dimanche 21 juillet 2024 07:40

Comprendre l'histoire de l'immigration peut contribuer à transcender et à contrecarrer les préjugés ou fausses représentations, a indiqué le président du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), M. Driss El Yazami.

Les études et recherches sur l'histoire de l'immigration en France, à titre d'exemple, peuvent aider la société française à relativiser et à mieux appréhender les problèmes qui se posent aujourd'hui, a souligné M. El Yazami, qui intervenait dimanche soir à Casablanca lors d'une table-ronde sur l'"Histoire de l'immigration: initiatives sociales et nouvelles pistes de recherche".

M. El Yazami, qui a rejeté l'idée selon laquelle l'immigration serait un phénomène récent, a relevé que ce phénomène date de plusieurs siècles, citant l'existence d'une cinquantaine d'anciens récits de voyageurs marocains qui ont sillonné le monde au fil des siècles, dont le premier livre de géographie universelle d'El Idrissi (XIIe siècle).

Le président du CCME a également fait remarquer que l'immigration est souvent liée à l'image d'une main-d'œuvre à la recherche du travail et d'une vie meilleure, alors que de nombreux flux migratoires s'expliquent par la recherche du savoir et de la connaissance, notamment pour les étudiants et les artistes.

Intervenant lors du débat, l'universitaire Nadia Bouras, native d'Amsterdam, a appelé à la sauvegarde de la mémoire des immigrés en Europe, notamment aux Pays-Bas.

Nadia Bouras, titulaire d'un doctorat en histoire et spécialiste dans les questions du Genre, de l'immigration marocaine et du transnationalisme aux Pays-Bas, a déploré le peu d'intérêt accordé à la recherche en histoire de l'immigration et à l'approche Genre.

La table-ronde s'est déroulée en présence notamment du ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur.

Source : MAP

Invoquer l'histoire de l'immigration dans un pays comme la France revient à invoquer son histoire tout court puisque l'Hexagone s'est, tout au long des 19ème et 20ème siècles, construit et a évolué sur le plan économique, culturel et politique à partir de l'apport de millions d'hommes et de femmes qui sont venus de l'étranger et qui, pour la majorité, s'y sont installés, a indiqué Jacques Toubon, ancien ministre français et président du Conseil d'orientation de la cité nationale de l'histoire de l'immigration.

-Propos recueillis par Fadwa El Ghazi-

"Ces hommes et ces femmes sont devenus français, et ont, en réalité, fabriqué ce que sont les Français d'aujourd'hui", a confié M. Toubon à la MAP à l'issue d'une table-ronde sur l'"Histoire de l'immigration : initiatives sociales et nouvelles pistes de recherche" tenue, dimanche soir à Casablanca, dans le cadre du 16ème Salon de l'Edition et du Livre (12-21 fév).

"Raconter cette histoire est un élément extrêmement important pour connaître ce que nous sommes, nous, les Français et pour modifier, aujourd'hui, le regard sur l'immigration", a ajouté cet ancien ministre de la Culture et de la Francophonie (1993 à 1995).

"L'histoire démontre que l'immigration n'est pas un phénomène qui se confronte avec la France" mais qui la construit, a expliqué M.Toubon qui a souligné la nécessité de voir l'immigration d'aujourd'hui non pas comme une opposition à la société française mais au contraire comme ce qu'elle a toujours été "un phénomène d'alimentation des changements et des progrès à l'intérieur de notre société".

Raconter l'histoire de l'immigration contribue à modifier le regard que la France peut avoir sur elle-même, a noté l'ancien responsable français pour qui l'immigration est un phénomène constitutif de demain.

Il a fait remarquer à cet égard que le Maroc qui a été un pays d'émigration, est en train de devenir un pays d'immigration, tout comme l'Espagne ou l'Italie, qui étaient, jusqu'aux années 60, des pays émetteurs d'immigrés et qui sont devenus aujourd'hui des pays d'immigration.

L'idée que le monde est cloisonné entre des pays qui présentent des caractéristiques arrêtées est révolue, a-t-il constaté, prévoyant que dans les 50 ans à venir, le phénomène des migrations internationales sera l'un des phénomènes majeurs avec ses aspects négatifs et positifs.

La cité nationale de l'histoire de l'immigration, dont le conseil d'orientation est présidé par M. Toubon, a pour mission de modifier le regard porté sur l'immigration au travers d'une démarche à la fois culturelle, éducative et civique.

Inaugurée en 2007, cette nouvelle institution culturelle rassemble, sauvegarde et met en valeur les éléments relatifs à l'histoire de l'immigration en France tout en les rendant accessibles au public.

Cette cité comprend un musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration et une médiathèque, et abrite des expositions permanentes et temporaires.

Conseiller d'Etat honoraire, Jacques Toubon a été Garde des sceaux entre 1995 et 1997. Ancien député européen, il a également été maire du 13ème arrondissement de Paris de 1983 à 2001 et préside depuis 2002, les fonds Eurimages du Conseil de l'Europe.

Source : MAP

L'avant-projet de loi préparé par le ministre de l'Immigration prévoit une aggravation des sanctions à l'égard des entreprises, sous-traitants et donneurs d'ordre employant des travailleurs sans papiers.

L'avant-projet de loi d'Eric Besson sur la lutte contre l'immigration clandestine et le travail illégal ne sera présenté que courant mars en Conseil des ministres, mais une première version du texte circule déjà. Et la lutte contre l'emploi d'étrangers sans titre de séjour y figure en bonne place. Il prévoit notamment une aggravation des sanctions pour les entreprises qui emploient des personnels sans papiers. Avec comme objectif affiché de dissuader ces sociétés de recourir à la main-d’œuvre « illégale ».

Le mouvement de grève des sans-papiers, qui a débuté à l'automne 2009, avec le soutien de la CGT, a mis au jour un problème déjà ancien mais que les pouvoirs publics ne sont jamais parvenus à endiguer. Dans certains secteurs où les délocalisations sont, par définition, impossibles, notamment le bâtiment, la restauration ou encore les sociétés de sécurité et de surveillance, le recours aux travailleurs sans papiers est devenu pour certains employeurs un moyen insidieux de faire baisser les coûts.

Pour mettre fin à ces pratiques, l'avant-projet de loi prévoit de frapper aux portefeuilles les entreprises contrevenantes.

Frais d'expulsion à charge

Tout étranger travaillant illégalement pour une entreprise aura droit à une indemnité forfaitaire pour rupture de son contrat de travail, équivalant à trois mois de salaire (et non plus un mois), ainsi qu'à un rappel de salaire sur trois mois, au titre de sa période d'emploi illicite. L'employeur devra également prendre à sa charge les frais d'expulsion du travailleur sans papiers, qu'il soit reconduit volontairement ou non. Une disposition déjà prévue par décret.

Concernant les donneurs d'ordre, le texte ne va pas jusqu'à les rendre pénalement responsables de l'emploi de sans-papiers par leurs sous-traitants, comme le demandent certains syndicats. Mais ils devront eux aussi participer au paiement des indemnités évoquées plus haut s'ils ont « recouru sciemment aux services d'un sous-traitant employant un étranger sans titre ». Enfin, ils auront l'obligation de faire agréer leurs sous-traitants, sous peine d'une amende de 7.500 euros.

Le texte prévoit également, pour les employeurs reconnus coupables de recourir à une main-d’œuvre sans papiers, « la fermeture de l'établissement, à titre provisoire et pour une durée ne pouvant pas excéder six mois », sur décision du préfet. Ce dernier peut aussi décider « l'exclusion des marchés publics pour une durée ne pouvant excéder six mois ». La mesure d'exclusion étant « levée de plein droit en cas de classement sans suite de l'affaire, d'ordonnance de non-lieu ou lors d'une décision de relaxe ».

Source : Les Echos

Les affrontements entre communautés sud-américaine et nord-africaine qui ont eu lieu dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 février à Milan ont relancé la polémique permanente, en Italie, sur l'immigration. A la suite d'une dispute survenue dans un autobus, un Egyptien de 19 ans, Ahmed Abdel Aziz El Sayed Abdou, a été mortellement atteint d'un coup de couteau au thorax porté par un ressortissant péruvien.

Ce meurtre, survenu dans un quartier du nord-est de Milan habité par de nombreux immigrés, a été le déclencheur de plusieurs heures d'émeute. Dix-sept voitures ont été renversées et cinq magasins appartenant à des Sud-Américains ont été saccagés par une centaine de Nord-Africains. Des témoins, cités par la presse italienne, racontent avoir entendu des cris comme : "Italiens, nous allons vous massacrer", alors que, de leurs fenêtres, des habitants du quartier hurlaient : "Retournez chez vous." Quatre Egyptiens étaient en garde à vue dimanche.

Les violences racistes ont des précédents : le 20 septembre 2008, six Africains étaient assassinés par la Mafia à Castelvolturno, dans la banlieue de Naples, et des centaines d'immigrés manifestaient pour dénoncer "le racisme des Italiens". Les 7 et 8 janvier 2010 à Rosarno, en Calabre, des émeutes opposant des travailleurs journaliers africains aux habitants italiens ont conduit un millier d'immigrés à s'enfuir. Roberto Maroni, le ministre de l'intérieur, membre de la Ligue du Nord, et Silvio Berlusconi, le président du Conseil, ont attribué la responsabilité de ces affrontements à "l'immigration clandestine". La Ligue, très implantée dans l'Italie septentrionale et forte de quatre ministres au sein du gouvernement, veut profiter des émeutes de Milan pour justifier un tour de vis supplémentaire à l'encontre de l'immigration clandestine, quand bien même la victime de samedi était en situation régulière.

"Les contrôles ne suffisent plus, a commenté Matteo Salvini, député européen et conseiller municipal de Milan. Il faut blinder le quartier, contrôler et expulser maison par maison, étage par étage." M. Savelli s'était fait remarquer en 2009 en réclamant des wagons séparés pour les Italiens et les immigrés dans le métro milanais.

A la veille des élections régionales des 28 et 29 mars, la Ligue, qui vise la présidence de région en Vénétie et dans le Piémont, attise les peurs en comparant les violences de la capitale lombarde à celles des banlieues française en 2005. Pour le ministre de la simplification des lois, Roberto Calderoli, elles "sont une réponse à ceux qui s'obstinent à penser que l'intégration puisse advenir par la loi".

La gauche - et une minorité de droite regroupée autour du président de l'Assemblée nationale, Gianfranco Fini - milite en faveur d'une politique plus accueillante et d'un processus d'intégration fondé notamment sur l'octroi de la nationalité dans un délai de cinq ans, contre dix actuellement.

Le gouvernement s'y oppose et place des obstacles supplémentaires tels que la prochaine mise en place d'un permis de séjour à points, alors qu'il faut déjà plusieurs mois aux étrangers pour renouveler le leur. "Continuer à cultiver la question de l'immigration à des fins électorales et sans chercher à régler le problème n'est plus acceptable", a déclaré le secrétaire national du Parti démocrate (centre gauche), Pierluigi Bersani.

Face aux flambées de violence régulières à l'encontre des immigrés, deux rapporteurs spéciaux de l'ONU pour les droits des migrants et contre le racisme, Jorge Bustamante et Githu Muigai, ont invité en janvier les autorités italiennes à "prendre toutes les mesures nécessaires pour combattre les croissantes attitudes xénophobes". Le ministre de la politique européenne, Andrea Ronchi, a répondu : "En Italie, il n'y a pas de racisme. C'est une accusation de personnes qui ne connaissent pas l'Italie. "

Source : Le Monde

Un impressionnant attroupement devant les portes de la Foire de Casa a mis à rude épreuve la patience des agents de sécurité, samedi après-midi. Il fallait jouer des coudes pour se frayer un chemin vers l’intérieur de la Foire. « Bienvenue dans l’univers de la littérature », semblent vous dire des posters géants  de ceux qui ont fait la gloire de la littérature contemporaine, marocains et internationaux. Il y en a qui nous ont quittés comme l’auteur du « Pain nu » Mohamed Choukri. Une manière de leur dire qu’on ne les a pas oubliés. Et il y en a qui sont encore en vie comme le Prix Goncourt Taher Ben Jelloun. Ce dernier était là ce soir, avec sur les bras son nouveau roman « Au pays » paru aux éditions Gallimard. Il est l’un de ces « Marocains du Monde », invité d’honneur de cette 16ème édition du Salon. Un véritable marché du livre et surtout un grand forum à idées. Ce soir, il y en avait à revendre. Trois grandes salles étaient aménagées pour la circonstance, sans compter les autres pavillons où l’on pouvait également apprécier des débats de haute volée. Ici, une rencontre autour de l’écriture féminine animée par Jemia le Clézio, la conjointe marocaine du Prix Nobel de la littérature  Jean-Marie le Clézio.  Là, un débat passionné et passionnant sur la « justice transitionnelle ». Ailleurs, une présentation du numéro hors-série du magazine « Bledmag » : « Maroc, terre d’inspiration ». Et ce n’est pas tout … Un imposant débat réunissait la fine fleur de l’intelligentsia marocaine et étrangère, autour du thème « Le dialogue des civilisations ».  Débat d’actualité qui trouve sa légitimité dans les appréhensions d’un choc culturel entre le monde occidental et musulman, après les tragiques événements du 11 Septembre.  On pourrait allonger ici la liste des débats, mais abrégeons. « Libé » vous propose un dossier « Spécial SIEL en page 15 ». Une manière de restituer, en mots et en images, l’ambiance d’un Salon pas comme les autres.

Source : Libération

En ce samedi 13 février, l'heure était au «rush» au SIEL de Casablanca. Il est quinze heures et la file d'attente pour pénétrer dans l'enceinte de la foire s'allonge de minute en minute.

Familles, bande d'amis, couples, jeunes ou moins jeunes flânent dans les allées en quête de nouveautés ou de bonnes occasions. Il y a également les « marathoniens » de la foire, qui enchaînent les rencontres et les signatures d'auteur. « Je voudrais assister à l'entretien de Beigbeder qui devait commencer à 17 heures, mais il est déjà 17 heures 20 et il n'est pas là. A 18 heures, je souhaiterais aussi assister à la conférence de Ben Jelloun et Azoulay sur l'Union pour la Méditerranée », explique une jeune fille en s'inquiétant des problèmes de « timing ». Un bon sens de l'organisation et de l'emploi du temps semble être requis pour participer au plus grand nombre de rencontres possibles et certains semblent un peu perdus au milieu des montagnes de programmes qui leur ont été distribués. Difficile, en effet, de comprendre qui signe où, et où a lieu quoi, jusqu'à ce que les organisateurs se décident à installer des panneaux d'indication au milieu des allées. Par ailleurs, certains coins sont plus remplis que d'autres à l'instar du stand d'une librairie qui propose des livres de cuisine à 10 ou 20 dirhams, les ouvrages de Ben Jelloun et de Chraïbi à 30 dirhams et des livres pour adolescents à 10 dirhams. En flânant du côté du pavillon français, l'on peut aisément parler à Tahar Ben Jelloun et Pierre Assouline qui visitent les stands en attendant l'heure de la signature de leurs ouvrages.
Certains visiteurs se plaignent du manque de nouveauté parmi les livres proposés à l'instar d'Amine, jeune juriste qui explique :

« Je viens chaque année au Salon pour chercher des ouvrages de droit. Malheureusement j'ai l'impression de revoir chaque année les mêmes titres. »

Autre son de cloche au stand phare de cette édition, celui des « Marocains du monde » mis à l'honneur cette année. Interrogé par Libé, Youssef Haji, chargé de mission au CCME français (Conseil de la communauté marocaine à l'étranger), explique: « Nous sommes vraiment étonnés par le nombre de personnes qui viennent au SIEL. Nous avons eu 150 invités venant des quatre coins du monde et qui représentent la création des Marocains de différents horizons.  Nous sommes également étonnés par le nombre de jeunes chercheurs marocains qui, avec le peu de moyens qu'ils ont, font tout pour acheter des livres de référence. C'est pourquoi nous avons mis à leur disposition un site avec 900 titres sur  la recherche autour de l'immigration, de la diaspora marocaine dans le monde notamment». Youssef Haji explique également que « les invités sont agréablement surpris de la qualité de l'écoute dans les débats dont un ce matin sur  l'Ecriture au féminin, qui a rencontré beaucoup de succès».
En effet, il semble bel et bien que les conférences et les entretiens avec les auteurs connaissent un vif succès.  Lors du passage de Dominique de Villepin, pour une conférence autour de la culture, la salle était comble. Idem pour le débat autour de l'Union pour la Méditerranée où les intervenants n'hésitent pas à intervenir sans langue de bois.

En ce deuxième jour d'ouverture, tous semblaient néanmoins contents de participer à un Salon qui redonne à la lecture et au livre une place de choix dans le Royaume.

Source : Libération

L'exposition itinérante "Joussour-Puentes : paysage et architecture au Maroc et en Espagne" sera inaugurée en avril prochain à Madrid, apprend-on auprès des organisateurs.

Première exposition itinérante du genre en matière de paysage et d'architecture, "Joussour-Puentes" qui est le fruit d'un partenariat culturel entre le Maroc et l'Espagne, fait partie de la programmation culturelle de la présidence Espagnole de l'Union Européenne.

Initiée par l'Association Culturelle de la Méditerranée Occidentale (MED-OCC), l'exposition est parrainée notamment par le ministère espagnol des Affaires étrangères par le biais de l'Agence de coopération internationale pour le développement (ACDI) et le ministère espagnol de l'Habitat. Elle bénéficie de l'appui de l'ambassade du Maroc en Espagne, de l'ambassade d'Espagne à Rabat, de l'école supérieure d'Architecture de Madrid, de l'Université Polytechnique de Madrid et de l'Ecole Nationale d'Architecture de Rabat.

L'exposition, qui se veut "une passerelle pour la connaissance, le rapprochement et l'entente entre Espagnols et Marocains", rassemble une large collection d'images prises au Maroc et en Espagne, dans le but d'aider à mieux connaître ces deux pays à travers leurs paysages.

Elle sera montée, dans un premier temps à Madrid, où elle ouvrira ses portes du 29 avril au 6 juin prochains à la salle de la Arqueria (Nuevos Ministerios), puis à l'Université de Malaga, tout au long du mois de Juillet, avant d'être transposée, en automne prochain au Maroc, pour être montée à la Bibliothèque Nationale de Rabat.

L'Exposition propose aux visiteurs un parcours du paysage architectural marocain et espagnol où ils pourront y découvrir un patrimoine commun, caractérisé par l'héritage andalou et le legs urbanistique colonial, l'identité paysagiste et urbanistique de chacun des deux pays ainsi que les influences de leur histoire commune sur l'architecture.

Elle rassemble une large collection d'images prises au Maroc et en Espagne, dans le but de mieux connaître les deux pays, à travers leurs paysages naturels et architecturaux.

Pour ce faire, six principaux thèmes ont été retenus pour cet ambitieux projet culturel sous forme de juxtaposition de photos prises au Maroc et en Espagne. Il s'agit de "Paysages de communication", "paysages urbains à grande échelle", "paysages côtiers", "paysages de l'Intérieur", "paysages citadins" et "paysages de quartier".

Cette exposition est une Âœuvre de la MED-OCC, qui n'en est pas à sa première expérience du genre. En effet, depuis sa création, l'association a cherché constamment à promouvoir les données culturelles qui existent entre les deux rives du détroit de Gibraltar.

En 2001, MED-OCC avait organisé une première exposition itinérante, "Rencontre-Tawassul", saluée par beaucoup comme étant la première manifestation bilatérale importante dans le monde des arts plastiques contemporains entre l'Espagne et le Maroc.

Une autre exposition étalée entre 2003 et 2006, "Affinités", a permis au public de découvrir des créateurs contemporains espagnols et marocains.

Source : MAP

Les écrivains marocains établis à l'étranger, comme Tahar Ben Jelloun et Kébir Mustapha Ammi, seront à l'honneur de la 16ème édition du Salon international de l'édition et du livre (SIEL), du 12 au 21 février à Casablanca, selon les organisateurs.

Une quarantaine de pays, dont le Maroc, représentant 500 éditeurs et 720 exposants sont attendus.

Placé sous la devise "La lecture: une clef pour la société du savoir", le SIEL annonce la participation de plus de 150 invités marocains et étrangers -écrivains, critiques d'art, poètes, acteurs, peintres et chercheurs- venant de 17 pays dont la France, les Etats-Unis, la Syrie et l'Algérie.

Ces personnalités vont "faire découvrir à travers leurs expériences la richesse du patrimoine culturel marocain à l'étranger", indiquent les organisateurs.

"Cette édition mettra pour la première fois à l'honneur les Marocains du monde en célébrant la richesse et la diversité de leur production en sciences humaines, philosophie, littérature et dans toutes les formes d'expression artistique", disent-ils.

L'édition 2010 du Salon du livre "constituera un saut qualitatif dans l'histoire de cette manifestation culturelle", s'est félicité le ministre marocain de la Culture Bensalem Himmich lors d'une conférence de presse.

La célébration des "Marocains du monde" a été dictée par "le changement de fond qu'a connu cette communauté sur le plan social, intellectuel et professionnel lors des dernières décennies", a estimé le ministre chargé de la Communauté marocaine à l'étranger Mohamed Ameur.

"Ces changements, a-t-il dit, ont permis de faire émerger une élite qui joue des rôles essentiels dans tous les domaines de la vie publique des pays d'accueil".

Un stand sera réservé aux écrivains marocains de l'étranger, avec des "publications inédites" au milieu d'une "grande librairie de l'immigration" dotée de plus de 1.200 titres, selon les organisateurs.

Lors du SIEL, un hommage particulier sera rendu aux écrivains françaçs Jean Genet, enterré au Maroc, et marocains Driss Chraïbi, Mohamed Khair-Eddine, Mohamed Leftah, Mohamed Bahi ainsi qu'Edmond Amran El Maleh.

Quelque 110 rencontres culturelles, six soirées musicales et théâtrales ainsi que des activités pour enfants (ateliers, contes, théâtre) auront également lieu pendant le salon.

Parmi les invités français, figurent l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui inaugurera par son intervention vendredi le programme des conférences, et la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville Fadela Amara.

Dominique de Villepin, tout juste relaxé dans l'affaire Clearstream, "est sur notre agenda depuis longtemps et sa participation est d'ordre strictement culturel", a précisé M. Himmich à l'AFP.

Source : Aufait/AFP

Environ 500 à 600 personnes se sont rassemblées dimanche dans la Grande mosquée de Saint-Etienne pour condamner les inscriptions racistes peintes il y a une semaine sur les murs du lieu de culte, a constaté une journaliste de l'AFP.

Fidèles, élus de tous bords, militants d'associations anti-racistes et représentants de divers cultes se sont retrouvés dans la mosquée sur les murs de laquelle des inscriptions comme "La France aux Français", "Pas d'arabes ici" ou encore "Heil Hitler" avaient été découvertes lundi dernier.

"Nous sommes rassemblés le coeur plein de tristesse mais rempli d'espoir et de confiance intacte dans les valeurs de la République", a déclaré le président du conseil français du culte musulman (CFCM) Mohamed Moussaoui, rendant "un grand hommage à l'esprit responsable de la communauté des Musulmans de France". "Elle affronte cette épreuve avec beaucoup de courage et de calme", a-t-il souligné.

Le président du consistoire Rhône-Alpes Marcel Dreyfus et l'évêque de Saint-Etienne Dominique Lebrun sont venus témoigner de leur solidarité avec la communauté musulmane, soulignant "les relations excellentes au plus haut niveau" entre juifs, chrétiens et musulmans.

"La communauté juive est attristée et choquée de ce qui vient de se passer dans cette mosquée", a déclaré M. Dreyfus. "Aujourd'hui ces faits nous rassemblent", a renchéri Mgr Lebrun.

"C'est la troisième fois que la mosquée de Saint Etienne est victime d'actes racistes et islamophobes", a déploré le président du conseil régional du culte musulman, Azzedine Gaci, réclamant "la mise en place d'une mission parlementaire sur la montée de l'islamophobie en France".

"La justice fait son travail," s'est-il cependant réjoui, évoquant notamment la mise en place en juin par la cour d'appel de Lyon d'une cellule de veille sur les infractions à connotation anti-musulmane.

Source : La Croix/AFP

"Le Maroc imaginé, réel ou absent dans l'œuvre de deux écrivains" a été le thème d'une rencontre, samedi à Casablanca, dans le cadre du 16ème SIEL (Salon international de l'édition et du livre).

"La présence du Maroc dans mes romans relève de l'inconscient, notamment le choix des prénoms et des personnages", a souligné Pierre Assouline, ce natif de Casablanca qui se dit se sentir "profondément marocain".

Ce passionné du détail, qui s'inspire de son vécu et de son entourage pour construire ses récits, a fait remarquer qu'il n'avait pas appris la langue arabe au Maroc mais une fois arrivée en France. "Ceci témoigne de ma volonté de revenir", a-t-il dit.

Célèbre par son blog littéraire "La République des livres", Pierre Assouline a confié qu'il garde toujours des souvenirs très forts du Maroc où il avait passé son enfance avant de le quitter en 1965. Il a, dans ce sens, annoncé que son prochain ouvrage sera consacré au Maroc, plus précisément à ses origines.

Assouline a publié une trentaine de livres, dont son dernier "Les Invités" (Gallimard, 2009) qu'il a présenté lors de cette rencontre.

Romancier, biographe, journaliste, Assouline a poursuivi ses études à l'Université et à l'Ecole des langues orientales à Paris. Il est également chroniqueur au "Monde 2" et critique au Nouvel Observateur.

"Lorsqu'on écrit un roman, on va vers ce que l'on préfère", a pour sa part confié Bruno Nassim Aboudrar (né à Paris en 1964).

Cet auteur, qui a présenté son roman "Ici-bas" (Gallimard, 2009), a indiqué que les passages qui portent sur le Maroc sont fictifs et plongent leurs origines d'un imaginaire décomposé, de lectures, de films et d'imagination.

Cet ouvrage n'est aucunement une vérité biographique ou historique, a-t-il tenu à préciser.

"Ici bas" raconte l'histoire de deux famille, l'une marocaine et l'autre hongroise que rien n'aurait dû rapprocher, mais dont l'histoire et la musique vont faire rencontrer deux descendants.

Nassim Aboudrar est professeur d'esthétique et de théorie de l'art à l'Université Sorbonne nouvelle -Paris III. Elève de l'ENS St Cloud et ancien pensionnaire de l'Académie de France à Rome (Villa Médicis). Il a principalement publié des ouvrages d'esthétique et de réflexions sur l'art.

Placé sous le signé "La lecture: une clef pour la société du savoir", le 16ème SIEL donne cette année la part belle aux écrivains marocains à l'étranger à travers des rencontres, découvertes et réflexions entre les Marocains d'ici et d'ailleurs.

Organisée par le ministère de la Culture et le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) en partenariat avec le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, Cette 16ème édition se poursuivra jusqu'au 21 février.

 Source : MAP

Les participants à une table ronde sur "les mécanismes législatifs et institutionnels pour la protection des réfugiés" ont appelé samedi à Agadir à harmoniser les législations internes avec les normes internationales des droits de l'Homme.

Dans leurs recommandations à l'issue de cette rencontre de deux jours, initiée par le Conseil Consultatif des Droits de l'Homme en coopération avec l'Organisation Marocaine des droits de l'Homme et le Haut commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, ils ont plaidé pour l'ouverture d'un débat national sur la question des réfugiés, en impliquant les institutions nationales concernées et les ONG actives dans ce sens.

Ils ont également suggéré d'intégrer la question des réfugiés lors de l'élaboration du plan national en matière de démocratie et de droits de l'Homme au Maroc.

Intervenant à cette occasion, le représentant de l'UNHCR au Maroc, M. Johannes Van Der Klaauw s'est félicité des efforts de l'ensemble des représentants des secteurs gouvernementaux et de la société civile en faveur de la mise en place d'une vision commune en vue de contribuer au développement d'un système d'asile futur qui respecte les normes standards de protection des réfugiés.

Il a également souligné que cette rencontre a permis d'avoir un échange fructueux entre les différents intervenants qui ont abouti à des recommandations pointues et pertinentes.

Lors de la séance d'ouverture, le Président du CCDH, M. Ahmed Herzenni, avait souligné que la conciliation entre les exigences de protection des droits des réfugiés et celles de protection des intérêts de l'Etat invite à un débat d'ensemble pour élaborer une approche globale sur les questions de l'asile et des migrations, faisant savoir que le Conseil suit avec grand intérêt l'évolution de la mise en place d'un cadre juridique adéquat en la matière.

Plusieurs thèmes ont été traités lors de cette table ronde, notamment "la protection des réfugiés dans les mouvements migratoires mixtes : le cas du Maroc dans la région de l'Afrique du nord", "le rôle des autorités publiques dans la protection des réfugiés", "le cadre législatif et institutionnel pour la protection des réfugiés" et la "contribution de la société civile dans la promotion des droits des réfugiés".

Source : MAP

Il règne un "climat de haine raciale" depuis qu'un groupe de jeunes Péruviens et Equatoriens a poignardé un Egyptien.

Le meurtre d'un jeune Egyptien poignardé par un groupe de jeunes Péruviens et Equatoriens à Milan a provoqué des troubles interethniques au cours de la nuit de samedi à dimanche dans cette ville du nord de l'italie, ont rapporté, dimanche 14 février, les médias italiens.

Une centaine de jeunes, présentés comme principalement nord-africains par les médias italiens, ont brisé les vitrines de boutiques tenues par des Sud-Américains et incendié une voiture, à la suite du meurtre de l'Egyptien de 19 ans.

Un "climat de haine raciale"

"Il y a un climat de haine raciale ici en ce moment et j'ai peur que cela puisse recommencer dans les prochains jours", a déclaré à l'agence Ansa un patron de bar du quartier.

Les troubles ont eu lieu dans un quartier du nord-est de Milan où se trouvent de nombreux travailleurs immigrés, venant en majorité de Colombie, Pérou, Bolivie et d'autres pays d'Amérique latine.

Le maire-adjoint de Milan, Riccardo De Corato, a qualifié la zone de "Far West entre bandes nord-africaines et sud-américaines".
Selon les médias, les troubles ont été provoqués par un incident à bord d'un bus.

"Permis de séjour à points"

Le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, a annoncé récemment l'introduction prochaine d'un permis de séjour à points pour les immigrés vivant en Italie, dont l'octroi sera conditionné entre autres par la maîtrise de l'italien à l'oral et la connaissance de la Constitution. Si l'immigré commet des infractions ou délits, il perdra des points.

L'Italie a affirmé le 9 février son engagement à combattre le racisme et la xénophobie lors de l'examen de son bilan en matière des droits de l'homme par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, évoquant notamment des incidents racistes à Rosarno (sud).

Source : Le Nouvel Observateur


Les ressortissants marocains de première et de seconde générations en Italie, particulièrement ceux résidant à Rome, disposent, depuis samedi soir, d'un espace de rencontre et de dialogue dédié aux valeurs d'échange et de compréhension entre communautés de différentes origines.

Dans un climat de grande convivialité, l'association socio-culturelle "Articolo 3" a vu le jour à l'initiative de personnes convaincues que les différences de langue, de culture et de religion sont un facteur de richesse plutôt qu'une cause de clivage et de séparation.

Pour les promoteurs de cette association, la connaissance de l'Autre et le partage sont les meilleurs outils pour lever les ambiguïtés et lutter contre les préjugés et les clichés que les uns peuvent former sur les autres, l'objectif étant de favoriser le rapprochement et la compréhension.

Italiens de souche comme membres de la communauté arabe en Italie et ressortissants d'autres pays étaient nombreux à être présents à l'assemblée constitutive de cette association baptisée "Articolo 3" par référence à l'article 3 de la Constitution italienne qui consacre l'égalité de tous les Italiens quelles que soient leurs origines.

Implantée au cœur de "centocelle", un quartier romain à forte concentration de populations immigrées, cette association a porté à sa présidence Ghizlane Mansouri, une jeune Marocaine de 26 ans, qui ambitionne de promouvoir l'échange inter-culturel entre les différentes composantes de la société italienne et d'œuvrer pour donner des jeunes issus de l'immigration une image autre que celle que certains colportent à leur sujet.

L'association se propose ainsi d'être un lieu de convivialité et de vie où se côtoient les immigrés d'origines diverses et les citoyens italiens qui viennent à la découverte d'une culture et d'un pays: le Maroc, que ces jeunes chérissent de tout leur cœur et cherchent à servir et à faire découvrir aux autres .

Des cours de langues arabe et italienne ainsi que des formations diverses et une assistance juridique et administrative seront également dispensés par l'association.

Plusieurs citoyens marocains de différents horizons: des intellectuels, des artistes, des journalistes mais aussi de simples ouvriers et des mères de familles, partageant tous le même amour pour leur pays d'origine, étaient présents à cette assemblée à laquelle l'ambassade du Maroc était représentée par son conseiller culturel.

Les ressortissants italiens venus nombreux à cette fête ont exprimé leur enchantement de partager avec leurs amis marocains ces moments de joie et de convivialité, où se sont mêlés discours officiels, chants, danses et discussions confraternelles.

Réconfortée par cette affluence massive et par cette joie partagée, la jeune Ghizlane Mansouri a formé l'espoir que cette association puisse atteindre ses nobles objectifs et offrir un espace d'accueil chaleureux et une aide précieuse à tous ceux qui en ont besoin.

Source : MAP

Dans le cadre de la 16ème édition du Salon International de l’édition et du livre (SIEL), qui se tient du 12 au 21 févier 2010 à la Foire internationale de Casablanca et qui met à l’honneur les Marocains du monde, Rachida M’Faddel, MRE qui vit au Québec depuis 9 ans, présentera son nouveau roman intitulé «Le mirage canadien». Dans son second livre, l'auteur aborde un nouvelle fois la question de l'émigration à travers l'histoire d'un Marocain qui décide de partir vers le Canada en quête d'un rêve qui tournera parfois au cauchemar.

 

Yabiladi.com :Qu’est ce qui vous a conduit et motivé à écrire un livre ?

Rachida M’Fadddel :A travers mon regard d’écrivain ayant vécu en France et au Canada, je crois pouvoir faire une analyse non exhaustive de l’impact de l’immigration sur l’identité et la personnalité de ceux et celles qui pour une raison ou une autre décident de partir. Le thème de l’immigration a toujours été d’actualité. Chaque année, des milliers de personnes pour diverses raisons émigrent à travers le monde à la recherche d’une meilleure vie. Dans cette quête, ils n’hésitent pas à quitter leur village, leur ville, leur pays ou leur continent. Partir, c’est toujours faire le deuil, la mise en terre des habitudes, des repères, de la structure familiale élargie, de la culture identitaire et de l’espace socio-religieux. Pour ma part, je vis depuis bientôt 10 ans au Canada et je me suis heurtée aussitôt arrivée à l’inconnu dans toute sa dimension. Je voulais écrire et décrire cette réalité à laquelle j’assistais à travers les tranches de vies que j’ai rencontrées.

Lorsque nous (les marocains) décidons d’immigrer au Canada, nous faisons la plupart du temps ce choix car nous pensons faire notre vie dans un pays français en Amérique du Nord. Comme les maghrébins sont habitués aux réalités françaises, ils croient arriver en pays conquis. Dure est la chute lorsqu’ils réalisent qu’au Québec il faut parler anglais et que les codes sociaux aux Québec ne sont pas du tout les mêmes qu’en France. Il faut nécessairement un temps avant de s’adapter, de s’ajuster, ne serait-ce qu’à l’humour québécois. Tout est si grand, si vaste et tout est à refaire. J’ai rencontré bon nombre de personnes de différentes origines qui étaient soit en souffrance en raison de leur impossibilité à trouver du travail, à cause des enfants qui leur échappent, à cause de leur couple qui bat de l’aile ou encore à cause de la sollicitude, de l’éloignement de la famille élargie. Mon livre a interpellé tous ceux qui l’ont lu, qu’ils soient d’origine polonaise, israélienne, suisse, française, roumaine, iranienne, japonaise (oui il y a des japonais qui immigrent au Canada). Car l’immigration au Canada n’est pas la même qu’en Europe ou aux États-Unis. Elle paraît plus facile mais en même temps elle exige que ceux qui s’y aventurent soient bien préparés.

Immigrer dans un pays comme le Canada qui est en même temps un pays d’ouverture et d’égalité entraîne automatiquement un rejet sinon une distance par rapport aux valeurs d’autrefois et c’est là encore une des failles dans le système car les enfants sont surprotégés, d’où le décrochage scolaire et l’éclatement de la famille.

Le choix du titre est-il fortuit ?

Au Maroc le titre est Canada, Aller simple. Auparavant, dans la version québécoise, le titre était le mirage canadien car il me semble que le Canada pour beaucoup ressemble à un mirage. Je pense que c’est à chacun de se créer sa chance et de transformer le mirage en miracle.

Quels sont les messages que vous souhaitez communiquer ?

De nombreuses personnes ont vu leurs espoirs anéantis pour de multiples raisons. Cependant, il n’y a pas que des histoires d’échecs et de difficultés criantes, il y a également de nombreuses réussites et des miracles comme seul le Canada peut en offrir. Fatima Houda Pépin est députée libérale et a prêté serment sur le Coran. Amir Khadir d’origine iranienne est lui aussi député au Québec. Plusieurs autres députés provenant de différentes origines siègent au parlement fédéral.

Selon Statistique Canada, 30% des Maghrébins se trouvent sans emploi. C'est le plus haut taux de chômage devant les Noirs et les Latinos.

C’est vrai qu’une fois au Canada, le rêve se heurte souvent à la réalité du vécu quotidien. L’immigrant a fondé son projet d’émigration sur son expérience et ses diplômes. Parmi les surprises qui l’attendent, il y a la non-reconnaissance des diplômes, de l’expérience de travail à l’étranger et l’exigence d’une expérience canadienne, sans oublier les portes des ordres professionnelles qui sont hermétiques. Mais il faut se battre et se trouver des solutions de rechange, des plans « B ». Dès les premières années, le couple souffre de l’éloignement, de l’isolement et des difficultés inhérentes au processus de recherche d’emploi. Autant d'obstacles à l'intégration. Souvent, il leur faut se contenter de l’aide sociale et des allocations familiales en attendant d'intégrer le marché du travail. Certains mettent à profit cette période « tampon » pour reprendre des études et pouvoir ensuite se prévaloir d’une mise à niveau ou pourquoi pas d’une nouvelle carrière professionnelle.

Les hommes subissent beaucoup de frustration en raison de la situation de précarité financière engendrée par la difficulté de trouver un travail, d’où le creuset au sein du couple et l’éclatement de la famille. Ainsi, de nombreux couples se séparent faute d’arriver à un consensus. Les reproches fusent de part et d'autre alors que les enfants sont les principales victimes de cet échec. C’est ainsi que dans la communauté d’origine marocaine les statistiques parlent de plus de 50 % de divorce.

De nombreux marocains ambitionnent de rejoindre des pays étrangers donc le Canada, terre d'immigration. Est-ce un territoire propice à l'épanouissement ?

Définitivement. Oui. Le Canada est un territoire propice à l’épanouissement mais il faut faire sa place. Tout est mis en œuvre pour permettre aux nouveaux arrivants de s’intégrer et s’adapter. Rien n’est laissé au hasard, si ce n’est la difficulté de pénétrer les ordres professionnels. Mais beaucoup ont réussi là où d’autres ont échoué. Nous sommes sur une ligne de départ et lorsque le signal est donné, certains vont courir, courir à en perdre haleine pour enfin récolter le ou les produits de leurs efforts, d’autres vont marcher, tomber, se relever, se lamenter, et renvoyer la faute sur les autres, la fatalité, le destin. Rien n’est facile c’est vrai. Mais au Canada des mesures sont mises en place pour favoriser la recherche d’emploi. Des mesures de discrimination positives permettent aux nouveaux arrivants de bénéficier de priorité en matière d’emploi dans les organismes gouvernementaux. D’ailleurs, moi-même j’ai bénéficié de ce programme, je travaille au gouvernement du Québec depuis 8 ans.

Un dernier mot ?

Je siège au Conseil d’administration de l’association AFEMPAQ (Association des Femmes chefs d’Entreprise Marocaine et Professionnelles au Canada) qui œuvre dans des projets caritatifs au Maroc et au Québec pour une solidarité et un transfert des connaissances au-delà des frontières. En outre, cette association offre un soutien et un accompagnement actif à l’intégration des nouveaux arrivants. Les motivations du départ sont multiples et diverses. Il y a l’exil subi pour raisons politiques afin de fuir une situation politique instable ou un régime totalitaire, la guerre, les persécutions ou l’occupation et puis l’immigration choisie pour des raisons économiques, pour des convictions politiques ou religieuses. D’autres, encore, fuient leur pays en raison des risques de cataclysmes et de catastrophes d'origine naturelle.

Au Maroc, des hommes et des femmes décident de partir pour non seulement s’offrir une meilleure qualité de vie, mais surtout garantir un meilleur avenir à leurs enfants. Qu’importe l’endroit où l’on s’installe, l’immigrant doit se faire sa place et se bâtir une nouvelle vie.

Source : Yabiladi

Eric Besson entend durcir la législation contre les étrangers en situation irrégulière en France, en décrétant notamment "zone d'attente" n'importe quelle partie du territoire où seraient découverts des clandestins, comme les 123 Kurdes retrouvés le 29 janvier en Corse.

Le Monde, dans son édition du 13 février, dévoile les grandes lignes de cet avant-projet de loi qui devrait être présenté en mars en conseil des ministres et apporte la cinquième modification en six ans au Code d'entrée et de séjour des étrangers.

Selon le quotidien, ce texte stipule que n'importe quelle partie du territoire où l'on découvre des clandestins peut être considérée comme une "zone d'attente", ce qui autoriserait l'administration à légitimer une privation immédiate de liberté.

Dans la législation française actuelle, les zones d'attente sont délimitées dans une gare ferroviaire ouverte au trafic international, dans un port ou dans un aéroport.

Le projet de loi limiterait en outre les possibilités de recours pour les étrangers visés par une expulsion. Ils ne disposeraient plus que de 48 heures - contre 30 jours actuellement - pour former un recours devant le tribunal administratif.

L'obligation de sortie du territoire pourrait être accompagnée d'une interdiction de retour pour une durée maximale de trois ans.

CARTE DE SÉJOUR TEMPORAIRE

En outre, le juge des libertés et de la détention, qui doit se prononcer sur le maintien en rétention des étrangers, ne serait saisi que cinq jours après la placement en rétention et non plus 48 heures comme actuellement.

Le projet de loi s'attaque également à l'emploi de sans-papiers.

Un travailleur sans papiers aurait droit au titre de sa période d'emploi illicite à un rappel de salaires de trois mois minimum ainsi qu'à une indemnité de rupture du contrat de travail de trois mois contre un mois aujourd'hui.

Le texte octroie notamment aux préfets le pouvoir de fermer pour une durée ne pouvant excéder six mois une entreprise qui aura eu recours au travail illégal.

"Ce projet de loi crée pour les étrangers un régime d'exception en matière de droits", estime dans Le Monde Stéphane Maugendre, président du groupe d'information de soutien aux immigrés (Gisti).

Promouvant l'immigration choisie, le projet du ministre de l'Immigration instaure une carte de séjour temporaire qui pourrait être délivrée aux étrangers titulaires d'un contrat de travail pour trois ans.

Elle ne concernerait que les titulaires d'un diplôme équivalent ou supérieur à une licence ou justifiant d'une expérience professionnelle d'au moins cinq ans d'un niveau comparable, et d'un contrat de travail d'au moins un an.

Source : Le Nouvel Observateur

L'opérateur "Orange", marque de la compagnie historique française "France Telecom", a lancé une nouvelle option "Destination préférée Maroc" permettant à ses clients mobile d'appeler vers et depuis le Maroc au tarif d'une communication nationale en France, a appris la MAP auprès de l'entreprise.

L'offre, en vigueur depuis le 11 février, est "disponibles au prix de 9 euros/mois sans engagement pour ses clients forfait mobile (hors forfaits bloqués)", précise l'opérateur.

Cette option permet d'appeler le Maroc (tous opérateurs confondus) depuis la France métropolitaine, non pas au tarif international (0,55 euros/min) mais au prix d'une communication en France (soit 0,38 euros/min pour les forfaits souscrits à partir du 1er octobre 2009 ou 0,37 euros/min pour les forfaits souscrits avant).

Elle permet aussi d'appeler depuis le Maroc vers le Maroc ou vers la France métropolitaine au tarif national en France (au lieu de 1,18 euros/min en vigueur pour les appels en roaming).

Mais le plus important c'est que la souscription à cette option permet au client mobile "Orange" de "bénéficier tous les mois d'une heure (de gratuité) pour les appels reçus" depuis le Maroc, ce qui lui permettra d'éviter les 0,55 euros/min en vigueur pour le roaming.

Cette nouvelle gamme d'options, a été développée par l'opérateur afin de "répondre aux attentes de ses clients et leur permettre de rester en contact avec leurs proches même à l'étranger", a-t-on souligné de même source.

"Orange" a, par ailleurs, confirmé à la MAP que l'intégration des appels (illimités depuis un fixe) vers le Maroc dans ses offres "triple play" (téléphonie, ADSL et télévision) est "actuellement à l'étude".

Une telle offre est déjà disponible chez deux autres opérateurs français: "Free" et "SFR" depuis le 1er janvier 2010. Ces compagnies permettent à leurs abonnés fixe d'appeler en illimité des téléphones fixes au Maroc (Maroc Telecom uniquement).

Toutes ces différentes offres viennent répondre principalement aux besoins de la communauté marocaine résidant en France, en leur permettant de réduire considérablement les coûts de communications avec leurs proches au Maroc.

Source : MAP

«La culture sollicite en nous un partage, un échange, elle suppose une action, celle de vivre ensemble au sein d'une nation, une communauté (...). Ce qui donne sens à la vie c'est la culture», a indiqué l'ancien Premier ministre français, Dominique de Villepin, qui animait la conférence inaugurale du 16e Salon international de l'édition et du livre de Casablanca (Siel), sur le thème «La culture pour vivre dans un monde d'aujourd'hui».

La culture, notamment la poésie est essentielle en temps de détresse puisqu'elle devient alors résistance face à la fatalité et à la peur, a fait remarquer l'auteur du «Dernier témoin», soulignant que la culture est le moyen idoine pour s'approprier son espace, conquérir la nature et changer la vie mais également l'Homme.

L'ancien Premier ministre français a relevé que c'est la capacité de poser des questions, d'avoir envie d'apprendre et de découvrir l'inconnu qui fait la culture et «non pas de lire mille livres, regarder mille films ou voir mille tableaux mais de les apprécier et de les vivre».

Dans le monde d'aujourd'hui marqué par les crises, la culture devient essentielle, a-t-il ajouté, relevant que «nous ne pouvons pas faire abstraction des cycles des hyper productions, hyper spéculations et hyper consommations, et du désir matériel qui sont autant d'éléments dans ce piège de la modernisation».

Longuement applaudi par une salle comble et comblée, de Villepin a souligné que «nous devons travailler à nous libérer et à choisir parce que nous avons mille vies possibles».

La culture, qui est, pour lui, un souffle et la poésie une respiration, révèle la capacité de forger l'unique contre toute fatalité, soulignant que tout homme qui se referme dans les certitudes s'enferme dans une prison d'idées.

Lors de cette rencontre, qui s'est déroulée en présence du ministre de la Culture, Bensalem Himmich, Dominique de Villepin a également abordé la standardisation de la culture et l'hégémonie des grandes puissances, appelant à la facilité d'accès à la culture, à la recherche ainsi qu'à la production créative.

Né à Rabat en 1953, Dominique de Villepin, à la fois homme politique, diplomate et écrivain, a été secrétaire général de l'Elysée, ministre de l'Intérieur puis des Affaires étrangères. Il compte à son actif plusieurs ouvrages, essais et recueils de poèmes notamment «Le requin et la mouette» (Plon/Albin Michel, 2004), «Hôtel de l'Insomnie» (Plon, 2008), «La cité des hommes» (Plon, 2009).

Le 14 février 2003, il prononce au Conseil de sécurité des Nations unies un discours contre la guerre en Irak. Ce qui lui vaut d'être applaudi, chose rare en cette enceinte.

Organisée du 12 au 21 février sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, la 16e édition du Siel sera l'occasion de débattre plusieurs sujets notamment «Revues en immigration, «L'immigration en revues», «Ecrire au féminin», «Présence et absence du Maroc dans leur œuvre romanesque», «Les publications on line», «Les écrivains immigrés et la langue italienne», «Comment donner le goût de la lecture à nos enfants?» et «Le livre numérique».

Placée sous le signe «La lecture : une clef pour la société du savoir», cette 16e édition est organisée par le ministère de la Culture et le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) en partenariat avec le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger.

Source : Le Matin

LE MATIN : A travers la production littéraire, on mesure le chemin parcouru par les émigrés marocains. Un mot sur ces évolutions.

Driss El Yazami : Dans les années 50, nous avions les pionniers représentés par Driss Chraïbi et son livre « Les boucs », un grand livre sur l'émigration paru en 1955. Il y a eu ensuite dans les années 60 et 70 Mohammed Khaïr Eddine, Tahar Benjelloun et Abdellatif Laâbi. En célébrant aujourd'hui les créateurs marocains du monde, avec quelque 150 invités venus de 18pays, et qui écrivent en flamand, en catalan, en néérlandais, en allemand, en italien, parfois en arabe, cette seizième édition du Salon international du livre de Casablanca (SIEL) constitue une première, y compris probablement à l'échelle internationale.

En effet, de nombreux pays qui comptent des communautés expatriées plus ou moins importantes ont déjà rendu hommage à quelques-uns de leurs romanciers, poètes, cinéastes ou acteurs vivant à l'étranger, le Maroc le fait aussi, en mettant l'accent sur l'écriture féminine des romancières et poétesses du Canada, de France, des Etats-Unis, qui montre la féminisation de l'émigration. Au Maroc, comme ailleurs, des rétrospectives ont été réalisées sur tel ou tel créateur de l'émigration. Mais c'est la première fois que cette thématique est au centre d'une manifestation de l'ampleur du SIEL. C'est en soi un événement qui a été rendu possible par la disponibilité et l'engagement de nos partenaires du gouvernement et en premier lieu le département de M. Mohamed Ameur, les équipes du Conseil et des divers ministères, nos amis des éditions Marsam, Le Fennec et La Croisée des chemins, l'OFEC… et bien évidemment tous les créateurs sans lesquels cette idée n'aurait pu s'épanouir.

LE MATIN : Ces écrivains, ces artistes sont, dites-vous, en même temps les marqueurs d'une période et les révélateurs.  En quoi le sont-ils ?

Driss El Yazami : Le salon permet de découvrir les mutations radicales dont ils sont à la fois les acteurs et le révélateur. On est d'abord frappé par leur grand nombre qui témoigne, entre autres, de cette expansion démographique qu'a connue l'émigration en moins de deux décennies et de l'amplification réelle du niveau socio-culturel des émigrants et de leurs descendants. Vous allez aussi entendre les sonorités de langues qui sont désormais les leurs et qui attestent de la mondialisation des communautés et des processus d'enracinement qu'elles connaissent. Nous sommes définitivement loin des années de Driss Chraïbi que j'évoquais et qui lançait, en français, presque seul, son cri d'indignation quant au sort fait aux Maghrébins de France avec « Les Boucs » paru en 1955. Au binôme franco-marocain, d'autres couples se sont ajoutés, enrichissant et complexifiant à la fois le rapport du pays d'origine, du pays d'installation et des populations elles-mêmes à l'origine, au pluralisme et à la citoyenneté. Vous remarquerez sûrement aussi la vitalité de l'écriture féminine, qui prouve s'il en était encore besoin la place que les femmes occupent désormais au sein de l'émigration. En lisant enfin le dictionnaire biographique qui leur est consacré ou l'anthologie des écrivains marocains de l'émigration, publiée à l'occasion de cette édition, vous serez frappés par l'extraordinaire diversité des cheminements et des itinéraires individuels de nos invité(e)s et l'extrême variété de leurs styles et de leurs approches.

LE MATIN : La culture, dit-on, c'est ce supplément d'âme, mais c'est aussi la mémoire revivifiée.

Driss El Yazami : Oui, nous avons le bonheur d'accueillir plus de 150 écrivains qui seront physiquement présents parmi nous. D'autres, dont certains ont disparu, le seront par leurs œuvres. Ce salon constitue une occasion rare d'écouter et de dialoguer avec ces hommes et femmes debout, enracinés dans de multiples appartenances, aux prises avec des questionnements à la fois modernes et universels, loin des enfermements ou des assignations identitaires. En tout état de cause, prenons le temps de les lire et de devenir, pour paraphraser Salim Jay, des fous de lecture.

Source : Le Matin

Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid a inauguré, jeudi à Casablanca, la 16e édition du Salon international de l'édition et du livre (SIEL), organisée sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI du 12 au 21 février sous le thème «La lecture: une clef pour la société du savoir». 

Après avoir coupé le ruban symbolique, S.A.R. le Prince Moulay Rachid a effectué une tournée dans les différents stands de ce salon devenu au fil des années un événement culturel et un lieu de rencontre incontournable pour les passionnés et professionnels du livre et de la lecture. S.A.R. le Prince Moulay Rachid a visité à cette occasion les stands du ministère de la Culture, du Centre culturel arabe, du Conseil de la communauté marocaine résidant à l'étranger, du Royaume d'Arabie Saoudite, de la France, le carrefour du livre et de l'Institut royal de la culture amazighe.

S.A.R. le Prince Moulay Rachid a également visité un espace dédié à l'enfant, qui sera au centre de cette édition à travers l'organisation des olympiades de récitations, ainsi que d'autres activités au profit des jeunes. Sur Ordre de S.M. le Roi Mohammed VI, S.A.R. le Prince Moulay Rachid a procédé à la décoration de personnalités marocaines, arabes et étrangères du monde de la culture. Il s'agit de Cheikha May Bent Mohammed Al Khalifa, ministre de la Culture de Bahreïn, Mme Siham Barghouti, ministre de la Culture de Palestine, M. Ahmed El Yabouri, critique littéraire et chercheur universitaire, M. Roger Alen, orientaliste, traducteur d'œuvres littéraires et chercheur en littérature arabe et marocaine (USA), M. Jaber Osfour, critique et académicien égyptien, M. Hammoud Boughaleb, éditeur, et M. Abdellah Hariri, artiste-peintre.

A l'issue de cette cérémonie, S.A.R. le Prince Moulay Rachid a posé pour une photo souvenir avec les personnalités décorées. A son arrivée au salon, S.A.R. le Prince Moulay Rachid avait passé en revue un détachement des Forces auxiliaires qui rendait les honneurs avant d'être salué par MM. Abbas Jirari, conseiller de S.M. le Roi, Bensalem Himmich, ministre de la Culture, Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur, Driss Lachgar, ministre chargé des Relations avec le parlement, Mohamed Ameur, ministre chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger.

Son Altesse Royale avait été salué également par Cheikha May Bent Mohammed Al Khalifa, ministre de la Culture de Bahreïn, Mme Siham Barghouti, ministre de la Culture de Palestine, et MM. Mohamed Halab, wali de la région du Grand Casablanca, Mohamed Chafik BenKirane, président du Conseil de la région, le Colonel Major Mohamed Jouhari, commandant de la place d'armes, M. Driss El Yazami, président du Conseil de la communauté marocaine résidant à l'étranger et par d'autres personnalités.

Source : Le Matin/MAP

Favoriser "l'intégration" inter-religieuse et le dialogue entre différentes communautés

Un "comité" sur l'islam a été mis en place, mercredi 10 février, en Italie dans l'objectif de favoriser "l'intégration" inter-religieuse et le dialogue entre différentes communautés au sein de la société italienne.

Un communiqué du ministère italien de l'Intérieur, publié jeudi sur son site Internet, précise que cet organisme collégial aura une mission purement consultative.

Le comité, qui relève du ministère de l'intérieur, devra fournir des propositions pour l'approfondissement de thèmes intéressant la communauté musulmane, tels la formation des imams, le mariage mixte, la question des mosquées, l'immigration ou les langues.

Cette structure sera composée de 19 membres de diverses nationalités dont des experts de la sphère religieuse, des professeurs, des journalistes, et des connaisseurs du monde musulman.

Le comité nouvellement institué est différent de la précédente commission consultative pour l'Islam qui était constituée de représentants du monde musulman, a tenu à souligner le ministre italien de l'intérieur, Roberto Maroni, cité jeudi par l'agence "Ansa".

Il s'agit d'un comité consultatif qui permettra au gouvernement de prendre des décisions plus appropriées sur plusieurs thèmes, a-t-il précisé.

Source : MAP/ La Vie eco

L'Italie a signé récemment des accords avec le Ghana et le Niger en matière de lutte contre l'immigration clandestine et les manifestations qui lui sont liées, en l'occurrence le terrorisme et le trafic de drogue.

Le ministre italien de l'intérieur, Roberto Maroni, s'est déplacé à cet effet dans les deux pays accompagné du chef de la police, Antonio Manganelli.

Il s'agit pour l'Italie de lutter contre l'immigration clandestine et les manifestations qui lui sont liées en intervenant à l'origine du mal, selon des analystes.

"Nous voulons élargir à cette zone la ceinture de sécurité, non seulement en ce qui concerne l'immigration, mais aussi pour contrer le terrorisme et le trafic de drogue", a expliqué Maroni cité par des médias.

Durant sa visite au Ghana, le ministre italien a attiré l'attention des responsables ghanéens sur le danger de voir leur pays devenir une véritable tête de pont du trafic de drogue en direction de l'Europe, pendant que le chef de la police établissait un lien direct entre immigration et terrorisme. Ce dernier a fait état, à cet égard, du "risque que l'immigration clandestine puisse constituer une voie d'entrée pour des terroristes en Italie".

Maroni a rappelé, en outre, que de nombreux ressortissants ghanéens étaient présents lors des récents incidents de Rosarno (Calabre-Sud). Début janvier, des dizaines de ressortissants subsahariens, employés pour la plupart de manière illégale dans la collecte des agrumes, ont été blessés à des degrés divers dans des affrontements avec les habitants de cette ville et les forces de l'ordre.

En vertu de l'accord conclu avec le Niger, l'Italie fournira à ce pays des équipements sécuritaires et assurera une formation à la police nigérienne dans le but d'un meilleur contrôle de la frontière avec la Libye, haut lieu de transit des immigrés clandestins pour rejoindre les côtes européennes.

Les accords conclus par l'Italie avec le Ghana et le Niger interviennent dans le sillage de celui signé avec la Libye dont l'entrée en vigueur, l'année dernière, s'est traduite, selon les indications fournies par Maroni, par une chute en quelques mois seulement, de 90 pc des arrivées des clandestins sur les côtes italiennes.

Source : Aufait/MAP

Pour ses voisins, la France a souvent été un modèle d'inspiration et d'admiration, par l'intensité et la portée universelle des débats intellectuels dont elle a le secret. Elle est source d'accablement pour ses amis qui la voient se perdre dans une polémique stérile sur l'identité nationale. L'opportunité politicienne de ce débat, sa conduite hésitante et ses finalités floues donnent en effet l'impression désastreuse que la France a peur d'elle-même. Il y a décidément quelque chose de pourri en République française.

Le séminaire, qui s'est déroulé en catimini le 9 février, témoigne du piège dans lequel s'est enferré le gouvernement. D'abord son opportunité lui échappe : censé contrer le Front national, le débat sur l'identité nationale a au contraire remis les thématiques d'extrême droite au premier plan. Ensuite, sa conduite a fait défaut : faute de consensus politique au sein même de la majorité présidentielle, ces discussions de sous-préfecture et le site dédié sont devenus un défouloir au remugle vichyste. Enfin, quelles sont les finalités de cette affaire ? Apprendre La Marseillaise à l'école ? L'absurde le dispute au grotesque.

Non pas qu'il faille avoir honte de son chant patriotique. Mais plutôt que de se lamenter sur le fait que les jeunes connaissent mieux les paroles d'un chanteur à la mode plutôt que celles de l'hymne national, les Français devraient plutôt être fiers de savoir que La Marseillaise est connue.

Cette crispation sur les symboles nationaux est le symptôme le plus patent du malaise national transpirant à travers ce débat raté. C'est un réflexe de peur incompréhensible quand on connaît le poids et l'influence de la France en Europe et dans le monde. Tous les pays ont des problèmes d'immigration, les ex-pays coloniaux plus que les autres, mais nous savons bien que c'est moins l'islam qui pose problème que le manque de formation et le chômage.

Pour un voyou d'origine africaine ou un Maghrébin islamiste qui affuble sa femme d'une burqa, combien de jeunes issus de l'immigration parviennent à s'insérer et à vivre de leur travail dans nos sociétés ? L'immense majorité. Ce serait une insulte à l'avenir national si ce débat sur l'identité devait conduire à stigmatiser des couches de la population à cause des comportements individuels d'une minorité agissante, dont le cas relève de la police et de la justice.

Lorsque la France a remporté la Coupe du monde de football, je ne me souviens pas, bien au contraire, que les Français aient eu à se plaindre des capacités sportives que donnait à leur pays sa diversité ethnique et culturelle. C'est de cette France-là que l'Europe a besoin, un pays ouvert et solidaire, qui s'est forgée une identité plurielle et universelle. Deux concepts si bien mis en lumière par Amartya Sen et Karl Popper, dont j'ai repris et développé la pensée en 2006 dans un manifeste politique intitulé "Plaidoyer pour une société ouverte". Pour moi, l'essentiel en effet n'est pas d'où l'on vient mais où l'on va.

Au moment où l'on célèbre le 50e anniversaire de la mort de Camus, il serait paradoxal que la France s'abandonne à une posture étrangère à celle qui a fait sa réputation multiséculaire. Il existe certes une autre France, maurrassienne, chauvine qui ne s'est pas illustrée au mieux lors des grands chocs nationalistes du XXe siècle. Mais de la France qu'on aime et dont on a besoin, on attend des idées, des projets, et non pas le repli identitaire d'une vieille nation frileuse, plus occupée à ressasser les échecs du passé qu'à préparer ses succès de demain. Le légitime respect dont jouit toujours la France hors de ses frontières est un gage de reconnaissance précieux et un point d'appui pour redonner confiance aux Français. Un peuple confiant trouvera sa place dans l'Europe et le monde. Et ses gouvernants seraient bien inspirés d'en prendre conscience. par Guy Verhofstadt président du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux au Parlement européen, ancien premier ministre belge.

Source : Le Monde

L'Espagne a été le premier pays de l'Union européenne (UE) en termes de transferts d'argent des immigrés vers leur pays d'origine, dont le montant s'était élevée en 2008 à 7,84 milliards d'euros.

Les transferts de fonds effectués par les immigrés résidant en Espagne en 2008 avaient représenté 25 pc du total de ceux effectués par les immigrés établis dans les pays de l'UE, selon des données de l'Office statistique de l'UE "Eurostat", publiées jeudi par les médias espagnols.

La même source relève que la valeur des transferts d'argent des immigrés à partir de l'Espagne a toutefois accusé une baisse en 2008 par rapport à l'année précédente, en passant de 8,44 milliards d'euros à 7,84 milliards.

De ces 7,84 milliards d'euros transférés à partir de l'Espagne, 6,35 milliards ont eu comme destination des pays extracommunautaires, alors que le reste a été envoyé à des pays de l'Union.

Les montants transférés en 2008 par les immigrés résidant dans les pays de l'UE vers leurs pays d'origine se sont élevés à 31,8 milliards d'euros, selon la même source.

L'Italie a été le deuxième pays membre de l'UE en termes de transferts d'argent des immigrés avec 6,38 milliards d'euros, suivi de la France (3,4 milliards) et de l'Allemagne (3,1 milliards d'euros).

Source : Aufait/MAP

En marge de la visite du ministre néerlandais de l’Habitat, des Quartiers et de l’Intégration au Maroc, un point de presse a été organisé le mardi 9 février au siège du Ministère chargé des Marocains Résidents à l’Etranger. La rencontre a été consacrée en particulier aux dossiers de l’immigration, du transfert d'argent et de l'apprentissage de l'arabe.

“Comparée aux autres communautés marocaines à l'étranger, celle établie aux Pays-Bas a montré une grande capacité d'intégration dans la société d'accueil. Cette communauté a réalisé des progrès considérables dans nombre de domaines d'activité: politique, sciences, art, sport...” a indiqué le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger.

D'ailleurs, selon le ministre néerlandais de l’Habitat, des Quartiers et de l’Intégration, “les études et statistiques réalisées aux Pays-Bas sur les communautés étrangères dans le pays démontrent l'intégration réussie de la communauté marocaine”.

“Le nombre d'enfants marocains qui parlent depuis leur jeune âge la langue néerlandaise est passé, durant les dix dernières années, de 30 à 70%. Le nombre de marocains disposant d'un emploi fixe est passé durant la même période de 30 à 50%, alors que le nombre des femmes ayant un emploi aux Pays-Bas est passé de 15 à 40%”.

Problématique de la double nationalité

Toutefois, M. Van der Laan a tenu à souligner “le souci du gouvernement de son pays à propos de la problématique de la double nationalité en relation avec les domaines récurrents, comme la liste des noms à la naissance et la faculté pour les personnes concernées d’exprimer leur libre choix sur ce sujet”.

Mais aussi, “la réciprocité de transfert des fonds notamment ceux liés à l’héritage ainsi que l’incitation des parents à une meilleure prise de responsabilité pour encadrer ou prendre en charge l’éducation et la formation de leurs enfants sur les aspects culturels de leur pays d’origine”.

Il a également mis en exergue les risques multiples qu’encourent les jeunes immigrés en mal de maîtrise de la langue néerlandaise sur leur itinéraire éducatif et professionnel tels que l’échec scolaire, le chômage et la délinquance et in fine, sur leur intégration.

Soutenir la communauté

De son côté, le ministre chargé des Marocains Résidents à l’Etranger, Mohamed Ameur, a souligné la nécessité “d'appuyer à tous les niveaux sans exclusivité aucune, les Marocains résidant aux Pays-Bas”.

Il est surtout important de “tout mettre en œuvre pour concevoir un cadre de développement culturel organisé et concerté au bénéfice de cette communauté pour éviter d’autres formes de structures déviantes”, a soutenu le ministre.

A cet effet, M. Ameur a annoncé la création d'un centre culturel marocain aux Pays-Bas qui “constituera un espace d'encadrement et d'enseignement de la langue arabe”.

Une prochaine réunion aura lieu aux Pays-Bas en vue d'approfondir les discussions.

Source : Aufait

Les immigrés travaillant dans l'Union européenne ont transféré 31,8 milliards d'euros vers leur pays d'origine en 2008, selon des chiffres publiés jeudi par Eurostat, l'office statistique des communautés européennes.

Les montants transférés par les migrants, habituellement appelés "envois de fonds des travailleurs expatriés", se sont élevés à 31,8 milliards d'euros en 2008, contre 31,3 milliards en 2007 et 19,4 milliards en 2004.

Ces chiffres incluent aussi bien les flux intra-UE que les flux extra-UE, précise Eurostat.

L'augmentation de ces envois de fonds au cours des dernières années a été principalement due à une forte hausse des flux extra-UE (de 11,5 mrds en 2004 à 22,5 mrds en 2008), les flux intra-UE ayant, quant à eux, progressé moins rapidement (de 7,9 mrds à 9,3 mrds).

Par conséquent, la part des envois de fonds extra-UE dans le montant total est passée de 59pc en 2004 à 71pc en 2008.

En 2008, deux tiers du total des envois de fonds des travailleurs expatriés à partir de l'UE provenaient d'Espagne (7,8 mrds d'euros soit 25pc du total des envois de fonds de l'UE), d'Italie (6,4 mrds soit 20pc), de France (3,4 mrds soit 11pc) et d'Allemagne (3,1 mrds soit 10pc).

Source : Aufait/MAP

L'Institut royal de la culture amazighe (IRCAM) participe au Salon international de l'édition et du livre (SIEL) de Casablanca (11-21 février) avec un programme aussi riche que diversifié comprenant notamment des conférences et la présentation de plusieurs revues qu'il a éditées.

Ainsi, une conférence sur "la culture amazighe et l'immigration" sera organisée le 13 courant à la salle Abdelkébir Al Khatibi, indique un communiqué de l'IRCAM parvenue jeudi à la MAP.

Cette rencontre sera marquée par l'intervention de MM. Abderrahman Al Aissati sur "les médias dans les pays d'accueil", Ahmed Al Mounadi "l'émigration dans la littérature amazighe", Abou Al Kacim Al Khatir "la production culturelle amazighe dans les pays d'accueil", Hussein Boudileb "l'impact socioculturel de l'immigration sur les pays d'origine", et Ahmed Al Baghdadi "les expériences sur l'enseignement de l'Amazighe en Europe et en Amérique du Nord", précise la même source.

Une lecture du livre "La route vers l'or" de Ali Assafi Moumen, sera organisée le 18 février à la salle Mustapha Al Kasri avec la participation d'El Hussein Ouazzi, Ait Bahssin Lhoussin, Abou Al Kacim Al Khatir, et Belaid Boudriss. L'IRCAM présentera, le 20 février au stand de l'Institut, la revue amazighe "Assinak".

Les centres de recherches relevant de l'IRCAM assureront l'animation du stand de l'Institut selon le calendrier suivant: le Centre des études artistiques, des expressions littéraires et de la production audiovisuelle (13 février), le Centre de la recherche didactique et des programmes pédagogiques (14 février), le Centre des études anthropologiques et sociologiques (15 février), le Centre des études historiques et environnementales (16 février), le Centre des études informatiques, des systèmes d'information et de communication (17 février), le Centre de l'aménagement linguistique (18 février) et le Centre de la traduction, de la documentation, de l'édition et de la communication (21 février).

Le SIEL représente une opportunité pour l'IRCAM de présenter les dernières publications amazighes et de montrer le rôle que joue l'Institut dans l'appui à l'édition au Maroc.

Source : MAP

La Moudawana constitue "un acte politique très fort", a souligné jeudi à Casablanca la secrétaire d'Etat française chargée de la Politique de la ville, Mme Fadéla Amara.

Ce nouveau code peut servir d'exemple non seulement pour le Maghreb mais pour l'ensemble du Monde Arabe, a-t-elle fait remarquer lors d'un point de presse donné au Salon International de l'Edition et du Livre, qui se tient à l'Office des foires et des expositions de Casablanca.

La Moudawana donne la démonstration "qu'on peut être musulman et inscrit dans une démarche d'égalité entre hommes et femmes", a-t-elle poursuivi.

Elle a par ailleurs salué l'excellence des relations entre le Maroc et la France ''qui vont dans le bon sens et qui sont marqués par une coopération et un partenariat très forts''.

"Mon déplacement à Casablanca pour ce salon important est un geste d'amitié, une amitié très forte'' a dit Mme Amara, qui a visité les stands du ministère de la culture, du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger et de la France.

Mme Amara, s'est félicité que cette édition du SIEL rende hommage aux Marocains du monde, ajoutant que l'immigration est un enrichissement mutuel pour le pays d'origine le Maroc et pour le pays d'accueil la France.

Concernant le débat qui a eu dernièrement en France sur l'identité nationale, elle a estimé que ce débat était nécessaire pour le pays et pour ceux qui restent attachés à vivre ensemble dans la liberté et le respect de la mixité.

"On avait besoin de débattre, de se dire les choses et de voir comment construire le vivre ensemble dans le respect mutuel '' a indiqué Mme Amara.

Source : MAP

Au moment où l'Italie affirmait devant les instances de l'ONU à Genève son engagement à combattre le racisme et la xénophobie, le porte-parole pour ce pays de l'organisation Amnesty International, Riccardo Noury, a exprimé, mardi, son inquiétude quant à "l'érosion progressive des droits de l'homme, en particulier vis-à-vis des migrants et des minorités". 

Dans une déclaration à une radio italienne, Noury s'est inquiété notamment de l'existence de "lois et pratiques préoccupantes" qui touchent également de "possibles demandeurs d'asile".

Le porte-parole a cité, en particulier, "les dispositions du +paquet sécurité+ (adopté l'an passé et instaurant le délit d'immigration clandestine, ndlr) et la mise en oeuvre de l'accord entre l'Italie et la Libye (pour l'interception et le renvoi des embarcations transportant des clandestins, ndlr)". Autant de mesures, a-t-il expliqué, qui "ont toutes à voir avec des citoyens étrangers, des migrants et de possibles titulaires du droit d'asile".

Noury, qui intervenait sur radio Cnr, a jugé également inquiétants "certains aspects de la législation antiterroriste, les normes (du ministre du développement économique, Claudio Scajola) sur la régularisation des clandestins, ndlr)" et regretté "l'absence d'une clause dans le code pénal prévoyant le crime de torture".

A Genève, le vice-ministre italien des Affaires étrangères, Vincenzo Scotti, a affirmé, mardi, l'engagement de l'Italie à lutter contre le racisme et la xénophobie lors de l'examen de son bilan en matière des droits de l'homme par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies.

"La stigmatisation de certains groupes ethniques ou sociaux reste un important sujet d'inquiétude pour le gouvernement, l'Etat et les autorités locales", a assuré le responsable italien.

"Nous sommes pleinement conscients des défis que nous affrontons dans ce domaine et nous nous sommes fortement engagés à éradiquer les attitudes racistes et xénophobes de notre société", a-t-il ajouté.

Scotti a annoncé qu'un projet visant à améliorer le logement et l'intégration de travailleurs migrants avait été lancé à Rosarno (sud) après des affrontements entre immigrés et habitants de cette ville en janvier qui ont fait 67 blessés.

Lors des douloureux incidents de Rosarno, une véritable "chasse aux Noirs" avait été menée par certains habitants contre les ouvriers agricoles subsahariens, employés pour la plupart illégalement pour la collecte des agrumes. Ceux-ci n'ont dû leur salut qu'au départ précipité et sous bonne escorte à destination de centres d'accueil et de rétention dans d'autres régions de la Péninsule. 

Source : Casafree/MAP

Rendez-vous annuel incontournable des bibliophiles du Royaume, le Salon International de l'Edition et du Livre de Casablanca (SIEL), dont la 16è édition s'ouvrira vendredi, donnera cette année la part belle aux écrivains marocains à l'étranger.

Durant cette édition, initiée du 12 au 21 février sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, les Marocains du monde seront célébrés à travers la richesse et la diversité de leur production en littérature, en sciences humaines et sous toutes les formes d'expression artistique.

Placé sous le signé "La lecture: une clef pour la société du savoir", le 16ème SIEL favorisera rencontres, découvertes et réflexions entre les Marocains d'ici et d'ailleurs puisque "la culture marocaine ne se limite pas aux frontières géographiques du pays".

Parmi les moments forts de cette manifestation, organisée par le ministère de la Culture et le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) en partenariat avec le ministère chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger, une conférence prévue vendredi (15h00) et animée par Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français, sur "la culture pour vivre dans le monde d'aujourd'hui".

Le débat sur la lecture et l'écriture d'aujourd'hui sera au cœur de la programmation qui promet des tables rondes, conférences, signatures, soirées poétiques sur des thèmes variés, notamment "Influences marocaines dans la littérature néerlandaise", "La mosquée dans la cité : architectures d'Islam en Europe", " Revues en immigration, l'immigration en revues ", "Ecrire au féminin", "Présence et absence du Maroc dans leur oeuvre romanesque", "les publications on line", "Les écrivains immigrés et la langue italienne", "Comment donner le goût de la lecture à nos enfants?" et "Le livre numérique ".

De même, des hommage seront rendus à Jean Genet par Leila Shahid et Mohammed Berrada ainsi qu'à Mohamed Leftah et à Ahmed Ouled AbdelKader (Mauritanie).

En outre, l'expérience de quatre ministres de la culture sera présentée lors d'une rencontre animée par May Bent Mohammed Al Khalifa (Bahrein), Siham Barghouti (Palestine), Mustapha Cherif (Algérie) ainsi que M. Bensalem Himmich l'actuel ministre marocain de la culture.

Durant ces dix jours de fête du livre et de l'édition, le Salon accueillera plusieurs écrivains qui donneront des conférences ou signeront leurs derniers opus tels que Tahar Ben Jelloun et Kébir Mustapha Ammi, Frédéric Beigbeder (Prix Renaudot), Grégoire Polet (lauréat du Prix du réseau des médiathèques françaises 2009) et Mahmoud Hussein.

D'autres auteurs seront conviés à ce rendez-vous culturel, notamment Faïza Guène, Pierre Assouline, Bruno Nassim Aboudrar, Haluck Ilicak (Turquie), et le poète marocain Abdellatif Laâbi, lauréat du Prix Goncourt de la Poésie 2009.

Par ailleurs, la 16-ème édition réservera un stand dédié à la question des droits de l'Homme. A cet égard, un programme riche et varié sera proposé au public pour l'informer des différentes réalisations dans le domaine des droits humains, tant au niveau de la gestion que de la production intellectuelle.

Le programme d'animation au niveau du stand comprend des ateliers de sensibilisation aux droits de l'Homme au profit des jeunes et des enfants, des tables-rondes et des présentations d'ouvrages et de publications sur les droits de l'Homme en présence d'experts, d'acteurs associatifs, d'intellectuels et d'écrivains.

Le stand promet également des lectures de livres sur la justice transitionnelle, à savoir "Des crimes qu'on ne peut ni punir ni pardonner : pour une justice internationale " d'Antoine Garapon, "Juger la guerre, juger l'histoire : du bon usage des commissions Vérité et de la justice internationale " de Pierre Harzan et "Justice sans châtiment : les commissions vérité et réconciliation", d'Etienne Jaudel.

Comme à l'accoutumé, un espace sera spécialement dédié aux enfants et à la jeunesse, proposant plusieurs activités: Contes, théâtre et autres ateliers.

Les salles de conférence de 16ème édition ont été baptisées cette année au nom de Mostapha El Kasri, Abdelhadi Boutaleb, Abdelkebir khatibi, trois grandes pointures de la littérature marocaine et qui se sont éteints en 2009.

Le 16ème SIEL, qui se tiendra sur une superficie de 25.000 m2, soit une augmentation de 25 pc en comparaison avec les précédentes éditions, verra la participation de 720 exposants représentant 38 pays arabes, africains, européens, asiatiques et américains, ainsi que l'organisation de 110 rencontres et six soirées (musicales et théâtrales), promettent les organisateurs.

Source : MAP

L'Espagne ne veut plus d'immigrés particulièrement s'ils sont en situation irrégulière. Et elle le fait savoir de toutes les manières possibles. La plus récente est une nouvelle circulaire "secrète" du ministère de l'Intérieur, exigeant l'interpellation et l'expulsion du plus grand nombre d'immigrés illégaux dans le pays.

Après la décision d'une municipalité catalane de refuser d'inscrire les immigrés en situation irrégulière sur ses registres, un sésame qui permet aux immigrés d'inscrire leurs enfants dans les écoles, de bénéficier de prestations sanitaires et de prétendre à la régulation de leur situation en cas d'obtention d'un contrat de travail, voilà que les immigrés clandestins se trouvent à nouveau dans l'œil du cyclone de l'appareil sécuritaire de l'Etat.

"LA NOUVELLE OFFENSIVE CONTRE L'IMMIGRATION ILLEGALE SOULEVE L'INDIGNATION".

Dans cette circulaire en date du 25 janvier dernier, la direction générale de Police et de la Garde Civile espagnoles, pour "usage restreint pour les unités d'immigration et des frontières du Corps National de Police", ordonne l'interpellation de tout immigré qui, lors d'un contrôle de police, ne peut prouver la régularité de sa situation en Espagne et incite les policiers à accomplir le plus rapidement possible la procédure de leur expulsion.

La circulaire ordonne également "d'identifier le plus grand nombre d'immigrés, de procéder rapidement à l'expulsion de ceux en situation irrégulière et menace de sanctions les policiers qui s'y refusent.

"UN TEXTE CRITIQUE PAR LES SYNDICATS DE POLICE EUX-MEMES"

Comble de l'ironie. Le premier à réagir à cette circulaire, sera le corps de la police espagnole qui a annoncé sa décision de saisir la justice à propos de la circulaire 1/2010 du commissariat général de l'immigration et des frontières, parce qu'elle traite "les immigrés comme des délinquants".

Le Syndicat Unifié de la Police (SUP), qui affirme que l'objectif de cette circulaire est d'obliger les policiers à réaliser et atteindre un nombre déterminé d'arrestations, a indiqué qu'il allait demander le retrait pur et simple de la circulaire, recommandant aux policiers espagnols de ne pas appliquer "une circulaire qui ne respecte pas les droits constitutionnels des citoyens qui sont aussi applicables aux immigrés".

Le deuxième à réagir à cette nouvelle offensive de l'Intérieur contre les immigrés illégaux sera le corps des avocats d'Espagne.

Selon le Conseil Général du barreau espagnol (CGAE), la police est en train d'interpréter la nouvelle Loi sur l'Immigration, adoptée en décembre dernier, "sans avoir l'autorité nécessaire pour ce faire". De plus, l'interprétation que se fait la police de la législation actuellement en cours en Espagne concernant l'immigration "est tout à fait inadéquate".

"LE DOUBLE DISCOURS DU GOUVERNEMENT SUR LA QUESTION DE L'IMMIGRATION DENONCE"


Le syndicat Unifié de la Police, qui s'est fendu en critiques acerbes contre la circulaire, affirme que "le texte encourage des pratiques policières qui vulnérabilise les droits civils des citoyens et mettent en danger la situation juridique des policiers. Tout ceci dans une optique d'hypocrisie du gouvernement qui maintient un discours politique contraire à celui qu'il ordonne aux policiers".

Les associations de défense des droits des immigrés sont elles aussi montées au créneau pour dénoncer cette nouvelle circulaire du ministère espagnol de l'Intérieur sur l'interpellation et l'expulsion du plus grand nombre d'immigrés clandestins.

L'association espagnole d'Aide aux Réfugiés (CEAR) s'est élevée contre "l'obsession" en Espagne de "retirer du pays le plus grand nombre possible d'immigrés irréguliers".

En plus de porter atteinte aux droits des immigrés, cette circulaire "attise la xénophobie envers le collectif immigré en établissant un parallèle entre immigrés et délits", avertissant du danger d'une telle attitude surtout "en ces temps de crise économique".

 

" L'INTERIEUR DEFEND SA CIRCULAIRE ET AFFIRME QU'ELLE EST TOUT A FAIT LEGALE"

Dans une tentative de justifier sa position, le ministère espagnol de l'Intérieur s'est empêtré dans des explications techniques et juridiques sur la nouvelle circulaire interne émise par la direction générale de la police et de la garde civile, affirmant qu'elle était tout à fait "légale".

Le fait de demander aux policiers d'accomplir le plus rapidement possible les procédures sanctionnant les immigrés en situation irrégulière "apporte plus de garanties". Comment cela. Hé bien tout simplement parce que "une fois l'immigré se trouve dans les dépendances de la police, il est nécessaire d'accomplir le plus rapidement la procédure de sanction (Expulsion NDLR), qui apportera plus de garanties pour la personne qui se trouve retenue car il s'agit de résoudre son cas avant l'expiration du temps limite de détention préventive qui est de 72 heures comme stipulé par la Loi !!!".

Selon des sources du ministère espagnol de l'Intérieur, citées par les Médias du pays, la nouvelle circulaire s'ajuste "au millimètre" à la Loi sur l'Immigration récemment adoptée et à la Loi de protection de la sécurité citoyenne en vigueur depuis 1992 et qui autorise la police à transférer aux commissariats toute personne "espagnole ou étrangère" qui ne peut justifier sa situation régulière en Espagne.

Bref, "la circulaire ne sera ni retirée ni modifiée car il n'y a aucun motif pour le faire", ont tenu à souligner les mêmes sources officielles.

Ce n'est pas la première fois que les immigrés en situation irrégulière fassent l'objet d'une circulaire interne de la Police espagnole. Déjà début 2009, la police nationale avait ordonné, dans une note interne, à ses agents d'intensifier les arrestations des clandestins, en donnant "la priorité" aux Marocains dont "le rapatriement est moins coûteux".

Mais la circulaire de 2010 a ceci de nouveau qu'elle intervient après l'adoption en Espagne d'une nouvelle Loi sur l'Immigration plus dure et plus restrictive, une loi qui a été fortement critiquée par les associations des immigrés en Espagne et des ONG des Droits Humains.

Source : MAP

«En quoi cette édition sera différente des autres? ». Cette question que l’on se pose à chaque édition du Salon du livre est presque restée sans lendemain tant les éditions s’assemblaient et se ressemblaient. Les fidèles habitués de cette grand-messe auront à peu près perdu l’espoir de ce renouveau culturel tant attendu. Or, cette attente risque d’être finalement comblée. C’est en tous cas ce qu’a promis l’actuel ministre de la Culture, lors d’une conférence de presse organisée lundi 8 février à Casablanca. « Cette 16ème édition du SIEL marquera un tournant qualitatif dans l’histoire de cette grand-messe de l’édition et du livre », a annoncé Bensalem Himmich. Et ce sont ces Marocains du monde, invités d’honneur de cette 16ème édition, qui feront la différence.

C’est une première innovation, et pas des moindres, à mettre à l’actif des organisateurs. L’idée peut paraître à première vue problématique, d’autant plus que ces talents marocains d’ailleurs ne peuvent en aucune manière être des invités chez eux ! Soit. Mais qu’à cela ne tienne, il s’agit ici d’hommage que notre pays veut bien rendre à ses enfants qui ont réussi sous d’autres horizons. Ces brillants « ambassadeurs » du Maroc méritaient bel et bien ce geste de reconnaissance de la part de leur pays d’origine. Mohamed Ameur, ministre délégué chargé de la communauté marocaine à l’étranger, a parlé d’avènement d’une nouvelle élite marocaine à travers le monde, ayant fait de brillantes preuves tant en culture, politique qu’en économie. C’est cette élite qui créera l’événement de cette 16ème édition. « Certes, il n’y a pas que le Maroc qui compte l’une des plus fortes communautés à l’étranger. Mais je dois vous assurer que c’est presque la première fois qu’un pays consacre une manifestation de cette ampleur à ces ressortissants immigrés», a relevé le président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, Driss El Yazami. Le ministère de la Culture, le ministère chargé de cette communauté et le CCME n’ont pas lésiné sur les moyens pour donner à cet événement sa véritable dimension. L’une des plus grandes bibliothèques de la littérature de l’immigration a été aménagée dans un stand MRE se déployant sur une superficie de 270 m2. Ce sont pas moins de 30 tables rondes et rencontres-débat autour de la littérature immigrée qui sont également au programme, ceci sans compter les hommages qui seront rendus à des symboles, morts ou encore vivants, de cette littérature, dont Driss Chraïbi, Mohamed Kheïreddine, Mohamed Leftah, Mohamed Bahi, Edmond Amrane El Maleh et Jean Genet. Et comme pour joindre l’utile à l’agréable, les organisateurs prévoient plusieurs soirées de musique qui seront animées par des artistes d’ici et d’ailleurs.
L’autre grande nouveauté de cette 16ème édition, l’organisation de ce que le ministre Himmich a appelé « les Olympiades de la récitation ». Par cette manifestation, il s’agit de tester la capacité des élèves à apprendre par cœur des textes littéraires (poésie notamment). Près de 18 élèves disputeront la finale de cette épreuve, en présence d’un jury composé d’hommes et de femmes des lettres.

S’agissant des débats intellectuels, le 16ème SIEL invite une pléiade d’intellectuels, marocains et étrangers, pour débattre de thèmes interpellant notre pays et notre époque plus généralement. Parmi les invités de marque, il y a lieu de citer l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin. Ce dernier interviendra vendredi après-midi sous le thème « La culture pour vivre dans le monde d’aujourd’hui ». Parallèlement à cette intervention, plusieurs ministres de la Culture, invités de Bahreïn, d’Algérie et de Palestine, parleront de leurs expériences respectives dans la gestion des affaires culturelles.
Et ce n’est pas tout… En signe de reconnaissance, le 16ème SIEL rendra un hommage posthume à des intellectuels marocains qui nous ont quittés dernièrement. Il est question, entre autres, d’Abdelkbir Khatibi, Abdelhadi Boutaleb et Mostapha El Kasri. Les trois grandes salles aménagées au sein du Salon ont d’ailleurs été baptisées du nom de ces regrettés intellectuels.

Source : Libération.ma

La police ressemble désormais à la France. Contrariant l'image d'un corps largement composé essentiellement de Blancs, venus de province, une étude inédite que Le Figaro a pu se procurer montre au contraire comment la diversité s'est installée ces dernières années sous l'uniforme. Un policier sur dix est d'origine étrangère. L'enquête lancée en 2008 par l'Observatoire de la diversité que Nicolas Sarkozy a créée lors de son passage Place Beauvau, dessine le portrait d'une police creuset, «loin des blagues de commissariat que l'on pouvait redouter», reconnaissent les chercheurs.

Quelque 4 500 fonctionnaires ont renvoyé un long questionnaire anonyme à l'Institut national des études démographiques (Ined) qui conduisait la recherche. Parmi eux, les trois quarts sont policiers, les autres travaillent dans l'administration. Les «métropolitains» représentent 79 % du personnel sondé. Les immigrés restent rares puisqu'il faut être devenu français pour entrer au ministère de l'Intérieur. Les fils d'immigrés européens, Portugais, Italiens, Espagnols représentent 6,7 % des fonctionnaires. Les enfants de Maghrébins et d'Africains forment eux 3,7 % des troupes, tandis que les Domiens (essentiellement des Antillais) que les enquêteurs ont voulu mettre à part, pour tester d'éventuelles discriminations sur la couleur de peau, représentent 9,2 % des sondés.

«Forte culture interne»

Cette diversification devrait se poursuivre puisque la plupart des fonctionnaires d'origine maghrébine et africaine ont été embauchés récemment. Ils représentent 6 % des recrues sur la dernière décennie. Cet afflux «de personnes issues de l'immigration maghrébine correspond en partie à l'arrivée sur le marché du travail des générations nées dans les années 1970», note François Héran, l'ancien directeur de l'Ined dans son rapport. «Toutefois, on observe une rupture de tendance en 1997 (…) qui correspond à la mise en œuvre de politiques actives de recrutement dans les zones urbaines sensibles (ZUS) et de l'ouverture de l'accès au corps des gardiens de la paix via le statut d'adjoints de sécurité (ADS)».

À l'époque, le ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, voulait que la population puisse se reconnaître dans sa police. L'arrivée de ces jeunes venus des cités et cantonnés à des tâches simples avait d'abord suscité des réticences. Certains avaient été renvoyés suite à des infractions. «La police est réfractaire au changement, mais, dans le fond, elle a une immense capacité d'assimilation, car sa culture interne est forte», assure Patrice Ribeiro, secrétaire général adjoint de Synergie. Treize ans plus tard, «les apprentis sont bien intégrés, la police est à l'image du pays», se réjouit Henri-Michel Comet, le secrétaire général du ministère de l'Intérieur. Beaucoup d'ADS ont finalement passé un concours aménagé pour devenir fonctionnaire. Tandis que des prépas intégrées doivent faciliter l'accès au concours d'officiers ou de commissaires de candidats ceux venus des ZUS. «Les résultats sont plus lents car, cette fois, les concours restent les mêmes pour tous», reconnaît Patrice Ribeiro. «D'ailleurs personne ne voudrait d'un concours bradé.»

Racisme communautaire

Globalement, l'évolution professionnelle des policiers issus de l'immigration se déroule «normalement», selon l'étude. «Même si nous manquons encore de recul», explique François Héran. Aujourd'hui les policiers d'origine maghrébine et africaine se sentent absolument comme leurs collègues au sein de l'institution. Ils ne signalent qu'une difficulté particulière : avec le public. Si 14 % des sondés disent subir de l'agressivité, ils sont 24 % parmi «les minorités visibles» et attribuent cette hostilité à leur couleur de peau. Un racisme essentiellement communautaire, semble-t-il : les jeunes des cités les considèrent comme des «traîtres». «Les policiers noirs sont appelés des bounty (en référence à la friandise bicolore, NDLR)», raconte le syndicaliste Patrice Ribeiro. «Pour les voyous, un policier reste un ennemi, quelle que soit sa couleur. En revanche, les gens normaux apprécient la diversité. Elle crée parfois de la proximité», reconnaît l'officier. Mais comme la hiérarchie du ministère, il refuse totalement «la police ethnique», telle qu'elle se pratique aux États-Unis ou encore au Royaume-Uni, où les forces de l'ordre reflètent le visage du quartier. À l'inverse, «nous veillons à composer des équipes invisibles, c'est-à-dire de toutes les couleurs, tous les genres».

Source : Le Figaro

Trois nouvelles vedettes des douanes italiennes ont été livrées mercredi à la Libye lors d'une cérémonie officielle au port de Gaeta (centre de l'Italie), avec pour objectif des patrouilles communes dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine.

Trois premières vedettes avaient déjà été livrées en mai 2009.

Etaient présents à la cérémonie: le ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni, membre du parti populiste et anti-immigrés de la Ligue du Nord, l'ambassadeur libyen Hafed Gaddour, le chef de la police Antonio Manganelli et le commandant général des douanes Cosimo D'Arrigo.

La priorité est "la sauvegarde des vies en mer, au-delà de la lutte contre les organisations criminelles qui se livrent à ces trafics ignobles", a affirmé le général D'Arrigo.

L'Italie a conclu un accord avec la Libye pour refouler les candidats à l'immigration, très critiqué par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). L'organisation a dénoncé les retours forcés de réfugiés ayant des raisons valables pour demander l'asile en Europe.

M. Maroni a affirmé que grâce à l'accord avec la Libye, les arrivées d'immigrés avaient "chuté de 90% en quelques mois". Mais "l'Italie et la Libye ne peuvent pas prendre en charge toutes seules un problème qui concerne toute l'Europe", a indiqué M. Maroni, affirmant : "la Commission européenne n'a pas fait grand chose jusqu'à présent".

Selon les derniers chiffres disponibles, 35.000 personnes avaient débarqué sur les côtes italiennes en 2008. 75% avaient demandé une protection internationale et elle avait été accordée à 50% des demandeurs, selon le HCR.

L'Italie a demandé que ces demandes soient traitées dans un pays africain riverain de la Méditerranéenne et s'est faite l'avocate de la Libye, en quête de reconnaissance internationale.

Source : Medi1/AFP

La 7ème édition du festival d'Agadir "Cinéma et Immigration", s'est ouverte mercredi soir, à l'initiative de l'association "Initiative culturelle".

Outre la projection des récentes productions cinématographiques nationales et internationales sur la migration, le programme de cette septième édition comporte des documentaires, ainsi que l'organisation de tables-rondes et d'ateliers au profit des cinéphiles.

S'exprimant à l'ouverture de cette édition, le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur, président d'honneur du festival, a souligné que cette manifestation a acquis ses titres de noblesse au fil des éditions pour devenir l'un des importants rendez-vous culturels au niveau national, ainsi que dans le pourtour méditerranéen et en Afrique.

Il a également mis l'accent sur l'importance du thème de ce festival, à savoir l'immigration, un sujet important aussi bien pour les pays d'accueil que ceux d'origine.

Le phénomène de la migration a toujours constitué une source d'inspiration pour les acteurs et professionnels du 7-ème art, a indiqué M. Ameur, soulignant que plusieurs réalisateurs ont traité cette problématique à travers leurs propres expériences.

Il a également fait savoir que son département accorde un intérêt particulier à toutes les initiatives visant à renforcer les liens entre les MRE et leur pays d'origine.

M. Driss Moubarak, président de l'association "Initiative culturelle", a pour sa part indiqué que la question de l'immigration occupe une place de choix pour les industriels du 7-ème art, relevant que ce phénomène nécessite un débat sur ces causes et origines.

Organisé en partenariat avec l'Observatoire régional des migrations, espaces et sociétés (ORMES) relevant de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines d'Agadir, le festival sera marqué par la tenue de plusieurs conférences sur des thèmes ayant trait à l'immigration et à la coopération culturelle entre les pays du Maghreb.

Cette édition sera l'occasion de rendre hommage à deux grandes figures du cinéma national et international, en l'occurrence l'actrice marocaine Naïma Lemcharki et le réalisateur algérien Merzak Allouache.

Au menu de cette manifestation figure également un concert organisé et animé par un nombre d'artistes marocains, et la projection du court métrage "silence à haute voix" du réalisateur marocain Driss Idrissi.

Plusieurs films seront projetés au cours de ce festival, notamment "Harragas" et "Bab El Web" de Merzak Allouache, "Ad-Dar lakbira" de Latif Lahlou, "l'Absence" de Mama Keita , "Parcours de Réfugiés" d'Ali Benjelloun et "Sin palabras" (Sans mots) de Othmane Naciri, ainsi que la projection de différents films marocains par la caravane cinématographique du Centre Cinématographique Marocain (CCM).

Source : MAP

Les écrivains marocains établis à l'étranger, comme Tahar Ben Jelloun et Kébir Mustapha Ammi, seront à l'honneur de la 16ème édition du Salon international de l'édition et du livre (SIEL), du 12 au 21 février à Casablanca, selon les organisateurs. Une quarantaine de pays, dont le Maroc, représentant 500 éditeurs et 720 exposants sont attendus. Placé sous la devise "La lecture: une clef pour la société du savoir", le SIEL annonce la participation de plus de 150 invités marocains et étrangers -écrivains, critiques d'art, poètes, acteurs, peintres et chercheurs- venant de 17 pays dont la France, les Etats-Unis, la Syrie et l'Algérie.

Ces personnalités vont "faire découvrir à travers leurs expériences la richesse du patrimoine culturel marocain à l'étranger", indiquent les organisateurs. "Cette édition mettra pour la première fois à l'honneur les Marocains du monde en célébrant la richesse et la diversité de leur production en sciences humaines, philosophie, littérature et dans toutes les formes d'expression artistique", disent-ils. L'édition 2010 du Salon du livre "constituera un saut qualitatif dans l'histoire de cette manifestation culturelle", s'est félicité le ministre marocain de la Culture Bensalem Himmich lors d'une conférence de presse. La célébration des "Marocains du monde" a été dictée par "le changement de fond qu'a connu cette communauté sur le plan social, intellectuel et professionnel lors des dernières décennies", a estimé le ministre chargé de la Communauté marocaine à l'étranger Mohamed Ameur. "Ces changements, a-t-il dit, ont permis de faire émerger une élite qui joue des rôles essentiels dans tous les domaines de la vie publique des pays d'accueil". Un stand sera réservé aux écrivains marocains de l'étranger, avec des "publications inédites" au milieu d'une "grande librairie de l'immigration" dotée de plus de 1.200 titres, selon les organisateurs. Lors du SIEL, un hommage particulier sera rendu aux écrivains françaçs Jean Genet, enterré au Maroc, et marocains Driss Chraïbi, Mohamed Khair-Eddine, Mohamed Leftah, Mohamed Bahi ainsi qu'Edmond Amran El Maleh. Quelque 110 rencontres culturelles, six soirées musicales et théâtrales ainsi que des activités pour enfants (ateliers, contes, théâtre) auront également lieu pendant le salon.

Parmi les invités français, figurent l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui inaugurera par son intervention vendredi le programme des conférences, et la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville Fadela Amara. Dominique de Villepin, tout juste relaxé dans l'affaire Clearstream, "est sur notre agenda depuis longtemps et sa participation est d'ordre strictement culturel", a précisé M. Himmich à l'AFP

Source : Le Monde/AFP

Il est des conférences de presse extrêmement révélatrices, véritable baromètre d'une relation au beau fixe ou au contraire d'une relation en tension. Celle donnée ce mardi, par M. Amer ministre délégué chargé de la Communauté marocaine et Eberhardt Van Der Laan ministre néerlandais de l'Intégration, du logement et des quartiers était instructive à cet égard car les Pays-Bas sont actuellement un véritable «laboratoire » en matière de stratégie européenne de l'émigration. En d'autres terme, chaque mesure prise dans ce pays pourrait être rapidement dupliquée par les autres Etats membres de l‘Union Européenne.

D'où la «raison gardée »et une extrême vigilance des autorités marocaines en général et d'un M. Amer en particulier, resté sur ses gardes durant toute la conférence, défendant au mieux les intérêts de la communauté marocaine résidant dans ce pays ,face à un redoutable argumentaire du ministre néerlandais. Pour mieux comprendre cet état d'esprit, sans doute faut-il revenir à la nature même du pays et des Néerlandais eux-mêmes. Beaucoup confondent les Pays-Bas avec la Hollande qui n'est qu'une région de ce pays et dont le nom est plus qu'un symbole. C'est en fait une réalité physique, le pays est situé «en bas», sur une faible altitude, et plus d'un quart se trouve au niveau de la mer, parfois en dessous de celui-ci. Pour protéger le pays des inondations, pour lutter contre la férocité de la nature des travaux titanesques ont été réalisés et des digues ont été construites.La terre a été gagnée sur la mer et aujourd'hui d'immenses serres de plantes et de fleurs coupées, notamment ces fameuses tulipes, font la réputation de ce pays, à l'instar du fameux fromage Gouda.

Pour comprendre les «néerlandais» qui sont peu nombreux, à peine quelque 16 millions d'habitants, rien de mieux que la géographie et ses contraintes qui ont façonné les hommes et les femmes de ce pays, rigoureux, travailleurs, solidaires. Cette nature où il fallait survivre a également façonné le système politique et social, l'un des plus avancé d'Europe, fondé sur l'équité sociale et sur une véritable tradition de «welfare state». En témoigne la première loi sociale datant de 1800 fondée sur une idée simple : donner à chaque citoyen les moyens de se réaliser et faire mieux pour ceux qui ont le plus besoin.

Durant ces dernières décennies les émigrés marocains ont pu profiter de cette philosophie et ont pu s'intégrer comme l'a souligné Mr Amer en faisant des progrès considérables dans le domaine du sport de la politique, des arts…L'exemple le plus célèbre mais il n'est pas le seul étant celui du maire de Rotterdam, Mohamed Boutaleb ou celui de Fouad Laroui, professeur d'économie à l'université d'Amsterdam et romancier à ses heures. Une forte communauté de marocains ayant émigré dans les années 50 et 60 du Rif et de l'oriental, soit prés de 300 000 personnes ont vécu aux Pays-Bas dans une grande discrétion jusqu' à ces dernières années avant d'être propulsés sous les feux de la rampe à la défaveur d'un acte d'une extrême violence, l'assassinat d'un réalisateur connu pour ses positions anti-islamqiues.

Cet acte des plus condamnable dans un pays où la liberté est érigée en principe de vie a fait remonter une violence inouïe : incendies de mosquées et d'églises, radicalisation de part et d'autre, montée de l'extrême droite et des extrémismes sous toutes ses formes portés par la peur et la haine de l'autre, l'étranger. Depuis les mesures du gouvernement hollandais se sont multipliés : tentatives d'imposer des contributions exorbitantes pour la couverture sociale, tentative de répondre à une requête parlementaire et d'interdire la double nationalité aux ressortissants marocains résidant dans ce pays», autant de mesures qui conduiraient à dénouer les liens juridiques, culturels et spirituels de cette communauté avec son pays d'origine. Et donc d'augmenter le déracinement, les problèmes d'identité et in fine les problèmes d'intégration et de délinquance étant entendu comme le répète M. Amer que seuls ceux qui savent d'où ils viennent peuvent se frayer un chemin de vie».

Que faire face aux chocs des civilisations ?

Lentement, laborieusement et grâce à un dialogue constructif, des « bombes » ont pu être désamorcées. Les retraités marocains rentrés au pays n'auront à payer qu'1% de ce qu'ils auraient payé s'ils étaient restés aux Pays-Bas. De l'autre coté et face au rejet catégorique du gouvernement marocain qui a estimé que la perte de la nationalité marocaine d'origine ne peut être autorisée qu'à titre exceptionnel et par décret seulement, en fonction de paramètres et de critères objectifs, basés sur le respect de la légitimité religieuse ancestrale et de la légalité politique et juridique»,le débat sur l'interdiction de la double nationalité a été dépassé. Reste les questions profondes de désaccord, importantes il faut le reconnaître, qui peuvent dit le ministre néerlandais créer des obstacles à l'intégration. La première question est celle du libre choix donné à chaque individu de choisir son nom berbère ou autre. La demande est fondée et Mr Amer de déclarer qu'il n'y avait pas de listes de noms interdits. Reste cependant à assumer les conséquences jusqu'au bout, notamment en termes de droit successoral. Même chose quant au libre choix dans le mariage : pour répondre à une question saugrenue d'un journaliste néerlandais qui assurait que les Maroco-Néerlandais venaient se marier au Maroc pour chercher des « femmes de ménage » en lieu d'épouses, M. Amer a répondu que la question de mariage était une question personnelle et que le gouvernement marocain n'avait évidemment pas droit de regard sur ce choix.

Autre point d'achoppement, la question du transfert de l'argent était également au menu des discussions : faut-il, déclare le ministre néerlandais, qu'une famille achète un ordinateur pour son enfant ou transfère l'argent pour acheter une maison ? D'autre part quelle est actuellement le degré de réciprocité du transfert d'argent ? Un immigré qui hérite de ses parents peut il transférer son argent librement aux Pays- Bas ? Autre problématique de fond, l'apprentissage des langues. Celle du néerlandais est bien sûr prioritaire car déclare Mr Van Der Laan, « on ne peut pas rester une jambe au Maroc et l'autre aux Pays-Bas ». Qu'en est-il de l'apprentissage de l'arabe ? Le ministre néerlandais a opposé un niet catégorique quant à un éventuel soutien « son pays, dit-il, ne prendra aucune charge dans ce sens ». C'est aux pays d'origine d'organiser des cours, chaque pays étant libre de créer des centres culturels dédiés à cet usage.

Source : Le Matin

Plus que quelques semaines pour l’entrée en service du port roulier et passagers de TangerMed.
Le port devrait recevoir ses premiers passagers au mois d’avril, selon des sources proches du dossier. L’entrée en service réelle se ferait au mois de juin avec le démarrage de la campagne Marocains résidant à l’étrange. A noter que ce seront des installations provisoires qui seront aménagées, la gare maritime définitive du port roulier ne devra entrer en service qu’en 2012.
Source : L’Economiste

DES présentations d’ouvrages, des conférences, des débats … La 16e édition du Salon international de l’édition et du livre (Siel 2010), prévue du 12 au 21 février à l’Ofec, promet d’être particulièrement animée. Pour l’organisation, le ministère de la Culture a eu l’appui du ministère chargé de la Communauté marocaine à l’étranger (MCCMRE) et du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME). Une conférence de presse s’est tenue lundi dernier. Cette édition met à l’honneur les Marocains du monde.

Placée sous la devise «La lecture, une clef pour la société du savoir», cette édition verra la participation de 38 pays et 500 éditeurs. Plus de 250 exposants auront leurs stands, dans un espace couvert de 11.000 m2.

L’inauguration officielle est prévue le jeudi 11 février et le salon sera accessible au public à partir de vendredi matin. Quelques 110 conférences sont prévues dans les salles Abdelhadi Boutaleb, Abdelkébir Khatibi et Mustapha Kasri sur des sujets d’actualité, autour de la problématique migratoire, mais aussi sur la religion, les arts, les médias, l’architecture, les sciences, l’histoire…Une conférence d’ouverture sera donnée par Dominique de Villepin vendredi après-midi à la salle Abdelhadi Boutaleb, sur le thème: «La culture pour vivre dans le monde d’aujourd’hui». Samedi 13 février, plusieurs personnalités (André Azoulay, Hassan Abou Ayoub, Habib Malki, Fathallah Oualalou, Tahar Benjelloun et Driss Alaoui Medeghri, entre autres) animeront un débat sur «le projet de l’Union pour la Méditerranée.

Le stand du CCME et du MCCMRE aura une superficie de 270 m2. Pendant toute la durée du salon, plus de 150 MRE venant de 17 pays seront présents: des romanciers, mais aussi des poètes, des réalisateurs, des acteurs, des peintres et des chercheurs en sciences humaines. Ils animeront une trentaine de débats et conférences.

Le stand comportera une grande «librairie de l’immigration», contenant plus de 1.200 ouvrages écrits par des MRE ainsi qu’une collection constituée de traductions et de publications, conçue à l’occasion du Siel par La Croisée des Chemins, Le Fennec et Marsam.
Chaque jour, des lectures et animations encadrées par deux acteurs professionnels sont au programme du stand. Au menu aussi, des animations jeunesse et des signatures. Six hommages seront rendus à Jean Genet, Driss Chraïbi, Mohamed Khair Eddine, Mohamed Leftah, Mohamed Bahi et Edmond Amran El Maleh.

En marge du salon, un chapiteau aménagé par le ministère de la Culture proposera une série de concerts et spectacles, avec entrée sur invitation. Parmi les groupes invités figurent le groupe Gnaoua Blues avec Majid Bekkas, le groupe Jbara, l’ensemble Wajd avec Naziha Meftah et l’ensemble Ziriab avec Samira Kadiri. Les groupes Casa Crew et Kasba seront aussi de la partie.

La troupe du théâtre national Mohammed V présentera la pièce: «Almaratou Allati…» et Hassan Zahi, marocain résidant en France, présentera un one-man-show comique.

Du cinéma aussi

 

EN marge du Siel, la salle 7e Art à Rabat accueillera des projections de films, en présence de cinéastes et acteurs MRE, à partir de 20h. Elles seront suivies de débats avec les invités. L’entrée sera sur invitation. Au programme du 17 février «Les barons» de Nabil Ben Yadir (prix du jury au festival international du film de Marrakech). «Plus fort que tout le reste», un court-métrage de Rahma Benhamou El Madani et «Du côté de chez soi», un documentaire de la même réalisatrice sont prévus le 18 février, en sa présence. Le documentaire raconte l’histoire d’une vie, celle des parents de la cinéaste, qui vivent entre le Médoc en France et la ville de Fès. Au programme du vendredi 19 février, Northless de Rigoberto Perezcano, Etoile d’or du Festival international du film de Marrakech. Number One, comédie de Zakia Tahiri, sera projetée en dernière séance le samedi 20 février.

Source : L’Economiste

''French Dream'' est l'intitulé du nouveau roman de Mohamed Hmoudane, un poète et romancier marocain établi en France.

''French Dream'', (123 pages-Tarik Editions), est un roman qui raconte les tribulations de Najib Walou, le personnage principal, et les vexations et les humiliations qu'il a endurées durant les périodes d'indigence et de précarité dans son parcours d'immigré en France.

Malgré les vexations et les humiliations de toutes sortes, subies en permanence afin de ne pas crever de faim, il y a dans ''French Dream'', une jubilation à exister qui s'échappe de chaque page et ce, grâce à l'humour qui fait reculer le désespoir.

''French Dream'', une évocation peut-être de l'autre ''rêve français'' à l'instar du rêve américain, c'est aussi un regard objectif sur les proches parents et les compagnons d'infortune. La douleur et le chagrin de perdre un père atteint du cancer, les tensions et les ruptures avec les frères, Adam et Nadir, trop occupés à fortifier leur situation financière et sociale en France et qui ne se sont même pas donnés la peine de venir au chevet de leur père mourrant.

Des souffrances, des déceptions certes mais toujours une envie de vivre et jamais ce sentiment de faiblesse et de lâcheté face à la destinée, l'amertume, comme en témoigne l'ultime mot de la fin de ce roman : ''Et au fur et à mesure que j'avançais dans la nuit froide et déserte de Jolo (ndlr : Saint-Denis, Banlieue Nord de Paris), la voix qui m'accompagnait tout au long de ce récit devenait de plus en plus insistante, menaçante même, m'enjoignant de me taire, de faire offrande au feu de toutes ces pages. Mais noircir était pour moi une question de vie ou de mort. De vie surtout. Cette dernière phrase vaut peut-être tout le livre.''

Dans ce roman âpre, écrit au couteau, presque à la Kalachnikov comme le dit d'ailleurs le héros du roman ''Ma Kalachnikov, c'est le clavier. Les points, mes munitions. Les phrases, des rafales. Des salves tirées à bout de champ'', l'auteur, par la voix de Najib Walou (un nom synonyme en dialecte de ''rien'' et qui en dit long sur les désillusions ou peut-être la modestie du personnage) évoque sa condition d'immigré en France, les précarités des petits boulots des CDD à répétition, des phénomènes de société parisienne et aussi, preuve d'un enracinement aux origines et un attachement viscéral à la mère patrie, le Maroc, des souvenances des années de jeunesse au pays, des lieux et anciens camarades et toujours un regard sur le Maroc d'aujourd'hui, le Maroc qui bouge.

Sur ce roman, Salim Jay, écrivain et cinéaste écrivait sur les colonnes de ''Qantara'', revue culturelle de l'Institut du Monde Arabe à Paris, ''C'est, de très loin, l'autoportrait le plus radical que nous propose la littérature marocaine d'expression française. ''French Dream'' fait trinquer ensemble le vécu et l'invivable''.

La parution aujourd'hui de ce roman est à plus d'un titre significatif d'autant qu'il est édité à la veille de la 16-ème édition du Salon international de l'édition et du livre à Casablanca (12-21 février) qui met cette année à l'honneur les Marocains du monde dont nos écrivains qui ne cessent d'étonner par la fraîcheur et l'immense talent de leurs textes.

Mohamed Hmoudane est né en 1968 à El Maâziz, dans la région de Khémisset. Il réside en France depuis 1989. Parmi ses publications, on peut citer ''Incandescence'' (Ed Al Manar, coll. Poésie du Maghreb -2004), '' Blanche mécanique'' (Ed la Différence-2005), ''Parole prise, Parole donnée'' (Ed la Différence- 2007), ''Le général'' (Ed Al Manar-2009) ou encore ''Poème d'au-delà de la saison de silence'' (Ed l'Harmattan, coll. Poètes des cinq continents-1994).

Source : MAP

Le ministre de la Justice britannique Jack Straw s'est prononcé aujourd'hui fermement contre une loi interdisant le port de la burqa, le voile islamique intégral. "Chacun d'entre nous peut avoir des vues sur le port de la burqa, mais je ne pense pas que cela puisse être l'objet d'une loi qui prévoit que la police retire les pièces de vêtement de femmes qui choisissent pour des raisons religieuses ou culturelles de les porter", a fait valoir le ministre devant la chambre des Communes.

Jack Straw a souligné qu'il "s'opposerait fermement à un changement de législation" au Royaume-Uni, en réponse au débat en France sur l'interdiction du voile intégral. La question du port du voile islamique a déjà agité la scène politique britannique en 2006. Jack Straw, alors ministre des relations avec le parlement, s'était dit à l'époque "gêné" de parler à quelqu'un sans voir son visage, lançant une courte polémique.

69% des Britanniques sont favorables à l'interdiction du niqab, voile intégral qui ne laisse apparaître que les yeux à travers une fine fente, dans les lieux publics et les écoles, et 72% à l'interdiction de la burqa, selon un sondage publié par l'institut Angus Reid fin janvier.

Cependant, aucune loi n'interdit le port du voile intégral au Royaume-Uni. Il est, comme le simple foulard islamique (hijab), admis partout. Selon le Conseil des musulmans de Grande-Bretagne (CMB), le pays compte au total plus de 2,5 millions de musulmans et moins de 1% des musulmanes résidant dans le pays portent un niqab ou une burqa.

Source : Le Figaro

Le nombre d'immigrés clandestins aux Etats-Unis a baissé de 7% en 2009 à 10,8 millions, en raison notamment de la crise économique, a annoncé hier le département à la Sécurité intérieure.

La majorité des immigrés clandestins sont originaires d'Amérique latine. Quelque 62% viennent du Mexique (6,7 millions). Viennent ensuite le Salvador (530.000), le Guatemala (480.000) et le Honduras (320.000).

La baisse du nombre de résidents illégaux "coïncide avec la crise économique américaine", indique le département à la Sécurité intérieure dans un rapport, qui cite parmi les autres causes de cette chute le renforcement des mesures de sécurité à la frontière.

Au total, quelque 31 millions d'étrangers vivaient, légalement ou non, aux Etats-Unis en 2009, selon le rapport.

La Californie est l'Etat comptant le plus grand nombre d'immigrés clandestins (2,6 millions), suivi par le Texas (1,7 millions) et la Floride (720.000).

Source : Le Figaro

La profanation de la Grande Mosquée de Saint-Etienne (Centre de la France), en cours de finition, survenue lundi, a suscité l'émoi général des musulmans et des forces vives en France, inquiets de la multiplication des actes xénophobes et islamophobes, particulièrement dans le sillage du débat controversé sur l'identité nationale.

Des inscriptions comme "Heil Hitler", "Sales nègres, on vous aura", "Pas d'arabes ici", ainsi que des croix gammées ont été découverts sur les murs de la Grande Mosquée de la ville, qui doit ouvrir ses portes en juillet, a indiqué l'Association du "Centre socio-culturel marocain de Saint-Etienne", qui gère ce lieu de culte.

Une mosquée, "c'est un lieu de prière, c'est un lieu de paix et de tolérance", s'est indigné Larbi Marchiche, président de l'Association et futur recteur de la mosquée. "Que ce soit une église, une synagogue ou une mosquée, ils n'ont pas à faire ça", a-t-il ajouté dans une déclaration à la MAP.

M. Marchiche qui a déposé une plainte contre "X", a appelé à l'organisation, dimanche prochain dans l'après-midi, d'un rassemblement devant le siège de la future mosquée.

Le Maire de Saint-Etienne, Maurice Vincent, qui s'est déplacé sur les lieux avec Préfet et le Consul du Maroc à Lyon, a exprimé sa "plus vive émotion et son soutien à la communauté musulmane".

Réitérant son "attachement à la cohabitation harmonieuse" de tous les habitants de la ville, il a demandé, dans un communiqué, que "tout soit mis en oeuvre pour identifier et interpeller les auteurs de ce délit dans les meilleurs délais".

Le Conseil français du Culte musulman (CFCM), organe représentatif de l'islam en France, qui s'est dit "profondément indigné", a réitéré son appel aux pouvoirs publics français pour "mettre tout en oeuvre afin d'arrêter et punir sévèrement les profanateurs de ces lieux de paix, de prière et de recueillement".

Le CFCM demande "solennellement" au gouvernement "la mise en place d'une commission d'information parlementaire sur la montée de l'islamophobie en France", ajoute-il dans un communiqué.

Le Rassemblement des Musulmans de France (RMF) qui a exprimé toute sa solidarité avec la communauté musulmane de Saint-Etienne, a fait part de "sa grande inquiétude et son profond écoeurement devant ces actes lâches et barbares", exhortant les pouvoirs publics français à "prendre la mesure de la gravité de la situation devant la répétition de ces actes qui visent la communauté musulmane de France".

Dans un communiqué transmis à la MAP, le RMF appelle tous les fidèles, ainsi que les représentants des différentes composantes de la communauté nationale française, "à s'associer au rassemblement" prévu dimanche devant la Grande Mosquée de Saint-Etienne.

Pour sa part, Dalil Boubakeur, Recteur de l'Institut musulman de la Grande Mosquée de Paris a condamné ces actes qui traduisent "une violence haineuse et islamophobe à l'égard du symbole de l'islam que sont les mosquées".

Dans un communiqué transmis mardi à la MAP, M. Boubakeur appelle les pouvoirs publics "à traiter d'urgence ce phénomène si contraire aux valeurs de la République et au dévouement, sinon le sacrifice, consentis par les musulmans pour la Nation" française.

Même élan de solidarité chez la communauté juive dont le président du consistoire israélite de la région Rhône-Alpes-Centre, Marcel Dreyfus, a dénoncé un "acte odieux" visant les lieux de culte. "J'espère que la justice passera rapidement", a-t-il déclaré à la presse.

Dans la classe politique, l'ancien secrétaire national du Parti Socialise chargé de l'égalité, Faouzi Lamdaoui, s'élève contre la recrudescence "très inquiétante" des actes à caractère raciste ou islamophobe, appelant à une enquête "rapide et efficace" ainsi qu'à des "sanctions exemplaires" à l'encontre des auteurs de ces faits.

De son côté, le Mouvement contre le Racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) dit avoir appris avec "effroi et indignation" cette énième profanation, soulignant que "le mobile raciste et fasciste des auteurs de cet acte ne fait aucun doute".

Dans un communiqué parvenu à la MAP, le Mrap fait remarquer que la multiplication de tels actes "intervient dans une atmosphère globale marquée par la stigmatisation de certaines populations immigrées, des musulmans en particulier, dans le contexte du +débat sur l'identité nationale+ qui aura libéré au cours des trois derniers mois des pensées et des paroles xénophobes".

A cet égard, le Mouvement interpelle le gouvernement français pour qu'il "fasse cesser tout discours qui stigmatise les étrangers, les immigrés ou les musulmans".

L'association SOS Racisme a, quant à elle, affirmé que "la violence des inscriptions, à caractère nazi et xénophobe doit faire l'objet d'une condamnation sans faille".

Les travaux de construction de la Grande Mosquée de Saint-Etienne ont débuté en 2004 et devraient prendre fin juillet prochain. Erigé sur un terrain de 1.400 m2 et pouvant accueillir 2.000 fidèles, la mosquée est décorée, depuis mai dernier, par une équipe de 50 artisans marocains.

En l'espace de moins de deux mois, c'est la quatrième fois qu'un lieu de culte est profané en France et chaque fois ces actes suscitent une profonde indignation mais les auteurs restent introuvables.

Source : MAP

Concilier entre préservation de l'identité et intégration dans le pays d'accueil et l'un des principaux défis auxquels font face les Marocains établis en Espagne, notamment la deuxième génération issue de l'immigration.

Cette question a fait l'objet d'un débat lors d'une table ronde organisée le week-end dernier, à Madrid dans le cadre de la 2ème Journée des Marocains de la capitale espagnole qui a connu la participation d'acteurs de la société civile marocaine en Espagne et de représentants d'ONG espagnoles.

Les participants à cette rencontre ont souligné l'importance de savoir gérer et préserver sa différence culturelle vis à vis de la société d'accueil pour renforcer sa capacité d'évoluer au sein de cette société et mieux s'intégrer.

C'est dans ce contexte que le chercheur espagnol à l'Université Complutense de Madrid, Juan Ignacio Castien, a souligné l'importance de la préservation de sa culture et de sa civilisation, de même que de réussir son intégration dans la société d'accueil.

Il a relevé, dans un exposé intitulé "immigration marocaine en Espagne: le kaléidoscope identitaire", que les différences culturelles ne sont pas un obstacle à la communication, mais au contraire, une source d'enrichissement de la société.

Castien n'a pas manqué de souligner, à ce propos, que la société espagnole apprécie plusieurs aspects de la culture et civilisations marocaines, ajoutant que le peuple marocain a "une tradition ancestrale de cohabitation et de diversité".

Le chercheur et enseignant à l'Université Complutense de Madrid, Mohamed El Madkouri, a présenté un exposé sur "la représentation de l'autre" dans lequel il a souligné que les stéréotypes liés aux Marocains en Espagne sont erronés d'un point de vue historique et n'ont rien à voir avec la réalité.

Il a relevé, par ailleurs, que la communication est un facteur important de socialisation et d'acculturation si elle est bien utilisée au service de l'intégration et pour lever les amalgames qui peuvent nourrir les confrontations sociales.

Walter Altis, chercheur du Groupe indépendant d'études IOE à Madrid, a axé son intervention, pour sa part, sur certains aspects socioéconomiques liés aux immigrés Marocains résidant en Espagne.

Le pourcentage des Marocains de deuxième génération en Espagne qui ont réussi leurs études est relativement plus important en comparaison avec les enfants appartenant à d'autres collectifs d'immigrés, a-t-il indiqué.

Evoquant les effets de la crise économique sur les Marocains résidant en Espagne, il a relevé que beaucoup d'entre eux ont perdu leurs emplois entre 2007 et 2009, expliquant ce résultat par le fait que les personnes affectées occupaient des emplois à contrats à durée déterminée ne nécessitant pas une grande qualification professionnelle, notamment dans le secteur du bâtiment, très touché par crise.

Les Marocains travaillant dans l'industrie et dans l'administration publique, des secteurs qui requièrent une qualification, ont en revanche, préservé leurs emploi, a-t-il ajouté, relevant qu'il s'agit notamment du cas de femmes marocaines qui travaillent comme éducatrices ou assistantes sociales.

La Journée des Marocains de Madrid se voulait un espace de débat et de réflexion sur la situation des Marocains résidant dans cette ville et le rôle qu'ils peuvent jouer dans le développement dans les pays d'origine et d'accueil.

Initiée sous le thème "de l'immigration au développement", cette journée avait pour objet de jeter la lumière et à attirer l'attention des Marocains résidant à Madrid et sa région, notamment les acteurs de la société civile, sur les rapports entre migration et co-développement.

Elle ambitionnait également d'aider à trouver des mécanismes d'action à même de favoriser le travail en réseau des différentes associations d'immigrés marocains à Madrid, dans l'objectif de mettre en œuvre des projets communs au service des immigrés marocains et de leur intégration.

Cette manifestation a été organisée par " Le Mouvement de la Paix ", en collaboration notamment avec l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID), la municipalité de Madrid, l'Association socioculturelle Ibn Batouta, l'Association des universitaires marocains de Madrid (AUM), l'Association Tayba et l'Association AIAMA.

Source : MAP

Le renforcement du contrat d'accueil et d'intégration (CAI) et la signature d'une charte des droits et des devoirs pour obtenir la nationalité française sont les deux mesures qui concernent les étrangers retenues dans le cadre du séminaire gouvernemental sur l'identité nationale.

Créé par Nicolas Sarkozy en 2003 quand il était ministre de l'Intérieur et devenu obligatoire depuis janvier 2007, le CAI vise à favoriser l'insertion sociale et professionnelle des étrangers et à instaurer "une relation de confiance et d'obligation réciproque" entre ces personnes et la France.

Le non-respect des lois et des valeurs de la République peut entraîner son annulation, selon les propositions du séminaire.

Depuis sa mise en place, plus de 500.000 étrangers ont signé un CAI, dont 103.953 en 2008, selon l'Office français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII) chargé de sa mise en oeuvre.

Le CAI renforcé prévoit une formation civique d'une journée comportant une "présentation des institutions françaises et des valeurs de la République, notamment l'égalité entre les hommes et les femmes et la laïcité". Il sera institué par voie réglementaire.

Il prévoit aussi, lorsque cela est nécessaire, une formation linguistique sanctionnée par la délivrance du diplôme initiale de langue française (DILF). Plus de 14.000 diplômes ont été délivrés entre janvier 2007 et le 31 décembre 2008.

Un accompagnement social des étrangers et un bilan des compétences sont également prévues.

Dans le cadre du regroupement familial, les parents qui ont des enfants mineurs, participent à une journée d'information sur les "droits et devoirs des parents" qui doivent notamment s'engager à respecter l'obligation scolaire pour les enfants de 6 à 16 ans.

Dans le cadre de la naturalisation, est proposée la signature d'une "charte des droits et devoirs" devant une autorité publique, portant sur le respect de la Constitution et plus généralement des "lois et principes qui régissent notre société". Une modification législative sera nécessaire pour mettre en oeuvre cette nouvelle disposition.

Pour les jeunes scolarisés, la signature se ferait lors d'une cérémonie organisée par le chef de l'établissement.

Pour rendre "plus solennel" l'accession à la nationalité française, il est proposé de modifier la cérémonie d'accueil organisée dans les préfectures ou les mairies.

Cette cérémonie organisée actuellement après notification de la naturalisation pourrait devenir une condition préalable à la remise des documents français car "l'accès à la nationalité française ne peut être une simple formalité administrative" mais "doit résulter d'une volonté affirmée et affichée".

Source : Le Matin.ch

La SNCF et le Syndicat national des entreprises de sécurité ont signé aujourd'hui au ministère de l'Immigration une "charte des bonnes pratiques" concernant l'emploi des étrangers sans-papiers et parrainée par Eric Besson.

Cette signature intervient quelques mois après l'affaire des maîtres-chiens sans papiers employés dans les gares parisiennes au mépris des conditions habituelles de rémunération et d'horaires par des sociétés de gardiennage.

La charte exprime "la volonté de la SNCF et du SNES de prévenir tout risque de travail dissimulé et d'emploi d'étrangers sans titre". Elle prévoit une réunion annuelle pour faire le bilan des actions menées pour "lutter contre l'emploi d'étrangers sans titre de séjour et/ou de travail" et "prévenir le travail illégal de manière plus générale".

Afin de pouvoir soumissionner à un marché, une entreprise privée de sécurité agréée doit pouvoir remettre dès le début de la prestation, puis tous les six mois, la liste nominative des étrangers salariés, accompagnée pour chaque salarié de sa date d'embauche, de sa catégorie professionnelle ainsi que de la copie de son titre de séjour valant autorisation de travail.

"On doit être une entreprise socialement responsable", a déclaré Guillaume Peppy selon lequel la SNCF représente 3% du marché du gardiennage. Il a annoncé que l'entreprise allait désormais confier tous les contrats de gardiennage à un seul prestataire en veillant que celui-ci ne les sous-traite pas car "la sous-traitance est porteuses de risque".

Source : Le Figaro

À Calais, les No Border ont fait parler d’eux ce week-end. Mais ils sont une myriade d’associations de tous bords à intervenir auprès des sans-papiers

Ils se veulent avant tout pacifistes. Altermondialistes et défenseurs des libertés. Samedi 6 février, les No Border (« Pas de frontières ») ont fait une nouvelle fois parler d’eux à Calais.Avec le concours de l’association SOS Soutien aux sans-papiers, ils ont loué un hangar pour accueillir durant la journée les réfugiés retournés à la rue après la fermeture du local mis à leur disposition par la préfecture du Pas-de-Calais dans le cadre du dispositif grand froid. Une centaine de migrants, essentiellement Afghans et Kurdes irakiens, s’y sont abrités avant d’être chassés manu militari par les CRS le lendemain matin.

Retour à la case départ pour les sans-papiers donc, mais « coup de force » réussi pour les militants de No Border, qui cherchent surtout à alerter l’opinion publique et à secouer les politiques. Le mouvement, né en Grande-Bretagne en 2000, organise régulièrement ce type d’opération en Europe. « Les associations humanitaires font un travail extraordinaire sur le terrain mais, huit ans après la fermeture de Sangatte, rien n’a changé à Calais, estime Pascal Lefebvre, militant No Border.

Les migrants sont toujours aussi nombreux et leur situation toujours aussi difficile. Pour faire avancer les choses, il faut que le problème arrive sur le terrain politique. Nous vivons dans une société mondialisée où les marchandises, les capitaux et même les virus circulent librement. Mais pas les hommes. Pourquoi nos libertés s’arrêtent-elles aux portes des frontières ? »

"Notre seul moyen de pression est la résistance"

Dans le collimateur des No Border : la directive européenne prévoyant le renvoi des migrants dans le pays européen de première entrée, généralement la Grèce. Or celle-ci n’a aucune structure pour accueillir les réfugiés et refuse l’asile la plupart du temps. « Notre seul moyen de pression est la résistance. L’État essaie de bâillonner notre expression et de nous criminaliser mais nous sommes avant tout des non-violents », se défend Pascal Lefebvre, qui était déjà présent lors de la manifestation de juin à Calais.

Un millier de militants venus de toute l’Europe avaient alors dressé un camp dans le quartier du Beau Marais pour « réclamer la fin des contrôles migratoires et construire des liens avec les communautés de migrants ». Une manifestation encadrée par un important dispositif policier. Depuis les débordements survenus à Strasbourg lors du G20 de 2002, les autorités craignent en effet les dérives.

L’abbé Jean-Pierre Boutoille, porte-parole du collectif « C Sur » qui regroupe sept associations humanitaires œuvrant à Calais, renchérit : « Nous travaillons ensemble régulièrement, ils viennent nous donner un coup de main pour les distributions de repas ou autres. Leur idée de monter des ateliers pour occuper les migrants la journée était un beau projet. Il n’a pas pu se faire en raison de l’évacuation des locaux mais nous continuons à travailler ensemble. »

Sur le terrain, de nombreuses associations sont présentes auprès des migrants. Médecins du monde assure une permanence de soins en lien avec la Belle Étoile, qui assure une distribution de repas chauds. Le Secours catholique a mis en place un service de douches et un lieu d’accueil de jour pour les migrants les plus fragiles, mineurs et femmes seules avec leurs enfants. France Terre d’asile, qui dispose d’une antenne sur place depuis quelques mois, gère pour sa part les demandes d’asile et veille au respect des droits des migrants avec la Ligue des droits de l’homme, toujours vigilante à Calais.

Des équipes se relaient aussi pour tenir le vestiaire, distribuer de la soupe chaude… Au total, pas loin de 200 bénévoles s’investissent quotidiennement aux côtés de ces déracinés pour rendre moins pénible leur errance. « Cela fait huit ans que cela dure et l’on commence à s’essouffler, déplore l’abbé Boutoille. Nous interpellons régulièrement l’Etat. Mais son seul souci est d’éviter un second Sangatte. »

Source : La Croix

'Italie a affirmé mardi son engagement à combattre le racisme et la xénophobie lors de l'examen de son bilan en matière des droits de l'homme par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, évoquant notamment des incidents racistes à Rosarno (sud).

"La stigmatisation de certains groupes ethniques ou sociaux reste un important sujet d'inquiétude pour le gouvernement, l'Etat et les autorités locales", a déclaré le vice-ministre italien des Affaires étrangères Vincenzo Scotti devant le Conseil réuni à Genève.

"Nous sommes pleinement conscients des défis que nous affrontons dans ce domaine et nous nous sommes fortement engagés à éradiquer les attitudes racistes et xénophobes de notre société", a-t-il ajouté au deuxième jour de la session d'examen périodique du Conseil, qui se poursuivra jusqu'au 19 février.

M. Scotti a annoncé qu'un projet visant à améliorer le logement et l'intégration de travailleurs migrants avait été lancé à Rosarno (sud) après des affrontements entre immigrés et habitants de cette ville en janvier qui ont fait 67 blessés.

Une véritable "chasse aux Noirs" avait été menée par certains habitants contre les ouvriers agricoles africains, employés pour la plupart illégalement pour ramasser oranges et mandarines. Un millier d'entre eux avaient quitté la ville et l'incident avait révélé les conditions déplorables dans lesquelles vivaient et travaillaient ces migrants.

"En Italie, une économie informelle est apparue dans laquelle les travailleurs, et en particulier les travailleurs immigrés, ne sont pas protégés car ils ne sont pas officiellement employés", a reconnu M. Scotti, précisant que la situation de 300.000 travailleurs non européens avait pu être régularisée après l'adoption de mesures en 2009.

S'inquiétant des "attitudes xénophobes croissantes contre les travailleurs migrants qui ont conduit (...) aux tragiques événements à Rosarno", deux experts des droits de l'homme de l'ONU avaient réclamé en janvier une réponse "vigoureuse" de l'Italie contre ces violences.

Au cours du débat de mardi devant le Conseil des droits de l'homme, plusieurs pays se sont montrés compréhensifs au sujet des "défis" qu'affronte l'Italie où le nombre d'immigrés vivant dans le pays a bondi de près de 250% en dix ans, mais la plupart ont appelé Rome à faire mieux.

Ils ont également été nombreux à critiquer les patrouilles de la marine italienne en mer Méditerranée pour intercepter les migrants illégaux qui sont immédiatement renvoyés en Libye, ainsi que les mesures prises contre les roms.

Le représentant des Etats-Unis John Mariz s'est ainsi inquiété du recensement des 160.000 Roma et Sinti vivant en Italie, y compris à l'aide d'empreintes digitales, qui selon lui "pourrait servir à perpétuer leur stigmatisation sociale".

Certains pays, comme le Canada, ont enfin exprimé "leur préoccupation au sujet de la concentration des médias", alors que le Premier ministre italien Silvio Berlusconi contrôle via le groupe Mediaset trois chaînes de télévision gratuites.

Source : Le Monde

Dix ans après les fameux évènements racistes d'El Ejido, la situation des travailleurs immigrés, qu'ils soient légaux ou irréguliers, est toujours marquée par la précarité, selon les ONG de défense des droits de l'Homme et des immigrés en Espagne.

Dix ans après les graves événements racistes d'El Ejido, qui semblent avoir été relégués aux oubliettes, "la situation n'a pas changé pour le meilleur", s'insurge l'Association des Travailleurs Immigrés Marocains en Espagne (ATIME).

"Si la convivialité entre immigrés et population autochtone s'est améliorée un tant soit peu, elle reste cependant très fragile", tient à avertir cette ONG de défense des droits des travailleurs immigrés marocains, qui dénonce le non accomplissement des accords signés et des promesses données après les émeutes raciales de la localité andalouse.

Considérés comme l'une des émeutes à caractère racial les plus déplorables qui soient jamais survenues en Espagne, les événements d'El Ejido (Andalousie, province d'Almeria), en février 2000, se sont déclenchés après le meurtre de trois espagnols par des immigrés.

Trois jours durant (du 5 au 7 février), une véritable chasse à l'immigré va avoir lieu dans cette localité andalouse, célèbre pour ses milliers d'hectares de serre implantés et entretenus grâce à la main d'œuvre immigrée notamment Marocaine. Les travailleurs immigrés vont être la cible de violences racistes sans précédent et des locaux d'ONG de défense des immigrés vont être saccagés. Le rôle de la police espagnole, qui avait refusé d'intervenir, avait été pointé du doigt.

La vague raciste qui a secoué la localité espagnole d'El Ejido n'était fortuite. C'était le résultat d'une politique fondée sur la ségrégation envers les immigrés, en majorité Marocains, qui étaient acceptés et exploités comme main d'œuvre bon marché mais rejetés en tant que riverains et voisins.

Dix ans après ces douloureux évènements, la situation est la même et "la politique menée localement a peu changé", affirme, de son côté, SOS Racisme.

Bien qu'il s'agisse de l'un des évènements racistes les plus graves en Espagne, "personne n'a été condamné jusqu'à aujourd'hui et les conditions des personnes qui travaillent dans les serres sont toujours précaires", s'indigne l'ONG espagnole qui a saisi, l'occasion de la commémoration de ces évènements pour critiquer à nouveau et sévèrement la politique menée par l'Espagne en matière d'immigration.

Fin 2009, l'Espagne a adopté sa quatrième réforme de la Loi sur l'Immigration, une Loi plus restrictive qui a été fortement décriée par les associations des immigrés et les défenseurs des droits de l'Homme, unanimes à souligner qu'elle "comporte des restrictions importantes des droits fondamentaux des immigrés".

La nouvelle Loi, qui constitue un véritable revirement de la politique socialiste de l'actuel gouvernement espagnol, prévoit un durcissement en matière d'immigration illégale et de gestion de l'immigration. Parmi ces clauses décriées, l'extension de 40 à 60 jours de la période maximum de rétention des immigrés en situation irrégulière, ainsi que des restrictions des procédures de regroupement familial.

Selon SOS Racisme, la nouvelle Loi sur l'Immigration, " qui n'a de nouveau que la forme et non pas le contenu ", continue d'être dans " son essence discriminatoire en encourageant le racisme institutionnel ". Cette nouvelle Loi, " propose de vieux remèdes à de nouvelles réalités " du panorama migratoire en Espagne, relève l'ONG de lutte contre le racisme et la discrimination.

De son côté, ATIME, a saisi l'occasion de la commémoration des évènements d'El Ejido pour réaffirmer son refus d'utilisation de la question de l'Immigration pour des considérations électoralistes. " L'utilisation de l'Immigration à l'approche de chaque échéance électorale ne peut être tolérée ". Instrumentaliser cette question d'une extrême sensibilité pour remporter des voix électorales est à bannir en raison des répercussions dangereuses qui peuvent en découler surtout en ces temps de crise, a tenu à avertir l'ONG des Travailleurs immigrés Marocains.

Source : MAP

La 16ème édition du Salon international de l'édition et du livre (SIEL), qui sera organisée du 12 au 21 février à Casablanca, constituera un saut qualitatif dans l'histoire de cette manifestation culturelle, a indiqué le ministre de la Culture, M. Bensalem Himmich.

Initiée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, l'édition 2010 du SIEL met à l'honneur les Marocains du monde, a précisé le ministre lors d'une conférence de presse, lundi soir à Casablanca, consacrée à la présentation du programme de cette manifestation.

Placé sous le signe "La lecture: une clef pour la société du savoir", cet événement culturel accordera une place de choix à la jeunesse et aux enfants à travers l'organisation d'activités pour ces catégories, notamment des olympiades de récitation.

Pour sa part, le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur a indiqué que la célébration des Marocains du monde représente une première pour ce salon.

Le choix porté sur les MRE témoigne de l'intérêt particulier accordé par SM le Roi Mohammed VI aux Marocains du monde, a-t-il dit, relevant que cet événement sera une occasion pour célébrer leur créativité et production littéraire et de la faire connaître au public marocain.

Elle constitue également, selon le ministre, une occasion pour initier un débat et organiser des rencontres autour des questions essentielles du Maroc et des Marocains résident à l'étranger.

M. Ameur a souligné que le choix de ce thème dénote le changement de fond qu'a connu cette catégorie, notamment aux niveaux social, intellectuel et professionnel lors des dernières décennies.

Ces changements ont permis de faire émerger une élite qui joue des rôles essentiels dans tous les domaines de la vie publique des pays d'accueil, a-t-il estimé.

Pour sa part, le président du Conseil de la Communauté marocaine à l'étranger (CCME), M. Driss El Yazami, a mis l'accent sur l'importance de cette manifestation culturelle pour faire connaître les Marocains du monde, ajoutant que l'édition verra la participation d'artistes et intellectuels établis à l'étranger.

M. El Yazami a, de même, passé en revue le programme de cet événement, initié par le ministère de la Culture en partenariat avec le ministère chargé de la communauté marocaine établie à l'étranger et le CCME, et qui comprend essentiellement la présentation de livres, outre l'organisation de conférences, de tables-rondes et de soirées.

Le 16ème SIEL verra la participation de 720 exposants représentant 38 pays arabes, africains, européens, asiatiques et américains, ainsi que l'organisation de 110 rencontres et six soirées (musicales et théâtrale) et des activités pour enfants (ateliers, contes, théâtre).

Les rencontres seront tenues, notamment, sous les thèmes de "l'Islam politique et l'institutionnalisation de la démocratie", "l'Union pour la Méditerranée", "la philosophie au Maroc d'aujourd'hui", "le Roman arabe et les Marocains", "le mysticisme vu aujourd'hui", "les changements littéraires à l'heure du numérique", "le roman marocain", "l'adaptation entre le scénario et le roman", "Quel avenir pour le cinéma marocain ?", "l'émigration dans l'histoire du Maroc".

Lors de cette manifestation, des livres d'auteurs marocains et étrangers seront présentés.

Parmi les moments forts que compte cette 16ème édition, organisée en partenariat avec la Foire des expositions de Casablanca, une conférence prévue pour vendredi prochain (15h00) et animée par Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français sur "la culture pour vivre dans le monde d'aujourd'hui".

Le 16ème SIEL se tiendra sur une superficie de 25.000 m2, soit une augmentation de 25 pc en comparaison avec les précédentes éditions, répartie en petites et grandes salles ainsi que des espaces couverts consacrés aux enfants et aux soirées artistiques.

Source : MAP

Une semaine culturelle sera consacrée aux premières femmes issues de l'immigration maghrébine en Belgique à partir du 10 février courant à Bruxelles.

Organisée par l'Espace culturel maghrébin "Magh", cette manifestation intitulée "Mémoire des mères et des grands-mères" a pour objectif de rendre hommage à "cette partie silencieuse de l'immigration" qui a contribué à l'éducation et à la formation des nouvelles générations.

Cette semaine évènementielle comprend un programme culturel et artistique riche en projections de films et représentations théâtrales, ainsi qu'en expositions de photographies et débats thématiques.

L'ambition étant de faire un éclairage sur le parcours courageux et le combat mené par ces femmes dans l'adaptation à une autre culture et une autre société.

La rencontre sera articulée notamment autour d'un débat littéraire avec Camille Lacoste-Dujardin, ethnologue et directrice de recherche au CNRS et un panel de femmes d'origine maghrébine, universitaires, élues et représentantes de la société civile, pour dégager des pistes de réflexions quant à la condition des femmes et des jeunes filles en immigration ou issues de l'immigration.

L'exposition "ma mère et moi" trace le portrait de la Mère par trois artistes, Daniel Simon (écrivain), Michel Rorive (musicien) et David Amey (photographe).

Depuis septembre dernier, les trois artistes ont rencontré des femmes, des hommes et des enfants. Chacun à sa manière a abordé la mémoire des migrations, en particulier le rapport à la mère, le résultat est une réalisation artistique plurielle où se mêle la photo, la musique et le récit.

L'espace Magh est un lieu culturel et artistique créé récemment à Bruxelles par le tissu associatif issu de l'immigration.

Inauguré en 2009, cet espace se définit comme un axe de création et de diffusion d'actions culturelles et artistiques tournées vers le public, ouvrant ses portes aux artistes du Nord et du Sud, du Maghreb et de la Méditerranée.

Financé par le ministère de la Culture de la Communauté française de Bruxelles en vertu d'un programme étalé sur cinq ans, l'espace Magh (Espace maghrébin) milite à sa manière pour faire revivre la culture des pays d'origine.

L'espace organise deux fois par mois, jusqu'en juin prochain, la lecture intégrale des "Mille et Une nuits".

Du 2 au 6 mars prochain, l'espace accueillera le poète marocain Abdellatif Laabi, Prix Goncourt de la Poésie en 2009 .

Source : MAP

Des croix gammées et des inscriptions racistes et islamophobes ont été découvertes lundi sur les murs de la grande mosquée de Saint-Etienne (Loire), qui doit ouvrir dans les semaines à venir, a-t-on appris de la police et de l'association gérant le lieu de culte.

Deux des quatre façades de la futur mosquée ont été recouvertes de tags noirs, avec une demi-douzaine d'inscriptions racistes anti-musulmanes telles que le mot musulmans barré, ainsi que des croix gammées, a précisé un responsable de l'association culturelle marocaine de Saint-Etienne, qui a découvert les faits lundi matin. Elle va porter plainte lundi auprès de la police et une enquête a été ouverte, a-t-on appris de sources policières.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a dénoncé "avec force la profanation de la grande mosquée de Saint-Etienne, qui fait suite à une série de profanations de lieux de culte musulmans". Dans un communiqué, "le CFCM exprime sa profonde indignation face à ces actes de profanation qui se sont multipliées de façon très inquiétante".

"Au moment où le gouvernement s'apprête à faire le point sur le débat sur l'identité nationale, le CFCM demande solennellement de faire figurer parmi ses préconisations la mise en place d'une mission d'information parlementaire sur la montée de l'islamophobie en France", ajoute le communiqué. AP

Source : Le Nouvel Observateur

La 16-ème édition du Salon "Maghreb des livres", organisé ce weekend à Paris par l'association franco-maghrébine "Coup de soleil", a été marquée par un engouement des visiteurs pour les auteurs marocains, venus présenter ou dédicacer leurs dernières créations.

Le salon, qui s'est tenu pour la première fois aux locaux spacieux de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI) au lieu du siège de la Mairie de Paris, a vu la participation de plus d'une dizaine d'écrivains et poètes marocains, tels Mohamed Nedali, Rachid Tafersiti (établis en Europe), Abdelatif Laâbi, Fouad Laroui, Mahi Binebine, Sihem Bouhlal et Fatima Benmassaoud.

Outre les séances de dédicaces, les auteurs marocains ont participé à des rencontres et des lectures autour de leurs œuvres.

Abdelatif Laâbi, qui a reçu en janvier 2010 le Prix Goncourt de la Poésie 2009, a participé à une rencontre autour de ses dernières créations, à savoir son deuxième volume d'"Oeuvre poétique" qui reprend les recueils qu'il a produits depuis le début des années 90 jusqu'au milieu de la présente décennie.

Laâbi a été également présent avec son dernier ouvrage "Le Livre imprévu" (La Différence, 2010), où il revient sur ses pas pour s'interroger sur le parcours qui l'a mené de la médina de Fès où il est né et a grandi, à sa vie actuelle, entre Paris et ailleurs.

Quant à Fouad Laroui, il est présent notamment avec son dernier livre "Le Jour où Malika ne s'est pas mariée" (Julliard, 2009), recueil de nouvelles reflétant des scènes cocasses et amusantes de la vie au Maroc, qui grâce au sens de l'ironie de l'auteur deviennent grotesques.

Cet ingénieur reconverti en romancier, actuellement Professeur de littérature à l'université d'Amsterdam, a animé aussi une rencontre avec des élèves de quatre classes de lycées et collèges parisiens autour de ses œuvres et de celles de Tahar Benjelloun, entre autres.

Le "Maghreb des Livres" a mis à l'honneur cette année la littérature Algérienne, en plaçant cette 16e édition sous l'égide de trois de ses grands auteurs : Albert Camus, disparu il y a 50 ans, Kateb Yacine, il y a 20 ans et Rachid Mimouni, il y a 15 ans.

Le salon a offert un programme riche et diversifié de rencontres et d'ateliers dont six tables-rondes traitant notamment de l'éducation, l'histoire, l'intégration et la littérature.

L'exposition "Générations: un siècle d'histoire culturelle des Maghrébins en France", conçue et réalisée par Driss El Yazami, président du Conseil de la Communauté marocaine à l'Etranger (CCME), et qui se déroule de novembre 2009 à avril 2010, a été également intégrée dans le programme du salon.

Le "Maghreb des Livres" vise à mettre en valeur l'ensemble de la production éditoriale relative au Maghreb "de là-bas" et au Maghreb "d'en France", qu'il s'agisse de littérature (roman et poésie) bien sûr, mais aussi des essais, bandes dessinées et beaux-livres, parus dans le courant de l'année 2009.

Source : MAP

La deuxième Journée des Marocains de Madrid a eu lieu le samedi 6 février au centre culturel "Circulo de Bellas Artes" de Madrid, sous le thème "de l'immigration au développement", a-t-on appris auprès de la MAP. Ont pris part à cette rencontre, les membres de la communauté marocaine, les représentants d'associations de Marocains d'Espagne et d'ONG espagnoles.

Cette journée avait pour objectifs, de mettre en lumière les rapports entre migration et co-développement. Il s’agissait de réfléchir et de débattre sur la communauté marocaine de Madrid et région, comme acteurs potentiels de développement dans leur pays d'origine et en Espagne, de créer un espace de rencontre et de dialogue sur l'intégration, la migration et le développement. De même, les discussions visaient à trouver des mécanismes pour renforcer le travail en réseau entre différentes associations d'immigrés marocains à Madrid avec l'objectif de concevoir des projets communs.

Au programme de cette journée, un atelier interactif sur les "droits et devoirs des immigrés marocains", un autre sur l’"intégration et gastronomie marocaine", suivi d’une dégustation gastronomique marocaine. Une table ronde autour du thème "la communauté marocaine en Espagne face à la crise: économique, politique et socioculturelle" a également eu lieu. Enfin, la journée a été marquée par la projection le documentaire "Entre dos aguas" (Entre deux rives), de José Luis No, suivie d'un débat sur l'intégration des immigrés et de leurs enfants.

Cette manifestation a été organisée par l'Association des universitaires marocains de Madrid (AUM), les associations "Tayba" et "Aiama" ; en collaboration avec l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID), la municipalité de Madrid et l’Association socioculturelle Ibn Batouta à Madrid.

La première Journée des Marocains de Madrid avait eu lieu le 8 mai 2009, au Centre communautaire "Casino de la Reina" de la capitale espagnole.

Source : Yabiladi

La deuxième Journée des Marocains de Madrid a eu lieu le samedi 6 février au centre culturel "Circulo de Bellas Artes" de Madrid, sous le thème "de l'immigration au développement", a-t-on appris auprès de la MAP. Ont pris part à cette rencontre, les membres de la communauté marocaine, les représentants d'associations de Marocains d'Espagne et d'ONG espagnoles.

Cette journée avait pour objectifs, de mettre en lumière les rapports entre migration et co-développement. Il s’agissait de réfléchir et de débattre sur la communauté marocaine de Madrid et région, comme acteurs potentiels de développement dans leur pays d'origine et en Espagne, de créer un espace de rencontre et de dialogue sur l'intégration, la migration et le développement. De même, les discussions visaient à trouver des mécanismes pour renforcer le travail en réseau entre différentes associations d'immigrés marocains à Madrid avec l'objectif de concevoir des projets communs.

Au programme de cette journée, un atelier interactif sur les "droits et devoirs des immigrés marocains", un autre sur l’"intégration et gastronomie marocaine", suivi d’une dégustation gastronomique marocaine. Une table ronde autour du thème "la communauté marocaine en Espagne face à la crise: économique, politique et socioculturelle" a également eu lieu. Enfin, la journée a été marquée par la projection le documentaire "Entre dos aguas" (Entre deux rives), de José Luis No, suivie d'un débat sur l'intégration des immigrés et de leurs enfants.

Cette manifestation a été organisée par l'Association des universitaires marocains de Madrid (AUM), les associations "Tayba" et "Aiama" ; en collaboration avec l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID), la municipalité de Madrid et l’Association socioculturelle Ibn Batouta à Madrid.

La première Journée des Marocains de Madrid avait eu lieu le 8 mai 2009, au Centre communautaire "Casino de la Reina" de la capitale espagnole.

Source : Yabiladi

A l’invitation de M. Mohamed Ameur, le Ministre Chargé de la Communauté Marocaine Résidant à l’étranger, M. Eberhard Van Der Laan, le Ministre Néerlandais chargé de l’Intégration, de l’Habitat et des Quartiers effectuera une visite de travail au Maroc, du 8 au 10 Février 2010.

Cette visite, étant la première de son genre que le Ministre Néerlandais Chargé de l’Intégration, de l’Habitat et des Quartiers effectue dans un pays étranger, sera l’occasion pour s’entretenir sur les questions d’intérêts communs entre les deux pays, notamment les politiques menées par les deux gouvernements pour  promouvoir la situation des marocains résidant aux Pays Bas dans différents domaines, et trouver des modes appropriées de coopération commune pour faciliter et mener à bien l’intégration positive des enfants et jeunes Marocains et consolider les liens avec leur mère patrie.
Outre sa rencontre de travail avec M. le Ministre Chargé de la Communauté Marocaine Résidant à l’Etranger, M. Eberhard Van Der Laan se réunira aussi avec M. le Ministre de l’intérieur, M. le Ministre des Habous et des affaires Islamiques, Mme, La ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, et M. le Président du Conseil de la Communauté Marocaine à l’étranger.
Il est à noter qu’en parallèle de ladite visite, la troisième réunion du comité mixte maroco-néerlandaise chargé de l’intégration sera tenue le 8 février 2010, pour échanger les idées et les expériences sur les modes et les mécanismes appropriés en vue d’améliorer et développer les politiques et programmes déjà mis en place afin de mieux réaliser l'intégration positive et appropriée au profit des marocains résidant aux Pays Bas.

Source : Marocains du Monde

L’invité d’honneur du 16ème SIEL, qui sera officiellement ouvert jeudi 11 février par SAR le Prince Moulay Rachid, ne sera pas  un pays étranger, comme le voulait la tradition de cette grand-messe. Cette fois, ce sont les Marocains du monde qui seront à l’honneur.

Cette initiative, pour le moins originale, « ambitionne de générer une dynamique de rencontres, de découvertes et de réflexions entre les Marocains d’ici et d’ailleurs », indique un récent communiqué signé à trois mains : Bensalem Himmich, ministre de la Culture, Mohamed Ameur, ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, et Driss El-Yazami, président du Conseil de la Communauté marocaine à l’étranger.  « Il est assez étrange que des ressortissants marocains décrochent de prestigieux prix à l’étranger, comme le prix Goncourt, et ne soient pas célébrés chez eux », relève un observateur, mettant en exergue l’opportunité et le bien-fondé de l’initiative de rendre hommage à ces « vrais ambassadeurs » du Maroc que sont ses écrivains ayant choisi de s’épanouir sous d’autres horizons de la planète littérature.  Une pléiade de ces « talents marocains d’ailleurs » remettra ainsi le cap sur leur pays d’origine pour présenter ce qu’ils ont de meilleur, le temps d’un événement hautement culturel qui sera ouvert par l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin, né à Rabat.

L’ancien chef de gouvernement sous Jacques Chiraq donnera, vendredi prochain, une conférence sous le thème « La culture pour vivre dans le monde d’aujourd’hui ». Un thème cher à cet invité de marque, connu et reconnu non seulement pour son éclat politique mais aussi pour être l’une des figures de proue de la poésie française contemporaine.

Une autre sommité de cette poésie, André Velter, a répondu favorablement à l’invitation de la Maison de la Poésie du Maroc (Bayt Chi’ir).

Il faut également retenir la participation du Prix Goncourt marocain Tahar Benjelloun, aux côtés d’autres prestigieux écrivains marocains vivant en France et plus généralement en Europe. Le Maroc compte également d’éminents auteurs hispanophones, anglophones et néerlandophones.

Le déplacement de tout ce beau monde ne sera sans doute pas une partie de tourisme, sachant bien que le 16ème SIEL programme d’intenses activités culturelles et artistiques. Ces activités, qui seront organisées dans les salles Abdelkbir Khatibi, Abdelhadi Boutaleb et Mustapha Kasri, se déclineront sous différentes thématiques actuelles. Parmi les thèmes retenus, on en relève certains d’ordre politique « l’Islam politique et l’institutionnalisation de la démocratie », « l’Union pour la Méditerranée » , d’autres à caractère culturel tels que « « la philosophie au Maroc d’aujourd’hui », « le Roman arabe et les Marocains », « le mysticisme vu aujourd’hui » …

Au-delà de son aspect politico-culturel, le 16ème SIEL prévoit plusieurs activités d’animation artistique. Parmi ces activités, on relève des spectacles pour enfants, des représentations théâtrales, et des soirées où la musique et la lecture poétique ne manqueront pas de faire des heureux.

Source : Libération

Le ministre néerlandais de l'intégration, du logement et des quartiers, M. Eberhard Van der Laan effectuera, à partir de lundi prochain, une visite de travail au Maroc, à l'invitation du ministre délégué chargé de la Communauté Marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur.

Cette visite de trois jours sera l'occasion pour le ministre néerlandais de discuter avec les responsables marocains des questions d'intérêt commun et des politiques des deux pays pour la promotion des conditions des membres de la communauté marocaine établie aux Pays-Bas, indique vendredi un communiqué du ministère chargé de la Communauté Marocaine résidant à l'étranger.

Elle sera également l'occasion pour l'examen des formules appropriées de coopération pour l'intégration de cette communauté dans la société d'accueil tout en renforçant ses liens avec son pays d'origine, précise la même source.

Le ministre néerlandais aura, au cours de sa visite, des entretiens avec plusieurs responsables marocains et prendra part à la troisième réunion de la commission mixte maroco-hollandaise chargée de l'intégration.

Source: MAP

Poste-Maroc et l'Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences (ANAPEC) ont signé, jeudi à Rabat, une convention portant sur l'ouverture de comptes bancaires au profit des travailleurs marocains embauchés en Europe via l'ANAPEC.

Cette convention a été signée par le directeur de Poste-Maroc, M. Amine Benjelloun Touimi et le directeur général de l'ANAPEC, M.Hafid Kamal.

Dans une déclaration à la MAP, M. Kamal a indiqué que cette convention, conclue en marge de la cérémonie de clôture du projet pilote "Appui institutionnel à la circulation des personnes (MEDA II), vise à permettre à ces personnes de transférer leur argent au Maroc à moindre coût.

Elle permettra également à Poste-Maroc qui dispose de 1.800 agences au Maroc d'offrir à ces clients des services de proximité, a-t-il ajouté.

Le projet MEDA II, qui a débuté en 2005, constitue un modèle de référence en matière de gestion des flux migratoires, en ce sens qu'il met à la disposition des candidats à la migration et des entreprises d'accueil, un cadre juridique approprié outre des dispositifs d'accompagnement, durant toutes les étapes de l'opération de migration, ainsi que des garanties y afférentes.

Ce projet, réalisé avec un appui financier de 7,74 millions d'euros, a bénéficié à plus de 12.000 personnes en 2008 en plus de 2.300 autres en 2006.

Source : MAP

Les premières conclusions de ce dialogue lancé par le président Nicolas Sarkozy et qui a donné lieu à plusieurs dérapages racistes seront présentées ce lundi.

Le gouvernement français se réunit ce lundi en séminaire pour tirer les premières conclusions d'un débat controversé sur l'identité nationale, lancé en novembre à l'initiative du président Nicolas Sarkozy et qui a donné lieu à plusieurs dérapages racistes.
Cette réunion, qui remplace le "colloque final" initialement prévu, est présentée comme un "point d'étape" sur le débat orchestré depuis des mois par le ministre de l'Immigration, Eric Besson. Le Premier ministre François Fillon "va dire ce qu'il retient" de ce débat, a expliqué M. Besson, soucieux de montrer que cette péripétie ne signifie pas l'échec d'une initiative qui lui a valu un déluge de critiques.

L'opposition de gauche, dont est issu Eric Besson, a tiré à boulets rouges sur cette initiative, accusant le ministre d'avoir libéré la "parole raciste" et "islamophobe", allant même jusqu'à le comparer à de tristes figures de la collaboration avec l'occupant nazi en France durant la Seconde Guerre mondiale.

"Un séminaire gouvernemental, c'est un honneur", a rétorqué vendredi Eric Besson lors d'une conférence de presse consacrée à un sondage affirmant que pour une écrasante majorité de Français (76%), il existe une "identité nationale française".
Un précédent sondage, publié fin janvier, avait toutefois montré que 63% des Français n'avaient pas trouvé le débat "constructif" et que plus de la moitié d'entre eux (53%) jugeaient qu'il s'agissait d'une "démarche électoraliste", alors que la France tient en mars des élections régionales qui s'annoncent difficiles pour la droite au pouvoir.

Eric Besson avait alors reconnu qu'il aurait "dû dès le début créer une espèce de comité des sages" constitué d'intellectuels pour n'être pas en première ligne "quand la polémique est partie".

Or la polémique n'a cessé de rebondir ces derniers mois, alors que s'accumulaient les dérapages d'élus ou de simples participants aux quelque 350 réunions publiques organisées en France ou sur le site internet du ministère, qui a retenu 55.000 contributions.
Début décembre, le maire d'un village de l'est de la France avait ainsi affirmé: "Il est temps qu'on réagisse parce qu'on va se faire bouffer".

Trois semaines plus tard, la secrétaire d'Etat à la famille Nadine Morano avait ravivé la controverse en exigeant des jeunes musulmans français qu'ils se sentent français et trouvent un travail.

L'opposition socialiste ou centriste, mais aussi des ténors de la droite majoritaire - dont trois anciens Premiers ministres - avaient réclamé la fin d'un débat jugé au mieux "inutile" et au pire "dangereux" pour la cohésion nationale, "stigmatisant" les 5 à 6 millions de musulmans vivant en France. Cristallisant un questionnement sensible sur la place de l'Islam dans la société, ce débat a aussi été alimenté par de vifs échanges sur le port du voile islamique intégral en France, que le gouvernement voudrait bannir des lieux publics.

Se défendant de chasser sur les terres de l'extrême droite avant les élections, Eric Besson assure que le débat n'est pas enterré. Il annonce vouloir, après les scrutins de mars, entamer un tour de France pour "soumettre les propositions (qui seront retenues lors du séminaire de lundi) à la pédagogie et à la critique".

Lors de ses interventions dans le débat public, le ministre avait notamment plaidé pour une charte des droits et devoirs que les Français signeraient au moment de leur majorité.

Source : Le Matin

La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a annoncé dimanche qu'elle entendait proposer d'inclure dans le contrat d'accueil et d'intégration des étrangers une mention indiquant que la France était opposée au port du voile intégral et aux mutilations sexuelles féminines.

A chaque étranger qui souhaite résider durablement en France, l'Office français de l'immigration et de l'intégration propose un contrat d'accueil et d'intégration (CAI). Dans le chapitre "égalité", le CAI rappelle que "les femmes ne sont soumises ni à l'autorité du mari, ni à celle du père ou du frère pour, par exemple, travailler, sortir ou ouvrir un compte bancaire", que les mariages forcés et la polygamie sont interdits et que "l'intégrité du corps est protégée par la loi".

A cela, Nadine Morano a indiqué sur Radio J qu'elle souhaitait désormais que le contrat, "à titre d'information", mentionne également que "le port du voile intégral est interdit", tout comme "les mutilations sexuelles féminines".

A la veille du séminaire gouvernemental sur l'identité nationale, la secrétaire d'Etat a dit avoir parlé de ses idées avec le ministre de l'Immigration Eric Besson et que ce dernier avait jugé qu'elles étaient "intéressantes".

Source : Le Nouvel Observateur

La Grande-Bretagne va réduire le nombre des visas accordés aux étudiants étrangers pour lutter contre le travail clandestin de ces personnes sur son sol, a annoncé samedi le gouvernement. Londres va diminuer de manière "importante" le nombre des visas étudiants accordés aux étrangers, qui était de l'ordre de 280.000 en 2009, a annoncé un porte-parole du ministère de l'Intérieur, sans confirmer les informations évoquant une baisse de plusieurs dizaines de milliers d'unités. Les autorités vont pour cela durcir les critères d'attribution des visas, en élevant le niveau d'anglais requis, et d'emploi de ces étudiants, qui ne pourront travailler plus de 10 heures par semaine, contre 20 précédemment. Ils ne pourront également plus amener avec eux de personnes à charge s'ils viennent pour des cursus de moins de six mois, et ces personnes à charge ne pourront travailler si elles accompagnent un étudiant de premier cycle. "Ceux qui veulent venir au Royaume Uni pour étudier de manière légitime restent les bienvenus", a déclaré le ministre de l'Intérieur Alan Johnson dans un communiqué. "Mais nous serons intransigeants" avec ceux qui "violent les règles" et viennent "surtout pour travailler", a-t-il ajouté. Ces mesures s'inscrivent dans le cadre de la révision du système d'attribution des visas étudiants demandée l'an dernier par le Premier ministre Gordon Brown, et qui doit être mise en place dans les prochaines semaines. La Grande-Bretagne a temporairement suspendu la semaine dernière le processus d'attribution des visas étudiants pour l'Inde du Nord, le Népal et le Bangladesh après avoir constaté une forte augmentation du nombre des dossiers, provoquant la colère des candidats dans ces régions et ces pays. "C'est un durcissement général du système, qui ne vise aucune région particulière" du monde, a tenu à préciser le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Source : Le Monde

Le séminaire a pour but d’étudier les migrations et les mobilités (sociales, professionnelles, spatiales) ainsi que les formes de mobilisation dans une perspective de genre, précise les organisateurs. En outre, la rencontre d’une durée de 3 heures (17h-20h) s’inscrit dans la continuité des recherches sur le genre, les migrations et les mobilités transnationales menées dans les trois instituts initiateurs de l’événement.

Il s’agit de la composante GTM (Genre, travail, mobilités) du Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris (CRESPPA), de l’Institut des Sciences sociales du Politique(ISP), ainsi que de la composante Genre et Migrations (GEM) de METICES (Migrations, Espaces, Travail, Institutions, Citoyenneté, Epistémologie, Santé), un centre rattaché à l’ULB.

Deux interventions auront lieu lors de la rencontre. La première sur les « concepts de citoyenneté post-nationale, multiculturelle ou transnationale des migrantes en Grande Bretagne et en Allemagne ». Elle sera assurée par Umut Erel, sociologue à l’Université de Milton Keynes (sud-est de l'Angleterre). La seconde sur la « mobilisation des femmes migrantes pour l’emploi auprès des élu(es) locaux et des autorités universitaires », par Rahma Mecellem, coordinatrice du Collectif des Femmes de Louvain-La-Neuve (Belgique).

Source : Yabiladi

L'immigration, l'intégration et le co-développement sont les thématiques sur lesquelles s'est focalisé le débat lors de la 2ème Journée des Marocains de Madrid, tenue samedi avec la participation d'associations de Marocains d'Espagne, de membres de la communauté marocaine et de représentants d'Ong espagnoles.

Organisée par le "Mouvement pour la Paix" en collaboration avec des associations marocaines en Espagne, cette rencontre se veut un espace de débat et de réflexion sur la situation des Marocains résidant à Madrid et le rôle qu'ils peuvent jouer en tant qu'agents de développement dans les pays d'origine et d'accueil.

Initiée sous le thème "de l'immigration au développement", cette journée vise à jeter la lumière et à attirer l'attention des Marocains résidant à Madrid et sa région, notamment les acteurs de la société civile, sur les rapports entre migration et co-développement.

Elle ambitionne également d'aider à trouver des mécanismes d'action à même de favoriser le travail en réseau des différentes associations d'immigrés marocains à Madrid, dans l'objectif de mettre en œuvre des projets communs au service des immigrés marocains et de leur intégration.

S'exprimant lors de l'ouverture de cette rencontre, la présidente du "Mouvement pour la Paix", Francisca Sauquillo, a mis l'accent sur l'importance du travail en réseau en tant que mécanisme de renforcement de la coopération entre les membres du tissu associatif marocain en Espagne, ajoutant qu'il s'agit d'un moyen important pour mieux cerner les problèmes et les besoins de la communauté marocaine.

Carmen Olabarria, responsable de la section "Développement" au sein de la municipalité de Madrid, a relevé que ce genre de rencontres axées sur le rapport entre immigration et développement revêt un intérêt particulier, surtout dans cette conjoncture de crise économique.

Débattre du développement humain concernant le collectif d'immigrés "est nécessaire aujourd'hui plus que jamais", a-t-elle insisté.

Olabarria a appelé, par ailleurs, à mener une réflexion sur l'impact économique des Marocains résidant à Madrid sur le développement de leur pays d'origine, sachant que la valeur de leurs transferts d'argent vers le Maroc s'est élevée à près de 73 millions d'euros en 2008.

Samira Oukhiar, coordinatrice à l'Association socioculturelle Ibn Batouta à Madird, a souligné que l'intégration des Marocains ne peut être assurée uniquement à la faveur d'actions liées à la société d'accueil, mais également à travers des activités, notamment dans le domaine du co-développement, destinées à renforcer leur attachement à leur pays d'origine.

L'immigré marocain à Madrid peut jouer, grâce à une citoyenneté active, un rôle important dans l'amélioration de la compréhension mutuelle et réciproque entre les sociétés marocaine et espagnole, a-t-elle ajouté, relevant le rôle important, dans ce sens, des organisations de la société civile.

Le porte-parole de l'Association des universitaires marocains de Madrid, Said Bourhim, a relevé l'importance de ce type de rencontres qui permettent aux membres de la communauté marocaines de se rencontrer et de débattre au sujet de différentes questions les concernant.

Il a souligné que les universitaires marocains à Madrid ont tenu à prendre part à ce débat, vu la mission qu'ils peuvent assumer en faveur de l'amélioration de l'intégration des immigrés marocains en Espagne et de la promotion de leur image auprès de la société d'accueil, ainsi que dans l'accompagnement de la deuxième génération des Marocains issus de l'immigration, notamment pour le renforcement des liens avec le pays d'origine.

Au programme de cette journée figurent des ateliers et une conférence sur des questions se rapportant à l'immigration marocaine en Espagne, notamment "le collectif marocain en Espagne face à la crise" et "le collectif marocain et le problème de la participation politique".

La rencontre a été marquée également par la projection d'un documentaire intitulé "Entre dos aguas" (Entre deux rives), qui a été suivi d'un débat sur l'intégration des immigrés et de leurs enfants.

Cette manifestation a été organisée en collaboration avec l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID), la municipalité de Madrid, l'Association socioculturelle Ibn Batouta, l'Association des universitaires marocains de Madrid (AUM), l'Association Tayba et l'Association AIAMA.

Source : MAP

La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a annoncé dimanche qu'elle entendait proposer d'inclure dans le contrat d'accueil et d'intégration des étrangers une mention indiquant que la France était opposée au port du voile intégral et aux mutilations sexuelles féminines.

A chaque étranger qui souhaite résider durablement en France, l'Office français de l'immigration et de l'intégration propose un contrat d'accueil et d'intégration (CAI). Dans le chapitre "égalité", le CAI rappelle que "les femmes ne sont soumises ni à l'autorité du mari, ni à celle du père ou du frère pour, par exemple, travailler, sortir ou ouvrir un compte bancaire", que les mariages forcés et la polygamie sont interdits et que "l'intégrité du corps est protégée par la loi".

A cela, Nadine Morano a indiqué sur Radio J qu'elle souhaitait désormais que le contrat, "à titre d'information", mentionne également que "le port du voile intégral est interdit", tout comme "les mutilations sexuelles féminines".

A la veille du séminaire gouvernemental sur l'identité nationale, la secrétaire d'Etat a dit avoir parlé de ses idées avec le ministre de l'Immigration Eric Besson et que ce dernier avait jugé qu'elles étaient "intéressantes". AP

Source : Le Nouvel Observateur

La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a annoncé dimanche qu'elle entendait proposer d'inclure dans le contrat d'accueil et d'intégration des étrangers une mention indiquant que la France était opposée au port du voile intégral et aux mutilations sexuelles féminines.

A chaque étranger qui souhaite résider durablement en France, l'Office français de l'immigration et de l'intégration propose un contrat d'accueil et d'intégration (CAI). Dans le chapitre "égalité", le CAI rappelle que "les femmes ne sont soumises ni à l'autorité du mari, ni à celle du père ou du frère pour, par exemple, travailler, sortir ou ouvrir un compte bancaire", que les mariages forcés et la polygamie sont interdits et que "l'intégrité du corps est protégée par la loi".

A cela, Nadine Morano a indiqué sur Radio J qu'elle souhaitait désormais que le contrat, "à titre d'information", mentionne également que "le port du voile intégral est interdit", tout comme "les mutilations sexuelles féminines".

A la veille du séminaire gouvernemental sur l'identité nationale, la secrétaire d'Etat a dit avoir parlé de ses idées avec le ministre de l'Immigration Eric Besson et que ce dernier avait jugé qu'elles étaient "intéressantes". AP

Source : Le Nouvel Observateur

Dans la série des petites histoires que la Grande histoire préfère oublier, Toulouse a aussi sa part de misères.

Le journaliste enquêteur Pierre Daum révèle entre autre que plusieurs milliers de paysans vietnamiens ont été parqués dans un asile de fou désaffecté de la route de Muret de 1939 à 1946.

Recrutés de force pour pallier le manque d'une main d'oeuvre mobilisée par la guerre, ces paysans indochinois ont souvent été affectés à la Poudrerie nationale, aux maniements les plus pénibles.Ou bien l'État français se contentait de les «louer» à toute sortes d'entrepreneurs.

Eux n'était jamais payés évidemment. Et le Libération n'en fut pas une pour eux puisqu'il leur a fallu attendre pour certains 1952 avant de pouvoir retourner vers les rizières du Sud-est asiatique.

«Combien, parmi les Toulousains, connaissent cette histoire?» interroge Pierre Daum. Lequel présentera son enquête publiée chez Actes Sud sous le titre “Immigrés de force, les Travailleurs indochinois en France (1939-1952)” ce mardi 9 février à 18 heures, rue Gambette à Toulouse, à la librairie Ombres Blanches.

Source : Libération.fr

Nul besoin d'une loi. La France dispose des outils statistiques nécessaires pour mieux appréhender l'ampleur et les mécanismes des discriminations. Elle peut développer ce qu'on appelle communément des "statistiques ethniques", à condition d'en faire un usage "raisonné" et "différencié selon les circonstances et les finalités".

Fruit de dix mois de réflexion, le rapport du Comité pour la mesure de la diversité et l'évaluation des discriminations (Comedd), que son président, François Héran, a remis vendredi 5 février à Yazid Sabeg, commissaire à la diversité, témoigne de la volonté de sortir de la polémique.

Depuis le début des années 2000, les défenseurs de la République "une et indivisible" refusent l'idée que l'on puisse distinguer les Français en fonction de leurs origines ethniques. Ils s'opposent à ceux qui estiment que seule une telle distinction permettra de lutter efficacement contre les discriminations.

Le comité a mis à plat chacune des méthodes existantes qui permettent de décrire les origines des personnes. Le panel est large: enquêtes s'appuyant sur le pays de naissance et la nationalité des individus comme les grandes enquêtes de l'Insee, études reposant sur le "ressenti d'appartenance", testings utilisant patronymes ou prénoms selon leur consonnance ethnique...

"Contrairement à une idée répandue, relève François Héran, président du Comedd et ancien directeur de l'Institut national des études démographiques (INED), la loi ne pose pas un interdit absolu de traiter statistiquement des données sensibles, y compris ethniques et raciales. Mais elle l'autorise à titre dérogatoire et sous strictes conditions."

De fait, si la loi Informatique et liberté de 1978 énonce une interdiction de principe sur le traitement statistique des données sensibles, elle permet d'y déroger, sous contrôle de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) et à condition de respecter certains critères (consentement individuel, anonymat, intérêt général...).

Ces dérogations ont permis le développement depuis quinze ans d' un nombre croissant d'enquêtes spécifiques de la statistique publique. Ce cadre a été validé par le Conseil constitutionnel dans sa décision du 15 novembre 2007, détaillée dans son commentaire publié dans ses Cahiers. S'il a déclaré inconstitutionnel "la définition a priori d'un référentiel ethno-racial" sur le modèle américain ou britannique, le Conseil ne s'oppose pas au traitement de données "subjectives" comme celles fondées sur le "ressenti d'appartenance".

Selon le Comedd, il est donc possible de produire, à droit constant, des statistiques faisant référence aux origines. " L'alternative n'est pas entre tout permettre ou tout interdire" souligne le Comedd. "Le problème majeur en France n'est pas de légitimer le principe de telles données, insiste le rapport. Le véritable défi est de rendre ce principe effectif."

Le comité insiste toutefois sur le fait que la mesure des discriminations doit se faire en lien avec les inégalités sociales. Le comité propose plusieurs mesures pour favoriser le développement contrôlé de telles études.

Mise en place d'un "cadre sécurisé" de traitement des données sur l'origine.

Le recensement et les grandes enquêtes de la statistique publique (enquête Emploi, Famille…) constituent le socle de base de ce cadre sécurisé. Le Comedd propose d'enrichir le recensement par le recueil d'informations sur la nationalité et le pays de naissance non seulement des individus (ce qui est déjà le cas) mais également de leurs parents, questions déjà présentes dans les grandes enquêtes de la statistique publique.

Il s'agit de disposer de données représentatives sur la trajectoire sociale des enfants d'immigrés et ce à l'échelle des bassins d'emploi. Les études sur les mécanismes des discriminations ethno-raciales (sondages spécialisés, testings patronymiques, observations expérimentales in situ, enquêtes sur le ressenti d'appartenance…) relèvent elles des " compléments d'enquête ", soumises au contrôle de la CNIL.

Les données sur la perception des appartenances et des discriminations ethno-raciales, ne doivent pas, pour le Comedd, figurer dans la statistique courante. Elles doivent être réservées à des enquêtes spécialisées de recherche ou d'évaluation munies de solides garanties (consentement, anonymat strict).

Création d'un dispositif d'observation des discriminations dans l'emploi.

Le Comedd propose la création d'un outil spécifique aux entreprises et aux collectivités. Sur le modèle du "rapport de situation comparé" mis en œuvre par la loi sur l'égalité professionnelle entre hommes et femmes, il préconise que soit défini un questionnaire "normalisé", qui serait rempli par les salariés des entreprises, administrations et collectivités d'au moins 250 salariés, "avec une garantie totale d'anonymat".

Ces questionnaires s'intéresseraient au recrutement, promotions, type de contrat, formation, rémunération... et donneraient pour chacune de ces situations, la distribution du personnel par origine. Ces questionnaires se fonderaient là encore sur la nationalité et le pays de naissance des individus et de leurs parents. Ils seraient inscrits au bilan social des entreprises et discutés avec les partenaires sociaux.

Création au sein de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et l'égalité (Halde) d'un Observatoire des discriminations.

Cet observatoire produirait tous les ans un rapport sur l'état des lieux des discriminations en s'appuyant sur l'ensemble des données recueillies par la statistique publique, les entreprises ou dans le cadre des enquêtes spécifiques.

Il piloterait également le dispositif de veille statistique instauré dans les entreprises en harmonisant les questionnaires et en confrontant les résultats aux données locales de l'Insee. Pour Yazid Sabeg, le rapport du Comedd constitue une "avancée indéniable". Le commissaire à la diversité, qui veut développer les enquêtes sur le "ressenti d'appartenance" de façon plus large, attend également l'avis du Conseil d'Etat sur le sujet. Le rapport du Comedd sera, lui, soumis à la concertation des partenaires sociaux et des institutions concernées.

Source : Le Monde

L’édition et du livre (SIEL), qui cette année, braquera les projecteurs sur les Marocains du monde. L’objectif de cette édition est de "célébrer et honorer la richesse et la diversité de la production littéraire et artistique des Marocains d’ailleurs".

 

Une fois n’est pas coutume, les Marocains résidant à l’étranger seront bien les vedettes de la 16e édition du SIEL, dont le thème est "Les Marocains du monde à l’honneur". Cette manifestation sera l’occasion idoine d’explorer la richesse intellectuelle " des différentes migrations à travers le monde".

Cette initiative conjointe du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) et du ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger (MCCMRE), vise la mise en valeur de l’ensemble de la production éditoriale relative aux Marocains du monde (livres, essais…), parue dans le courant de l’année 2009.

Il s’agit également pour les organisateurs, de donner à la culture une place centrale dans la problématique migratoire, ainsi que de démontrer l’engagement intellectuel des migrants marocains dans leur pays de résidence et les liens forts qui les attachent au Maroc.

Une programmation spéciale s’y prête. Ainsi, une trentaine de tables-rondes sur les problématiques migratoires seront organisées. Une centaines de Marocains, venant du monde entier, et d’horizons divers (écrivains, artistes, personnalités politiques, penseurs…) seront présents. De même, plus de mille ouvrages sur le thème de l’immigration seront présentés.

Afin d’assurer la promotion au Maroc de ces plumes marocaines du monde, une vingtaine de traductions et de publications inédites seront exposées. Un hommage à Abdellatif Laâbi, prix Goncourt 2009 de la poésie, est d’ailleurs prévu. Un coffret de ses œuvres sera édité à cette occasion, ainsi que son dernier ouvrage en arabe et en français.

Il est prévu en tout, 270 m2 de stand dédiés à la production littéraire de la diaspora marocaine. Le rendez-vous est fixé à l’habituelle Foire internationale de Casablanca.

Le cinéma des Marocains du monde

En partenariat avec le Centre cinématographique marocain (CCM), la salle du 7ème Art à Rabat accueillera une programmation cinéma, en hommage aux cinéastes et aux acteurs marocains du monde. Elle permettra au public marocain d’apprécier le talent de ces artistes très cotés lors des festivals internationaux.

Cette programmation se déroulera du 17 au 21 février, en présence des réalisateurs et des acteurs pressentis. Les projections seront suivies de rencontres-débats avec ces invités.

Source : Yabiladi

Parce que Paris est lié depuis des siècles à ces voyageurs, travailleurs, artistes, soldats, sportifs et commerçants venus des quatre coins du monde, qu'un Parisien sur quatre est né à l'Etranger, une exposition retrace l'histoire de cette diversité depuis 150 ans. …Suite

Pour son deuxième roman, Rachida M'faddel revient, une fois encore, sur la problématique de l'émigration. Une œuvre écrite d'une main simple, mais qui dévoile bien des complexités.

Partir, quel que soit le coût. Quitter le pays pour aller vers un inaccessible rêve. Passer les frontières pour vivre mieux. S'installer ailleurs pour faire comme les autres qui sont partis et qui ont ou semblent avoir réussi. Prendre famille et bagages pour «garantir son avenir».

En voilà quelques-unes des formulations qu'on adosse au verbe «immigrer», quand on tente l'argument par sa mise en perspective. Seulement, au cours des dernières décennies, et compte tenu de la « aturation» de la destination Europe, doublée du verrouillage de la forteresse vieux continent, les yeux se sont tournés vers le grand large : Adieu Europe, bienvenue au Canada, serait le titre d'un éventuel récit sur cette nouvelle destination. Pas facile d'y accéder, mais tous les chemins sont bons pour tenter la grande aventure. Avec, néanmoins, cette particularité quant au profil de ceux qui «choisissent» de s'embarquer vers ce pays qui, proximité géographique oblige, se prête fort bien au qualificatif du «nouvel Eldorado». C'est qu'on n'est plus dans la logique d'un sans- emploi ou d'un sous-employé, sous-rémunéré qui décide de partir pour se faire plus d'argent. Mais, bel et bien de personnes bien installées chez eux, qui sont cadres, qui «vivent bien», qui ont une voiture, un appartement et patati et patata. Et hop, le démon de l'immigration les prend par surprise. Sauf que la décision, elle, est souvent soigneusement préparée. Peu importe la suite des événements. C'est un peu à cela que ressemble le destin de Nabil Mansouri. Un personnage plus vrai que vrai qui se trouve être le protagoniste du deuxième roman de Rachida M'fadel, «Canada, aller simple». Pour le jeu de mot, ce n'est pas aussi simple que cela ! Tout commence par l'histoire d'une de ses connaissances. Un ami, qui répond au nom de Mourad qui, après avoir reçu son visa d'immigrant, vendit une voiture de marque et un appartement dans un quartier chic de la métropole avant de partir. Nabil, pris du même désir et sur fond des chimères qui se dessinait devant ses yeux, décida de tenter sa chance. Première tentative, première déception.

Outre les tensions qui se sont fait jour dans le couple, rien qu'à l'idée, la déception était que sa demande auprès de la délégation générale du Québec à Paris a essuyé une fin de non-recevoir. Pas de problème, il y a toujours dans les parages quelqu'un pour donner le conseil qu'il faut. Et le conseil, bien entendu agrémenté de belles perspectives d'une connaissance qui se plaît bien sur place, n'est autre que l'option de prendre un avocat en immigration. Détail à l'appui, l'auteur, qui est aussi journaliste, trace la trajectoire d'un départ annoncé. Le récit, d'une écriture qui ne cherche pas les détours, encore moins le phrasé qui frappe, Rachida M'fadel suit l'itinéraire de Nabil. Pas à pas et démarche par démarche, on rencontre un Nabil dans tous les états de celui qui émigre. Notre protagoniste, pareil à Mourad, brade ses biens et part avec femme, enfants et bagages. La porte du grand rêve s'ouvre. Mais, le destin lui cachait bien des nuages à l'horizon. D'un extrême à l'autre. Devant le rêve se cachait les revers de la médaille. L'idée d'une vie meilleure se transforme, au fil des 368 pages du roman sorti aux éditions Fennec avec l'appui du CCME, en une bataille pour la survie. L'échec, aux multiples facettes, pointe à l'horizon. Une expérience d'un couple qui n'a rien d'unique. Ils sont, en fait, nombreux à avoir rêvé de paradis, pour se retrouver en enfer. C'est ce destin que retrace ce récit.

Source : Le Matin

Le ministre de l'intérieur italien, Roberto Maroni, et son collègue des affaires sociales, Maurizio Sacconi, ont annoncé, jeudi 4 février, leur intention de publier un décret instituant un permis de séjour à points pour les étrangers non ressortissants de l'Union européenne résidant en Italie de façon régulière.

Selon M. Maroni, membre du parti anti-immigrés de la Ligue du Nord, cette disposition peut être édictée "dans les prochains jours" car elle a été adoptée avec le "paquet sécurité" voté en juin 2009 par le Parlement.

Ce nouveau permis de séjour valable deux ans devrait être crédité de trente points à la fin de cette période pour pouvoir être renouvelé. Le demandeur, en plus d'avoir un contrat de travail et un logement, devra démontrer une connaissance de la langue et des lois italiennes, apporter la preuve qu'il est inscrit auprès des services sanitaires, que ses enfants sont scolarisés et qu'il est en règle avec le fisc. Dans le cas où le seuil fatidique des trente points ne serait pas atteint malgré la bonne volonté du requérant, il se verrait offrir une année supplémentaire pour l'atteindre.

Présenté comme une "charte des valeurs de la citoyenneté et de l'intégration" par le ministère de l'intérieur, ce projet comprend également un volet répressif. Les délits commis par les étrangers leur vaudront de perdre des points, voire d'être expulsés en cas de condamnation en première instance à une peine supérieure à trois mois de prison. Le projet de décret devrait également s'appliquer aux mineurs âgés de 16 ans et plus.

"LOTERIE SOCIALE"

A l'annonce de ce nouveau tour de vis sur l'immigration, la gauche a dénoncé "une loterie sociale". Selon Livia Turco, chargée des questions d'immigration au Parti démocrate, le permis de séjour à points sera "au contraire un obstacle à l'intégration qui favorisera la clandestinité" de ceux qui échoueront à l'obtenir. Pour l'association Migrare, qui lutte pour raccourcir les délais de renouvellement du permis de séjour (actuellement de 190 jours en moyenne), il s'agit d'"une réponse xénophobe de plus au problème de l'immigration".

Ce texte va s'ajouter à un arsenal de mesures déjà très restrictives concernant l'immigration. Chacune d'elles - comme la création d'un délit d'immigration clandestine - a été imposée au gouvernement de M. Berlusconi par la Ligue du Nord, pour qui l'insécurité est une conséquence de l'immigration.

Commentant les violences de Rosarno (Calabre) entre immigrés africains et population locale, début janvier, M. Maroni n'avait pas hésité à déclarer que ces émeutes étaient le fait "d'une trop grande tolérance vis-à-vis de l'immigration". "Avec ce système, s'est félicité M. Maroni, je suggère à l'étranger la marche à suivre pour s'intégrer. S'il le fait, je lui donne le permis de séjour, s'il ne le fait pas, cela signifie qu'il ne veut pas s'intégrer."

Source : Le Monde

Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Paris, en banlieue et en province pour demander la régularisation d'étudiants ou de travailleurs sans papiers, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Quelque 300 travailleurs sans papiers en grève de l'Est parisien, majoritairement africains, se sont rassemblés samedi Porte des Lilas à Paris, pour dénoncer leur situation et exiger leur régularisation.

Derrière une banderole "travailleurs sans-papiers grévistes des 19ème et 20ème arrondissements" et en scandant "on bosse ici, on vit ici, on reste ici!" ils se sont ensuite rendus jusqu'a une entreprise d'intérim en grève de Ménilmontant où 32 d'entre eux demandent à leur employeur de les régulariser, ont expliqué les organisateurs.

Toujours à Paris, un millier de manifestants, selon l'Unef, trois cents, selon la police, se sont rassemblés vers 14H00 à proximité du ministère de l'Immigration à Paris, pour demander la régularisation des étudiants sans papiers et la délivrance de titres de séjour pluriannuels.

"Il y a 260.000 étudiants étrangers dans nos universités" et "la France leur réserve une triple précarité" a déclaré devant la foule Jean-Baptiste Prévost, le président de l'Unef, premier syndicat étudiant.

Les étudiants étrangers subissent selon lui une "précarité pédagogique", due au manque de cours de français, "une précarité sociale", car "les étudiants étrangers n'ont pas le droit aux bourses et aux logements du Crous" et une "précarité administrative", évoquant "un parcours du combattant" pour obtenir un visa et renouveler un titre de séjour.

A Colombes (Hauts-de-Seine), plus de cent personnes ont défilé dans les rues de pour réclamer le retour en France de Mohamed Abourar, un lycéen marocain de 18 ans scolarisé dans la commune et expulsé le 23 janvier.

Les manifestants se sont rassemblés vers 14H30 devant le lycée Valmy de Colombes, où Mohamed Abourar était inscrit en 1ère année de bac pro hygiène et environnement avant son expulsion vers le Maroc.

Il avait été arrêté le 17 janvier lors d'un contrôle de police et placé en rétention. Après le rejet de ses recours en justice, il avait été expulsé moins d'une semaine plus tard, provoquant l'émoi des enseignants et des élèves du lycée.

A Clermont-Ferrand, entre 300 et 500 personnes se sont rassemblées à l'appel du Réseau Education sans frontières (RESF) pour soutenir des soeurs jumelles marocaines de 18 ans dont l'une a été renvoyée au Maroc jeudi.

Réunies devant la préfecture face à une banderole sur laquelle ont pouvait lire "Unis contre une immigration jetable", les manifestants ont scandé : "Ils restent ici, ils vivent ici!"

Source : AFP

Les écrivains marocains à l'étranger seront à l'honneur du 16è Salon international de l'édition et du livre de Casablanca (SIEL), prévu du 12 au 21 février 2010.

Tahar Ben Jelloun et Kébir Mustapha Ammi, auteurs invités par le pavillon France à ce Salon, font partie de ces "Marocains du monde" que le ministère de la Culture et le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger fêtent cette année, indique un communiqué de l'ambassade de France à Rabat.

D'autres auteurs, au cœur de l'actualité littéraire, tels Frédéric Beigbeder (Prix Renaudot), Grégoire Polet (lauréat du Prix du réseau des médiathèques francaises 2009) et Mahmoud Hussein seront également présents à cette grande fête du livre.

L'édition française ne sera pas laissée de coté dans la mesure où l'édition jeunesse fera l'objet d'une rencontre avec des éditeurs autour de la publication des ouvrages de vulgarisation scientifique.

Six cent cinquante éditeurs, représentant 45 pays, ont confirmé leur participation à la 16è édition du salon international de l'édition et du livre (SIEL), avait annoncé le ministère de la Culture.

La consécration des Marocains du monde exprime la ferme volonté du Royaume de s'ouvrir sur ses riches composantes identitaires, mais aussi sur les cultures du Monde.

 Source : MAP

52 combattants marocains s'étant battus pour la France bénéficieront peut-être de la même pension que leurs frères d'armes français.

Le rapporteur du tribunal administratif de Bordeaux a, le 29 janvier, confirmé le droit de cinquante-deux anciens combattants marocains à revendiquer une pension d’un montant égal à celui de leurs frères d’armes français. Les dossiers sont en délibéré, et la décision définitive sera rendue dans une quinzaine de jours.

Elle devrait, en principe, suivre les recommandations du rapporteur. Les personnes concernées devraient bénéficier alors d’une spectaculaire augmentation de leur pension – qui passerait de 70 euros à 900 euros par mois – et recevoir un arriéré portant sur deux ou quatre ans. Soit, dans le meilleur des cas, 40 000 euros.

Vétérans de la Seconde Guerre mondiale ou de la guerre d’Indochine, ils vivent tous à Bordeaux, généralement dans des foyers Sonacotra, et comptent une quinzaine d’années de service dans l’armée française. Seuls les cas des Maghrébins peuvent aujourd’hui être pris en compte par la justice, grâce à l’existence d’un accord euro-méditerranéen.

En 2009, cinq Marocains avaient ainsi obtenu gain de cause, tandis qu’un Sénégalais était débouté.

Source : Jeunes Afrique

L'ouvrage "Patrimoine mondial de l'UNESCO: les Sites marocains", paru récemment en France aux Editions "Gelbart", a rencontré un vrai succès dès les premiers mois de sa mise en vente, s'est réjouie Karine Tordjeman, responsable de la maison d'édition française.

"Sur les 8.000 exemplaires édités depuis novembre, nous avons pu écouler déjà plus de la moitié", a-t-elle confié à la MAP en marge de la cérémonie de présentation de ce livre jeudi soir à Paris, au siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, devant un parterre de personnalités marocaines et étrangères, dont plusieurs diplomates.

Le livre, publié avec le soutien du ministère marocain de la Culture, le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) et d'autres partenaires comme Maroc Telecom, les assurances "RMA Watanya" et la Fondation CDG, permet de revisiter, sur 165 pages, les huit sites marocains inscrits sur la liste du Patrimoine mondial.

Il s'agit de Ksar Aït Ben Haddou, les médinas de Fès, Marrakech, Tétouan et Essaouira, Volubilis, Meknès et la ville portugaise de Mazagan (El Jadida).

Il est à rappeler que l'UNESCO reconnaît également la place mythique de Jamaâ El-Fna et le Moussem de Tan Tan comme patrimoines oraux et immatériels de l'humanité.

«  Contribution à la préservation du patrimoine »

"Cet ouvrage conforte les efforts déployés par le Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, pour la préservation et la promotion de notre patrimoine culturel, qu'il soit matériel ou immatériel", a souligné M. Rachid Seghrouchni, délégué permanent adjoint du Maroc auprès de l'Unesco.

"Le Maroc, qui a ratifié en 1975 la Convention concernant la protection du patrimoine culturel et mondial, a toujours été un fervent défenseur de la préservation de ce patrimoine par la mise en Âœuvre d'une politique active dans ce domaine", a-t-il rappelé dans une allocution au nom de Mme Aziza Bennani, ambassadeur déléguée permanente du Maroc auprès de l'Unesco.

Pour Mme Tordjeman, l'engouement des Français pour ce nouvel ouvrage n'est pas surprenant lorsqu'on connaît leur passion pour le Maroc, son histoire, sa culture et ses sites et paysages.

 « Outil de promotion de la destination Maroc «

Le livre transporte en effet le lecteur dans une promenade sensible et humaine qui donne à voir et à appréhender une merveilleuse part du patrimoine marocain.

Traces historiques, flâneries féériques, paysages sublimes, le Maroc recèle des sites merveilleux que le photographe-éditeur Jean-Jacques Gelbart a patiemment saisis, à travers l'objectif de son appareil photo.

"En mettant en avant ces sites, ce livre peut servir d'un outil important pour la promotion de la destination Maroc en France", a fait remarquer la directrice de l'Office national marocain du tourisme à Paris (ONMT), Mme Salima Haddour.

Huit écrivains marocains et français ont joint leur parole à l'image pour raconter les sites, tout comme l'attachement particulier qui les y relie. Il s'agit de Fatima Aït Mhand, Mhammad Benaboud, Samir Ben El Caïd, Mina El Mghari, Mohamed Metalsi, Pierre Le Coz, Jacques Pierron et Alain Leygonie (auteur du livre "Un jardin à Marrakech: Jacques Majorelle, peintre et jardinier", 2007).

Préfacé par le ministre de la Culture, M. Bensalem Himmich, le livre reprend aussi un témoignage de M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi, sur la ville d'Essaouira, mettant l'accent sur la richesse du patrimoine marocain et l'importance de le préserver.

Avant ce livre, les Editions Gelbart avait rendu hommage aux 33 sites français inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO à travers l'ouvrage "Patrimoine mondial de l'UNESCO, les sites français" (2008). Son prochain ouvrage sera consacré aux sites suisses.

Source : MAP

Il prend position, souvent à contre-courant, sur toutes les grandes questions du moment, qu’il s’agisse de la discrimination positive, du débat sur l’identité nationale ou de l’interdiction du port de la burqa...

Nommé, il y a deux ans, commissaire à la diversité et à l’égalité des chances par le président français Nicolas Sarkozy, Yazid Sabeg est né à Guelma, dans l’Est algérien, il y a tout juste soixante ans. Auteur de plusieurs livres et rapports, c’est un spécialiste des questions relatives à l’intégration des populations issues de l’immigration – il préfère parler d’« assimilation républicaine ». Par ailleurs brillant homme d’affaires, il préside le conseil d’administration de Communication et Systèmes (CS), une entreprise spé­cialisée dans les services informatiques.

Jeune Afrique : Les minorités sont-elles, en France, victimes de discriminations ?

YAZID SABEG : Oui, bien sûr. Une ­partie de l’opinion a, vis-à-vis des minorités, des réactions xénophobes. On a tellement idéalisé la République et ses valeurs censément universelles qu’on en a oublié l’essentiel : l’égalité réelle n’est pas appliquée. Il y a l’égalité proclamée, formelle, mais pas sur le terrain, dans la relation sociale.

Quelles sont les manifestations les plus flagrantes de ces inégalités ?

On peut en dénombrer quatre : les quartiers d’antan, où il y avait un vrai mélange, ont fait place à des ghettos – il en résulte un ralentissement du métissage ; le fils d’un Noir ou d’un Arabe pauvre a moins de chances de béné­ficier d’une mobilité sociale accrue que le fils d’un cadre blanc ; l’inégalité d’accès à l’éducation, au savoir et à la culture ; enfin, l’invisibilité des gens issus de l’immigration dans tous les domaines de la représentation sociale : politique, médias, entreprises, etc.

La France a-t-elle vraiment un problème avec sa diversité ?

Elle ne sait pas gérer sa diversité et n’arrive pas à se concevoir comme diverse. Elle vit comme une agression tout ce qui contredit l’image qu’elle a d’elle-même. La question de l’évolution de son peuplement est rarement évoquée. Les figures du Noir et de l’Arabe restent marquées par l’Histoire. Dans l’imaginaire collectif, ces populations continuent d’apparaître comme des colonisés. Or on a aujourd’hui les populations sans les colonies !

Vous avez été chargé de remédier à ces discriminations…

Pour la première fois, nous avons un président qui entend faire de la lutte contre les discriminations une priorité. D’où la nécessité de travailler sur les représentations, d’agir sur l’éducation, d’organiser d’autres viviers de recrutement pour l’enseignement supérieur et les grandes écoles, de bouleverser certains contenus pédagogiques, d’opérer des changements structurels en matière d’emploi, de réduire le coût des études et de mettre les entreprises à contribution. Ce travail exige des procédures complexes, la volonté de conduire des politiques à long terme et de prendre des mesures radicales.

Vous avez présenté un rapport sur toutes ces questions…

L’objectif était de recenser des actions et des thèmes de travail pour les années à venir. J’ai été reçu à l’Élysée pour en parler. Une dizaine de mesures ont été retenues, parmi lesquelles les internats d’excellence, le quota de boursiers dans les grandes écoles et le CV anonyme qu’expérimentent actuellement une cinquantaine d’entreprises. Mais la mesure la plus emblématique concerne l’obligation pour les entreprises de plus de cinquante personnes de compter parmi leurs effectifs 5 % de contrats en alternance.

Est-ce de la discrimination positive ?

C’est une démarche volontariste qui peut être assimilée à l’instauration de quotas, ça ne me gêne pas. Une société juste est une société capable de commettre des inégalités pour corriger d’autres inégalités. Personnellement, je préfère parler d’action positive et je revendique une politique de correction des inégalités. Certains prétendent que j’ai une conception communautariste. Mais non, ce que j’avance ne relève pas du discours républicain idéaliste, mais vient du terrain.

Êtes-vous favorable aux statistiques ethniques pour identifier les populations discriminées ?

Je n’ai jamais parlé de statistiques ethniques ou de comptage, mais de la nécessité de qualifier ces inégalités pour mieux les combattre. Pour cela, il faut des éléments de mesure. Une entreprise peut fort bien, par exemple, évaluer les retards accumulés en matière d’embauche des minorités. Mais je ne suis pas pour la méthode patronymique, qui consiste à repérer les membres de la diversité grâce à leur nom. Cela voudrait dire qu’on est, de par ses ­origines et son nom, irrévocablement d’ailleurs. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la France. Quant au pro­cédé consistant à recourir à la photo de famille ­censée illustrer la diversité dans les entreprises, pourquoi pas ?

D’aucuns suggèrent de changer certains mots. Celui d’intégration, notamment…

Je lui préfère celui d’assimilation républicaine. Un Français assimilé n’est pas forcément quelqu’un qui a renoncé à ses origines culturelles. Il réclame simplement l’égalité des droits. Le mot d’intégration a été inventé pour refuser aux Algériens des droits que la République concédait à ses citoyens. On intègre des sujets, on assimile des citoyens. Et moi, je me considère comme un citoyen de ce pays. Le modèle dominant de la société française reste blanc et chrétien. J’appartiens à une minorité. À partir de là, soit je rejette le modèle dominant et deviens un marginal, soit je me construis à travers lui, je prends ses droits, ses devoirs et ses valeurs, parmi lesquelles la liberté d’être ce que je suis.

Que pensez-vous du débat sur l’identité nationale ?

C’est l’aveu que le modèle d’assimilation est grippé. Il faut que la France se sente bien faible pour s’embourber dans un tel débat… Éric Besson est un homme que j’apprécie sur un plan personnel, mais je persiste à croire que le débat qu’il parraine a été mal cadré. Maintenant que celui-ci a été lancé, laissons-le aller à son terme, mais fixons-lui des objectifs.

L’islam freine-t-il l’intégration ?

Non. La République est plus forte que l’islam, mais elle doit s’interdire toute intervention dans le domaine culturel ou religieux, sauf en cas d’atteinte à l’ordre public. Je suis choqué de constater chez un certain nombre d’intellectuels et de politiques une peur panique de l’islam. Alors que le désir de l’ensemble des musulmans est de vivre paisiblement dans ce pays et d’y exercer librement et dignement leur culte.

La burqa fait-elle partie de ce libre exercice du culte ?

Je comprends que le port de la burqa puisse choquer, mais il n’y a là rien de religieux. Ni même de communautaire. C’est un comportement social agressif, irritant, même si le trouble à l’ordre public n’est pas avéré. Il faut combattre cette apparence vestimentaire qui ne correspond pas aux usages et aux règles. Convaincre les intéressées que ce n’est là qu’obscurantisme. Mais faut-il une loi pour l’interdire ? Je ne le pense pas.

Le débat sur les quotas dans les grandes écoles suscite la polémique…

C’est une polémique qui ne rime à rien. Notre intention n’est pas de réclamer des quotas dans les grandes écoles, mais des indicateurs de démocratie sociale. Le nombre des boursiers en est un. Et ce n’est pas parce qu’il y aura davantage de boursiers dans ces établissements que cela affectera leur niveau.

Êtes-vous sur la même longueur d’onde que Fadela Amara ?

Je sais que sa tâche est difficile, mais je ne partage pas son analyse de la société française. Par exemple, je ne pense pas qu’il y ait de la violence dans les quartiers. De la délinquance, des effractions, oui. Mais de la violence, non. Jamais un policier français n’a été tué dans une cité.

Source : Jeune Afrique


Les échanges de services du Maroc avec le reste du monde, portant essentiellement sur le tourisme, le transport, les communications et les centres d'appel, ont dégagé en 2009 un excédent estimé à 41,2 milliards de dirhams (MMDH) contre 51,5 MMDH une année auparavant, selon l'Office des changes.

Les recettes au titre de ces services ont atteint quelque 97,6 MMDH en baisse de 5,6 pc, alors que les dépenses se sont élevées à 56,3 MMDH en hausse de 8,6 pc, précise l'Office qui vient de publier les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du Maroc.

Concernant le secteur du tourisme, qui a évolué en 2009 dans un contexte de crise internationale, les recettes voyages ont atteint 52,8 MMDH, pour afficher une baisse de 5 pc par rapport au niveau enregistré en 2008.

Les recettes touristiques ont progressé par contre de 8,9 pc par rapport à la moyenne des années 2004 à 2008, soit 48,5 MMDH, souligne la même source.

Pour leur part, les dépenses voyages ont augmenté de 2,8 pc à environ 8,7 MMDH en 2009. La balance voyages fait ainsi ressortir un excédent de 44 MMDH contre 47 MMDH.

Par ailleurs, les recettes générées par les services de transport et de communication et par les centres d'appel ont atteint respectivement 16 MMDH (-16,6 pc), 5,4 MMDH (+9,8 pc) et 3,3 MMDH (+13 pc).

Il ressort également des statistiques de l'Office un recul de 5,3 pc des transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l'étranger (MRE), qui ont atteint environ 50,2 MMDH au terme de 2009 contre 53 MMDH une année auparavant.

Les recettes MRE ont enregistré une hausse de 7,3 pc en comparaison avec la moyenne des recettes des années 2004 à 2008.

Pour leur part, les recettes au titre des investissements et prêts privés étrangers ont accusé une baisse de 26,1 pc, passant de 35,3 MMDH en 2008 à 26 MMDH en 2009, précise la même source.

Par nature d'opération, les investissements directs ont participé à hauteur de 73,4 pc dans le total de ces recettes. Les investissements de portefeuille et les prêts privés y ont participé respectivement pour 14,3 pc et 12,3 pc.

Source : La Vie eco/MAP

La 16ème édition du salon "Maghreb des livres" se tiendra, les 6 et 7 février à Paris, avec la participation de 130 auteurs maghrébins et étrangers, dont une dizaine d'écrivains marocains qui y présenteront leurs dernières oeuvres.

Parmi les auteurs marocains, on note la présence notamment du Prix Goncourt 2009 de la poésie, Abdelatif Laâbi, de la poète Siham Bouhlal, des romanciers Fouad Laroui, Mahi Binebine, Mohamed Nedali et Hayat El Yamani, ou encore de l'essayiste et ancien ministre de l'Economie et des finances, Fathallah Oualalou.

Organisé par l'association culturelle franco-maghrébine "Coup de Soleil", le salon propose un riche programme avec une librairie répertoriant tous les titres publiés en 2009, relatifs au Maghreb et à l'intégration, des livres en langue française, arabe et amazighe, des séances de dédicaces pour quelques 120 auteurs, des entretiens, des lectures, des tables rondes, des rencontres et des cafés littéraires, entre autres.

Cette année, le salon met à l'honneur l'Algérie avec des hommages à trois grands écrivains de ce pays: Albert Camus, disparu, il y a 50 ans, Kateb Yacine, il y a 20 ans et Rachid Mimouni, il y a 15 ans.

Au programme des rencontres, figurent six tables-rondes, traitant notamment de l'éducation, l'histoire, l'intégration et la littérature.

Le programme prévoit aussi l'exposition "Générations: un siècle d'histoire culturelle des Maghrébins en France", conçue et réalisée par Driss El Yazami, président du Conseil de la Communauté marocaine à l'Etranger (CCME), et qui se déroule de novembre 2009 à avril 2010.

Le salon vise à mettre en valeur l'ensemble de la production éditoriale relative au Maghreb "de là-bas" et au Maghreb "d'en France", qu'il s'agisse de littérature (roman et poésie) bien sûr, mais aussi des essais, bande dessinée, beaux-livres, etc., parus dans le courant de l'année 2009.

Source : MAP

La 16è édition du salon "Maghreb des livres" se tiendra, les 6 et 7 février à Paris, avec la participation de 130 auteurs maghrébins et étrangers, dont une dizaine d'écrivains marocains qui y présenteront leurs dernières oeuvres.

Parmi les auteurs marocains, on note la présence notamment du Prix Goncourt 2009 de la poésie, Abdelatif Laâbi, de la poète Siham Bouhlal, des romanciers Fouad Laroui, Mahi Binebine, Mohamed Nedali et Hayat El Yamani, ou encore de l'essayiste et ancien ministre de l'Economie et des finances, Fathallah Oualalou.

Organisé par l'association culturelle franco-maghrébine "Coup de Soleil", le salon propose un riche programme avec une librairie répertoriant tous les titres publiés en 2009, relatifs au Maghreb et à l'intégration, des livres en langue française, arabe et amazighe, des séances de dédicaces pour quelques 120 auteurs, des entretiens, des lectures, des tables rondes, des rencontres et des cafés littéraires, entre autres.

Cette année, le salon met à l'honneur l'Algérie avec des hommages à trois grands écrivains de ce pays: Albert Camus, disparu, il y a 50 ans, Kateb Yacine, il y a 20 ans et Rachid Mimouni, il y a 15 ans.

Au programme des rencontres, figurent six tables-rondes, traitant notamment de l'éducation, l'histoire, l'intégration et la littérature.

Le programme prévoit aussi l'exposition "Générations: un siècle d'histoire culturelle des Maghrébins en France", conçue et réalisée par Driss El Yazami, président du Conseil de la Communauté marocaine à l'Etranger (CCME), et qui se déroule de novembre 2009 à avril 2010.

Le salon vise à mettre en valeur l'ensemble de la production éditoriale relative au Maghreb "de là-bas" et au Maghreb "d'en France", qu'il s'agisse de littérature (roman et poésie) bien sûr, mais aussi des essais, bande dessinée, beaux-livres, etc., parus dans le courant de l'année 2009.

Source : MAP

Le projet MEDA II concrétise la politique commune du Maroc et de l'Union Européenne (UE) en matière de circulation des personnes, avec pour objectif d'intensifier la lutte contre toutes les formes d'immigration illégale, a indiqué, jeudi à Rabat, M. Jamal Rhmani, ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle.

S'exprimant lors de la cérémonie de clôture du projet pilote "Appui institutionnel à la circulation des personnes (MEDA II)", lancé en décembre 2005 et issu du partenariat entre le Maroc et l'UE, M. Rhmani a expliqué que grâce à ce projet "nos citoyens disposent dorénavant de procédés électroniques de communication, mais aussi de lieux ressources dans lesquels ils peuvent trouver des moyens documentaires et des conseillers spécialisés pour les informer sur les conditions réussies des migrations légales".

Pour sa part, M. Mohamed Ameur, ministre chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger, a indiqué que son département est disposé à prendre toutes les mesures nécessaires afin de jouer pleinement son rôle, garantir une articulation institutionnelle solide et permettre ainsi d'assurer la pérennisation des objectifs du projet MEDA II.

La mobilisation des MRE pour le développement du Maroc constitue un axe important dans la stratégie et le programme d'action du Gouvernement, a-t-il poursuivi, rappelant que les différents travaux et études réalisés sur cette thématique ces deux dernières années, ont démontré que la communauté marocaine à l'étranger constitue un capital humain de savoir et de savoir-faire à valoriser dans le cadre des vastes programmes et plans nationaux initiés dans différents domaines d'activités.

La communauté marocaine à l'étranger est un formidable moyen pour renforcer la coopération entre le Maroc et l'UE et rehausser le niveau de la coopération, décentralisée ou non gouvernementale, entre les régions de ces deux espaces, a ajouté M. Ameur.

De son côté, M. Eneko Landarburu, ambassadeur, chef de la Délégation de la Commission Européenne à Rabat, a fait savoir que l'Union Européenne est engagée dans un projet ambitieux qui nécessite la consolidation des rapports avec le Maroc, pour assurer la sécurité et la prospérité de la région méditerranéenne .

Ce projet est très intéressant dans la mesure où la question de la migration touche la liberté et la circulation des personnes, a-t-il ajouté, précisant qu'il constitue "l'illustration de nos rapports et nos projections et rentre dans notre stratégie de lutte contre l'immigration illégale".

Le projet MEDA II a fait de l'ANAPEC, selon le diplomate européen, un partenaire crédible et un interlocuteur de confiance auprès du patronat de l'Europe et a permis de prendre en considération les droits des migrants dans les pays d'accueil et après le retour à leur pays d'origine.

Le directeur général de l'ANAPEC, M. Hafid Kamal, a indiqué, quant à lui, que l'ANAPEC a été digne de la confiance de ses partenaires à l'international, alors que "s'est installée publiquement au Maroc la certitude qu'il existait une façon légale, sécurisée, honnête et transparente d'aller travailler à l'étranger".

Sur la question des migrations, a-t-il noté, "la confiance s'est instaurée avec nos partenaires du projet, français, espagnols et belges avant de s'étendre à d'autres pays européens, comme l'Allemagne, l'Irlande et l'Italie".

Le projet MEDA II, qui a débuté en 2005, constitue un modèle pionnier en matière de gestion des flux migratoires, en ce sens qu'il met à la disposition des candidats à la migration et des entreprises d'accueil, un cadre juridique approprié outre des services avant, au cours et au terme de l'opération de migration, ainsi que des garanties mutuelles.

Ce projet, réalisé avec un appui financier de 7,74 millions d'euros, a bénéficié en 2006 à 2.300 personnes et plus de 12.000 autres en 2008.

Source : MAP

Une manifestation scientifique centrée sur la chanson et la musique kabyles, mais aussi sur les acteurs culturels que sont les interprètes, compositeurs, paroliers, ainsi que les producteurs et diffuseurs, en prenant en compte le point de vue des acteurs et celui des récepteurs. Des études portant sur des parcours d’artistes – plus que sur des portraits –, sans considération de thème ou de genre, permettront  à nombre d’entre eux de sortir de l’ombre dans laquelle ils ont souvent été plongés, par oubli ou par méconnaissance…Suite

Une femme fonctionnaire, agent de surveillance de Paris (ASP), suspendue de ses fonctions pour avoir porté le voile islamique simple dans un service de police, et qui devrait comparaître jeudi matin devant le conseil de discipline, a demandé le report de celui a-t-on appris de source policière.

La décision de report a été prise à l'unanimité a-t-on indiqué et la date du prochain conseil de discipline n'a pas été précisée.

Nora B., a été suspendue en novembre 2009 par le préfet de police de Paris après avoir été à plusieurs reprises admonestée par sa hiérarchie.

Affectée dans le XIème arrondissement de Paris et chargée de la régulation de la circulation dans la capitale, elle portait dans le service de police où elle est affectée le voile simple (non intégral). Elle a toujours refusé de l'enlever.

Source : La Croix/AFP

Le tribunal d'Amsterdam s'est déclaré compétent mercredi pour juger Geert Wilders, député néerlandais d'extrême droite et réalisateur du film anti-islam "Fitna", poursuivi pour incitation à la haine et à la discrimination envers les musulmans.

Le tribunal d'Amsterdam s'est déclaré compétent mercredi pour juger Geert Wilders, député néerlandais d'extrême droite et réalisateur du film anti-islam "Fitna", poursuivi pour incitation à la haine et à la discrimination envers les musulmans.

"Le tribunal est l'instance compétente pour examiner ce qui vous est reproché", a déclaré le président Jan Moors à l'adresse du député.

"Ce sont des délits normaux qui sont reprochés à M. Wilders", a-t-il ajouté, en indiquant qu'ils n'avaient pas été commis dans l'exercice de ses fonctions de député.

La défense avait contesté la compétence du tribunal, lors d'une audience de procédure le 20 janvier, estimant que M. Wilders devait être jugé par la cour de cassation, seule habilitée à poursuivre les élus pour des délits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

"L'immunité parlementaire ne s'étend pas à ce qu'un député a dit ou écrit en dehors du parlement", a souligné le tribunal qui a suivi les arguments avancés par le parquet.

M. Wilders, 46 ans, chef du Parti de la liberté (PVV, 9 députés sur 150), est accusé d'insultes envers les musulmans pour avoir comparé leur religion au fascisme dans son court-métrage "Fitna", mis en ligne en mars 2008, et demandé l'interdiction du Coran, qu'il compare au "Mein Kampf" d'Adolf Hitler.

Il a déploré à l'issue de l'audience que le tribunal ne lui offrait pas "un procès équitable", tout en se disant "fâché, déçu mais combatif". "Je vais me battre comme un lion jusqu'à ce que je sois acquitté", a-t-il dit devant la presse. "Je sais que j'ai dit la vérité et que je n'ai rien dit de répréhensible".

Le tribunal a accepté d'entendre comme témoins au procès trois islamologues, sur les 18 témoins qu'avait réclamés la défense, dont l'assassin du cinéaste Theo van Gogh, tué au nom de l'islam radical en 2004 à Amsterdam.

"Le tribunal n'a retenu que trois témoins : il n'est en toute vraisemblance pas intéressé par la vérité. Je ne peux pas me défendre", a réagi Geert Wilders, qui encourt jusqu'à un an de prison ou 7.600 euros d'amende, mais pas de peine d'inéligibilité.

Le tribunal a suspendu l'audience mercredi sans fixer de date pour l'examen sur le fond de l'affaire.

Le 21 janvier 2009, la cour d'appel d'Amsterdam, saisie par des dizaines de plaignants, avait ordonné au parquet de poursuivre M. Wilders. Le parquet avait classé sans suite en 2008 les plaintes contre M. Wilders, estimant que le film et les déclarations du député s'inscrivaient "dans le cadre du débat public".

Source : Le Matin.ch

Détenue depuis le 19 janvier au centre de rétention administrative de Lyon, une Marocaine de 18 ans devrait être expulsée jeudi 4 février à 9 heures vers le Maroc. Sa soeur jumelle a échappé à l'arrestation et se cache avec le soutien du Réseau éducation sans frontières (RESF).

"J'ai peur, et je pleure tout le temps", raconte Salima Boulazhar que Le Monde a pu joindre par téléphone au centre de rétention. "Je n'ai pas de famille au Maroc, je ne me souviens presque plus de ce pays que nous avons quitté avec ma soeur quand nous avions 13 ans. Je ne sais même plus ni lire ni écrire l'arabe."

Abandonnées par leurs parents, Salima et Salma ont été élevées au Maroc par leur grand-mère jusqu'au décès de celle-ci. Elles ont ensuite été recueillies par l'une de leurs tantes qui habite Clermont-Ferrand. "Quand elles sont arrivées en France, elles avaient un niveau scolaire très faible", raconte Marie Guillerminet, de la Ligue des droits de l'homme. "Mais elles se sont accrochées, ont appris le français, et ont réussi à entrer en apprentissage." L'une et l'autre préparent un CAP dans la restauration.

Ce parcours d'intégration s'est interrompu le 27 juillet, quand l'administration a refusé de leur délivrer un titre de séjour. "Nous avons contesté ce refus devant le tribunal administratif de Clermont-Ferrand, qui n'a toujours pas rendu sa décision", explique Me Bertrand Chautard, l'avocat des jeunes filles. "Depuis le 27 juillet, il ne s'est rien passé de particulier et je ne comprends pas ce soudain emballement qui a conduit à l'arrestation de Salima à son domicile. Ce ne sont pas des gamines qui troublent l'ordre public ! La préfecture aurait pu attendre la décision du tribunal administratif avant de demander leur arrestation. C'est certes légal, mais cette attitude ne respecte pas l'Etat de droit et fait peu de cas du contrôle exercé par le juge administratif."

Mercredi 3 février, RESF devait demander une nouvelle audience à Patrick Stéfanini, préfet d'Auvergne et du Puy-de-Dôme et ancien secrétaire général du ministère de l'immigration. "Notre demande est simple : nous voulons la régularisation", explique Rafael Maniez, de RESF.

Contacté par Le Monde, M. Stefanini a fait savoir qu'il ne souhaitait pas "s'exprimer pour le moment".

Alors que la mobilisation en faveur de Salima et de Salma prend de l'ampleur à Clermont-Ferrand, RESF a été saisi d'un nouveau cas d'expulsion à l'encontre d'un Marocain de 21 ans en situation irrégulière. Youssouf Ahanssal, élève d'un lycée professionnel clermontois, a été arrêté lundi 1er février. Le lendemain, à l'issue de sa garde à vue, il s'est vu signifier un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière.

Cette décision a conduit des élèves de son lycée à manifester leur soutien, sous les yeux de Claire Chazal et Jean-Pierre Foucault qui visitaient l'établissement dans le cadre de la Fondation TF1. A la différence de Salima Boulazhar, Youssouf Ahanssal bénéficiera d'un sursis de quelques mois. Mardi après-midi, la préfecture du Puy-de-Dôme a en effet fait savoir qu'il avait été "assigné à résidence pour qu'il puisse terminer l'année scolaire".

Source : Le Monde

Les discussions engagées par la France et le Mali pour négocier un "accord de gestion concerté des flux migratoires" ont de nouveau achoppé sur la question de la régularisation des sans-papiers maliens en France, a-t-on appris mercredi de source officielle à Bamako.

"Nous ne sommes pas arrivés à finaliser les discussions en vue de la signature d?un accord sur la gestion des flux migratoires entre nos deux pays", a déclaré à l?AFP un responsable du ministère chargé des Maliens de l?extérieur, après le séjour au Mali d?une délégation de responsables français.

Selon le compte rendu de la rencontre, dont l?AFP a pu se procurer une copie, "c?est essentiellement sur le chapitre de +la régularisation des sans-papiers maliens vivant en France+ qu?il n?y a pas d?accord".

Selon le même document, le Mali demande que chaque année, 5.000 de ses ressortissants en situation irrégulière en France obtiennent des papiers, tandis que Paris n?est disposé à en régulariser que 1.500.

"Les deux parties ont décidé de laisser ce dossier à l?appréciation des ministres français et malien en charge des questions liées à l?immigration", selon le document.

Un membre du comité franco-malien chargé du dossier a déclaré à l'AFP: "Mon impression, c?est que la France est décidée à aller vite, quitte à utiliser le bâton et la carotte".

Il s'agissait de la sixième rencontre entre les deux parties pour tenter d?obtenir un "accord de gestion concertée des flux migratoires", que Paris a déjà signé avec plusieurs autres pays africains.

Fin mars, le président malien Amadou Toumani Touré s'était entretenu à Bamako avec le ministre français de l'Immigration, Eric Besson. Le chef de l'Etat malien avait alors déploré des "divergences": "Pendant que nous parlons de régularisation de nos compatriotes (immigrés sur le territoire français), la préoccupation de la France reste le retour au pays", avait-il dit.

La communauté malienne en France (ancienne puissance coloniale) est estimée à 120.000 personnes, dont 45.000 en situation régulière, généralement dans des emplois peu qualifiés et éprouvants.

Source : AFP

Du calendrier confus du débat se dégage une date: lundi 8 février, pour un séminaire gouvernemental censé «tirer les conclusions».

Débat identité nationale, fin annoncée ? Pas exactement. Repris en main par François Fillon, le laborieux «grand débat» lancé le 2 novembre par le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale fera l'objet d'un séminaire gouvernemental, lundi 8 février. Au lieu du colloque prévu le 4 février, définitivement enterré donc. Une modification d'agenda intervenue «compte tenu de l’ampleur prise par le grand débat», a justifié le ministère il y a quelques jours.

Il s'agira lundi, a expliqué le Premier ministre ce matin sur Europe 1, de «tirer les conclusions»: «Nous allons examiner l’ensemble des propositions qui ont été faites tout au long de ce débat et puis on va sélectionner celles qui méritent d’être mises en œuvre et qui justifient des décisions.»

«Chaque ministre devra dire ce qu’il pense des propositions qui ont été faites.» Que se passera-t-il en cas de désaccord de l’un d’eux? «Il le dira, les ministres sont libres de parole et vous avez pu le constater depuis deux ans et demi», a rétorqué le Premier ministre.

Suivra, en principe, un arbitrage présidentiel, que Besson avait annoncé il y a un mois pour «la première quinzaine de février».

Ce qui n'empêchera pas le débat de se poursuivre «jusqu'à fin 2010, bien au-delà des élections régionales», ainsi que l'avait annoncé le ministre. Et tant pis si selon un sondage récent, seuls 22% des Français le jugent constructif.

Source : Libération.fr

Le secrétariat au logement est prié de revoir un décret de 2008 imposant des conditions de résidence pour les étrangers non communautaires pour invoquer le droit au logement.

La loi sur le droit au logement opposable est «discriminatoire», juge ce mercredi la Halde. En cause : un décret de septembre 2008, complétant la loi Dalo du 5 mars 2007, et imposant des conditions de résidence pour les étrangers non communautaires pour invoquer le droit au logement.

La loi Dalo impose en effet à l'Etat l'obligation de loger «toute personne résidant sur le territoire français de façon régulière» qui n'est pas en mesure d'accéder à «un logement décent et indépendant» par ses propres moyens ou de s'y maintenir.

Pour les ressortissants de l'Union européenne, la loi Dalo s'applique dans les mêmes conditions que pour les nationaux. En revanche, pour les étrangers non communautaires, le décret ajoute des conditions: soit être titulaire d'une carte de résident ou équivalent (réfugiés, personnes justifiant d'une résidence continue et régulière d'au moins 5 ans en France, etc.). Soit justifier d'au moins deux années de résidence ininterrompue en France sous couvert de certains titres de séjour, renouvelés au moins deux fois.

En pratique donc, les étrangers relevant de cette seconde catégorie ne peuvent pas se prévaloir du droit au logement pendant deux ans, et ce quels que soient l'urgence de leur situation ou le délai anormalement long fixé dans le département concerné.

Encore faut-il qu'il y ait des logements disponibles...

Dans ses attendus, la Halde estime que «la condition de résidence préalable de 2 ans (...) apparaît comme un traitement défavorable fondé sur la nationalité qui n'apparaît pas justifié et proportionné à l'objectif poursuivi par la loi Dalo qui est de garantir le droit à un logement décent pour les personnes les plus démunies».

La Halde demande au secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, «d'abroger cette restriction contraire à la Constitution et aux engagements internationaux de la France».

Jean-Baptiste Ayrault, président de l'association Droit au logement (Dal) voit là «une avancée», même si «tout être humain qu'il ait ou pas des papiers, devrait avoir droit à un toit et pas dormir dans la rue.»

Quand bien même le gouvernement se plierait à la délibération de la Halde, ce droit au logement opposable sera-t-il appliqué? Si Jean-Baptiste Ayrault se refuse à qualifier la loi Dalo «d'échec», il reconnaît que «15 000 ménages ont été relogés, autant voire plus sont toujours en attente... Faute de logement disponible.» Il conclut : «la loi a reconnu le droit au logement ; à charge au gouvernement de se donner les moyens pour la respecter.»

Source : Libération.fr

La Suisse et le Kosovo ont signé mercredi à Berne un accord de réadmission qui pourrait concerner quelques dizaines de personnes à l'heure actuelle.

L'accord a été signé mercredi par la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf et le ministre kosovar de l'Intérieur, Zenun Pajiziti. (Photo: Reuters)

Des ONG demandent à l'Office fédéral des migrations (ODM) de renoncer à renvoyer dans ce pays des Balkans des membres de minorités, notamment les Roms.

L'accord a été signé mercredi par la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf et le ministre kosovar de l'Intérieur, Zenun Pajaziti, en visite officielle de travail en Suisse, a constaté l'ATS. Les deux pays ont également signé un protocole d'entente sur un partenariat migratoire.

Dans un communiqué commun, l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR), Amnesty International (AI), la Société pour les peuples menacés et Humanrights.ch/MERS appellent à ne pas renvoyer des membres des communautés rom, ashkali et égyptienne.

La situation des Roms au Kosovo «est toujours caractérisée par la discrimination, les menaces et les tracasseries», écrivent ces ONG. Les attaques contre eux ont nettement augmenté depuis juillet dernier. Ils manquent de logements, d'emplois et leur liberté de mouvement est restreinte, selon les ONG. Plusieurs d'entre eux vivent dans des camps, dont certains à Mitrovica sont contaminés au plomb.

La diaspora kosovare en Suisse est forte d'environ 170 000 personnes. La majorité est au bénéfice d'un permis de séjour. Un certain nombre de personnes, déboutées de l'asile ou en situation irrégulière, sont susceptibles d'être renvoyées.

Depuis le 1er avril, le Kosovo, dont la Suisse a reconnu l'indépendance, fait partie des pays considérés comme sûrs par le Conseil fédéral.

Source : 20 Minutes.ch

Le bureau de l'Association des Ombudsmans de la Méditerranée (AOM) a décidé, mardi 2 février à Paris, d'appuyer la proposition marocaine appelant les Nations unies à reconnaître pleinement le rôle de l'Institution du médiateur en matière de protection des droits de l'Homme.

Lors d'une réunion présidée par Moulay M'hamed Iraqi, Wali Al Madhalim et président de l'AOM, en présence notamment de MM. Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République Française, et Mujica Herzog, Défenseur du Peuple Espagnol, les membres du bureau se sont engagés à ne ménager aucun effort, en usant de toutes les voies possibles, pour promouvoir l'initiative marocaine afin qu'elle soit adoptée lors de la 65ème Assemblée Générale de l'ONU.

Le bureau a également adopté l'ordre du jour de la quatrième rencontre de l'AOM qui aura lieu les 14 et 15 juin prochain à Madrid, sous le thème: "La problématique de l'immigration et le rôle des Ombudsmans dans la gestion de ce phénomène".

L'accent sera mis lors de cette rencontre sur la "situation des personnes mineures en situation migratoire".

Les membres du bureau se sont aussi accordés de tenir des réunions préparatoires de cette rencontre au siège de l'Association à Tanger et de le doter de la documentation nécessaire à son rayonnement.

Cette réunion du bureau de l'AOM s'est tenue en marge d'un colloque réunissant pour la première fois autour de la défense des droits de l'Homme les médiateurs ou représentants des organisations des droits de l'Homme des pays de la Ligue arabe et du Conseil de l'Europe.

Cette rencontre, organisée par le Médiateur de la République français, l'Université Panthéon Assas (Paris) et la Johns Hopkins University (Washington), a appelé, dans sa déclaration finale, à instaurer des mécanismes de dialogue entre l'Europe et les Etats arabes dans le domaine des droits de l'Homme et à encourager la recherche et l'échange d'expériences en la matière.

Les participants ont aussi plaidé pour la promotion de la culture des droits de l'Homme dans les systèmes éducatif et universitaire et le renforcement du rôle de la société civile active dans ce domaine.

Lors de ce colloque, auquel ont pris part également MM. Robert Badinter , sénateur et ancien ministre français de la Justice, Alvaro Gil Robles, ancien Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe et ancien Défenseur du peuple Espagnol, les participants se sont penchés sur les problématiques et les mécanismes relatifs aux droits de l'Homme à travers les différents instruments internationaux.

Source : MAP

Les centres italiens destinés à accueillir les demandeurs d'asile ou détenir les clandestins avant leur expulsion fonctionnent dans l'urgence et manquent cruellement de moyens, selon une étude présentée mardi à Rome par Médecins sans Frontières (MSF).

La coordinatrice médicale de MSF en Italie, Alessandra Tramontano, a dénoncé devant la presse "la pauvreté de l'assistance sanitaire", s'étonnant de "l'inaction des autorités sanitaires locales et nationales".

"Plus de dix ans après l'institution des centres pour immigrés en Italie, leur gestion semble encore inspirée par l'urgence. En général, les services fournis par ces centres semblent conçus dans l'optique exclusive de satisfaire à grand-peine les besoins de base", a indiqué l'organisation humanitaire dans un communiqué.

Ce qui n'est même pas toujours le cas: Mme Tramontano a cité en exemple l'absence dans certains centres de papier hygiénique ou de savon, ou encore la présence de rats.

"La gestion des centres pour immigrés apparaît en grande partie inefficace", a conclu MSF dans son rapport, en estimant que ces centres ne sont pas en mesure de fournir une protection et assistance aux personnes vulnérables.

L'ONG a demandé la fermeture des centres de Trapani (Sicile) et Lamezia Terme (sud), "totalement inadaptés à abriter décemment des personnes".

L'étude de MSF a été conduite dans 21 centres entre décembre 2008 et août 2009. L'ONG s'est vu refuser l'accès aux centres de Lampedusa et Bari (sud).

"Le climat est de plus en plus hostile pour les immigrés en Italie, comme l'ont démontré clairement les événements de Rosarno" (Calabre, sud), a estimé le directeur général de MSF Italie, Kostas Moschochoritis, devant la presse.

En janvier, des affrontements entre immigrés --des ouvriers agricoles africains employés pour la plupart illégalement pour ramasser oranges et mandarines-- et habitants de Rosarno ont fait plusieurs dizaines de blessés parmi les étrangers, victimes d'une véritable "chasse à l'étranger".

Source : Romandie/AFP

"A proposito de mis vecinos, Claves para convivir con la otra orilla" , (A propos de mes voisins, clés pour vivre avec l'autre rive) de l'arabiste espagnol, Juan Castilla, est une ode au dialogue et à la convivialité et une invite à une meilleure connaissance mutuelle entre Espagnols et Marocains.

"La culture Marocaine qui est tellement proche de nous (Espagnols), est en même temps, paradoxalement totalement inconnue de l'Espagnol lambda", assure d'emblée Juan Castilla qui n'est autre que le Directeur de l'Ecole des Etudes Arabes de Grenade depuis 2005.

Selon cet amoureux des Lettres Arabes, "il y a tellement de préjugés et de méfiance pour tout ce qui nous parvient de l'autre côté de la Méditerranée. Et justement, ce livre entend contribuer un tant soit peu à détruire ces préjugés en narrant l'histoire d'une famille Espagnole qui découvre de nouveaux voisins: une famille Marocaine.

Pendant que le mari, Pablo, préfère se confiner dans ses préjugés et refuse de découvrir les nouveaux arrivants, la femme, Carmen, par contre, poussée par la curiosité, décide de connaître ses nouveaux voisins et "leurs us et coutumes". Elle va découvrir alors et non sans surprise, une culture richissime, des traditions similaires à celles des espagnoles, une gastronomie exquise et une musique différente mis si envoûtante, bref, elle découvre "une culture arabe pleine de curiosités".

"L'idée d'écrire ce livre, qui est destiné au citoyen Lambda, est née de la nécessité de jeter la lumière sur un vieux topique : la peur de connaître l'autre nous empêche de nous rapprocher d'autrui ", affirme, dans des déclarations aux Médias espagnols, Juan Castilla qui se targue d'avoir nombre d'amis Marocains au Maroc et en Espagne.

" Nous devons admettre une réalité qui saute aux yeux : chaque jour, des personnes de l'autre rive viennent vivre en Espagne et il ne serait pas mal de conscientiser la société sur ce phénomène. Nous devons tous apprendre à vivre les uns avec les autres ".

Le livre, qui vient de paraitre aux éditions Almed, tente aussi d'apporter des éclairages sur la culture arabo-musulmane, sur les relations hispano-marocaines et cherche à démystifier certains préjugés qui façonnent les idées perçues sur les Marocains en Espagne.

"C'est un livre destiné à monsieur tout le monde pour qu'il apprenne plusieurs concepts sur la culture marocaine, sur la religion musulmane et sur les Marocains de façon générale. Des concepts qui sont totalement méconnus par la masse en Espagne ".

Pourquoi le racisme envers les Maghrébins est tellement patent en Espagne ?. Le livre tente également d'y apporter des réponses.

Selon son auteur, "il est curieux que lorsqu'on parle d'immigrant, l'Espagnol moyen pointe automatiquement du doigt les Maghrébins. Alors que les immigrés d'autres pays, on parle d'étrangers. Personne n'oserait appeler "Maure", une personnalité arabe de haut niveau et personne n'est raciste envers un footballeur comme Zidane, s'interroge Juan Castilla.

"Il est fort regrettable que dans les Médias Espagnols, le Marocain est toujours associé à l'immigration clandestine, à la drogue et aux délits de toutes sortes. Pourquoi ne parle-t-on pas des Marocains scientifiques, écrivains et musiciens entre autres. Pourquoi ne parle-t-on pas de ces Marocains qui maîtrisent les langues et qui sont mieux préparés que les Espagnols", s'indigne-t-il.

Il a, dans ce contexte, milité pour une meilleure connaissance de la langue arabe. "En plus d'étudier de façon approfondie la langue arabe, ce qu'il nous faut c'est une matière, un condensé de langue, d'histoire et de culture arabes, qui soit enseignée dans les écoles en Espagne. Ceci nous permettra de nous connaître et de comprendre un large pan de notre Histoire", a-t-il suggéré.

 

Source : MAP

Les «moutons noirs» sont de retour sous la Coupole. Ceux que l’UDC a choisis pour symboliser son initiative populaire «Pour le renvoi des étrangers criminels». Un support visuel qui a par ailleurs rimé avec victoire électorale en 2007. C’est aujourd’hui que la Commission des institutions politiques du Conseil des Etats décidera si elle présente un contre-projet direct, comme le souhaitent le PLR et le PDC. Le peuple aurait alors deux options dans l’isoloir.

La leçon des minarets

Pour mémoire: déposé en mars 2008, avec plus de 210 000 signatures réunies en un temps record, le texte de l’UDC prévoit une privation de titre de séjour en cas de condamnation par un «jugement entré en force pour meurtre, viol ou tout autre délit sexuel grave, pour un acte de violence d’une autre nature, tel que le brigandage, la traite d’êtres humains, le trafic de drogue ou l’effraction; ou s’ils (les étrangers) ont perçu abusivement des prestations des assurances sociales ou de l’aide sociale.» Un des buts est aussi d’unifier la pratique en Suisse en créant un mécanisme automatique.

Estimant élevées les chances de victoire de l’UDC devant le peuple, qui plus est juste avant les élections fédérales de 2011, le PDC et le PLR veulent offrir un vrai choix au souverain, le contre-projet indirect du Conseil fédéral étant jugé insuffisant. «L’acceptation de l’initiative sur les minarets a fini de convaincre les sceptiques, reconnaît le conseiller national Hugues Hiltpold (GE). Sur un thème aussi émotionnel, nous devons répondre à certaines préoccupations, mais en apportant des réponses respectant notre Etat de droit. Ce qui n’est pas le cas de «l’initiative sur le renvoi.» La semaine dernière, les deux partis ont successivement présenté leurs idées, allant toutes dans les sens d’un durcissement par rapport aux lois actuelles, mais plus précises sur les délits menant à un renvoi.

Majoritaires au Conseil des Etats, le PDC et le PLR devraient trouver un terrain d’entente ce matin en commission. Si le plénum suit lors de la session parlementaire qui débute en mars, cette victoire ne pourrait être que d’étape. Car au Conseil national, ces deux partis, même s’ils font bloc, auront besoin d’une trentaine de voix supplémentaires. Une mission quasi impossible.

Résistance au National

A l’opposition tactique de l’UDC devrait s’ajouter celle de la gauche. «Il ne faut tout simplement pas voter, tranche le président des Verts, Ueli Leuenberger (GE). L’initiative est incompatible avec le droit international.» Un avis partagé par son homologue du PS, Christian Levrat (FR). Ueli Leuenberger ajoute: «Il est inacceptable d’expulser quelqu’un de la 2e génération vers son pays d’origine, qu’il ne connaît pas, alors qu’il est le fruit de notre société. Il faut une gradation dans la gravité des sanctions.»

En refusant tout contre-projet direct, la gauche n’offre-t-elle pas un triomphe facile à l’UDC? «De toute façon, même cette alternative est une victoire de l’UDC, assène Ada Marra (PS/VD). On s’attaque aux étrangers en général, même de 2e ou 3e génération qui n’ont connu que ce pays, plutôt qu’aux vrais problèmes. C’est-à-dire par exemple à la lutte contre des réseaux criminels.»

Cantons souverains

- Aujourd’hui, le renvoi des étrangers est du ressort des cantons, que les expulsions relèvent du droit pénal ou non. En 2009, le canton de Vaud a ainsi renvoyé 111 étrangers pour des raisons pénales: 44 relevant de la Loi sur l’asile et 67 de la Loi sur les étrangers. Au total, Vaud a donc expulsé 585 personnes, pour des raisons pénales ou «ordinaires».

- A Genève, l’Office fédéral de la population n’est pas en mesure de chiffrer les personnes expulsées en raison de motifs pénaux. On sait seulement que 813 ressortissants étrangers ont été effectivement renvoyés de Suisse: 610 personnes relevaient du domaine de la Loi sur les étrangers (permis B, C) et 203 du domaine de la Loi sur l’asile. Ces chiffres comprennent donc les requérants d’asile déboutés, les délinquants de passage, les clandestins ainsi que les personnes qui ont perdu leur droit de séjour en Suisse. A ceux-là s’ajoutent 581 personnes dont le renvoi a été prononcé, mais dont l’exécution n’a pu être contrôlée (personnes disparues).

Source : Tribune de Genève

Deux voitures carbonisées mises tête-bêche contre un tas de pneus usagés. A la sortie de Rosarno, sur la route qui traverse la plaine calabraise en direction de Gioia Tauro, ce sont les seuls signes visibles des affrontements qui, les 9 et 10 janvier, ont opposé une partie des immigrés africains à des habitants de cette petite ville calabraise de 15 000 habitants. Non loin, deux policiers surveillent l'entrée d'un immense hangar où, par centaines, les Africains passaient la nuit pendant la saison de la récolte des agrumes. Un peu de repos entre deux journées de douze heures, payées 25 euros.

Aujourd'hui, plus personne ne vient plus trouver refuge dans ces courants d'air. "C'est étrange de voir Rosarno sans ses Africains", se désole Damiano, 16 ans, élève du lycée La Piria. Avec sa copine Erika, il avait organisé des cours d'alphabétisation pour les immigrés et un spectacle à Noël. "Les immigrés se trouvaient bien à Rosarno, assure-t-il. C'est seulement une petite minorité qui a voulu les chasser." "Nous avons prévenu les autorités régionales, locales. Photos à l'appui, rappelle Don Ennio Stamile, délégué régional de la Caritas pour la Calabre, l'organisation catholique internationale à laquelle l'Etat italien semble avoir délégué une partie de sa politique sociale. Les conditions de vie des immigrés étaient insupportables, un jour ou l'autre cela devait arriver. Mais personne ne nous a répondu."

En deux jours de violences, Rosarno est devenue le symbole de l'infiltration mafieuse dans l'agriculture locale, de l'intolérance à l'égard des étrangers, d'une forme d'esclavage moderne et de l'impuissance de l'Etat. Président de la République, premier ministre, parlementaires défilent en Calabre. On vient à Rosarno pour comprendre. Pourquoi, dans un pays qui a vu émigrer 27 millions de ses habitants à travers le monde, 1 500 Africains ont-ils été terrorisés puis chassés à coups de chevrotine et de manches de pioche ?

Alessandro Campi, directeur scientifique de la Fondation Farefuturo, proche de la droite, interprète les événements de Rosarno comme "un signal". "Mais, interroge-t-il, comment intégrer des étrangers alors que le pays n'a pas encore trouvé son identité 150 ans après la naissance de l'Etat italien ? Nous restons profondément divisés, immobiles, accrochés à nos identités locales. L'intégration suppose une mobilité sociale et une forme d'unité autour d'un projet." A ses yeux, la société italienne n'a "ni l'un ni l'autre". "Nous nous contentons de gérer les urgences dans une forme d'éternel présent."

A Rosarno, on a d'abord pointé le rôle présumé de la 'Ndrangheta (la mafia calabraise). Une enquête est en cours pour tenter de savoir si les familles mafieuses qui règnent sur l'économie locale n'ont pas volontairement provoqué la "chasse aux Noirs" de Rosarno pour faire déguerpir ces immigrés devenus inutiles, dès lors que les subsides de l'Union européenne rapportent plus aux exploitants que la vente des oranges, des mandarines et des kiwis. La faute à la Camorra (la mafia napolitaine) avait-on dit, également, quand, en septembre 2008, à Castel Volturno (Campanie), sept Africains avaient été proprement exécutés.

La faute de voisins excédés, avait-on entendu après les incendies, au printemps et à l'été 2007, de plusieurs camps roms à la périphérie de Naples et de Rome... L'explication est en partie vraie. Mais il a fallu un article du quotidien du Vatican, L'Osservatore Romano, le 11 janvier, pour mettre les pieds dans le plat : "Non seulement écoeurants, les épisodes de racisme dont la presse se fait l'écho nous ramènent à la haine muette et sauvage envers une autre couleur de peau que nous croyions avoir dépassée (...). Nous n'avons jamais brillé par notre sens de l'ouverture, nous Italiens du Nord au Sud."

Vérone, 260 000 habitants, dans la très riche Vénétie, à 1 000 km au nord de Rosarno. Ici, règne le parti anti-immigré de la Ligue du Nord. A l'hôtel de ville, Flavio Tosi, le jeune maire leghiste, élu en 2007 avec 60 % des voix, vient d'être condamné définitivement pour propos racistes à trois ans d'interdiction de meeting. Y aurait-il un lien de cause à effet entre son discours et celui de son parti et les événements de Rosarno "La Ligue n'existe pas en Calabre. Pourquoi voulez-vous que nous soyons responsables ?"

Pourtant, c'est bien ce parti, fort de quatre ministres dont celui de l'intérieur, qui multiplie les provocations racistes. La "criminalisation" de l'immigration clandestine, passible aujourd'hui de six mois de prison, c'est la Ligue. La légalisation des "rondes citoyennes" pour faire régner l'ordre et la tranquillité ? C'est elle. L'opération "Noël blanc" dans une petite ville de Lombardie pour recenser et expulser les immigrés clandestins avant les fêtes ? Encore elle.

La thématique électorale est gagnante : la Ligue pèse près de 30 % des voix dans certaines provinces du Nord et son influence gagne du terrain. "Pour la première fois en Italie depuis le fascisme, des formes de racisme sont assumées au sommet des institutions, explique Enrico Pugliese, sociologue à l'université La Sapienza, à Rome. Cette légitimation de la xénophobie conduit à des orientations violentes et de plus en plus explicites."

Dans la ville de Romeo et Juliette, les immigrés représentent 13 % de la population. Ils sont devenus invisibles, relégués dans les quartiers périphériques. La paix sociale, pour le maire, repose sur un seul pilier : la règle. "Le maire précédent était trop laxiste, explique-t-il. Il a laissé les immigrés s'installer partout, dans les parcs et les jardins de la ville. Les habitants avaient peur. Nous, nous avons multiplié les contrôles. Les étrangers doivent savoir qu'ils ne peuvent pas vivre chez nous comme ils vivaient chez eux. L'Italie n'est pas un pays raciste, mais ceux qui ne sont pas en règle doivent être punis."

Les punis, ces immigrés qui n'ont pour seuls papiers qu'un permis de séjour périmé et un avis d'expulsion, nous les retrouvons à Caserte (Campanie). La "Tente d'Abraham" est l'un de ces nombreux centres d'accueil pour quelques-uns de ces Africains qui sont parvenus à rejoindre l'Italie par la mer avant que la signature d'un accord de refoulement avec la Libye ne tarisse ce flux d'immigration. Coincé entre deux terrains vagues, ce bâtiment moche abrite 70 personnes alors qu'il est prévu pour en héberger une vingtaine. On y dort à 6 ou 8 par chambre.

Assim, arrivé du Togo il y a un an et demi, raconte : "Tous les jours, vers 4 h 30, nous nous rendons sur un des ronds-points de la ville. Les employeurs en bâtiment viennent nous prendre. D'autres fois, ce sont les exploitants des plantations de tabac. Les journées durent du lever du jour à la tombée de la nuit. Je suis payé 25 euros par jour." Le donneur de travail n'embauche jamais deux fois de suite les mêmes immigrés, de peur d'être reconnu et dénoncé. "Il vous arrive d'avoir des bons contacts avec eux ?", demande-t-on. "Ils nous prennent pour travailler, pas pour prendre de nos nouvelles", cingle Michel Djibo, un Ivoirien.

Sortir, avoir des contacts avec la population ? Trop risqué. Trop humiliant aussi. "Dans les bars, si on commande un café, il nous est servi dans un gobelet en plastique. Comme si on avait la maladie." Mamadou, Ivoirien, a des larmes plein les yeux : "La vie est trop difficile ici. Il faut un papier avant de pouvoir commencer à vivre, à travailler, à trouver un logement. Les Noirs vivent mal, mal, très mal. On est malheureux, emprisonnés. Les Italiens nous considèrent comme des chiens. Non, même pas. Les animaux sont mieux traités que nous." Gian Luca Castaldi, qui gère ce centre d'accueil, tente une explication : "Ce n'est pas forcément du racisme de la part des Italiens, mais de l'envie. Pour un jeune du coin, le maximum de l'ambition sociale est d'obtenir une indemnité de chômage. Ils voient arriver des types qui ont risqué leur vie pour faire des boulots dont eux ne veulent même pas. Au fond, ils envient leur courage."

Réduits à une forme d'esclavage, ces immigrés n'ont pas choisi l'Italie par hasard. Des secteurs entiers de l'économie, le bâtiment et l'agriculture, reposent sur l'exploitation des clandestins. Moins ils sont en règle, plus ils sont malléables et corvéables. "Les immigrés continueront à défier toutes les lois, même les plus restrictives, tant qu'ils sauront qu'en Italie il n'y a pas besoin de permis de séjour pour travailler", écrit l'économiste Tito Boeri, dans La Repubblica.

La situation ne fait qu'empirer. Alors que la loi prévoit un délai maximum de vingt jours pour obtenir le renouvellement du permis de séjour, les immigrés doivent désormais attendre entre cinq et dix-huit mois pour obtenir ce document. Volonté délibérée de la part de l'administration de laisser cette population dans la fragilité afin de l'exploiter davantage ? "La loi produit volontairement la clandestinité. C'est une forme de discrimination institutionnelle", répond Shukri Saïd, fondatrice de l'association Migrare, qui a mené une longue grève de la faim pour dénoncer les lenteurs de l'administration.

Directeur de l'institut d'études sociales Cencis, qui ausculte depuis plus de quarante ans la vie des Italiens, le sociologue Giuseppe de Rita assure, lui, que "les Italiens ne sont pas plus racistes que le reste des Européens confrontés à l'immigration, mais sont habités d'un sentiment de supériorité". "Les Napolitains, explique-t-il, ont essayé de rouler les Américains quand ils les ont libérés en 1943. Les Italiens s'imaginent toujours plus forts que les derniers arrivés."

Source : Le Monde

Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a refusé la nationalité à un ressortissant étranger qui oblige sa femme française à porter le voile intégral, un cas de figure sans précédent en France.

Cette décision intervient quelques jours après les conclusions d'une mission parlementaire préconisant d'interdire cet habit dans les lieux publics.

C'est la première fois que la naturalisation par le mariage est refusée pour ce motif, visant ainsi un conjoint pour l'obligation faite à son épouse de porter le voile intégral.

En juin 2008, le Conseil d'Etat avait rendu un arrêt confirmant le refus d'octroyer la nationalité française à une Marocaine portant le voile intégral, en stigmatisant une "pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française".

"Pour répondre à certaines rumeurs, Eric Besson confirme avoir contresigné et transmis aujourd?hui au Premier ministre un projet de décret refusant l?acquisition de la nationalité française par un ressortissant étranger marié à une Française", selon un communiqué du ministère.

"Il faut refuser l'accès à la nationalité française à tout homme qui impose à sa femme de porter le voile intégral", a préconisé M. Besson sur LCI. Il a souligné toutefois qu'il ne prétendait pas régler au travers de ce cas particulier un "problème plus global".

Interrogé sur ce cas, le ministre a évoqué un homme qui dit "très explicitement +je ne crois pas à la laïcité, je ne crois pas à l'égalité hommes-femmes, ma femme n'aura jamais le droit de se promener sans son voile intégral et je ne serrerai jamais la main d'une femme car la femme est un être inférieur+".

M. Besson a refusé de révéler l'identité et l'origne de ce ressortissant pour qu'il "ne soit pas stigmatisé" et "parce que d'autres membres de sa nationalité respectent scrupuleusement les lois de la République".

L'acquisition par un étranger de la nationalité française est soumise à un certain nombre de conditions, notamment son "assimilation à la communauté française" attachée aux principes de la laïcité et de l'égalité entre les hommes et les femmes.

Considéré comme un symbole de l'islam radical parfois porté par des femmes et des jeunes filles sous la contrainte du mari ou du père, le voile intégral n'est pas compatible avec ces valeurs, du point du vue du président Nicolas Sarkozy.

Le chef de l'Etat a déclaré à maintes reprises que la burqa et le niqab n'étaient "pas bienvenus en France" où sont concernées moins de 2.000 musulmanes, dont nombre de converties.

L'assimilation à la communauté française est vérifiée lors d'un entretien individuel que le demandeur doit avoir avec un agent de la préfecture, s'il réside en France, ou du consulat s'il se trouve à l'étranger.

C'est d'ailleurs les conclusions de cet "entretien préalable" qui a permis à M. Besson de prendre la décision qu'il vient d'annoncer, selon son communiqué.

En 2009, selon les chiffres officiels, 108.275 étrangers ont acquis la nationalité française, soit presque autant qu'en 2008 (107.000), des résultats qui placent la France en tête des pays européens pour l'acquisition de la nationalité.

La décision de M. Besson intervient quelques jours après les conclusions de la mission parlementaire sur le voile intégral préconisant son interdiction dans les lieux publics.

Selon un récent sondage, une large majorité de Français (57%) sont favorables à une loi interdisant le port du voile intégral.

Source : AFP

Si le volume global des transferts des Marocains résidant à l'étranger au Maroc a été multiplié par 3 entre 1993 et 2007, il a commencé à enregistrer des signes d'essoufflement depuis quelques années déjà.

Toutefois, la grande régression a été ressentie en 2008 depuis le début de la crise (les transferts ont baissé de 3%). Cette baisse a en effet dévoilé l'importance de la contribution de ces transferts de fonds, qui constituent aujourd'hui une source de financement importante pour l'économie nationale, dans le maintien des équilibres macro-économiques du pays et les finances de l'Etat. Ce constat a poussé le gouvernement à mettre en place une batterie de mesures pour atténuer les effets de la crise sur l'économie nationale. Le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, à l'instar des autres départements, a élaboré pour sa part un programme pour encourager les investissements des MRE au Maroc.

Ce programme qui avait démarré l'été dernier par la mise en place du fonds MDM pour encourager les investissements de la communauté marocaine résidant à l'étranger (CMRE) s'est poursuivi par l'élaboration d'une étude sur la stratégie de mobilisation de l'investissement de cette communauté.

Présentée vendredi dernier à Rabat par le ministre Mohamed Ameur, cette étude a dévoilé les difficultés et obstacles qui entravent le transfert par les MRE davantage de fonds vers le Maroc. Des difficultés qui concernent surtout le coût très élevé des transferts de fonds vers le Maroc et la réticence des MRE à investir dans des projets locaux. D'après ce document, la problématique des coûts des transferts est réelle pour la communauté des MRE surtout depuis le développement du mode «cash to cash» (parallèlement au mode de virement bancaire).

Ce dernier opère une ponction non négligeable sur le montant de transferts pouvant atteindre jusqu'à 32% du montant. La solution à ce problème nécessite donc, selon l'étude, la mise en place d'une stratégie qui impliquerait les opérateurs, les pouvoirs publics et la CMRE elle-même. D'après le ministère, il serait opportun d'examiner les voies et moyens de perpétuer la gratuité des transferts de fonds des MRE instauré cet été comme réponse partielle aux effets de la crise sur le volume des transferts des MRE. «Les opérateurs au Maroc, principalement les banques, ont un rôle majeur à jouer dans cette stratégie du fait qu'elles gèrent la plus grande partie de ces transferts et qu'elles ont une logistique propre ou adossée à leurs partenaires dans les pays d'accueil», souligne Mohammed Ameur. Autre question influençant le développement des transferts de fonds des MRE est la faiblesse de l'investissement productif. Cela est dû aux handicaps additionnels, d'ordre institutionnel, que rencontrent les investisseurs MRE tout au long du processus d'investissement au Maroc et l'insuffisance du temps nécessaire pour un MRE pour prospecter, préparer et réaliser un projet.

Ces obstacles provoquent d'après le ministre, la méfiance des candidats investisseurs MRE. La résolution de ces problématiques nécessitera donc l'élaboration et la mise en œuvre d'une stratégie qui s'appuiera sur les résultats de l'étude et impliquera tous les acteurs concernés pour réfléchir aux meilleurs moyens de faire des MRE des vrais acteurs et vecteurs de développement économique du Maroc. Ladite stratégie s'articulera autour de deux objectifs majeurs à savoir la pérennisation et l'amélioration du flux des transferts de fonds des MRE vers le Maroc et l'optimisation de l'emploi de ces fonds transférés par les MRE particulièrement dans des investissements productifs. « Si les pouvoirs publics sont tout naturellement les responsables de la gestion du secteur sur le plan de la stratégie institutionnelle et réglementaire, les banques en sont le principal interface dans le domaine des relations économiques entre les MRE et le Maroc. Elles sont aussi, dans leur activité propre, les premiers bénéficiaires des transferts des MRE et seront certainement les premiers à pâtir de toute baisse du volume de ces transferts. Toute stratégie doit donc nécessairement impliquer le secteur bancaire dans sa totalité», indique le ministre.

L'étude propose donc des mesures à mettre en place du côté public comme de celui privé. En ce qui concerne les pouvoirs publics, il est recommandé d'inciter les banques à opérer directement dans les pays d'accueil et d'impliquer les associations de micro-crédit dans la mobilisation et l'emploi des transferts des MRE. S'agissant du secteur privé, on propose aux banques de garantir une gratuité permanente des transferts ou l'octroi d'une prime d'encouragement destinée aussi à réduire le coût du transfert et renforcer l'épargne et l'ouverture du double compte, sans frais de fonctionnement, dans le pays d'origine et le pays d'accueil. Notons que cette rencontre était également une occasion pour faire le point sur l'état d'avancement de la mise en œuvre du mécanisme (le fonds) d'encouragement des investissements des MRE. Ainsi, les banques, les représentants du secteur privé et de la CCG ainsi que les représentants du secteur public se sont réunis pour parler des actions entreprises dans le cadre de la promotion et l'opérationnalisation de ce mécanisme.

Les transferts de fonds de la CMRE

A l'image de l'évolution démographique de la migration, le volume des transferts des fonds de la CMRE a enregistré une progression remarquable ces quinze dernières années passant de 18.261 millions de DH en 19993 à 55.000 millions de DH en 2007.
L'Europe qui accueillait plus de 86% de la CMRE en 2007, occupait la première place en termes de provenance avec 88% du montant total des transferts.

Cependant, le fait marquant de cette évolution des transferts reste la progression remarquable des transferts en provenance de l'Amérique qui sont passés de 985 millions de DH en 2000 à 3192 millions de DH en 2007, enregistrant un taux de progression de 241% contre un taux de progression du volume global des transferts de la CMRE de 139 % sur la même période.

Source : Le Matin

La 7è édition du festival Cinéma et Migrations se tiendra du 10 au 13 courant à Agadir avec, à l'affiche certains des derniers films marocains et étrangers traitant de l'immigration.

Le public aura rendez-vous avec de grandes productions marocaines et étrangères traitant du thème de l'immigration, notamment "Norteado" de Rigoberto Perezcano, "Harraga" et "Bab el web" de Merzak Allouach, "L'absence" de Mama Keita, "Parcours de réfugiés" de Ali Benjelloun, "Sin Palabras" de Othman Naciri.

Cette manifestation culturelle, organisée par l'association "Initiative Culturelle", rendra hommage à la comédienne marocaine, Naïma Lemcherki et au réalisateur français d'origine algérienne, Merzak Allouach.

Une caravane cinématographique, organisée par le Centre Cinématographique Marocain offrira des moments forts au grand public d'Agadir par la projection de nombreux films.

Parallèlement à ces projections, des experts, universitaires et chercheurs vont animer des conférences et rencontres autour des questions de l'émigration internationale, sa perception par les jeunes, la coopération culturelle inter-maghrébine et l'adaptation cinématographique des romans marocains.

Cette édition, qui se tient sous la présidence du ministre délégué chargé de la communauté marocaine à l'étranger, M. Mohamed Ameur, prévoit également un atelier cinématographique qui sera animé par le réalisateur marocain Mohamed Karrat au profit des étudiants épris du 7è art.

Une soirée de sensibilisation sur les abus sexuels contre les enfants est également programmée conjointement avec l'association "Touche pas à mon enfant" avec à l'affiche de nombreux artistes marocains.

Cette soirée sera suivie d'une projection du court-métrage "Silence à haute voix" du réalisateur Driss Idrissi.

Source : MAP

Eric Besson et l'UMP ont accusé lundi la gauche d'avoir décrédibilisé le débat sur l'identité nationale, après la publication d'un sondage montrant qu'une majorité des Français le jugeaient "peu constructif".

Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale a annoncé la tenue d'un séminaire gouvernemental "dans les 15 jours", à l'issue duquel le président Nicolas Sarkozy annoncera des décisions et des orientations sur ce thème controversé.

Tout en défendant le bilan du débat qu'il a orchestré depuis l'automne, Eric Besson a esquissé une ébauche d'autocritique, estimant avoir "peut-être (...) présumé de (s)es forces".

Il aurait sans doute fallu, a-t-il dit sur France Info, "dès le début créer une espèce de comité des sages". qui aurait permis "quand la polémique est partie" (...) que ce ne soit pas moi mais un certain nombre d'intellectuels de gauche, de droite, des vrais républicains, qui répondent à cela".

Selon un sondage Obea-Infraforces pour 20 Minutes et France Info publié lundi, 53,4% des Français estiment que ce débat voulu par l'Elysée a été organisé dans un but "électoraliste".

De plus, 63% des personnes interrogées disent penser qu'il n'a pas été constructif et 61% jugent qu'il n'a pas permis de définir ce qu'était "être français", ce qui est son but affiché officiellement.

Dans un entretien publié par le quotidien gratuit 20 Minutes, Eric Besson dit "comprendre" qu'une telle proportion de Français ne soient pas convaincus "quand j'observe les caricatures mensongères dont il a été la cible".

"POURRISSEMENT"

"Ceux qui avaient des intérêts dans ce tabou, soit pour nier les problèmes - c'est le cas d'une gauche angélique - soit pour conserver un monopole - c'est le cas d'une extrême droite xénophobe - se sont ligués", accuse-t-il.

Il juge en outre que la critique d'une instrumentalisation à des fins électorales "n'est pas à la hauteur du débat".

La gauche et des associations ont critiqué ce débat qui s'est, selon eux, focalisé sur la question de l'islam et de l'immigration et a parfois donné lieu à des dérapages racistes.

L'UMP a inversé l'accusation lundi, estimant que le Parti socialiste s'était contenté, depuis le lancement du débat, de faire "des propositions qui ne concernent que la situation des étrangers comme la régularisation et le droit de vote des étrangers".

"Je trouve cela regrettable", a déclaré le porte-parole adjoint de l'UMP, Fréderic Lefebvre, lors de son point de presse hebdomadaire. A ses yeux, le PS est coupable d'avoir "pourri" un débat "essentiel pour l'avenir" de la France.

"Nous dénonçons le matraquage et la démission de la gauche (...) Je regrette qu'il y ait eu un boycott, voire un pourrissement par la gauche et une partie des intellectuels de gauche parce que ce débat est essentiel et se déroule dans la plupart des pays du monde", a-t-il ajouté.

Fréderic Lefebvre a insisté sur un enseignement du sondage: deux Français sur trois (66,8%) disent ne pas souhaiter la suppression de ministère de l'Immigration.

Ce sondage montre "qu'il ne faut en aucun cas supprimer (le ministère) or c'est une demande de la gauche", a-t-il ajouté. "C'est une belle réponse des Français".

L'enquête d'Obea a été réalisée fin janvier par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 personnes constitué selon la méthode des quotas.

Source : Le Monde

Le CFCM (Conseil français du Culte musulman) a dénoncé lundi la profanation de la mosquée de Crépy-en-Valois (Oise) et réitéré sa demande d'une réflexion nationale sur l'islamophobie, dans un communiqué.

Des inscriptions islamophobes ont été peintes dans la nuit de samedi à dimanche sur le mur de l'enceinte de la mosquée de Crépy-en-Valois.

Le CFCM "lance un appel pressant aux autorités publiques pour mettre fin à cette série de profanations indignes et ignobles qui visent des lieux de prières et de recueillement". Depuis quelques mois, ajoute-t-il, "les profanations de mosquées se sont multipliées mettant en danger la cohésion nationale et le +vivre ensemble+".

Le CFCM "regrette que la mission parlementaire sur le port du voile intégral n'ait pas retenu dans son rapport final la demande de mise en place d'une mission d'information parlementaire sur la montée de l'islamophobie en France". Il réitère cette demande "à laquelle le président de la République avait apporté son soutien moral" quand il avait reçu les représentants du CFCM à l'Elysée en décembre dernier.

Source : La Croix/AFP

Plus de 60% des Français estiment que le débat débat sur l'identité nationale, lancé fin octobre par le gouvernement, n'est pas "constructif", selon un sondage. Plus de la moitié d'entre eux pensent en outre qu'il s'agit d'une "démarche électoraliste".

A la question "estimez-vous que le débat sur l'identité nationale a été constructif?", 22% des sondés ont répondu oui, 63% ont répondu non, tandis que 14% ne se sont pas prononcés.

Les sondés sont 53% à trouver que ce débat "est une démarche électoraliste", visant à mobiliser les électeurs de droite en vue des élections régionales de mars, tandis que 29% répondent non et 16% ne se prononcent pas, selon cette enquête d'opinion réalisée par Obea-InfraForces pour le journal 20 minutes et la radio France Info.

Ce débat a donné lieu jusqu'ici à des centaines de réunions publiques et à des forums sur un site internet consacré à ce sujet. Il s'agit d'y définir ce qu'est "être français".

Cette grande concertation est vivement critiquée par la gauche et même par certains membres de la majorité de droite, qui craignent une stigmatisation des immigrés, pour la plupart des musulmans originaires d'Afrique et du Maghreb.

En octobre, 54% des Français jugeaient que ce débat était "important".

Source : Romandie

La 16ème édition du Maghreb des livres se tiendra les samedi 6 et dimanche 7 février 2010 à la Cité nationale  de l'histoire de l'immigration. L’objectif de cette manifestation, organisée par l'association Coup de Soleil, est de mettre en valeur l’ensemble de la production éditoriale relative au Maghreb…Suite

(qu’il s’agisse de littérature, à travers les romans et la poésie, mais aussi des essais, de la bande dessinée, des beaux livres, etc.) et de multiplier les espaces de réflexion à travers des débats, des rencontres et des tables rondes.

Au cœur de la manifestation : le livre et les auteurs. Il s’agit des livres édités dans les 12 derniers mois en France, au Maghreb et ailleurs (ouvrages en langues française, arabe et tamazight) présentés au sein d’une grande librairie. 120 à 130 auteurs seront présents pour dialoguer avec leurs lecteurs et dédicacer leurs livres.

Outre le livre et les auteurs, le Maghreb des livres propose des espaces de débat et de réflexion : hommages, rencontres, tables rondes, cafés littéraires, sont programmés sur deux jours.

Cinq tables rondes, dont 2 sur l’Algérie, sont ainsi prévues portant respectivement sur l’actualité, l’histoire, l’intégration et la littérature, ainsi que trois hommages à des personnalités maghrébines où très liées à l’histoire franco-maghrébine.

Source : CNHI


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