De la facilité à s'indigner !

Les réseaux sociaux sont devenus un haut lieu des indignations en tous genres, pour se donner bonne conscience ou pour exprimer des états d'âmes certaines légitimes d'autres le sont moins, avec à l'appui, une photo, une vidéo ou une déclaration sortie de son contexte.

Des indignations qui font l'effet d'une boule de neige, reprises par des sites, relayées par les internautes, pour finalement reproduire un résultat contraire et démesuré.

L'affaire de la blague jugée ''raciste'' à l'égard de l'épicier soussi, du conférencier et parlementaire PJD Abou Zaid,est révélatrice de cet emballement excessif.

Un personnage dont je ne partage ni les opinions politiques ni le mode de vie. Mais ce qui me déplait dans cette affaire, c'est ce déferlement de qualificatifs indignes sur le net (wahhabite, arabe, islamiste...) , à l'égard de cet homme, dont la citation, certes maladroite devant un auditoire, est devenue prétexte au nom de la cause amazigh au profit d'un défouloir haineux et déplorable.

Il est de coutume chez nous au Maroc de se raconter des blagues sur la radinerie des chleuhs et la bêtise des Aroubias. Je me rappelle, étant petit, lors des réunions de famille, que mon oncle arabe-andalou se plaisait à raconter des blagues sur les berbères pour taquiner mon père chelh, mon père lui répondait par des anecdotes d'autre nature, et tout se terminait par des rires collectifs sans aucune animosité.

Personnellement, j'ai appris à ne pas crier avec les loups, et à me méfier des indignations faciles et hâtives, qui versent dans le règlement de comptes, tout aussi indignes.

Le Maroc est pluriel, sa population est métissé, ceux qui cherchent aujourd'hui à instrumentaliser cette différence se trompent lourdement.

Le Maroc, tire sa richesse de sa diversité ethnique, linguistique et culturelle, il n'y a pas de place pour la haine dans ce pays !

Bonnes fêtes de fin d'année que la tolérance, la paix et l'amour règnent parmi les Hommes !

Hamid Soussany

 

Google+ Google+