidentaux", a ajouté M. Barrot au cours d'une conférence de presse.

Le commissaire à l'Elargissement, Olli Rehn, a parlé de son côté d'un "grand jour". "Nous savons à quel point cette décision est importante aux yeux" des pays concernés, a-t-il dit.

En revanche, deux autres pays des Balkans, dont le cas a été examiné, ne sont pas retenus, faute de progrès suffisants notamment dans la mise en place de passeports biométriques : l'Albanie et la Bosnie-Herzégovine. Bruxelles leur fait miroiter une suppression de visas à l'été 2010 si les réformes nécessaires sont mises en place d'ici là.

Cette différence de traitement laisse un goût amer à certains, 10 ans après les bombardements de l'Otan sur la Serbie pour mettre fin à l'offensive de Belgrade contre les Albanais du Kosovo, et à un moment où les Musulmans bosniaques commémorent le massacre en 1995 d'environ 8.000 d'entre eux par les forces serbes à Srebrenica.

"La décision de la Commission d'exclure la Bosnie-Herzégovine de la libéralisation des visas ajoute l'insulte à l'offense pour des gens qui ont le plus souffert de la guerre qui a fait rage il y a moins de 20 ans de cela", a dénoncé le coprésident des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit.

En cause : le fait que les Serbes de Bosnie pourront voyager librement dans les pays de l'UE car ils détiennent aussi des passeports serbes. Alors que les Bosniaques musulmans, eux, devront obtenir un visa. Les Croates de Bosnie voyagent aussi librement, grâce à des passeports fournis par Zagreb.

"C'est une erreur politique incroyable", s'est aussi emporté l'ancien Haut Représentant de la communauté internationale et de l'UE en Bosnie, Christian Schwarz-Schilling, dans une interview publiée mardi par le quotidien allemand Bild-Zeitung.

"La Bosnie a été le théâtre à cause de l'agression serbe du pire génocide commis en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale" et aujourd'hui la Commission décide "que les Serbes pourront voyager librement mais pas les citoyens de Bosnie-Herzégovine ni du Kosovo", a-t-il ajouté.

Pour Belgrade, en revanche, la dispense de visa dans l'UE est un geste très attendu au moment où le pays est confronté à un blocage de son processus d'intégration à l'UE. Et une forme de compensation en attendant mieux.

Les Pays-Bas s'opposent en effet au dégel d'un accord de stabilisation et d'association (ASA) entre la Serbie et l'UE, première marche vers le rapprochement avec l'Union, tant que l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, n'aura pas été arrêté.

Or, un tel dégel nécessite l'unanimité des 27 Etats de l'Union européenne.

AFP

SG au JT de 2m: spécial programmation de la journée internationale des migrants

Les entretiens du symposium

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