samedi 20 juillet 2024 07:08

La "Maison Maroc en Catalogne", premier centre culturel du Royaume en Espagne, constituera un espace important pour la diffusion et la promotion de la culture et de la civilisation marocaines, a souligné, samedi à Barcelone, le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur.

Ce projet culturel, qui revêt une grande importance pour le Maroc et la Catalogne, contribuera, sans nul doute, à faire connaître le patrimoine riche du Royaume parmi les membres de la communauté marocaine établie dans cette région espagnole, mais également parmi les Catalans et les Espagnols, a ajouté M. Ameur dans une déclaration à la MAP au terme d'une réunion de travail avec les architectes de ce projet.

La "Maison Maroc en Catalogne" donnera un nouvel élan aux liens de coopération entre le Maroc et la Catalogne et contribuera à consolider les relations déjà excellentes entre les deux parties dans les domaines politique, économique et culturel, a-t-il souligné.

Ce projet culturel vient répondre également aux attentes de la communauté marocaine résidant dans cette région autonome espagnole, notamment dans le domaine culturel en vue de consolider l'attachement de cette catégorie à son pays d'origine, a-t-il indiqué, se félicitant de la collaboration du gouvernement catalan pour la réalisation de ce projet.

Lors de cette réunion, M. Ameur a mis l'accent sur l'importance de la dimension culturelle dans l'intégration des Marocains résidants à l'étranger dans le pays d'accueil, soulignant le rôle que peut jouer la "Maison Maroc en Catalogne" dans ce sens.

La Maison Maroc en Catalogne sera édifiée sur une parcelle de terrain à Montjuic, un quartier vital et stratégique de Barcelone, mise à la disposition du Maroc par la Mairie de Barcelone en vertu d'une convention signée récemment entre le ministère chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger et la Mairie de la capitale catalane.

Quelque 300.000 Marocains sont installés dans la région autonome de Catalogne, soit le tiers de l'ensemble de la communauté marocaine établie en Espagne.

M. Ameur effectue actuellement une visite de travail en Espagne (Andalousie, Valence et Catalogne) qui s'inscrit dans le cadre des rencontres régulières avec les Marocains résidant à l'étranger pour s'enquérir de leurs conditions et les informer des actions entreprises en leur faveur.

Source ; MAP

Quelque trente affiches représentant les diverses actions menées par le Consulat Général du Maroc à Strasbourg (nord-est de la France) depuis dix ans, ont été offertes à la capitale alsacienne et seront exposées au Centre administratif entre les 19 et 29 janvier, a annoncé samedi la mairie de la ville.

Ces affiches, réalisées à l'occasion d'expositions, de conférences ou de concerts, balayent une décennie de manifestations variées, mettant en valeur les richesses culturelles du Royaume ainsi que son implication dans des problématiques contemporaines telles que les Droits de l'Homme, le développement durable ou l'égalité des genres, ajoute la mairie de la capitale européenne dans un communiqué.

Ces multiples actions, organisées dans leur grande majorité à l'initiative du Consulat général du Maroc, témoignent de la vitalité des relations unissant le Maroc et la ville de Strasbourg, souligne-t-on de même source.

Strasbourg, qui vient de fêter le dixième anniversaire "d'un fructueux partenariat avec la ville de Fès", compte quelque 7.000 résidents marocains, deuxième population étrangère non européenne après la communauté turque.

Source : MAP

Associations de défense des droits et personnalités inauguraient ce samedi un "boulevard de la honte" à Paris.

SOS Racisme donnait rendez-vous à 14h30, samedi 16 janvier, face au 8 Avenue de Flandre à Paris (Métro Stalingrad), pour l'inauguration d'un "boulevard de la honte". A l'occasion de la "Journée des Expulsés", l'association comptait dénoncer "Eric Besson [et] sa politique migratoire mise en œuvre 'au service de la France'". "La politique du gouvernement déshumanise les étrangers", estime SOS Racisme, qui publie sur Nouvelobs.com un appel co-signé par la FIDL, l'UNEF, l'UNL, la Confédération étudiante, l'UEJF, les Jeunes Communistes et les Jeunes radicaux.


A la suite de l'inauguration devait également se tenir, à 15h30, un "Freeze contre les expulsions & lâcher de ballons" place de la Rotonde (Métro Stalingrad également). "Nous sommes de plus en plus nombreux à dénoncer ces atteintes aux droits humains" peut-on encore lire dans le communiqué. Devaient notamment être présents Amel Bent, Jean-Christophe Cambadélis, Sarah Forestier, Axelle Lafont et Firmine Richard.

Source : Nouvel Observateur

Eric Besson va proposer au président de la République d'instaurer une charte des droits et devoirs que les Français signeraient au moment de leur majorité. C'est ce que le ministre de l'immigration a déclaré vendredi soir lors d'un débat sur l'identité nationale à Marseille.

A la question d'un jeune homme sur l'opportunité de faire signer à chaque Français "une sorte de contrat commun (...) établissant des principes à la fois moraux et politiques qui constituerait un ensemble de règles et de droits", M.
Besson a répondu : "Tout jeune Français au moment où il bascule dans sa majorité à 18 ans et va recevoir sa carte d'électeur pourrait se voir proposer de signer un serment, une charte, quelque chose qui l'attache à la République", ajoutant que si "l'on est dans l'ordre du symbole, c'est un symbole qui peut toucher".

Quelque 200 personnes, toutes conviées par carton d'invitation, ont assisté à ce deuxième débat marseillais, organisé à la préfecture. La discussion a tourné davantage autour de l'intégration des immigrés et plus particulièrement des musulmans et maghrébins. Elle s'est déroulée dans le calme hormis une prise de bec qui a opposé des membres de l'assistance au maire UMP de la ville, Jean-Claude Gaudin, sur les démonstrations de joie des supporters de l'équipe d'Algérie de football après sa victoire contre l'Egypte.

A Marseille, "où la communauté musulmane est très forte nous faisons l'effort de formation, d'accueil, de recherche d'emplois et de logements pour que tout le monde soit traité de la même manière. Cependant nous voulons aussi la réciprocité. Quand il y a des matches de football, quand après il déferle 15.000 musulmans sur la Canebière et qu'il n'y a que le drapeau algérien, cela ne nous plaît pas", a déclaré M. Gaudin lors d'une rencontre avec des militants UMP précédant le débat. "Vous m'avez blessé, ma famille et les 200.000 musulmans qui vivent à Marseille", a déclaré un élu municipal d'origine algérienne. Une enseignante d'histoire-géographie s'est déclarée "heurtée par les propos tenus". "Nous ne sommes pas 15.000 musulmans mais 15.000 franco-algériens. Il y avait aussi de nombreuses personnes qui portaient les couleurs des drapeaux français et algérien et la fête s'est bien passée", a-t-elle affirmé.

Avant le débat, quelque 200 personnes ont manifesté contre sa tenue et pour réclamer la suppression du "ministère de l'indignité nationale" et la régularisation des 6.000 grévistes sans papiers, à l'appel notamment de La Cimade, de RESF, de la LDH et de syndicats.

Source : Le Monde

Après quinze ans de succès sur les scènes de festivals, l’artiste franco-marocaine attaque l’année 2010 avec son premier album : « Handmade », dont le clip a été réalisé par Tony Gatlif.

Elle s’engouffre dans un taxi. Direction la Maison de Radio France, pour l’enregistrement du Pont des artistes, émission phare de France Inter dont elle est l’invitée. Dur-dur, la nouvelle vie de révélation musicale, lorsque l’on a connu, quinze ans durant, le succès plus confidentiel des scènes underground et des festivals…

Courtisée par les médias français, Hindi Zahra, artiste franco-marocaine, enchaîne interviews et promotion. Et démarre l’année 2010 en fanfare avec la parution de son premier album, Handmade, dans les bacs le 18 janvier sous le label jazzy Blue Note (EMI). Dans la foulée, elle se produira à Cannes à l’occasion des MidemTalents 2010 (du 24 au 27 janvier) qui l’ont sélectionnée parmi 13 jeunes artistes prometteurs dotés d’un « potentiel à l’export ». Entretien.

Vous faites de la scène depuis l’âge de 16 ans, et vous sortez votre premier album à 30 ans. Avez-vous le sentiment d’un aboutissement ?

Non, plutôt d’une continuité. C’est la suite logique de mon parcours et je n’ai pas encore tout dit. Ce n’est pas un aboutissement puisque je n’en ai pas fini avec la musique.

En juin 2008, votre maquette était prête. Pourquoi avoir tant attendu pour sortir cet album ?

Parce que je porte plusieurs casquettes à la fois, en tant qu’arrangeuse, réalisatrice et productrice. Ça prend du temps d’assumer tous ces rôles. J’ai d’ailleurs loué un appartement pendant trois mois où je me suis enfermée pour ne me consacrer qu’à ça. C’était un temps qui m’appartenait et ça ne m’a pas paru long. Je tenais à produire l’album moi-même. J’ai donc signé un contrat sous licence avec Blue Note.

En 2008, vous nous confiez avoir été approchée par plusieurs labels. Pourquoi avoir choisi Blue Note ?

C’est un label que j’admire, qui a sorti de grands noms du jazz et beaucoup de musique instrumentale. Et puis, je connaissais un peu les gens de la maison puisqu’ils me suivent depuis plusieurs années. Surtout, ils me laissaient libre, ce qui est essentiel pour moi.

Pour votre premier clip, « Beautiful Tango », la réalisation a été confiée à Tony Gatlif. Comment s’est faite votre rencontre ?

D’abord, je suis une de ses fans. J’ai vu tous ses films ainsi que son spectacle aux Bouffes du Nord (à Paris, ndlr) qui rassemblait les musiciens de son film Exil, dont des gnaouis. Et j’avais déjà croisé le chemin de sa fille, qui m’avait filmée en concert. Avec Tony, on s’est rencontré en septembre 2009 et, en décembre, on tournait déjà le clip.

Sur les onze morceaux de Handmade, deux seulement sont en tamazigh, la langue berbère. Pourquoi pas davantage ?

J’avais envie de mettre en valeur la langue berbère, mais pas de faire tout l’album en berbère. Je ne suis pas une raïssa, une chanteuse traditionnelle. J’ai d’autres cultures en moi et je veux pouvoir toutes les exprimer. Mais je prépare d’autres chansons en berbère, qui est la langue des mes origines, celle dans laquelle j’ai grandi.

Qui sont vos musiciens ?

Il y a Thomas Naïm, guitariste, avec lequel je travaille depuis des années. Et nous a rejoint Abdenour Djemaï, qui a travaillé entre autres avec Cheikha Remitti et Enrico Macias.

Avec quels artistes aimeriez-vous collaborer par la suite ?

Je n’envisage rien, mais je rêve de travailler avec Tinariwen par exemple. Il y a aussi le groupe mauritanien Doueh, excellent et que j’adore. Nous avons déjà travaillé ensemble à l’occasion d’un festival à Dakhla au Maroc et je suis prête à remettre ça. Autrement, je travaille en ce moment avec El Tanbura, un groupe égyptien de Port Saïd qui puise dans la tradition soufie et qui joue notamment de la simsimiyya (une lyre à 5 cordes datant des Pharaons, ndlr). On prépare quelque chose ensemble pour un nouveau festival qui est sur le point de se créer. Mais chut, c’est encore un secret…

Source : Jeune Afrique

Le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur, a invité les associations des Marocains résidant à l'étranger à mettre en place des partenariats avec son département pour mieux servir les intérêts de la communauté marocaine.

Des partenariats entre le ministère chargé de la Communauté marocaine à l'étranger et les associations des Marocains expatriés, dans les domaines éducatif, social et culturel sont de nature à contribuer à mieux répondre aux attentes et aux préoccupations de cette catégorie, a souligné M. Ameur lors d'une rencontre, vendredi à Valence (est de l'Espagne), avec les représentants des associations marocaines et des ressortissants marocains établis dans cette région espagnole.

A cette occasion, le ministre a mis l'accent sur la nécessité d'engager un dialogue permanent avec les différentes composantes de la communauté marocaine résidant à l'étranger, qui ont grandement contribué au développement de leur pays d'origine dans plusieurs domaines.

Le ministre a, par ailleurs, passé en revue les différentes actions entreprises par son département au profit de la communauté marocaine résidant à l'étranger, faisant part de la solidarité du gouvernement marocain avec les MRE dans ces moments difficiles marqués par la crise économique qui frappe de plein fouet plusieurs pays européens, notamment l'Espagne.

M. Ameur a indiqué, à cet égard, que son département est disposé à aller de l'avant dans l'accompagnement des MRE, faisant savoir que le gouvernement a mis en place un programme ambitieux embrassant les aspects économique, administratif, social, culturel, juridique et éducatif pour améliorer la situation des expatriés marocains.

S'agissant de la question du Sahara, M. Ameur a appelé la communauté marocaine résidant à Valence à davantage de mobilisation pour faire face aux complots ourdis par les ennemis de la nation, visant à porter atteinte à l'intégrité territoriale du Royaume et au projet moderniste et démocratique du Maroc.

M. Ameur a, dans ce contexte, souligné la pertinence de la proposition marocaine d'accorder une large autonomie aux provinces du Sud, qui constitue une solution définitive et audacieuse à ce conflit artificiel, précisant que le projet de régionalisation avancée vient consolider le processus démocratique engagé par le Royaume sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI.

Lors de cette rencontre, qui s'est déroulée en présence du Consul général du Maroc à Valence, M. El Hassan Dahman, les représentants de la communauté marocaine à Valence ont réaffirmé leur disposition à défendre la cause nationale et à faire face aux manoeuvres visant à saper le processus démocratique au Maroc.

Cette rencontre a été également l'occasion d'exposer plusieurs problèmes rencontrés par les MRE en Espagne liés, notamment, au renouvellement des titres de séjour et à l'insuffisance des enseignants de la langue arabe.

M. Ameur, qui effectue du 10 au 17 janvier une visite de travail en Andalousie, à Valence et en Catalogne, s'est réuni auparavant avec plusieurs responsables, dont le président du gouvernement autonome d'Andalousie, M. José Antonio Grinan, la directrice de la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée, Mme Elvira Saint-Gerons Herrera et le vice-secrétaire général de l'UGT d'Andalousie, M. Dionisio Valverde.

Lors de son séjour en Espagne, M. Ameur a eu également des rencontres avec les représentants des associations marocaines et des ressortissants marocains établis à Seville, Algésiras et Almeria.

Cette visite s'inscrit dans le cadre des rencontres régulières avec les MRE initiées par ce département pour s'enquérir des conditions de ces derniers et les informer des actions entreprises en leur faveur.

Source : MAP

Une étude sur la communauté marocaine résidant à Almeria (Sud de l'Espagne) sera réalisée prochainement par l'Université de cette ville, en partenariat avec le ministère chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger.

Cette étude scientifique, qui sera menée par l'Observatoire de l'immigration relevant de l'Université d'Almeria, a pour objet de mieux s'informer de la réalité des Marocains établis dans cette région et leurs dynamiques d'intégration.

Une fois achevée, cette recherche servira de référence au ministère chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger dans l'élaboration des programmes visant l'accompagnement des Marocains et l'amélioration de leur image au sein de la société d'accueil.

Ce projet a fait l'objet d'une réunion, mercredi à Almeria, entre le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l'Etranger, M. Mohamed Ameur, et le président de l'Université, M. Pedro Molina, en présence du consul général du Royaume à Almeria, M. Rachid El Mougha.

M. Ameur a relevé, dans une déclaration à la MAP, qu'une attention particulière sera accordée au renforcement des relations de coopération entre l'Université d'Almeria et des établissements d'enseignement supérieur au Maroc, notamment ceux déjà liés par des accords de coopération avec l'université espagnole.

Les entretiens ont porté également sur les possibilités de soutenir les étudiants marocains inscrits à l'Université d'Almeria, en leur accordant des bourses dans le cadre du projet de l'étude sur la communauté marocaine dans cette région, a ajouté M. Ameur.

Le président de l'Université d'Almeria, l'une des plus prestigieuses d'Espagne notamment dans le domaine de la recherche agronomique, a affirmé, pour sa part, que cet établissement est disposé à accueillir des activités destinées surtout aux jeunes de nature à faire promouvoir la culture marocaine auprès de la société espagnole.

Dans le même contexte, M. Ameur s'est réuni également avec le maire d'Almeria, M. Luis Rogelio Rodriguez-Comendador.

Lors de cette réunion, il a été convenu d'organiser des Journées culturelles marocaines à Almeria, en partenariat avec le ministère chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger et avec la collaboration de l'université de la ville.

Le responsable espagnol a déclaré que la mairie d'Almeria est disposée à participer à l'organisation d'autres manifestations culturelles à l'attention des Marocains résidants dans sa ville.

Le ministre marocain s'est également entretenu avec le délégué du gouvernement central à Almeria, M. Andrés Heras, de la situation des immigrés marocains établis dans cette ville et sa région.

Les deux responsables ont souligné la nécessité de prendre en considération les conditions difficiles de certains ressortissants marocains, qui lors de la procédure de renouvèlement de leurs titres de séjour,se sont retrouvés au chômage à cause de la crise économique.

M. Ameur effectue du 10 au 17 janvier une visite de travail dans les régions d'Andalousie, de Valence et de la Catalogne, qui s'inscrit dans le cadre des rencontres institutionnelles de communication avec les MRE menées pour s'enquérir de leurs conditions et les informer des actions entreprises en leur faveur, ainsi que des derniers développements de la cause nationale.

Source : MAP

Seize locaux de rétention administrative en France ne remplissant pas des conditions d'accueil suffisantes pour les étrangers en situation irrégulière seront fermés, annonce le ministre de l'Immigration.

Dans un communiqué, Eric Besson estime que ces lieux ne remplissent pas les conditions d'un accueil "digne".

Sur une trentaine de centres de rétention ouverts en France, seuls sept répondaient à tous les critères d'équipements obligatoires, selon différents rapports remis ces dernières années au gouvernement.

Les locaux voués à la fermeture sont notamment implantés à Nancy, Rennes, Le Havre, Dieppe, Toulon, Laval, Auxerre, Reims, et Charleville-Mézières. Parallèlement, sept locaux de rétention administrative seront remis aux normes, notamment ceux de Martinique et de Corse.

Pour accueillir dignement des étrangers, les locaux doivent comporter des chambres collectives non mixtes, accueillant au maximum six personnes, des équipements sanitaires en libre accès, le téléphone en libre accès et un local permettant de recevoir des visites, explique Eric Besson dans un communiqué.

Source : Le Nouvel observateur

Une déclaration hispano-marocaine destinée à promouvoir l'intégration des Marocains établis à Valence (est de l'Espagne) a été signée, vendredi, par le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur, et le conseiller (ministre) de la Solidarité et de la Citoyenneté du gouvernement autonome de Valence, M. Rafael Blasco Castany.

Cet accord prévoit, entre autres, une assistance juridique et sociale aux Marocains établis dans cette région autonome espagnole et leur faciliter l'accès au marché du travail, outre le respect des droits des mineurs non-accompagnés.

Les deux parties ont également convenu de mettre en place un partenariat dans le but d'élaborer un programme concernant les domaines éducatif, culturel et social, promouvoir la situation de la ressortissante marocaine et encourager l'enseignement de la langue arabe au profit des enfants des Marocains résidents à Valence.

La déclaration commune appelle, en outre, à la consolidation des relations culturelles entre le Maroc et la région autonome de Valence.

M. Ameur, qui intervenait à cette occasion, a souligné l'importance de cet accord et s'est félicité des efforts déployés de part et d'autre en vue de palier les problèmes auxquels sont confrontés les Marocains de Valence.

Le ministre a, d'autre part, fait état de l'importance que revêt la coopération culturelle entre le Maroc et la région autonome de Valence, appelant à conférer davantage d'élan à cette collaboration.

Il s'est, par ailleurs, félicité de la convergence des vues des deux pays sur plusieurs questions d'intérêt commun, notamment la gestion de la question de l'immigration.

Pour sa part, M. Blasco Castany a affirmé que cette déclaration est de nature à consolider les liens de coopération et d'amitié entre le Maroc et la région de Valence.

Il a, en outre, salué la contribution des Marocains au développement économique et à l'enrichissement culturel de cette région, rappelant qu'ils représentent la première communauté étrangère établie à Valence.

La cérémonie de signature s'est déroulée en présence notamment du consul général du Maroc à Valence, M. El Hassan Dahman et de plusieurs responsables du département de la Solidarité et de la Citoyenneté au gouvernement autonome de Valence.

M. Ameur effectue du 10 au 17 janvier une visite de travail en Andalousie, à Valence et en Catalogne qui s'inscrit dans le cadre des rencontres régulières avec les Marocains résidents à l'étranger pour s'enquérir de leurs conditions et les informer des actions entreprises en leur faveur.

Source : MAP

Sept longs métrages avec des images des deux rives de la Méditerranée seront à l'affiche du Cinéma AfricArt à Tunis, du 20 au 25 janvier, et ce, dans le cadre du cycle de films "Migration et exils dans les cinémas arabes".

L'événement est organisé par l'Institut français de coopération (IFC) à Tunis en collaboration avec l'association marseillaise "Aflam" pour la diffusion des cinémas arabes.

Les films présentent les approches de plusieurs générations de réalisateurs, venant des deux rives de la Méditerranée, sur la question de l'exil et de la migration.

Les sept films seront projetés à raison de deux séances par jour à 18H30 et 21h00. Les cinéphiles auront rendez-vous avec "Ila ayn? vers où" de Georges Nasser (Liban 1957), "Lettre d'un temps d'exil" de Borhane Alaouié (Liban 1988), "Des vacances malgré tout" de Malek Bensmail (Algérie-France 2002), "La femme seule" de Brahim Fritah (France-Maroc 2004), "Lettre à la prison" du réalisateur franco-tunisien Marc Scialom, "Inland" de Tariq Teguia (Algérie-France 2008) et "Le tableau" de Brahim Fritah (France-Maroc 2008).

Source : Agence Tunis Afrique Presse

La 16e édition du Salon international de l'édition et du livre (Siel), organisé à Casablanca sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, du 12 au 21 février prochain, aura pour thème «Les Marocains du Monde à l'honneur».

Au cours de la présentation à la presse, vendredi à Rabat, du programme de cette édition, Younes Ajarrai, membre du Conseil de la Communauté marocaine à l'étranger (CCME), a indiqué que l'objectif de cette initiative est de faire connaître, la richesse et la diversité de la production littéraire et artistique des Marocains d'ailleurs.

Elle ambitionne de générer une dynamique de rencontre, de découverte et de réflexion entre les auteurs et artistes marocains de la diaspora et le public marocain .

M. Ajarrai a, également, signalé que ce Salon sera, également, l'occasion d'exposer et de célébrer les productions intellectuelles des différentes migrations à travers le monde, s'agissant de littérature, d'essais, de productions universitaires, de revues ou de beaux livres.

Cet événement affirme la volonté du CCME, du ministère de la communauté marocaine à l'étranger et du ministère de la Culture à donner à la culture une place centrale dans la problématique migratoire et démontrer l'engagement intellectuel des migrants marocains dans les pays d'accueil et les liens forts qui les attachent à leur patrie, le Maroc.

Une vingtaine de traductions et de publications inédites, 1000 livres présentant la plus grande bibliothèque sur l'immigration, jamais constituée au Maroc, seront exposés au stand, d'une superficie de 270 m2, dédié aux «Marocains du monde».

Parmi les ouvrages exposés, figurent notamment ceux de Mohamed Leftah, Mahi Binbine, Salim El Jai, Abderrahman Bekkar, Zakia Daoud, Mohamed Bahi, Taha Adnan, Rachid Mfaddel et Jamal Belahrach.

Cette édition du Siel sera marquée par l'exposition des éditions spéciales de Abdellatif Laabi et de Fouad Laaroui, ainsi que l'organisation de près d'une trentaine de tables rondes, qui seront animées par des écrivains marocains de la diaspora et un Salon littéraire qui débattra de thèmes touchant à la question de l'immigration, particulièrement des écrits féminins, des écrits maghrébins de l'immigration et des écrits en langue maternelle et en langue des pays d'accueil.

Seront, également, débattues, au cours de ces rencontres, l'histoire de l'immigration et son impact sur les arts plastiques et l'architecture des mosquées en Europe. Un hommage sera rendu dans ce cadre au sociologue Abdelmalek Sayyad, chercheur en sociologie de l'immigration maghrébine en Europe.

Seront invités à ce stand près d'une centaine d'écrivains et d'artistes marocains à travers le monde, ainsi que plusieurs personnalités du monde de la politique, de la culture et des arts.

Source : Le Matin

Le député d'extrême droite néerlandais Geert Wilders fait face à de nouvelles poursuites judiciaires, a rapporté le mercredi, De Volkskrant, un quotidien généraliste néerlandais. Il est désormais accusé d’incitation à la haine et à la discrimination contre les musulmans, contre les personnes d’origine étrangère, notamment les Marocains et les immigrés non occidentaux.

En janvier 2009, le tribunal d'Amsterdam avait ordonné au ministère public de poursuivre Wilders pour incitation à la haine et la discrimination contre les musulmans. Cette poursuite faisait suite à ses propos tenus dans les médias, notamment qu’il fermerait « le même jour, les frontières à tous les immigrés non occidentaux », quand il serait au pouvoir. Le député avait comparé le Coran au « Mein Kampf » d'Adolf Hitler, demandé qu'il soit interdit aux Pays-Bas ; et l'arrêt de l'immigration venant de pays à majorité musulmane ainsi que l'expulsion de toute personne originaire de ces pays coupable de délit. Il a également réalisé et diffusé sur internet en mars 2008, un film anti-islam très controversé, « Fitna ». Ce court-métrage de 17 minutes a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Mercredi, le fondateur du Parti pour la Liberté (PVV) a fait valoir que son message anti-islam s'inscrit dans les limites de la liberté d'expression et que les élus devraient être autorisés à s'exprimer dans leur esprit. Mais sa requête contestant les poursuites dont il fait l'objet, a été déclarée « non recevable », par le tribunal.

Le leader d'extrême-droite de 46 ans, comparaîtra le 20 janvier à Amsterdam pour une audience de procédure préalable à son procès, dont la date n'est pas encore fixée. S’il est reconnu coupable, il risque jusqu'à… un an de prison ferme ou 7.600 euros d'amende, a-t-on appris auprès de l’AFP. Sa peine maximale ne dépasserait pas deux années d’emprisonnement selon Associated Press, bien que le payement d'une amende pouvant atteindre 18 500 euro est plus probable. En outre, il devrait théoriquement conserver son siège au parlement, a-t-on ajouté de même source.

Ses opposants se sont d’ores et déjà félicités de la décision de la cour. « C'est une bonne initiative », a déclaré l'avocat Gerard Spong, qui a reçu des menaces de mort pour s’être opposé à Geert Wilders. Un autre, Haroon Raza, membre du barreau de Rotterdam, l'un des avocats ayant déposé la première plainte contre Wilders, s’est dit « ravi ». « Geert Wilders ne met pas l'accent seulement sur les musulmans, mais aussi sur les immigrants non occidentaux, en d'autres termes, les gens de couleur », a-t-il dit.

Source : Yabiladi

La secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Mme Latifa Akharbach, a souligné jeudi que le succès du projet d'Union pour la Méditerranée dépend de la prise en compte de la dimension humaine.

L'espace euro-méditerranéen ne peut se construire autour de l'échange des marchandises, a indiqué Mme Akharabach qui intervenait lors d'une conférence sur le thème "agenda social dans les relations euro-méditerranéennes", estimant que la libre circulation des personnes est nécessaire pour faire de la Méditerranée une zone de prospérité et de sécurité sociale.

Notant que la dynamique que connaissent les tissus sociaux et les systèmes culturels des pays méditerranéens se poursuit grâce aux flux migratoires et à la mondialisation des moyens de communication, Mme Akharbach indiqué que la dynamique du phénomène de l'immigration met en évidence le rôle crucial joué par les dimensions humaine et sociale dans le projet méditerranéen commun.

Elle a également mis en garde contre les conséquences de la fuite des cerveaux du Sud vers le Nord, relevant que les choix opérés par le Maroc dans sa politique intérieure et étrangère en font l'un des chantres des principes et valeurs de l'alliance des civilisations.

Elle a rappelé dans ce cadre l'organisation au Maroc de la troisième réunion de l'Alliance des civilisations en novembre dernier.

Source : MAP

Eric Besson et Marine Le Pen ont débattu avec âpreté sur l'immigration jeudi soir lors de l'émission "A Vous de juger" sur France 2. Le ministre de l'Immigration s'est présenté en Républicain appliquant une politique équilibrée, face à la vice-présidente du Front national. (Reuters/Charles Platiau)

Comparé par ses ex-amis socialistes à des collaborateurs de Pétain, le ministre de l'Immigration s'est présenté en Républicain appliquant une politique équilibrée, face à la vice-présidente du Front national.

Mais Eric Besson a aussi porté de vives attaques contre Marine Le Pen, en laquelle il voit un "dinosaure" en dépit de ses 41 ans.

"Vous êtes jeune, vous avez un physique avenant et j'ai l'impression de voir la représentante d'un monde qui a disparu. Quand je vous écoute, je vois la vieille politique", a-t-il dit en lui reprochant de vouloir dresser les Français "les uns contre les autres et contre les étrangers."

Le ministre a trouvé Marine Le Pen "gonflée" ou "outrecuidante" et cette dernière l'a jugé "impoli" parmi d'autres amabilités entendues lors du débat.

L'émission a été également marquée par un mini-coup de théâtre: jugeant que la chaîne lui avait demandé de participer à l'émission pour servir de caution au débat Eric Besson/Marine Le Pen, le député européen PS Vincent Peillon a laissé sa chaise vide.

L'élu, qui devait participer à la deuxième partie du débat, a également demandé la démission d'Arlette Chabot, la directrice de l'information de France 2.

Le débat avec Marine Le Pen avait déjà créé des remous au sein de la chaîne, le SNJ CGT ayant demandé en vain sa déprogrammation au motif que les journalistes n'ont pas à être "les faire-valoir d'un débat aux relents nationalistes."

Face à Eric Besson, Marine Le Pen a tenté de démontrer qu'il menait en réalité une politique favorisant non seulement l'immigration sous la pression du patronat mais appliquant une "discrimination positive" anti-française.

Reprenant les chiffres cités récemment par le ministre, elle a souligné que 580.000 étrangers étaient entrés en France depuis trois ans. "Tous les trois ans, l'équivalent d'une ville comme Lille entre dans notre pays", a-t-elle dit.

La numéro deux du parti d'extrême droite a également dénoncé "l'escalade" des revendications communautaristes, assurant que certaines cantines scolaires ne servaient plus de porc et que des groupes religieux réclamaient des "mosquées-cathédrales."

"Si vous ne faites pas peur, vous n'avez rien à dire", l'a interrompu Eric Besson.

Citant l'exemple du dirigeant d'une entreprise de cosmétiques récompensé par l'Etat pour avoir fait de la discrimination positive, Marine Le Pen a affirmé qu'il s'agissait d'un "racisme anti-français, antirépublicain et anticonstitutionnel."

Sur la Burqa, la numéro deux du FN a estimé qu'Eric Besson ne cherchait qu'à faire plaisir à la droite sur un problème secondaire.

Le ministre a alors attaqué la députée européenne sur son manque d'assiduité supposé au parlement européen, en particulier à la Commission des libertés qui prépare une directive contre l'immigration clandestine.

A la fin du débat, Marine Le Pen a tenté de déstabiliser Eric Besson en lui demandant combien pesait le fait d'être français.

Son interlocuteur avouant ne pas comprendre, elle a expliqué, brandissant un bulletin de vote du Front national: "ce que pèse être français, ça pèse un gramme, le poids d'un bulletin de vote, ce que vous comptez retirer aux Français, le seul privilège qui leur reste encore."

Réponse d'Eric Besson : "Je vous ai vue forte, madame, mais ce soir vous vous êtes plantée."

Source : L’Expresse/Reuters

Bientôt la 32e édition du Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand, du 29 janvier au 6 février prochain.

Le festival, qui a été reconnu dernièrement à Madrid meilleur festival international du genre, a reçu pas moins de 6500 films provenant de 58 pays différents !

Au total, 176 films seront en compétition dans les trois compétitions phares: internationale, nationale et labo.

Une rétrospective de 32 films sera entièrement dédiée au thème particulièrement en vogue des "zombies, vampires et autres morts-vivants", comme l'illustre le succès de la trilogie "Twilight" ou encore celui de la série "True Blood".

Le Maroc succède aux Pays-Bas comme pays invité par le festival, avec des films illustrant les moments forts de la production marocaine : les années 1950-70 avec les pionniers, les années 90 très marquées par les cinéastes issus de l’immigration, et les années 2000 le reflet d’une nouvelle génération d’auteurs.

Le 25e Marché du film se déroulera du 30 janvier au 5 février, avec pour la première fois la présence de deux pays: le Maroc et la République Tchèque.

Enfin, pour la deuxième année consécutive, le forum de coproduction de courts-métrages Euro Connection présentera 18 projets issus de 15 pays de l'Union Européenne ou participant au programme Média. 

Source : Mouviz

Organisées par AFLAM, ces journées des cinémas arabes présenteront une trentaine de films, documentaires et fictions, réalisés entre les années cinquante et aujourd'hui

Du 20 mars au 5 avril 2009 Plus d'informations

Source : http://www.aflam.fr (programme détaillé)

Après une progression en 2008, le nombre de demandes d’asile a légèrement reculé l’an dernier en Suisse. Au total, 16.005 personnes ont déposé une requête, soit 601 de moins que l’année précédente, a annoncé jeudi l’Office fédéral des migrations (ODM). Cela représente une diminution de 3,6%.

Le principal pays de provenance est désormais le Nigéria, avec 1.786 demandes, soit une progression de plus de 80%. Selon l’ODM, cela s’explique par le fait que la Suisse a été moins durement touchée par la crise économique que d’autres pays de destination importants comme l’Italie et l’Espagne, incitant de nombreux Nigérians à poursuivre leur route en Europe. Mais l’ODM précise qu’ils n’ont guère de perspectives d’obtenir l’asile en Suisse, la Confédération appliquant la même pratique en matière d’asile que les autres pays européens à l’égard des Nigérians.

En 2009, des décisions ont été prises concernant 1.808 demandes de requérants en provenance du Nigéria: 1.701 ont été frappées d’une décision de non-entrée en matière tandis que 70 demande ont été rejetées à l’issue d’une procédure ordinaire et 36 autres retirées. L’asile a été accordé dans un seul cas. Six personnes dont la demande avait été rejetée ont bénéficié d’une admission à titre provisoire.

En tête en 2008, l’Erythrée arrive en deuxième position des pays de provenance. De ce pays sont venues 1.724 requêtes, soit 1.125 de moins que l’année précédente. Ce recul s’explique notamment par l’interruption depuis mai 2009 de la route migratoire qui franchit la Méditerranée centrale par la Libye à destination de l’Italie. En troisième position vient le Sri Lanka, avec 1.415 demandes. Cela représente une hausse de 12%. On trouve ensuite l’Irak et la Somalie.
En 2009, plus de 17.000 demandes ont été traitées en première instance, soit plus de la moitié de plus que l’année précédente. Dans 7.678 cas, une décision de non-entrée en matière a été rendue.

Source : 24 Heures

Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) de l'Assemblée a déposé, jeudi 14 janvier, sa proposition de loi visant à accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections locales en France qui a peu de chances d'aboutir.

Cette proposition de loi constitutionnelle, précise un communiqué, vise à accorder le droit de vote et d'éligibilité aux étrangers résidant en France pour les élections municipales.

Le groupe rappelle qu'une telle initiative avait déjà été adoptée par l'Assemblée nationale en mai 2000 "mais n'avait pu devenir loi de la République du fait de l'opposition de la majorité de droite au Sénat".

Le groupe SRC estime que "l'engagement plusieurs fois réitéré du président de la République en faveur de cette mesure, les déclarations favorables de plusieurs ministres, dont ceux de l'intérieur et de l'immigration, ces dernières semaines, ainsi que l'expression majoritaire des Français montrent que les esprits évoluent et qu'il est possible de réaliser cette avancée, si chacun est de bonne foi". "Ce serait une manière de sortir de l'atmosphère malsaine qu'a instituée le débat sur l'identité nationale. La citoyenneté peut devenir l'un des facteurs les plus puissants de l'intégration en France", affirment les députés socialistes et apparentés.

Mais cette proposition ne devrait pourtant pas aboutir. Le premier ministre, François Fillon, a affirmé jeudi 14 janvier, lors de la cérémonie de présentation de ses vœux à la presse, qu'il était "totalement défavorable" au droit de vote des étrangers aux élections locales. "Le Parti socialiste a ressuscité une fois encore, une fois de plus, l'idée du vote des étrangers aux élections locales", a-t-il dit. "J'y suis totalement défavorable parce que j'estime que le droit de vote est fondamentalement lié à la citoyenneté (...) Si nous sommes un pays d'intégration, ça n'est pas pour offrir aux étrangers des demi-droits électoraux, mais pour les inviter à acquérir, s'ils le souhaitent, les droits entiers qu'entraîne l'appartenance à notre communauté nationale."

Source : Le Monde

La ville espagnole de Vic, en Catalogne, a l'intention de refuser aux immigrés clandestins le bénéfice des soins médicaux, initiative condamnée par les groupes de défense des droits de l'homme et qui lui vaut une épreuve de force avec le gouvernement.

La municipalité de Vic entend cesser d'enregistrer comme résidents les immigrés - soit environ le quart de ses 40.000 habitants - s'ils ne sont pas en possession d'un visa.

En principe, même les immigrés en situation irrégulière sont autorisés à se faire enregistrer par les municipalités espagnoles, ce qui leur donne accès aux services de santé publique et, après un délai minimum de trois ans, leur permet de demander un visa pour résider légalement en Espagne.

Le gouvernement socialiste de Madrid a condamné le projet de Vic, estimant qu'il violait les droits fondamentaux des étrangers non enregistrés et menaçant de s'y opposer devant les tribunaux s'il était mis à exécution.

"C'est illégal et j'espère que l'administration municipale de Vic agira dans le respect de la loi", a dit Consuelo Rumi, secrétaire d'Etat à l'Immigration et à l'Emigration.

Le gouvernement espagnol a toutefois lui-même durci son attitude en matière d'immigration depuis que la crise économique s'est abattue sur le secteur du bâtiment, qui employait des centaines de milliers d'étrangers.

APPLICATION EN FÉVRIER

Devant la montée fulgurante du chômage, qui frôle les 20%, le gouvernement a réduit de plus de 90% le nombre des permis de travail octroyés, durci les conditions régissant les visas accordés aux familles d'immigrés et lancé un programme - peu fructueux jusqu'ici - de rapatriement des immigrés sans emploi.

L'administration municipale de Vic, où est représentée la branche catalane du Parti socialiste, espère mettre son projet en application en février.

Les groupes de soutien aux immigrés accusent les socialistes de Vic et leurs partenaires d'agir en désespoir de cause pour tenter d'enrayer l'essor d'une petite formation d'extrême droite, la Plafaforma per Catalunya, arrivée en deuxième position aux dernières élections locales.

Mauricio Valiente, de la Commission espagnole pour l'assistance aux réfugiés (CEAR), estime que la stratégie municipale se retournerait contre ses instigateurs et légitimerait la Plataforma, qui veut faire interdire l'immigration des musulmans. Une grande partie de la population d'origine étrangère de Vic vient d'Afrique du Nord.

Le Parti populaire espagnol (droite), qui milite pour un contrôle plus strict de l'immigration, a lui aussi condamné les projets de Vic en les jugeant illégaux. Mais il a noté que les motivations de la ville étaient en partie économiques parce qu'elle avait du mal à payer les services sociaux en période de récession grave.

Source : Le Point

Instituée par Benoît XV en 1914, la Journée mondiale du migrant et du réfugié, célébrée dimanche 14 janvier, aura pour thème cette année « Les migrants et les réfugiés mineurs »

Parfois séparés de leurs familles, ou bien ignorants des raisons qui les ont poussés sur les routes de l’exil, vivant très difficilement la situation irrégulière de leurs parents sans-papiers, contraints parfois aussi de jouer le rôle de quasi-tuteurs parce qu’ils s’adaptent plus facilement au pays d’accueil : les enfants et les adolescents vivent bien souvent de manière plus dramatique que leurs aînés l’épreuve de la migration. C’est à ces mineurs que le pape a voulu consacrer, dimanche 14 janvier, la Journée mondiale du migrant et du réfugié.

La France compte ainsi entre 4000 et 6000 mineurs isolés étrangers, selon les chiffres de France Terre d’asile. « Cette journée doit nous aider à ouvrir notre cœur et notre raison » à leur situation, afin de voir comment y répondre personnellement, rappelle dans son message Mgr Claude Schockert, évêque de Belfort-Montbéliard, responsable de la Pastorale des migrants.

Dans les diocèses, elle donnera lieu à des temps de réflexion et des initiatives concrètes. Ainsi à Toulouse, le service diocésain organise un parrainage d’enfants par des enfants, ainsi qu’une table ronde réunissant responsables religieux et autorités locales, pour aboutir à une interpellation des élus au niveau national et européen.

L'Église soutient le droit des États à réguler les flux migratoires

L’année 2009 a cristallisé la question autour des sans-papiers et l’Église a pris position à plusieurs reprises, notamment lors de l’Assemblée plénière des évêques, à Lourdes. Le 15 décembre, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, et Mgr Gérard Coliche, son auxiliaire, ont apporté leur soutien à Jean-Marie Devulder, diacre poursuivi pour avoir désembourbé un camp de réfugiés afghans près de Dunkerque. Commentant cette situation, Mgr Schockert relève que, « comme le bon samaritain, ce diacre ne s’est pas dérobé au devoir de solidarité ».

Ces prises de position ne font cependant pas l’unanimité, y compris parmi les catholiques. Mgr Schockert ne cache pas qu’il reçoit de nombreux courriers de personnes excédées par l’insistance de l’Église sur la question des migrants. « On me dit que je n’ai qu’à les accueillir tous dans mon évêché, on me taxe de gauchiste, déplore-t-il. Mais si l’Église prend des positions identiques à celles d’un parti ou d’un syndicat, ce n’est pas, pour autant, pour les mêmes raisons. C’est au nom de l’Évangile, car les migrants sont avant tout nos frères en humanité. »

Mgr Schockert souligne néanmoins qu’à côté du droit du migrant, l’Église soutient aussi le droit des États à réguler les flux migratoires. « Nous ne sommes pas des naïfs. Et c’est aussi le bien des personnes que l’on défend en disant cela », insiste-t-il. À titre d’exemple, il entretient de nombreux contacts avec ses homologues africains pour promouvoir le codéveloppement et le soutien mutuel, seuls capables d’endiguer en profondeur les flux migratoires et de redonner un avenir, dans leur pays d’origine, à ces jeunes.

Source : La Croix

Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), institution paritaire ACP-UE, organise une consultation électronique sur "les transferts des migrants et leur contribution au développement rural" jusqu'au 20 janvier 2010. Les internautes sont invités à faire part de leurs contributions et commentaires (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) pour mieux comprendre en quoi les envois d'argent des migrants représentent "une source relativement importante et stable de financement pour les pays ACP" et analyser leur impact au niveau micro et macro-économique. La consultation vise également à discuter des conséquences sur les ménages destinataires, sur la création de richesses dans les zones rurales au travers d'exemples de bonnes pratiques, ou encore définir les conséquences de la crise financière sur cette source de revenu.

Les transferts d'argent des migrants contribuent largement à atténuer les effets de la crise économique et financière dans de nombreux pays, souligne le CTA. Ainsi, "les gouvernements du Bangladesh et des Philippines ont reconnu que sans la contribution des transferts des migrants, leurs pays auraient beaucoup plus souffert lors de la crise" et "le gouvernement ougandais a planifié d'annuler les coûts de visa pour la diaspora ougandaise qui rentre dans son pays d'origine". Dans ce pays, un projet de création d'un "département entièrement dédié à la diaspora" est en cours, en particulier pour canaliser les investissements.

Carences et obstacles

Au total, les envois d'argent des migrants représentent "le deuxième plus important flux de capitaux après l'investissement direct étranger et avant l'aide publique au développement", soit respectivement 42% des flux d'IDE et 260% de l'APD en 2001. De plus, les transferts ont "plus que doublé en valeur dans la dernière décennie et ont également augmenté plus rapidement que la migration, une tendance qui devrait se poursuivre". Mais les flux vers les pays pauvres "proviennent très largement des pays en développement à revenu intermédiaire" comme la Chine, la Malaisie et la Russie.

Reste qu'aujourd'hui les transferts de fonds "sont sensiblement entravés par les carences et les obstacles liées à l'accès aux systèmes et services financiers, tant dans les pays d'envoi que de réception". Cette situation encourage les envois par des canaux informels, alors que des dispositifs officiels adaptés permettraient de "faciliter une augmentation de flux et de les utiliser pour des objectifs de développement".

Le CTA, financé par l'Union européenne, se donne pour mission de développer et de fournir des services qui améliorent l'accès des pays ACP à l'information pour le développement agricole et rural, et de renforcer les capacités de ces pays à produire, acquérir, échanger et exploiter l'information dans ce domaine.

Source : Co-developpement

 

Pour pouvoir continuer à toucher leur retraite, un million de Français de l'étranger ou étrangers ayant travaillé en France sont sommés de fournir à l'administration un "certificat d'existence", explique Le Parisien-Aujourd'hui en France dans son édition du mercredi 13 janvier. La CNAV a toutefois précisé au Monde.fr que ce certificat n'avait rien de nouveau et ne relevait pas de mesures de contrôle plus strictes.

Afin de lutter contre les fraudes à la retraite qui consistent à "oublier" de signaler le décès d'un proche, de façon à toucher sa retraite après sa mort, la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) envoie au million de personnes concernées une attestation à faire remplir auprès des autorités locales. Jusqu'à réception de la réponse prouvant l'existence des retraités concernés, le versement des pensions est suspendu.

L'attestation, que Le Parisien s'est procurée, consiste en une constatation de visu par un fonctionnaire en poste dans le pays concerné précisant que la personne "est vivante pour s'être présentée devant nous aujourd'hui" et doit être remplie une à quatre fois par an selon le pays de résidence. "Il s'agit d'une question d'équité entre les Français expatriés et ceux habitant dans l'Hexagone. Ces derniers sont régulièrement contrôlés, et nous devons avoir le même degré d'exigence avec les Français qui résident à l'étranger", justifie Brigitte Langlois-Meurin, responsable du département de prévention et de lutte contre la fraude à la Caisse nationale d'assurance vieillesse, dans Le Parisien.

Source : Le Monde

C'est un beau souvenir d'avoir travaillé à l'Assemblée nationale", lâche Ousmane, 35 ans, travailleur sans papiers malien qui a précieusement gardé le badge que les services de sécurité du Palais Bourbon lui avaient établi pour pouvoir accéder au chantier du 101, rue de l'Université à Paris (7e arrondissement). Ousmane a travaillé un an, sous un nom d'emprunt de la fin 2006 à fin 2007 sur ce chantier de rénovation. Sous les ors de la République bien que sans papiers.

Ousmane et deux autres de ses collègues, tous employés comme intérimaires par la même entreprise de BTP, devaient témoigner, mercredi 13 janvier, lors d'une conférence de presse organisée par les 11 syndicats et associations soutenant l'actuel mouvement des travailleurs sans-papiers.

Ils devaient être entourés de six députés de gauche, dont Noël Mamère (Verts), Sandrine Mazetier (PS), Patrick Braouzec (PCF) ainsi que d'une députée UMP, Françoise Hostalier. Le MoDem, bien qu'absent, s'associe à la démarche.

"POURQUOI PAS ENVISAGER UNE MISSION D'ENQUÊTE PARLEMENTAIRE"

Mme Hostalier avoue que son groupe parlementaire n'était "pas chaud" pour qu'elle soit présente. Mais la députée UMP du Nord était décidée à y participer "sans a priori", elle dont le mari, qui travaille dans le BTP, a déjà été confronté à de tels "problèmes". "Cela mérite d'entendre des témoins, de comprendre, et voir ce que nous, législateurs, pourrions faire, relève-t-elle. Pourquoi pas envisager une mission d'enquête parlementaire pour entendre les administrations, les secteurs et les personnes concernées?"

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, se dit lui "scandalisé par l'amalgame" qui serait fait à cette occasion entre l'Hémicycle et l'emploi de sans-papiers. "Comme toute institution publique, l'Assemblée nationale vérifie tous les marchés qu'elle passe !, s'insurge-t-il. Si après les sociétés utilisent des sous-traitants, nous n'avons pas les moyens de tout vérifier."

Ousmane raconte que fin 2006 il travaillait sous son vrai nom avec une fausse carte de séjour. Fausse carte que les services de l'Assemblée ont tout de suite détectée. "Mais le chef de chantier m'a dit : “On a besoin de toi. Essaye de trouver la carte de quelqu'un d'autre”", explique-t-il. Ousmane est ainsi revenu avec la carte d'un autre et comme salarié d'une autre société d'intérim.

"Il ne s'agit en aucune façon de mettre en cause l'Assemblée nationale, ni même de demander une régularisation générale de tous les sans-papiers", relève la députée PS Sandrine Mazetier. Par sa présence, le PS entendait avant tout apporter son soutien aux 6 000 sans-papiers actuellement en grève, "qui travaillent depuis des années en France et ne demandent qu'à recouvrir leurs droits".

Et Mme Mazetier de dénoncer "l'hypocrisie de la société française". "Aujourd'hui, il n'y a pas un grand chantier du BTP où il n'y ait pas de sans-papiers !" souligne-t-elle.

Source : Le Monde

La proposition du PS sur le droit de vote des étrangers aux élections locales provoque des remous dans les rangs de la majorité. Alors que Besson se dit favorable à long terme, Chatel et Lemaire insistent sur le lien entre le vote et la citoyenneté.

 

Le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Education, Luc Chatel, a annoncé mercredi 13 janvier qu'il n'était "pas question" d'accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections locales.

"Il n'est pas question de mettre en place le vote des étrangers aux élections locales", a déclaré Luc Chatel sur RFI, au lendemain de l'annonce par le Parti socialiste du dépôt d'une proposition de loi dans ce sens à l'Assemblée nationale.
"Nous considérons que ce droit de vote est étroitement liée à la citoyenneté", a justifié le porte-parole du gouvernement.
Pas un engagement de campagne

Proche de Nicolas Sarkozy, Luc Chatel a rappelé que le chef de l'Etat, qui s'était également déclaré en faveur du droit de vote des étrangers avant la présidentielle, n'avait finalement pas retenu cette option dans ses engagements de campagne.
"Nicolas Sarkozy avait évoqué dans un ouvrage, il y a plusieurs années avant la campagne présidentielle, son opinion, son avis personnel sur ce sujet, mais il avait bien expliqué en 2007 qu'il ne souhaitait pas voir figurer cette proposition dans son programme présidentiel car il estimait que le temps n'était pas venu et que ce n'était pas d'actualité", a déclaré le porte-parole du gouvernement. Le ministre de l'Immigration Eric Besson s'est lui aussi déclaré favorable à ce droit mais "à long terme".

Lien entre citoyenneté et droit de vote

Le ministre de l'Agriculture Bruno Lemaire, s'est lui aussi déclaré opposé à ce droit. Il a jugé ce débat "pas responsable", estimant nécessaire de garder "le lien avec la citoyenneté".

"Je crois que c'est très important et que c'est la sagesse que s'en tenir au lien entre citoyenneté et droit de vote", a déclaré Bruno Lemaire sur France 2.

Estimant que "le droit de vote est quelque chose d'essentiel dans la vie démocratique" et "qu'il ne faut pas le banaliser", le ministre estime que ce lien est "le critère le plus solide".

"Ont droit de vote en France tous ceux, pour les élections nationales, qui ont la citoyenneté française, et pour les élections locales, tous ceux qui ont la citoyenneté européenne, ce qui est déjà à mon avis une avancée majeure et significative", a-t-il poursuivi.

Débat sorti du chapeau du PS

Le ministre s'est également étonné que le "Parti socialiste sorte ce débat de son chapeau à quelques mois des régionales".
La patronne du PS, Martine Aubry, a annoncé mardi le dépôt d'une proposition de loi en faveur du droit de vote des étrangers, hors Union européenne, aux élections locales.

"Personnellement, je ne trouve pas cela responsable de sortir cela au moment où nous débattons de toute sorte d'autres choses", a observé Bruno Lemaire.

"La population française n'y est pas favorable"

A l'instar du président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, le ministre du Budget Eric Woerth s'est prononcé contre l'octroi de ce droit, affirmant "que la population française n'y est pas favorable".

"Moi je ne suis pas favorable à cela parce que la population française n'y est pas favorable", a déclaré sur LCI Eric Woerth.
"Il peut y avoir débat, il y a toujours débat et c'est bien naturel", a poursuivi le ministre qui est également trésorier du parti présidentiel. "Je ne suis pas favorable à cela, l'UMP n'est pas favorable à cela non plus", a-t-il insisté.

"La liberté d'écrire ce qu'on souhaite"

Il n'a toutefois pas condamné le fait que le ministre chargé de l'Immigration Eric Besson, un transfuge socialiste devenu secrétaire général adjoint de l'UMP, se soit déclaré en faveur de ce droit dans un livre.

"On n'a jamais tort d'écrire quoi que ce soit, il y a quand même la liberté d'écrire ce qu'on souhaite", a assuré Eric Woerth, soulignant que son collègue avait exprimé "une opinion à long terme", a-t-il souligné.

Transfuge du PS devenu secrétaire général adjoint de l'UMP, Eric Besson, a estimé dimanche qu'il fallait "aller à terme" vers le vote des étrangers, fixant comme horizon les "dix ans à venir".

Mardi, il a confirmé sa position "à titre personnel", tout en estimant "contreproductif" d'"agiter (...) ce débat" en "période de tension".

Source : Le Nouvel Observateur

Un tribunal d'Amsterdam a rejeté mercredi une requête du député d'extrême droite néerlandais Geert Wilders, réalisateur du film anti-islam "Fitna", contre l'acte d'accusation du parquet qui le poursuit notamment pour incitation à la haine raciale.

La requête de M. Wilders, qui conteste les poursuites dont il fait l'objet, est "non recevable", a indiqué le tribunal dans un communiqué publié mercredi soir.

M. Wilders, 46 ans, est accusé d'avoir insulté les musulmans et d'avoir incité à la haine et à la discrimination à leur égard pour avoir comparé le Coran au "Mein Kampf" d'Adolf Hitler, selon l'acte d'accusation dont l'AFP a obtenu une copie.

Il est également poursuivi pour incitation à la haine et à la discrimination envers les personnes d'origine étrangère, notamment marocaine, pour des propos tenus dans la presse et sur internet.

Le fondateur et chef du Parti de la liberté (PVV, 9 députés sur 150) comparaîtra le 20 janvier à Amsterdam pour une audience de procédure préalable à son procès, dont la date n'est pas encore fixée. Il encourt jusqu'à un an de prison ferme ou 7.600 euros d'amende.

M. Wilders avait mis en ligne, en mars 2008, un film de 17 minutes intitulé "Fitna" ("Discorde" en arabe), destiné à montrer ce qu'il considère comme le caractère "fasciste" du Coran.

Le 21 janvier 2009, la cour d'appel d'Amsterdam avait ordonné au parquet d'engager des poursuites contre M. Wilders, qui dénonce un "procès politique".

Des dizaines de plaintes avaient été déposées contre le député, mais le parquet national des Pays-Bas avait estimé en juin 2008 que son film, comme ses déclarations à la presse, ne justifiaient pas des poursuites. Selon lui, ils s'inscrivaient "dans le cadre du débat public".

Des plaignants avaient alors fait appel.

Source : AFP/La Croix

Le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur a eu, mercredi à Algésiras (Sud de l'Espagne), une intense activité axée sur différents aspects concernant les marocains établis dans cette ville et sa région.

Ainsi, M. Ameur a tenu une réunion de travail avec des représentants des autorités locales, notamment le maire d'Algésiras, M. Tomas Herrera, le sous-délégué du gouvernement andalou dans cette ville, Rafael Pelayo, le président de l'Autorité portuaire de la baie d'Algésiras, M. Manuel Moron Ledro et le coordonateur de l'Administration générale de l'Etat, M. José Andrés Hoyo Del Moral.

M. Ameur a qualifié d"'importante" cette réunion, ajoutant qu'elle a été marquée par une convergence de vues sur l'ensemble des questions abordées.

"Nous avons convenu de la mise en oeuvre de plusieurs actions en faveur des Marocains résidant à l'étranger (MRE) aussi bien en Espagne que dans le Royaume", en partenariat également avec les différentes institutions et ONG chargées des sujets ayant trait à l'immigration, a-t-il souligné dans une déclaration à la MAP à l'issue de cette réunion.

M. Ameur a fait savoir, par ailleurs, que le représentant du gouvernement central à Algésiras a confirmé, lors de cette réunion, l'orientation des autorités espagnoles vers un traitement de souplesse avec les demandes de renouvellement des titres de séjours des Marocains qui se sont retrouvés au chômage à cause de la crise économique et la prise en considération de leur situation.

Le maire d'Algésiras, M. Tomas Herrera, a qualifié cette réunion de "positive", soulignant que la communauté marocaine établie dans cette ville et sa région fait preuve d'une parfaite intégration et entretient d'excellentes relations avec la société d'accueil.

Il s'est félicité de la coopération existant dans les domaines économique, culturel, social et de formation, entre des institutions à Algésiras et des partenaires aux Maroc, plaidant pour le développement et la redynamisation de cette coopération.

M. Herrera a fait part, dans ce sens, de la volonté de la ville d'Algésiras d'établir un jumelage avec l'une des villes marocaines.


Le président de l'Autorité portuaire de la baie d'Algésiras, M. Manuel Moron Ledro, a mis l'accent, pour sa part, sur la grande collaboration entre les autorités espagnoles et marocaines pour la réussite de l'Opération Transit des MRE.


Le ministre marocain s'est réuni également avec des acteurs sociaux à Algésiras actifs notamment dans les domaines de l'immigration, de la femme et de l'enfance.


Lors de cette réunion, M. Ameur a fait part de la volonté et de la disposition de son département de mettre en place un plan d'action avec les fondations et institutions actives dans ces champs d'action, qui pourra déboucher sur des accords de partenariats.

Il a mis en exergue, à ce propos, la possibilité de l'organisation d'événements visant à expliquer aux MRE les dispositions du code de la famille et la création de bibliothèques destinées aux enfants marocains issus de l'immigration qui disposeront d'ouvrages et de revues à même de contribuer au renforcement de leurs liens avec le Maroc.


Les représentants des associations et institutions ayant pris part à cette rencontre ont présenté au ministre marocain un aperçu sur les différentes actions entreprises en faveur des MRE, notamment des enfants et des femmes, et des projets de coopération avec des partenaires marocains notamment dans le nord du Royaume.


M. Ameur a effectué, par la même occasion, une visite au port d'Algésiras, une infrastructure par où transite la plus grande partie de la communauté marocaine à l'étranger pour passer leurs vacances au Royaume.


Il a visité également le siège de la Fondation des deux rives qui réalise plusieurs projets de coopération dans le domaine culturel avec des partenaires marocains.


Ces activités se sont déroulées en présence du consul général du Royaume à Algésiras, M. Sellam Berrada.


M. Ameur effectue du 10 au 17 janvier une visite de travail en Andalousie, à Valence et en Catalogne, qui s'inscrit dans le cadre des rencontres institutionnelles de communication avec les MRE, menées pour s'enquérir de leurs conditions et les informer des actions entreprises en leur faveur, ainsi que des derniers développements de la cause nationale.

Source : MAP

Mercredi, Frédéric Lefebvre (UMP) affirmait que les Français ne veulent pas en entendre parler aujourd'hui, après que le PS eut proposé mardi une loi du PS en ce sens.

55% des Français sont favorables au vote des étrangers (hors UE) aux élections locales, tandis que 42% y sont opposés, selon un sondage CSA pour le Parisien-Aujourd'hui en France publié jeudi.

23% sont très favorables et 32% assez favorables à l'extension du droit de vote pour les élections locales, c'est-à-dire municipales, cantonales et régionales. 20% y sont assez opposées et 22% très opposées.

77% des personnes favorables sont des sympathisants de gauche contre 28% de sympathisants de droite.

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, avait affirmé mercredi que la majorité entendait «respecter» la position des Français qui ne veulent pas «entendre parler aujourd'hui» de l'octroi du droit de vote aux étrangers.

La première secrétaire du PS Martine Aubry a annoncé le dépôt à l'Assemblée nationale d'une proposition de loi sur la question du vote, prenant au mot le ministre de l'Immigration Eric Besson, qui s'y est récemment déclaré favorable à long terme.

La patronne du PS a aussi interpellé Nicolas Sarkozy, qui s'était également prononcé en faveur du droit de vote des étrangers lors de la campagne présidentielle en 2007, sans toutefois retenir cette option dans son programme.

L'idée d'accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections locales ne date pas d'hier, puisqu'elle faisait déjà partie des 110 propositions de François Mitterrand pour la présidentielle de 1981. Une fois au pouvoir, le président socialiste avait jugé que le pays n'était pas prêt à cette réforme.

Le député UMP Thierry Mariani a reproché mardi à la gauche de «raviver les tensions» à des fins électoralistes, accusant le PS de ressortir «les vieilles ficelles qui ont fait le succès de Mitterrand».

Source : AFP/Libération

Le film marocain "Marock", de la réalisatrice Laila Marrakchi, sera projeté dans le cadre du cycle du cinéma "l'amour dans le cinéma arabe", organisé dans les villes d'Almeria et Grenade (sud de l'Espagne) du 8 janvier au 22 février prochain.

Cette manifestation, initiée par la Casa Arabe (la Maison Arabe) en collaboration avec la Filmothèque d'Andalousie, sera marquée par la projection d'autres films comme "Dunia" de Jocelyne Saab (Liban), "Rouge Oriental" de Raja Amari (Tunisie), "Insomnie" de Salah Abou Seyf (Egypte) et "Un verre et une cigarette" de Niazi Mustapha (Egypte).

Créée en 2006, la Maison Arabe vise à promouvoir le dialogue et le débat entre le monde arabe et l'Espagne tout en améliorant les échanges culturels entre les deux civilisations.

Elle vise également à renforcer les liens hispano-arabes à travers des activités académiques, politiques, économiques, culturelles et éducatives.

Source : MAP

Après avoir jalonné l'actualité politique durant pratiquement toute l'année 2009, le thème de l'immigration se trouve projeté, dès le début de cette année 2010, au devant de la scène en Italie où les événements de Rosarno, en Calabre (Sud), viennent rappeler que le dossier est loin d'être clos et qu'il est promis, en cette année d'élections régionales, à nourrir encore les débats entre protagonistes politiques.

Entre une gauche se voulant plus humaniste dans le traitement de la question de l'immigration et une certaine droite qui en fait un cheval de bataille dans sa quête de plus d'audience, l'Italie, pays lui-même de tradition migratoire, vient en effet de vivre à Rosarno un épisode douloureux qui n'a pris fin qu'au prix de "l'exil forcé" -comme certains l'ont qualifié- de centaines d'immigrés convoyés, sous bonne escorte, vers divers centres d'hébergement de la Péninsule.

A fleur de peau devant un phénomène qui à l'évidence dérange, une partie de la population de cette petite ville de 15.000 habitants n'est pas allée de main morte pour punir cette frange d'immigrés, originaires principalement d'Afrique sub-saharienne, qui a osé, de manière il est vrai non dépourvue de violence, marquer sa colère après avoir été la cible, jeudi dernier, de tirs de fusils à air comprimé.

L'acharnement manifesté deux jours durant à l'endroit des immigrés, dont 31 ont été blessés (deux l'ont été grièvement par des coups de barres de fer), a été tel qu'ils n'avaient d'autre solution que de quitter la région.

Pourtant et malgré leur statut officiel de clandestins passibles, depuis l'été dernier, d'une amende pouvant aller jusqu'à 10.000 euros assortie d'une expulsion immédiate, ces immigrés, qui vivaient dans des conditions inhumaines, étaient d'un grand bénéfice pour les plantations agricoles de la région où ils étaient employés essentiellement dans la collecte d'agrumes moyennant un salaire de misère (25 euros la journée). Les premiers à devoir pâtir de leur départ sont les propriétaires de ces plantations dont certains ont déjà menacé de laisser leurs cultures à l'abandon.

Selon les observateurs, l'exploitation des immigrés faisait tenir debout un secteur déjà en crise, car les marges des cultivateurs ont fondu comme dans d'autres régions du sud de l'Italie.

A présent, beaucoup d'habitants de Rosarno pensent que le départ des immigrés marque la fin de la production d'agrumes dans la région.

Quoiqu'il en soit, ces incidents, dans lesquels 19 des policiers et 17 des habitants italiens de Rosarno ont été également blessés, ont ravivé le débat sur l'immigration en Italie alors que les forces politiques affutent leurs armes en prévision des élections régionales de mars prochain.

Pendant que l'opposition crie au racisme et à la xénophobie, le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, qui appartient au parti anti-immigrés, la Ligue du Nord, s'est félicité que les autorités aient "brillamment résolu le problème d'ordre public" qui s'était posé à Rosarno.

Ne retenant que la dimension emploi, Roberto Calderoli, un ministre issu également de la Ligue du Nord, a considéré, pour sa part, que "le travail doit revenir aux Italiens, pas aux immigrés" dans ce Sud de l'Italie où le taux de chômage tourne autour de 18 pc.

Des spécialistes des questions d'immigration tirent à cet égard la sonnette d'alarme sur la banalisation d'un "racisme institutionnel" de la part d'hommes politiques, en particulier de la Ligue du Nord.

Réagissant aussi aux événements de Rosarno, le pape Jean Paul II a lancé un appel à la tolérance envers les immigrés.

"Un immigré est un être humain, différent par son origine, sa culture et sa tradition, mais il est une personne qui jouit de droits et devoirs et qui doit être respectée", a-t-il notamment souligné.

Quelque 4.000 immigrants clandestins sont employés en Calabre, la plupart en tant que journaliers pour collecter les récoltes de fruits et légumes. Beaucoup vivent sans eau ni électricité dans des usines ou entrepôts désaffectés.

Estimant à 50.000 le nombre de travailleurs immigrés vivant en Italie dans des logements insalubres similaires à ceux de Rosarno, le principal syndicat du pays, la Cgil a dénoncé, en outre, l'emprise de la mafia, surtout dans le sud du pays, sur ces immigrés massivement employés dans l'agriculture.

"La mafia qui contrôle le territoire, exploite les immigrés avec cynisme et une détermination impitoyable. Les cerveaux criminels savent que les immigrés clandestins ne peuvent même pas tenter de se rebeller car ils sont privés de documents d'identité et donc de la protection de l'Etat", a déclaré à ce sujet don Luigi Ciotti, le fondateur de l'association antimafia Libera au quotidien "La Stampa".

Le feuilleton immigration continue donc en Italie en ce début de 2010. L'un de ses derniers épisodes remonte à vendredi dernier lorsque le gouvernement italien a annoncé sa décision de limiter à 30 pc au maximum le nombre d'élèves étrangers toléré dans les classes des écoles primaires et secondaires de la Péninsule à compter de la rentrée 2010-2011.

Les autorités italiennes expliquent officiellement cette mesure par la nécessité de mieux intégrer les enfants d'immigrés dans la société italienne et d'éviter qu'ils ne se retrouvent dans des classes ghettos, uniquement composées d'étrangers.

C'est dire que le début de cette année augure d'autres épisodes dans un feuilleton aux péripéties incertaines et dont l'une des étapes marquantes en 2009 s'était traduite par les refoulements sans ménagement en pleine mer d'embarcations chargées de clandestins interceptées au large des côtes italiennes sans considération de la présence ou non à leur bord de demandeurs d'asile potentiels.

Source : MAP

Un centre d'information et de conseils à l'emploi au profit des immigrés marocains résidant en Espagne, a été inauguré, mardi à Madrid.

Créé à l'initiative de l'Association des travailleurs immigrés marocains en Espagne (ATIME), la Fondation Esplai et Microsoft en collaboration avec le ministère espagnol du travail et de l'immigration, le centre, se propose d'offrir aux immigrés, principalement Marocains, ayant perdu leur travail en raison de la crise économique qui frappe de plein fouet l'Espagne, des formations et des conseils pour trouver un nouvel emploi.

A travers les technologies de l'Information et de la communication, le centre "Conecta" aidera les immigrés à réduire leur méconnaissance de l'outil informatique, en les assistant et en leur assurant une formation dans ce domaine.

Un premier groupe de 315 immigrés qui risquent l'expulsion va profiter des services du nouveau centre. Ces personnes vont apprendre à rédiger un CV, utiliser les principaux programmes informatiques et chercher du travail sur le net à travers les bourses d'emploi "on-line" ou encore créer un profil emploi sur les réseaux sociaux d'Internet.

Au total, plus de 4.500 immigrés dans leur majorité Marocains, mais aussi d'autres nationalités comme les Equatoriens et les Colombiens, vont bénéficier du nouveau centre " Conecta".

Selon Olvido Nicolas, responsable à Microsoft Ibérica, l'accès aux Technologies de l'Information est devenu actuellement une nécessité pour toute personne qui souhaite accéder à une formation de qualité ou se perfectionner.

Source : MAP

La communauté marocaine résidant à Los Palacios (Andalousie-Sud de l'Espagne) constitue un exemple d'une intégration réussie des immigrés au sein de la société d'accueil, a souligné le maire de cette ville, M. Antonio Maestre Acosta.

Les Marocains établis à Los Palacios mènent leur vie en parfaite harmonie avec la société d'accueil et participent pleinement à son développement, a-t-il ajouté mardi lors d'un point de presse dans cette ville andalouse au terme d'une réunion avec le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur.

M. Acosta a relevé que le respect de l'autre et la tolérance, aussi bien du côté des Marocains que des Espagnols, constituent les principales clés de la réussite de cette intégration et de cette cohabitation harmonieuse.

Il a, par ailleurs, présenté un aperçu sur les principales actions conduites par la mairie de Los Palcios pour l'assistance aux immigrés et la promotion de leur intégration et qui portent notamment sur des campagnes de sensibilisation, des journées axées sur l'interaction culturelle, des cours de langue espagnole, des formations d'aide à l'insertion dans le marché de l'emploi et des activités sportives.

M. Acosta a qualifié de "très significative" la visite de M. Ameur à la ville de Los Palacios, se félicitant de pouvoir compter sur la collaboration des autorités marocaines pour aller de l'avant dans cet effort pour le bien des Marocains résidant dans cette région d'Espagne.

Pour sa part, M. Ameur a exprimé la forte détermination de son département de jeter les bases d'une collaboration avec la Mairie de Los Palacios, à travers des actions concrètes surtout dans le domaine culturel visant à d'aider les Marocains résidant dans cette ville à mieux s'intégrer et à renforcer leurs liens avec la mère-patrie.

Il a indiqué, à ce propos, qu'une attention particulière sera accordée aux échanges culturels dans le but de promouvoir une meilleure compréhension mutuelle et consacrer le caractère singulier des relations entre le Maroc et l'Andalousie, une région qui partage avec le Royaume un héritage culturel et historique important.

Des jumelages entre des villes marocaines et celle de Los Palcios seront envisagés dans le futur, outre des actions visant le rapprochement entre les sociétés marocaine et andalouse, a fait savoir M. Ameur dans ce contexte.

Les deux responsables ont abordé lors de cette réunion, qui s'est déroulée en présence du consul général du Royaume à Séville, M. Mohamed Said Douelfakar, des questions relatives à l'immigration, à la coopération internationale et à l'agriculture, des thèmes d'un grand intérêt pour les deux parties.

La prochaine édition du "Festival de Flamenco de la Mistela", organisé annuellement à Los Palacios durant le mois de juin, sera marquée par la participation d'une troupe artistique marocaine, ont convenu les deux parties.

M. Ameur effectue, du 10 au 17 janvier, une visite de travail en Andalousie, à Valence et en Catalogne, qui s'inscrit dans le cadre des rencontres institutionnelles de communication avec les MRE menées pour s'enquérir de leurs conditions et les informer des actions entreprises en leur faveur.

Source : MAP

Le nombre de demandes de visas rejetées a atteint 3.773, soit une augmentation de 42 pc

Le Consulat Général d'Italie à Casablanca a délivré 28.160 visas d'entrée en faveur de ressortissants marocains en 2009, dont 12.905 pour regroupement familial et 9.307 visas pour travail subordonné, indique un communiqué de la représentation consulaire.

Le nombre total des visas délivrés en 2009 a diminué de 32 pc par rapport à celui de 2008 (41.548), à cause notamment de la réduction des visas délivrés pour regroupement familial et travail subordonné, précise-t-on de même source.

Par ailleurs, plus de 5.000 visas de court séjour ont été délivrés, parmi lesquels 3.268 visas pour tourisme (+ 3 pc) et 1.128 visas pour affaires (+ 25 pc), indique le consulat, ajoutant que la part des visas de courte durée sur le total des visas délivrés est passé de 11 à 17 pc.

Le nombre de demandes de visas rejetées a, quant à lui, atteint 3.773, soit une augmentation de 42 pc par rapport à 2008.

D'autre part, la représentation consulaire a fait savoir qu'il a été procédé, courant 2009, à la légalisation d'environ 130.000 documents et a fait état des efforts déployés pour l'amélioration de la qualité des services rendus ou encore pour la réduction des temps d'attente. Selon la même source, le nombre d'immigrés marocains séjournant régulièrement en Italie (janvier 2009) atteignait le chiffre de 497.000 personnes, soit 10 pc du total des 4,8 millions d'immigrés en situation régulière dans ce pays.

La communauté marocaine se classe actuellement au deuxième rang parmi l'immigration hors-UE, derrière les Albanais au nombre de 538.000 personnes séjournant de manière régulière en Italie.

Source : La Vie eco/MAP

Le Parti socialiste va déposer, mardi 12 janvier à l'Assemblée nationale, une proposition de loi pour le droit de vote des étrangers aux élections locales, a annoncé sa première secrétaire, Martine Aubry. "Dès aujourd'hui, le groupe socialiste de l'Assemblée nationale déposera une proposition de loi sur le droit de vote aux élections locales", a déclaré Mme Aubry, à l'occasion de ses vœux à la presse.

"Le président de la République a dit qu'il y était favorable, eh bien qu'il la fasse voter (...) ! Nous dirons que c'est une loi portée par l'ensemble de la République française, nous ne sommes pas chatouilleux sur cela", a-t-elle ajouté. Lors de la campagne présidentielle, en 2007, Nicolas Sarkozy s'était également déclaré en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales, mais n'avait pas retenu cette option dans son programme.

Selon la patronne du PS, "ce serait un beau signe à donner" après ces "mois calamiteux où on a essayé de nous expliquer que les immigrés étaient la cause de tous nos maux". "Sortons des discours sur l'intégration des étrangers, c'est un peu comme les discriminations. Maintenant ça suffit, il faut agir", a ajouté Mme Aubry, en faisant notamment allusion au débat sur l'identité nationale, lancé par le gouvernement.

Le ministre de l'immigration, Eric Besson, qui a animé ce débat très controversé au sein de la classe politique, s'est déclaré favorable, dimanche, dans les "dix ans à venir", au vote des étrangers, hors Union européenne, aux élections locales en France.

Source : Le Monde

Une exposition dénommée « Le Maroc en Lumière » aura lieu à l’Institut du monde Arabe (IMA) à Paris, du 9 février au 31 mars 2010

Organisée par Philippe Ploquin et Françoise Peuriot avec le soutien de l’IMA, de l’ambassade du Maroc et de l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT), l’exposition est le fruit artistique de la fascination qu’exerce le Maroc sur des artistes français. Les 51 jours de l’exposition rendront aussi hommage au peintre Serge Pena et à sa collection de tableaux réalisée pour ses ouvrages « Maroc toiles de lumière » et « Fès Ville de lumière ». En outre, des textes du poète professeur de lettres, Claude Crusca, accompagneront les tableaux.

L’événement se veut un carrefour privilégié de deux peuples en vue de favoriser des valeurs partagées. Il sera l’occasion de présenter pour la première fois aux visiteurs, des œuvres sculptées en fer et en bois, des meubles en marqueterie, des céramiques, des pièces d’orfèvrerie…

L’entrée à cette exposition est libre tous les jours sauf les lundis, de 10h30 à 18h30.

Source : Yabiladi

Dans son lit au premier étage de l'hôpital de Gioia Tauro, près de Rosarno (15 000 habitants) en Calabre, Ayiva Saibou ne peut cacher sa terreur : "C'est du racisme, nous, on n'est pas des criminels", dit-il, la voix cassée. C'est l'agression subie, jeudi soir 7 janvier, par ce travailleur immigré togolais et ses compagnons qui a déchaîné l'enfer à Rosarno.

Sur le chemin du retour, après une journée passée dans les champs, ils ont vu une voiture faire demi-tour après les avoir dépassés. Ils ont vite compris que quelque chose n'allait pas. Le passager a baissé la vitre et tiré sur eux avec une carabine à air comprimé. Assez pour les blesser, dit Ayiva Saibou en montrant son jean ensanglanté. Assez aussi pour faire exploser la colère des immigrés.

Ce n'est pas la première fois que des journaliers venus ici, dans la plaine de Gioia Tauro, pour la récolte des mandarines, sont agressés. L'an dernier déjà, on leur avait tiré dessus et les abris de fortune dans lesquels ils vivaient avaient été incendiés. Alors, jeudi soir, plus d'une centaine d'entre eux, exaspérés, ont brisé les vitrines, incendiant voitures et poubelles.

Le lendemain, les habitants de Rosarno ont répliqué par une véritable "chasse à l'immigré" qui aurait pu se terminer tragiquement. Toute la journée et tard dans la nuit, vendredi, ils ont dressé des barrages et roué de coups les immigrés qui passaient par là. On parle même de bidons d'essence prêts à être utilisés pour "débusquer" ceux qui se cachaient. Des fusils de chasse ont fait leur apparition entre les mains de la population. On comptera une quarantaine de blessés, dont 30 immigrés. Certains n'ont eu la vie sauve que grâce à l'intervention de la police.

Lundi matin, la ville a retrouvé son calme et, à part les blessés, il ne reste plus un seul immigré à Rosarno. Plus d'un millier ont été transférés en autobus vers des centres d'hébergement. D'autres sont partis de leur propre initiative.

Pour mieux dire, ils se sont enfuis. La preuve : les casseroles encore pleines de pâtes, les chaussures, les vêtements, les valises qui jonchent les taudis où ils vivaient. Et puis les dizaines de vélos restés devant l'une des deux usines désaffectées transformées en logements précaires. Depuis dimanche, des bulldozers sont entrés en action pour les démolir emportant avec eux les dernières traces de vie qui témoignent qu'ici ont tenté de vivre des travailleurs immigrés : comme ce jeu de dames fait de bouchons ou encore ce manuel édité par le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies qui, de toute évidence, n'a pu conjurer la colère des habitants de Rosarno.

Quelques-uns sont d'ailleurs là, comme pour s'assurer que le travail de "nettoyage" a été fait jusqu'au bout. "Ils ont eu ce qu'ils méritaient, lâchent-ils. On a dû défendre femmes et enfants. Nous les avons accueillis, nourris, et voilà comment ils nous ont remerciés, en incendiant notre ville."

La Calabre s'interroge sur les raisons profondes de ce qui s'est passé. Le parquet a ouvert une enquête sur le rôle qu'a pu jouer dans cette "chasse au Noir" la Ndrangheta, mafia locale qui contrôle aussi le marché du travail. Pourquoi, après des années de "cohabitation", a-t-on voulu se débarrasser de journaliers sans droits, payés 1 euro le cageot de fruits récoltés et soumis à une taxe mafieuse de 5 euros "pour frais de transport" aux champs ?

A l'hôpital, des associations caritatives ont apporté linge et bonbons "pour adoucir la situation" et répéter que "la vraie Calabre n'est pas raciste". Mais Ayiva et les autres ne demandent qu'à guérir et partir. Pour eux, Rosarno est une page définitivement tournée.

Source : Le Monde

Pour Alain Morice, anthropologue, chercheur au CNRS et membre du laboratoire URMIS (Unité de recherches "Migrations et société", université Paris-Diderot), on peut se demander "si la mafia locale n'est pas derrière les premières exactions, qui ont déclenché une "chasse à l'immigré" dans le sud de l'Italie, faisant soixante-sept blessés entre jeudi et samedi 

Le recours à la main-d'œuvre étrangère saisonnière est-il un phénomène ancien en Europe ? 

Oui, dans certains pays d'immigration ancienne, comme la France. On se souvient notamment des Belges recrutés pour la récolte des betteraves dans le nord de la France, ou des Italiens dans la région marseillaise pour le maraîchage, ou encore des Espagnols pour les vendanges. Le phénomène s'est développé avec l'industrialisation de certains secteurs agricoles, qui a été accélérée dans les années 1970 quand Jacques Chirac était ministre de l'agriculture et qui s'est traduite par une importante demande de main-d'œuvre pour des récoltes plus massives et plus ponctuelles. Il a fait tache d'huile dans les années 1980 en Espagne, puis en Italie, qui étaient auparavant des pays d'émigration, quand à leur tour ils ont développé la culture intensive de fruits et légumes.

Mais il s'agit toujours de variantes du "modèle californien", qui s'est imposé il y a un siècle dans l'ouest des Etats-Unis : on recourt à une main-d'œuvre immigrée moins chère, fragile puisqu'on peut lui confisquer ses papiers ou empêcher leur renouvellement, et facilement corvéable car l'objectif de ces travailleurs, venus de pays démunis, est de gagner le maximum d'argent en un minimum de temps. L'idée est toujours que ces étrangers ne doivent pas s'installer durablement car, disent les exploitants, s'ils séjournent à l'année, alors ils deviendront des "bras cassés" sans ardeur à la tâche et surtout soucieux de toucher les aides sociales. Le racisme est ici un levier de l'exploitation de ces saisonniers migrants.

L'origine et les conditions de travail de ces saisonniers varient-elles selon les pays ? 

On a plusieurs modèles de mobilisation de la force de travail dans l'agriculture, qui cependant convergent tous vers le souci de s'assurer de sa flexibilité et de sa précarité. En France, il y a eu surtout, après l'intégration des travailleurs espagnols et portugais dans l'Union européenne, des Marocains et, en moins grand nombre, des Tunisiens, leurs pays ayant signé avec la France, dès 1963, des accords de main-d'œuvre. Ce furent les fameux "contrats OMI", du nom de l'Office des migrations internationales, d'une durée de six mois (extensible jusqu'à huit mois). Récemment, les Polonais sont devenus majoritaires, surtout dans les vendanges, mais, à présent, ils sont à leur tour bénéficiaires de la libre circulation comme travailleurs européens. Ces contrats, mesurés au compte-gouttes chaque année par les autorités préfectorales, sont à la fois précieux pour les employeurs et pour les saisonniers. Ce système est supposé garantir la paix sociale.

L'Andalousie, située dans le sud de l'Espagne, a d'abord surtout employé des Marocains, notamment irréguliers. Mais quand ceux-ci ont montré quelque résistance et tenté de faire valoir leurs droits à être régularisés, il y a eu une tentative de diversification. On a ainsi fait venir des Latino-Américains (surtout des Equatoriens), présumés plus proches par la religion et par la langue. Les pays de l'Europe de l'Est sont maintenant aussi représentés. Les femmes ayant de jeunes enfants sont désormais privilégiées pour les contrats en origen ("en origine"), négociés par exemple, comme en Andalousie, entre la province et une agence marocaine, avec la participation des syndicats de travailleurs : un contingent annuel de saisonniers est ainsi mis à la disposition des exploitants.

En Italie du Sud, le recrutement se fait surtout de façon informelle, sous le contrôle des mafias locales (par exemple la 'Ndranghetta, en Calabre), qui ont la haute main sur le système administratif, ce qui garantit une certaine impunité aux employeurs. Recrutés sur des mensonges ou, parce que sans papiers, par peur d'être arrêtés, des Africains et des ressortissants des pays de l'Est sont surexploités et pratiquement emprisonnés, sous la surveillance de capos ("chefs"). Les révoltes actuelles en Calabre témoignent de la gravité de cette situation, qui est pourtant bien connue depuis qu'un journaliste, Fabrizzio Gatti, lui a consacré un article retentissant en septembre 2006. En Grèce de même, il s'agit surtout de travail au noir, et les saisonniers sont très mal acceptés par la population locale : donc, ils filent doux.

Y a-t-il eu des précédents à l'explosion de violence qui vient de viser des saisonniers en Calabre ? 

En 2000, dans la région d'Almeria, en Andalousie, après le meurtre d'une Espagnole par un Marocain déséquilibré, les habitants se sont livrés à une véritable chasse à l'homme contre ces travailleurs largement clandestins. Ceux-ci avaient traversé le détroit de Gibraltar dans des conditions difficiles et avaient vocation à rester à l'année. Des hôtels meublés, de petits commerces et des locutorios ("boutiques téléphoniques") s'étaient développés en ville. La violence raciste a explosé parce que les saisonniers laissaient craindre aux habitants qu'ils se fixeraient, rompant ainsi le pacte d'invisibilité qui, tacitement, permettait de tolérer leur présence.

Ce qui est en train de se passer en Italie du Sud est différent. Ces clandestins n'étaient là que pour quelques mois, et maintenus en situation très précaire. On ne sait pas bien encore, mais la flambée de violence raciste a peut-être surgi à point nommé : les ouvriers ont été chassés alors qu'on n'avait plus besoin d'eux, puisque les cours des agrumes sont tellement mauvais que la cueillette n'est plus rentable. On peut se demander si la mafia locale n'est pas derrière les premières exactions, qui ont déclenché leurs protestations puis une "chasse à l'immigré".

Source : Le Monde

La journée du 1er mars 2010 pourrait être exceptionnelle en France. Et pour cause : un collectif compte mobiliser la population immigrée en Hexagone pour un boycott durant 24 heures.

L'objectif est de montrer que sans l'immigration et les immigrés, l'économie française aurait du mal à tourner. Ne rien acheter, ne rien vendre, et ne pas aller au travail pour ceux qui le pourront, voilà en gros ce que tous les immigrés devraient faire le 1er mars prochain. C'est tout au moins ce que les membres du collectif espèrent. Derrière cette initiative, une journaliste franco-marocaine. Nadia Lamarkbi voulait, pendant longtemps, réagir face aux clichés concernant les immigrés en France. «Notre message est clair et basique: la France a besoin de son immigration pour avancer. L'immigration est une richesse qu'il faut savoir estimer à sa juste valeur. Enfin, nous voulons pour chacun, quelle que soient ses origines, le respect et la dignité. Il est triste qu'après tant d'années, tant de vagues de migrations différentes, il faut encore rappeler ces évidences», déclare Nadia Lamarkbi pour qui, les propos largement controversés du ministre français de l'Intérieur, Brice Hortefeux lors de l'Université d'été de l'UMP (Union pour un mouvement populaire, parti au pouvoir actuellement en France), ont été la goutte qui a fait déborder le vase.

En effet, dans une vidéo qui a fait le buzz pendant plusieurs jours sur Internet, le ministre français apparaît en lançant à l'égard d'un jeune homme d'origine arabe : «Il en faut toujours un.

Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes». Hortefeux avait déclaré par la suite que ses propos avaient été déviés de leur vrai sens. Mais c'était trop tard. La polémique avait déjà fait des émules sur la scène politique à gauche comme à droite en France.

Mais pas uniquement, des citoyens ordinaires issus notamment de l'immigration, qui n'ont pas forcément une appartenance politique, ont également décidé d'agir en appelant à «une journée sans immigrés». Une idée originale qui a déjà fait ses preuves sous d'autres cieux. Une expérience similaire avait en effet eu lieu outre-atlantique lorsque les populations d'origine hispanique ont lancé un mouvement de boycott économique le 1er mai 2006 aux Etats-Unis. Résultat : près de deux millions de personnes ont manifesté à Los Angeles, la capitale de la Californie.

Reproduire la même expérience en France, est donc l'objectif du collectif.

Ces derniers affirment que les préparatifs vont bon train. Aujourd'hui, le mouvement est présent dans une trentaine de grandes villes françaises. Des opérations de tractages ont également été organisées à destination des immigrés mais également à tous les autres ressortissants français.

Car même si la population immigrée demeure le cœur de cible, le message du collectif s'adresse également à toutes les personnes sensibles à l'importance de l'immigration. «On ne porte pas de revendications explicites.

Nous ne réclamons rien. Nous sommes citoyens français, membre de la société civile», a affirmé Peggy Derder, membre du collectif dans une conférence de presse à l'Assemblée nationale en novembre dernier.

L'idée du boycott n'en finit toujours pas de séduire de nombreuses personnes. Le groupe du collectif sur Facebook, compte déjà plus de 54.000 membres depuis sa création.

Un blog et un site web sont également disponibles sur la toile pour informer sur les activités et les objectifs du collectif à quelques semaines seulement de la date fatidique.

Une date qui n'est d'ailleurs pas anodine puisqu'elle marque le cinquième anniversaire de l'entrée en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui introduit le concept de l'immigration «choisie».

Pour l'heure, les responsables français n'ont pas eu de réactions officielles à part Eric Besson, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale qui a répondu à une question sur cette journée au Talk Orange-Le Figaro, en disant : «Ne créons pas des épouvantails qui n'existent pas. Ce n'est pas la peine d'inventer une stigmatisation».

Questions à: Nadia Lamarkbi, fondatrice du collectif

«24 heures sans nous»

• On est à moins de deux mois du jour J, comment se déroulent les préparatifs pour la journée du 1er mars ?

Les préparatifs avancent et vont s'accélérer dans les semaines qui suivent. Nous avons su créer des liens avec différentes associations de manière à diffuser l'information et ainsi à toucher le plus grand nombre. Nous avons également commencé à rallier de nombreuses associations et syndicats. D'un autre côté, nous avons lancé des séances de tractages sur les marchés dans différentes villes de France puisque aujourd'hui, nous sommes présents dans plus d'une trentaine de grandes villes. Nous allons également commencer à développer notre visibilité par une grande campagne d'affichage.

• Comment avez-vous eu cette idée ? Et quel a été l'événement ou le facteur déclencheur ?

Le collectif est né à la suite des propos prononcés en septembre dernier par Brice Hortefeux lors de la journée des jeunes UMP à Seignosse. Ces propos et la pathétique tentative de justification ont cristallisé notre engagement, alors même que pour la majorité nous n'avons pas d'expérience du militantisme politique ou associatif. Ces propos,qui n'ont été que la suite tristement logique de nombreux précédents, sont révélateurs d'un climat ambiant.

• Pourquoi avez-vous choisi la date du 1er mars ?

Le 1er mars 2010, en référence à l'entrée en vigueur de la loi CESEDA : ce «Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile» réduit l'immigré à un objet économique. Symboliquement, nous ne pouvions trouver de meilleur jour pour agir et démontrer que notre présence est bénéfique économiquement et contribue à la croissance. Nous sommes des salariés et des entrepreneurs comme les autres.

• Est-ce que vous vous attendez à une forte participation de la part des immigrés ?

Si la mobilisation est à la hauteur de l'écho et des réactions que nous avons reçues, en effet, il y aura une très forte mobilisation. De plus, notre mouvement s'attache à agir sur le levier économique. Il ne s'agit plus seulement de manifester en lançant des slogans mais bien d'agir chacun à son propre niveau tout d'abord en ne consommant pas et en évitant de travailler, si c'est possible.

Cette nouvelle forme d'action séduit notamment ceux qui ne sont pas coutumiers du militantisme.

Source : Le Matin

Le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur, s'est réuni, lundi à Séville (Sud de l'Espagne), avec la directrice de la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée, Mme Elvira Saint-Gerons Herrera.

Cette rencontre a été axée notamment sur les moyens à même de promouvoir la participation de la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée dans le rayonnement culturel du Maroc en Andalousie et en Espagne.

Lors de cette réunion, M. Ameur a affirmé la volonté et la disposition de son département à coopérer avec la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée pour développer des actions culturelles qui tendent à rapporter la réalité du Maroc moderne et à aider les Marocains expatriés à préserver leur identité et leur attachement aux valeurs d'ouverture et de tolérance, condition d'une meilleure intégration dans la société d'accueil.

Les axes de cette coopération peuvent concerner la femme, la jeunesse, les questions sociales, les Universités d'été pour les MRE, l'organisation de semaines culturelles, de soirées artistiques et d'expositions artisanales ou culinaires, a-t-il expliqué.

L'objectif de ce partenariat est la recentration de la Fondation des Trois Cultures sur le Maroc, de manière à ce que les différents aspects de la riche culture et civilisation marocaines soient présents avec force dans le programme 2010 de cette institution, a précisé M. Ameur.

Mme. Herrera a souligné, pour sa part, que la culture marocaine sera à l'honneur grâce à ce partenariat pour lequel la Fondation oeuvrera en 2010 et durant l'année suivante, ajoutant qu'une attention particulière sera accordée, dans ce cadre, à l'image du Maroc en Espagne et à celle de l'Andalousie dans le Royaume.

"Nous allons impliquer les chercheurs, universitaires, économistes, intellectuels et spécialistes de l'éducation" à cet effort, a-t-elle relevé, ajoutant qu'une telle action contribuera, sans nul doute, à une meilleure connaissance mutuelle entre les deux parties, qui constitue l'un des objectifs fondamentaux de la Fondation des Trois Cultures.

Il s'agit d'un objectif très important, d'autant plus qu'une importante communauté marocaine est établie en Andalousie et en Espagne, de façon générale, a insisté Mme Herrera.

Cette rencontre s'est déroulée en présence du Consul général du Royaume à Séville, M. Mohamed Said Douelfakar.

M. Ameur, qui effectue du 10 au 17 janvier une visite de travail en Andalousie, à Valence et en Catalogne, s'est réuni lundi également avec le président du gouvernement autonome d'Andalousie, M. José Antonio Grinan et le vice-secrétaire général de l'UGT d'Andalousie, M. Dionisio Valverde.

Cette visite s'inscrit dans le cadre des rencontres institutionnelles de communication avec les MRE menées pour s'enquérir de leurs conditions et les informer des actions entreprises en leur faveur.

Source : MAP

Le projet de mise en place d'un partenariat avec l'Union générale des travailleurs (UGT) d'Andalousie pour le soutien des Marocains en difficultés, notamment en matière d'assistance juridique, a été au centre d'une réunion lundi à Séville (Sud de l'Espagne) entre le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur, et le vice-secrétaire général de cette centrale syndicale, M. Dionisio Valverde.

M. Ameur a souligné que ce cadre de partenariat, une fois scellé, permettra aux Marocains résidant en Andalousie de bénéficier d'une orientation et d'un soutien juridiques en cas de besoin, ainsi que des services offerts par le réseau des bureaux de l'UGT chargé de cette mission qui sont répartis sur l'ensemble du territoire de la région andalouse.

Il s'agit d'une initiative à travers laquelle l'UGT d'Andalousie pourra apporter, en partenariat avec le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, son appui en matière juridique aux Marocains se trouvant en difficultés par le biais de ses moyens et ses instances d'assistance, a-t-il jouté dans une déclaration à la MAP.

M. Ameur a ajouté, par ailleurs, que l'objectif également de cette rencontre était de s'enquérir de la situation des travailleurs marocains résidant dans la région autonome d'Andalousie, notamment ceux qui se sont retrouvés en situation de chômage dans cette conjoncture de crise économique mondiale.

L'accent a été mis, a-t-il dit à ce sujet, sur le rôle que peut jouer cette centrale syndicale pour la sauvegarde des droits et intérêts des travailleurs marocains dans cette conjoncture difficile.

Pour sa part, M. Valverde a exprimé la volonté de l'UGT d'Andalousie de collaborer pleinement avec le ministère marocain chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger pour la concrétisation de ce projet, ainsi que pour d'autres initiatives pouvant être au service des travailleurs marocains en Andalousie.

Il a fait savoir, dans le même contexte, que l'UGT d'Andalousie a réalisé des projets de coopération avec des partenaires syndicaux marocains dans le nord du Royaume, et ce notamment dans les domaines de l'éducation et de la situation de la femme.

M. Valverde a mis en exergue, par ailleurs, l'activisme syndicale des travailleurs marocains en Andalousie affiliés à l'UGT, dont plusieurs sont des délégués syndicaux dans les entreprises où ils sont actifs.

Cette rencontre s'est déroulée en présence du consul général du Royaume à Séville, M. Mohamed Said Douelfakar.

M. Ameur effectue, du 10 au 17 janvier, une visite de travail en Andalousie, à Valence et en Catalogne qui s'inscrit dans le cadre des rencontres institutionnelles de communication avec les MRE menées pour s'enquérir de leurs conditions et les informer des actions entreprises en leur faveur.

La visite de ces régions espagnoles requiert une importance capitale en raison de la conjoncture délicate à laquelle est confronté l'Espagne où le nombre de ressortissants marocains s'élève à 800.000, dont une grande partie souffre du taux élevé de chômage à cause de la crise économique internationale.

Source : MAP

Dans l'usine désaffectée, des matelas à même le sol entre piles de chaussures et vêtements sales. Quelques plaques électriques raccordées à des installations précaires. La majorité des immigrés de Rosarno, victimes ces derniers jours d'une chasse à l'homme, vivent là.

L'usine est située en dehors de Rosarno, une petite ville de 15.000 habitants en Calabre (sud de l'Italie). Ceux qui ont trouvé refuge dans un des anciens bâtiments, entre tuyaux, machines et réservoirs sur lesquels ils étendent leur linge, ont de la chance. Ils disposent de huit toilettes chimiques et trois douches pour environ 1.000 personnes.

Les autres ont pris possession d'un entrepôt dans lequel ils ont installé des petites tentes pour tenter de se protéger du froid, les températures atteignant 0°C en hiver.

Les plus mal lotis à Rosarno s'entassent dans d'anciens silos, "jusqu'à 13 personnes, dans le noir et sans chauffage", raconte Alessandra Tramontane de Médecins sans frontières (MSF) en Italie. D'autres encore sont dispersés dans de vieilles maisons de campagne dans les alentours.

A l'image des immigrés de Rosarno, ils sont des milliers, essentiellement africains, à travailler dans des conditions misérables, au rythme des saisons, comme ouvriers agricoles dans le sud de l'Italie.

"Nous dénonçons l'extrême précarité de ces travailleurs agricoles depuis plusieurs années", souligne Mme Tramontane. MSF apporte depuis 2003 son soutien aux immigrés à Rosarno, en distribuant des produits sanitaires, des draps, des couvertures et du savon.

"Nous ne rencontrons que la brutalité", affirme Francis, un Ghanéen de 25 ans. "La situation est mauvaise et elle se dégrade de plus en plus", ajoute-t-il. Après les violents affrontements entre les habitants de Rosarno, les immigrés et la police ces derniers jours au cours desquels 67 personnes ont été blessées dont 31 immigrés, Francis a décidé de partir pour Naples.

Pourtant, rien ne l'y attend. Pas de travail, pas de logement en vue. "J'y serai toujours mieux qu'ici", dit-il.

"Beaucoup d'entre eux sont atteints de problèmes respiratoires et ostéo-musculaires à cause de leurs conditions de vie insalubres et des nombreuses heures de travail", souligne la représentante de MSF.

"Comme il fait froid, ils font du feu à l'intérieur. Des maladies sont transmises par l'eau et la nourriture et le contact permanent avec les désherbants chimiques entraîne des affections de la peau", poursuit-elle.

Le rythme saisonnier de ces ouvriers agricoles qui passent d'une région à l'autre selon les besoins, sans domicile fixe ni contrats de travail, les épuise également.

Pourtant certains ont fait le choix de rester à Rosarno même s'ils craignent pour leur vie après les émeutes.

"Ils ont peur. A Rosarno, ils ne se sentent plus en sécurité mais ils sont nombreux à ne pas avoir reçu leur paie. Or, cet argent, ils en ont un besoin désespéré", explique Laura Boldrini, porte-parole du Haut commissariat pour les réfugiés en Italie.

La crise économique qui n'a pas épargné la Calabre, une des régions les plus pauvres d'Italie, a davantage fragilisé ces travailleurs migrants. Du fait de la baisse des prix des agrumes, nombre de propriétaires ont décidé qu'il n'était plus rentable de les faire récolter, même pour 20 à 25 euros par journée de travail, le salaire standard d'un immigré africain.

Selon l'organisation humanitaire Caritas, les travailleurs immigrés en situation régulière en Italie sont environ deux millions et représentent quelque 10% du PIB.

Source : Libération.fr/AFP

Nicolas Sarkozy a réaffirmé lundi à Gif-sur-Yvette sa détermination à imposer plus de diversité à des grandes écoles circonspectes et a agité le spectre de mesures contraignantes, écartant toutefois l'idée de quotas "autoritaires" de boursiers.

En présentant ses voeux au monde de l'enseignement et de la recherche dans le cadre de l'école Supelec sur le plateau de Saclay, le chef de l'Etat a jugé "invraisemblables" et "parfaitement déplacées" les réticences exprimées par les grandes écoles à accueillir 30% d'élèves boursiers, ainsi que le leur a demandé récemment le gouvernement.

"Les grandes écoles, ce n'est pas réservé à quelques initiés, ni à quelques enfants de la grande bourgeoisie. Les grandes écoles, c'est pour tout le monde, pourvu que l'on travaille, pourvu que l'on ait du talent", a-t-il plaidé.

Le chef de l'Etat a donc demandé à ses ministres de l'Enseignement supérieur et de l'Education, Valérie Pécresse et Luc Chatel, et au commissaire à la diversité Yazid Sabeg "de conduire dans les semaines qui viennent un dialogue fructueux avec l'ensemble des parties concernées".

"J'attends des résultats concrets et rapides. Si on les a, le dialogue suffira. Si on ne les a pas, il faudra utiliser un autre moyen. Mais l'objectif de la diversité sociale de nos élites, cet objectif-là, je ne peux pas y renoncer", a-t-il menacé.

Le président s'est toutefois refusé à "l'instauration autoritaire de quotas de boursiers à l'entrée de chaque institution". "Je n'accepterai jamais un système où certains candidats seraient reçus à un concours pour la seule raison qu'ils sont boursiers", a-t-il assuré.

A la place, il a proposé "que l'on diversifie les modes d'accès aux grandes écoles", préconisant notamment "d'augmenter les places pour les bacheliers technologiques dans les écoles d'ingénieurs" ou de "développer de façon significative les admissions parallèles" pour les étudiants qui ne suivent pas de classes préparatoires.

Lors d'un discours devant la prestigieuse école polytechnique de Palaiseau fin 2008, Nicolas Sarkozy avait fixé un objectif de 30% d'élèves boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles.

"L'étape suivante est de parvenir à ce même taux de 30% dans chaque grande école, je dis bien dans chaque grande école", a-t-il insisté lundi.

Réagissant la semaine dernière à ces objectifs réitérés par Mme Pécresse, la la Conférence des grandes écoles (CGE) avait refusé, par la voix de son délégué général Pierre Aliphat, que chaque école ait 30% d'étudiants boursiers mais accepte d'en faire un objectif moyen pour l'ensemble de ces établissements.

Les grandes écoles, qui forment l'élite des entreprises et de la fonction publique, les plus prestigieuses, comme Polytechnique ou HEC, ne comptent encore qu'entre 10 et 14% de boursiers.

Source : Les Echos/AFP

Soraya Gari, l’humoriste Franco-Marocaine sera de retour sur la scène du théâtre privé du Petit Gymnase dans la capitale française, le 21 février 2010 à 16h00.

Après le succès de « 100% Tata Khadija » le 22 novembre dernier, et suite aux nombreuses demandes de ses fans, la native de Nador reviendra le mois prochain avec le même spectacle, au Petit Gymnase, 38, boulevard Bonne Nouvelle à Paris.

Dans cette présentation, à travers Khadija, une mère rageuse, méchante, ... une mère qui ne veut que le bonheur de ses enfants, Soraya Gari évoque les Français issus de l’immigration, leur culture, leur différence et leur regard vis à vis de la Mère patrie.
Les tickets de « 100% Tata Khadija », vendus à 13 euros sont disponibles au théâtre du Gymnase, dans les magasins FNAC, Auchan, Carrefour, ainsi que chez Virgin et Ticketnet, réseau français de vente de billets de spectacles.

L’humoriste Gari a fait des études en Suisse et a découvert dès son jeune âge, une passion pour le spectacle. Elle a suivi plus tard, une formation de comédienne avant de monter pour la première fois sur scène en octobre 2007. Cette même année, Soraya Gari fit son premier one woman show. Depuis lors, elle a mené des tournées en Europe (Belgique, Espagne, Suisse...) et au Maroc, et participé à plusieurs festivals.

Source : Yabiladi

Les travailleurs africains arrivés en France dans les années 1960 et 1970 sont aujourd’hui à la retraite. La plupart ont décidé d’y rester. Sans cesser de rêver au « bled ».

Assemblés dans un café au milieu d’une collection de poteries traditionnelles, une dizaine d’hommes aux cheveux blancs bavardent autour d’un thé à la menthe en disputant d’interminables parties de dominos. Sur un meuble, un globe terrestre qu’une main anonyme a arrêté sur le continent africain… Non, la scène ne se déroule pas dans un pays du Maghreb, mais dans le quartier de Belleville, à Paris. Ouvert depuis cinq ans, le café social Ayyem Zamen (« le temps jadis », en arabe), accueille les chibanis, les « anciens » venus d’Afrique.

« La plupart sont des hommes seuls, arrivés en France il y a trente ou quarante ans pour faire vivre leur famille restée au pays, explique André ­Lefebvre, l’animateur du lieu. Ils ont toujours pensé repartir un jour, au plus tard à l’âge de la retraite. Mais ce lieu existe et continuera d’exister parce que nous partons du principe que la grande majorité d’entre eux ne retourneront jamais en Afrique. »

Assis à une table, Ayad, casquette sans âge, fine moustache et mine désabusée. Né à Sétif, dans l’Est algérien, il est arrivé en France à l’âge de 20 ans il y a presque un demi-siècle et a longtemps travaillé dans le métro. Depuis peu à la ­retraite, il touche 1 000 euros par mois, en comptant sa retraite ­complémentaire, qu’il consacre ­presque entièrement au paiement du loyer et aux courses quotidiennes. « Évidemment, j’aimerais rentrer au pays, murmure-t-il en sirotant un café, mais ça n’est pas possible pour l’instant, ça me coûterait trop cher. Et puis, j’ai mes copains entre Ménilmontant et la porte des Lilas… »

Habitations précaires

Ayad n’est pas un cas isolé. Selon le ministère du Travail, il y aurait aujourd’hui en France près de 71 000 migrants étrangers âgés de plus de 65 ans et percevant une aide au logement. Plus de 42 000 d’entre eux vivent dans des foyers ou dans des habitations précaires (à l’hôtel, chez des proches ou des amis). Une grande majorité d’entre eux (85 %) sont mariés dans leur pays d’origine, où ils ne font pourtant que des séjours de courte durée. Selon une étude établie à partir des chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) datant de 1999 et 2005 et réalisée par Rémi Gallou, chercheur à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), les foyers de migrants abriteraient 60 % de personnes originaires du Maghreb et 30 % d’Afrique subsaharienne, les autres venant d’Europe orientale et ­d’Europe méridionale, de Turquie et d’Asie. « Mais les proportions ont tendance à s’équilibrer du fait de la disparition progressive des Maghrébins, globalement plus âgés que les autres », précise le chercheur. « Ces ­personnes sont prises au piège de l’âge, estime Moncef Labidi, directeur du café social. Au départ, ils n’avaient choisi d’émigrer que dans la ferme intention de rentrer un jour au pays. Mais ils entrent désormais dans une zone de turbulences où la vie n’est plus sereine. »

Et quand ils réussissent à regagner leur terre natale, les seniors africains sont souvent très déçus, déboussolés. Ils se sentent de trop et « ne trouvent plus leur place auprès d’une épouse qui a pris l’habitude de diriger seule son foyer », poursuit Labidi. Ils se sentent aussi coupables vis-à-vis de leurs enfants, qui « leur reprochent leur absence et leur demandent pourquoi ils n’ont pas pu les suivre en France ». Et comment retrouver leur rôle de citoyen dans un pays qu’ils ne connaissent plus ?

Caprice des dieux

Beaucoup plus long que prévu, le séjour dans l’Hexagone a souvent modifié de fond en comble leurs habitudes, alimentaires notamment. Les anciens « carburent » souvent aux briquettes de lait et au Caprice des dieux, sont attachés aux petits commerçants de leur quartier, ont des amis, souvent d’anciens collègues… Et la dégradation de leur état de santé, conséquence des travaux généralement pénibles auxquels ils ont été astreints pendant leur vie professionnelle, ne les incite pas au retour. « Ils savent que, s’ils doivent subir une opération, les soins seront plus chers et de moins bonne qualité dans leur pays d’origine », souligne le directeur du café social. La France est donc perçue comme une prison dorée. Synonyme, malgré tout, d’une vie plus confortable, mais aussi d’un déracinement souvent mal accepté.

À quelques kilomètres de là, dans la cour du foyer Bara, à Montreuil-sous-Bois, où logent quelque cinq cents immigrés d’origine malienne, sénégalaise et mauritanienne, Doicouré, 61 ans, fait sa prière dans l’après-midi finissant. Les musulmans pratiquants y côtoient les petits vendeurs installés à même le bitume, qui proposent cartes téléphoniques, DVD importés et cacahuètes entières. L’Afrique reconstituée !

Barbe poivre et sel, tunique noire et sandales éculées, le retraité se confie. Des effluves de bouillie et de maïs grillé s’échappent des cuisines. Après quarante ans de petits boulots (­manœuvre, ouvrier, agent d’entretien) sur le sol français, Doicouré touche environ 400 euros par mois, un peu plus grâce à sa retraite complémentaire. « C’est peu, mais j’essaie de me débrouiller pour envoyer de l’argent à ma famille », explique-t-il. Dans la région de Kayes, dans l’ouest du Mali, où il est né, sa femme et ses neuf enfants attendent…

Ici, au foyer, il partage avec plusieurs de ses frères et d’autres résidents une petite chambre (les appartements du foyer Bara abritent souvent jusqu’à sept personnes) dont le loyer mensuel avoisine 50 euros. Il économise en partageant le prix de courses, réduit ses sorties à quelques balades dans le quartier. Le reste du temps, il bavarde sur un banc à l’extérieur du foyer, regarde la télé dans sa chambre ou, tout simplement, attend. « Ici, je n’ai rien à faire », reconnaît-il. Alors pourquoi rester ? Parce que, pour bénéficier de certaines aides comme l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), les assurés doivent depuis le 1er janvier 2006 justifier d’une résidence régulière sur le territoire métropolitain ou dans un département d’outre-mer. Et donc y passer plus de six mois par an.

Poule aux œufs d'or

Mais les plus démunis ne sont pas les seuls à avoir renoncé à toute idée de retour. Le Franco-Béninois Pierre Fayemi, 67 ans, est à la retraite depuis trois ans après avoir travaillé trente-cinq ans durant comme médecin chef suppléant et gérontologue à Dourdan, au sud de Paris. Lui non plus ne se voit pas rentrer à Cotonou, sa ville natale. « J’ai développé ici un réseau social et professionnel auquel je tiens et que je ne veux pas lâcher », explique ce boulimique de travail qui partage son temps entre ses activités d’élu municipal et les innombrables associations dont il est membre. Il est en effet président diocésain du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), membre du conseil d’administration du Pallium (qui promeut les soins palliatifs), du réseau Hippocampes (qui aide les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer), sans parler de diverses associations franco-béninoises. Il est convaincu d’être plus utile au Bénin en vivant à Dourdan qu’à Cotonou.

« Si je rentrais au pays, j’aurais peur de me transformer en poule aux œufs d’or ! sourit-il. Quand j’y vais en vacances, je commence toujours par demander à ma famille de ne prévenir personne de mon arrivée. En général, la tranquillité dure une semaine ; ­ensuite… On m’apporte des petits cadeaux et, en contrepartie, on me demande des conseils… Parfois, on me suggère de prendre en charge les frais médicaux d’Untel ou Untel… »

Et quand on lui objecte qu’il bénéficierait au Bénin d’un train de vie bien supérieur, il s’emporte : « Je ne ­supporte pas l’idée de rentrer au pays pour me payer des boys. Ce que je gagnerais en train de vie, je le perdrais en qualité de vie. Adieu sorties au cinéma et au théâtre ! »

Source : Jeune Afrique

Des heurts violents ont opposé, du jeudi 7 au samedi 9 janvier, la population de Rosarno, une petite ville de Calabre, aux migrants clandestins qui cueillent les agrumes

Trois jours de violence ont opposé immigrés, résidents et forces de l’ordre dans la petite ville de Rosarno, 15 000 habitants, située en Calabre. Jeudi, des Africains, travailleurs saisonniers, ont été visés par des tirs de fusils à air comprimé. Trois d’entre eux ont été légèrement blessés.

Entre faits et rumeurs, la colère a explosé. Par centaines, les migrants ont décidé de manifester dans les rues de Rosarno. Et la protestation a dégénéré en émeutes : incendie de voitures et de poubelles, bris de vitrines, déclenchant en retour une réaction violente des forces de l’ordre, mais aussi d’une partie des habitants de la commune qui s’en sont pris aux étrangers.

Le bilan est lourd : 53 blessés dont 21 parmi les immigrés, 18 parmi les policiers, et 14 parmi les résidents. Mais aussi 8 interpellations d’habitants dont une pour tentative d’homicide. Le retour à une paix précaire ne s’est fait qu’après leur exode forcé.

Travaux agricoles sous-payés

Ces étrangers sont originaires de l’Afrique noire, du Maghreb ou des pays de l’Est. Nombre d’entre eux sont « clandestins ». Ils sont venus à Rosarno, au cœur de la plaine de Gioa Tauro qui compte 1200 entreprises agricoles pour la récolte des mandarines et des oranges qui commence en décembre et s’achève en mars.

Cela implique pour eux de vivre au milieu des détritus et des rats. Ils dorment entassés dans des usines désaffectées, sans eau, sans électricité, sans sanitaires. Ils travaillent dix à quatorze heures par jour payées 25€, dont 5 prélevés par des soldats de la ’Ndrangheta, la mafia calabraise qui contrôle le marché des agrumes.

Cela fait bientôt 20 ans que les immigrés ont remplacé les Italiens qui refusent ces travaux agricoles sous-payés. « Un peu moins de 3000 » sont venus cette saison, selon un porte-parole du syndicat Cgil, Antonio Calogero, pour qui la réforme du système des aides communautaires à l’agriculture est à l’origine des heurts. « Les nouvelles règles sont entrées en vigueur, explique le syndicaliste. Elles prévoient une aide pour chaque hectare cultivé. Mais il est devenu plus rentable de laisser les agrumes pourrir sur les arbres ». Les migrants ont donc trouvé moins de travail, le climat s’est tendu.

La ’Ndrangheta a décidé que les rebelles devaient être chassés

« Les résidents de Rosarno voyaient les migrants traîner dans les rues. Et un vent de racisme a commencé à souffler. La ’Ndrangheta, qui contrôle le territoire, a fait le jeu de certains habitants », raconte Claudia Carloni, employée de la Chambre de commerce de Gioa Tauro.

En effet, comme le rappelle Don Pino De Masi, représentant de l’association anti-mafia Libera, les relations entre migrants et Rosarnesi , étaient plutôt bonnes, dans le passé. Les gestes de solidarité étaient concrets et multiples. « Le jour de l’Épiphanie, 100 bénévoles sont venus nettoyer l’ex-dépot alimentaire Opera et préparer un repas pour 800 immigrés. Depuis leur arrivée, des Rosarnesi se levaient à 5 heures du matin pour leur porter au moins une boisson chaude ».

Ces aides étaient organisées avec le soutien de Médecins Sans Frontière et de la Caritas. Elles ont été utiles, mais elles n’ont pas servi à briser le mur du silence qui entoure les conditions de vie inhumaines de ces migrants. « Ici, rien ne bouge sans le feu vert de la ’Ndrangheta » souligne Antonio Calogero. « Elle a décidé que les rebelles devaient être chassés, elle a gagné ».

Plusieurs centaines se sont enfuis

À Rome, samedi 9 janvier, le leader du parti centriste Udc Pierferdinando Casini déclarait : « l’État est mort en Calabre ! ». Pour le ministre de l’intérieur Roberto Maroni ces violences sont uniquement « le signe d’une trop grande tolérance envers les clandestins ». Pas de mea culpa, alors que le gouvernement italien sait bien, pourtant, que pour la seule Calabre, sur 20 000 ouvriers agricoles saisonniers employés en 2008, 6 400 étaient légalement autorisés.

Hier, les premiers travaux de démolition des bâtiments insalubres qui abritaient les immigrés ont commencé. Un millier d’entre eux ont été transférés dans des centres d’accueil et d’identification en Calabre et dans les Pouilles. Tandis que plusieurs centaines se sont enfuis en voiture ou en train.

« Comment pourrions-nous rester, sachant qu’une partie de la population de Rosarno dit qu’elle ne s’arrêtera pas tant que les Noirs ne seront pas chassés ? », s’interroge Abraham, passé à tabac vendredi par huit hommes. Dimanche 10 janvier, le ministre de l’intérieur italien indiquait que tous les migrants de Rosarno sans papiers, seront rapidement expulsés.

Source : La Croix

Plus d'un millier d'immigrés africains ont quitté la ville de Rosarno, en Calabre, dans le sud de l'Italie, après les affrontements de ces derniers jours. Le calme rétabli, la justice a ouvert une enquête sur une éventuelle implication mafieuse.

«Des enquêtes sont en cours», a confirmé dimanche Roberto Maroni, ministre de l'Intérieur. Selon lui, «la criminalité organisée a réussi à faire entrer clandestinement des milliers de travailleurs» en Italie afin de les exploiter. Le ministre a également critiqué les autorités locales, les employeurs des immigrés et les organisations patronales, affirmant qu'ils ont laissé pourrir la situation, n'offrant que des salaires de misère et des logements insalubres aux travailleurs agricoles.

Soixante-sept blessés

«Ce sont certainement les hommes de la Ndrangheta qui ont tiré sur les immigrés pour prouver qu'ils contrôlent le territoire», estime quant à lui Alberto Cisterna, magistrat du parquet national anti-Mafia, dans une interview au quotidien catholique Avvenire. La Ndrangheta, la Mafia calabraise, est la plus violente des quatre Mafias italiennes. Elle est également soupçonnée d'avoir fait exploser en signe d'avertissement une bombe artisanale, il y a une semaine, devant l'entrée du parquet de Reggio de Calabre, chef-lieu de cette région.

Rosarno avait été le théâtre, jeudi soir, de violentes manifestations d'immigrés protestant contre des agressions dont certains d'entre eux avaient été la cible : elles avaient été marquées par des heurts avec la police, et suivies, le lendemain, d'une véritable «chasse aux immigrés». Soixante-sept personnes avaient été blessées. Le calme paraissait revenu dimanche dans la petite ville de 15.000 habitants. Les barricades érigées par la population ont été levées, l'occupation de la mairie par des habitants a pris fin et les magasins ont rouvert samedi.

Selon la préfecture de police de Reggio de Calabre, 1.128 immigrés ont quitté la région. «Si nous ne partons pas, nous mourrons», a ainsi déclaré à l'AFP Francis, un Ghanéen de 25 ans, qui comme des centaines d'autres Africains venus récolter des agrumes a décidé de fuir sans même avoir été payé.

«La mafia exploite les immigrés avec cynisme, dénonce Luigi Ciotti, un prêtre fondateur de l'association anti-Mafia Libera. Les cerveaux criminels savent que les immigrés clandestins ne peuvent même pas tenter de se rebeller car ils sont privés de documents d'identité et donc de la protection de l'État.» Même analyse au Giornale, le quotidien de la famille Berlusconi, qui adresse un appel provocateur aux habitants de Calabre : «Plutôt que sur les nègres, tirez sur les mafieux !»

Source : Le Figaro

Le ministre de l'Immigration Eric Besson s'est déclaré dimanche favorable dans les "dix ans à venir" au vote des étrangers aux élections locales en France.

Eric Besson, qui est également secrétaire général adjoint de l'UMP, a dit sur i-Tele : "Nous devons aller à terme vers le vote des étrangers aux élections locales" mais en fixant cette possibilité dans les "dix ans à venir".

Lors de la campagne présidentielle en 2007, Nicolas Sarkozy s'était également déclaré en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales mais n'avait pas retenu cette option dans son programme.

Début septembre 2009, le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand avait affirmé qu'il n'était "pas favorable au droit de vote des étrangers aux élections municipales", ni même au débat alors préconisé par Eric Besson sur ce sujet, car cela "détournerait l'attention des priorités des Français".

Source : Le Point

La deuxième édition du Salon de l'immobilier marocain, baptisé Morocco Property Expo, se tiendra les 26 et 27 juin prochain à Montréal.

L'événement est dédié aux Marocains d'Amérique du Nord désireux d'investir dans leur pays d'origine mais également aux investisseurs nord-américains attirés par les atouts immobiliers du Maroc.

Durant les deux jours, les visiteurs du Salon pourront ainsi s'enquérir des nouveautés de l'architecture et de l'urbanisme marocain, notamment dans l'Oriental, région mise à l'honneur lors de cette édition, apprend-on auprès des organisateurs.

Le Salon permettra aussi aux exposants de promouvoir leur offre en matière d'avantages financiers et fonciers, d'exposer d'une manière globale les différentes facettes du secteur immobilier marocain et de répondre aux besoins de la clientèle et des investisseurs nord-américains.

Parallèlement à l'exposition, une série de rencontres riches et variées seront organisées. Ces échanges auront pour but de favoriser les synergies entre les participants et les opérateurs du secteur à travers des débats portant sur des thèmes liés à l'investissement et à l'immobilier au Maroc.


Source : MAP

L'intellectuel et chercheur algérien, Mohamed Arkoun, a plaidé pour la création d'un Institut d'études historiques et anthropologiques de la religion comparée, dont le siège sera au Maroc.

M. Arkoun, qui était l'invité de l'émission "Moubacharatan maakom" (En direct avec vous) diffusée mercredi soir par la chaine de télévision 2M , a formulé le souhait de voir cet institut mis en place au Maroc.

La création d'un tel institut "nous empêchera de répéter les idées reçues du passée sans les analyser et les interpréter" et permettra de fonder une "nouvelle vision de toutes les religions" à travers "une étude historique des textes sacrés", a souligné M. Arkoun qui s'exprimait lors de cette émission consacrée à "l'islamophobie ou pourquoi l'Occident craint l'Islam".

Pour sa part, le secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Ouléma du Maroc, M. Ahmed Abbadi, a souligné l'importance de la science, de la recherche scientifique, du dialogue et de la connaissance de l'autre.

M. Abbadi a appelé, dans ce cens, à augmenter le nombre des filières spécialisées en "occidentalisme" dans les pays islamiques, une science qui s'intéresse à l'étude de l'Occident dans ses aspects religieux, législatif, historique, géographique et économique.

S'agissant de la relation entre l'Occident et l'Islam, M. Abbadi a cité plusieurs facteurs qui rendent ces relations difficiles telles "l'ignorance des deux parties" et les "réactions déséquilibrées" face à certaines positions.

De son côté, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), M. Mohamed Moussaoui, a appelé à déployer plus d'efforts pour faire connaître la religion musulmane et favoriser le dialogue interreligieux.

 M. Moussaoui a passé en revue plusieurs initiatives menées par le CFCM dans le cadre de la sensibilisation à éviter les profanations des mosquées et des tombes des Musulmans, affirmant que l'Islam devient de plus en plus accepté par les sociétés européennes comme le confirment les sondages réalisés dans ces pays.

Le président du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger, M. Driss Yazami, a quant à lui appelé les Musulmans de l'Europe à interagir avec l'autre sans se prendre pour des victimes et à bénéficier des marges de liberté d'exercice de culte dans ces pays.

De son côté, Mustapha Bouhandi, professeur à l'Université Hassan II de Casablanca, a souligné la nécessité de mener une campagne pour rectifier certains concepts erronés et dépasser la haine à laquelle incitent certains ouvrages.

 Source : MAP

 

 


Quelque 642 entreprises ont été créées dans la province de Taza en 2009, soit une hausse de 9 pc par rapport à l'année 2008, selon un communiqué du Centre Régional d'Investissement ( CRI).

Les entreprises créées se répartissent selon leur nature juridique entre les personnes physiques (465 unités) soit 72,43 pc et les personnes morales (177 unités), soit 27, 57 pc.

La répartition des unités créées par secteur d'activité place le commerce en première position avec 273 unités (42,52 pc) suivi par le secteur des services avec 158 unités (24,61 pc) et le secteur du Bâtiment et Travaux Publics (BTP) avec 146 unités (22,74 pc).

Le secteur d'artisanat occupe la 4ème place avec 47 unités créées, (7,32 pc) de l'ensemble des créations suivi du secteur de l'industrie avec 11 unités créées.

Quant à l'agriculture, elle s'est classée au 6ème rang avec 6 unités, devant le secteur minier qui a occupé la dernière position avec une seule unité.

Les Marocains résidant à l'étranger (MRE), originaires de la province, ont crée cette année 46 entreprises, enregistrant une hausse de 6,98 pc en comparaison avec l'année 2008 au cours de laquelle ils ont crée 43 unités.

S'agissant des certificats négatifs délivrés au cours de 2009, ils se sont établis à 366 certificats enregistrant une augmentation de 7.33 pc par rapport l'exercice 2008 qui a enregistré la délivrance de 341 certificats.

La répartition des certificats en fonction de leur nature juridique montre que les personnes morales ont bénéficié de 287 certificats (78,42 pc) et les personnes physiques 79 certificats ( 21,58 pc).

Pour les projets d'investissement, la commission régionale d'investissement a approuvé cette année 9 projets d'investissement pour un montant total estimé à 80 millions de dirhams. La réalisation de ces projets permettra la création de 1.359 postes d'emploi.

Source : MAP

La régularisation des immigrés clandestins établis aux Etats-Unis pourrait avoir une incidence positive sur l'économie US en augmentant les salaires, souligne jeudi une étude réalisée par deux instituts américains

Selon cette étude réalisée par le Centre pour le progrès américain et le Conseil américain de l'immigration, la régularisation des quelque 11 millions immigrés illégaux pourrait générer davantage de revenus de taxes et ajouter près de 1,5 trillion de dollars aux produit intérieur brut US au cours des dix années à venir.


"Il s'agit là de raisons solides qui permettront à l'économie américaine de sortir d'un cycle vicieux" caractérisé par des salaires tirés vers le bas, relève de son coté Raul Hinojosa-Ojeda, l'un des auteurs de cette étude.

Sur les trois scénarios présentés pour traiter la question migratoire, à savoir le refoulement des immigrés illégaux dans le cadre de la politique migratoire US, la mise en place de programmes d'emplois temporaires pour les étrangers ou encore la régularisation des immigrés clandestins, cette étude estime que la troisième option est la plus "profitable" pour l'économie et les travailleurs américains.

La réforme de l'immigration figure parmi les priorités de l'Administration Obama au même titre que la réforme du système de la santé et la reprise économique après la pire crise qu'ont connue les Etats-Unis, rappelle-t-on.


Source : Casafree/ MAP

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a déclaré vendredi se rallier à l'idée d'une "résolution parlementaire" préconisant l'interdiction du voile intégral, mais "complétée à terme par la loi" et "des règlements".

"Je suis favorable à l'interdiction de la burqa", a-t-il déclaré sur France-Info. "Il me semble que cela doit toucher y compris l'espace public, donc ça veut dire que je me rallie plutôt à l'idée d'une résolution parlementaire qui pourrait être complétée à terme par la loi et par des règlements".

"Puisqu'il y a une discussion en cours entre le gouvernement et le Parlement, ce n'est pas la peine que je crée des interférences", a-t-il ajouté sans aller plus loin. AP

Source : Nouvel Observateur

Quelque 41.816 étrangers en situation irrégulière au Brésil ont été régularisés depuis l'entrée en vigueur en juillet dernier de la Loi d'Amnistie pour les immigrés, annonce le ministère brésilien de la Justice

Les Boliviens arrivent en tête des bénéficiaires de la nouvelle loi avec 16.881 personnes, suivis des Chinois (5.492), des Péruviens (4.642) et des Paraguayens (4.135), précise le ministère.

Quelque 2.390 européens, notamment Français, Britanniques, Italiens et Allemands, et 2.700 africains ont été également régularisés.

Il s'agit de la troisième amnistie des immigrés clandestins au Brésil, après celles de 1998 et de 1988 au cours desquelles 38.000 et 25.000 immigrés clandestins ont été régularisés.

D'après des chiffres du ministère brésilien de la Justice, le Brésil compte un million d'étrangères.

 Selon des données de l'Association brésilienne des sociétés de micro-transfert d'argent (ABMTransf), les immigrés établis au Brésil ont transféré environ 63 millions de dollars à leurs pays d'origine en octobre dernière, soit une hausse de 85 pc par rapport au même mois de l'année 2008.

L'entrée en vigueur de la nouvelle loi a contribué à cette augmentation, précise la même source.


Source : Casafree/ MAP

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a déclaré vendredi se rallier à l'idée d'une "résolution parlementaire" préconisant l'interdiction du voile intégral, mais "complétée à terme par la loi" et "des règlements".

"Je suis favorable à l'interdiction de la burqa", a-t-il déclaré sur France-Info. "Il me semble que cela doit toucher y compris l'espace public, donc ça veut dire que je me rallie plutôt à l'idée d'une résolution parlementaire qui pourrait être complétée à terme par la loi et par des règlements".

"Puisqu'il y a une discussion en cours entre le gouvernement et le Parlement, ce n'est pas la peine que je crée des interférences", a-t-il ajouté sans aller plus loin. AP

Source : Nouvel Observateur

Entretien avec Jean-Christophe Dumont, économiste, expert en migrations internationales auprès de l’OCDE

Les chiffres récents montrent une forte aggravation du chômage dans de nombreux pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Quelle est la situation pour les travailleurs immigrés ?

Jean-Christophe Dumont : Ils sont plus touchés que la moyenne de la population par la détérioration conjoncturelle du marché de l’emploi. La crise a frappé durement des pays qui ont connu une forte migration ces dernières années, à l’image du Royaume-Uni, de l’Irlande, de l’Espagne, ou des États-Unis. Dans ces pays, beaucoup de migrants ont une faible ancienneté à l’intérieur d’une entreprise. Selon le principe du « dernier entré, premier sorti », ils sont plus exposés aux licenciements. Plus largement, le travailleur étranger est davantage soumis aux contrats précaires, voire à une certaine discrimination en matière de licenciement.

La crise a-t-elle un impact sur les politiques migratoires des pays touchés ?

Plusieurs États de l’OCDE ont pris des mesures pour restreindre l’accès des travailleurs étrangers à leur territoire. L’Espagne, l’Italie et la Corée du Sud ont réduit leur quota d’immigration de travail, parfois à zéro. Le Royaume-Uni et le Canada, entre autres, ont renforcé les contraintes pour renouveler les permis temporaires. La Suède a pris une décision à contre-courant en levant toutes les barrières à l’immigration de travail, pourvu que le candidat soit muni d’une offre d’emploi en bonne et due forme. Au-delà des mesures gouvernementales, le principal frein à l’immigration demeure la baisse des besoins en main-d’œuvre des entreprises de l’OCDE. En Irlande, les permis de travail hors pays membres de l’Union européenne ont ainsi été divisés par trois.

En quoi la récession pèse-t-elle sur les flux migratoires des travailleurs ?

On observe une baisse significative des mouvements de travailleurs dans les zones de libre circulation. À l’intérieur de l’Union européenne, par exemple, les flux migratoires ont chuté de près de 57 % au Royaume-Uni entre le deuxième trimestre de 2008 et de 2009. En Espagne, le nombre de Roumains a diminué sensiblement. Une fois chez lui, le travailleur roumain garde la possibilité de repartir vers son pays d’accueil, ce qui encourage à l’intérieur de l’espace européen une certaine mobilité.

Le phénomène est beaucoup moins visible chez les immigrés issus de pays extra-européens qui ont boudé les programmes d’aide au retour. En Espagne, 140 000 étrangers frappés par un licenciement se sont vu offrir la possibilité de rentrer dans leur pays d’origine tout en bénéficiant des allocations de chômage. Ils sont à peine 10 000 à avoir accepté. En République tchèque, l’aide au retour a bénéficié à 5 000 personnes, principalement des Mongols et des Vietnamiens. Quant aux retours spontanés, ils sont difficiles à mesurer, mais sont probablement peu affectés par la crise. D’une manière générale, on n’a pas constaté de retour massif de travailleurs.

La crise ne devrait-elle pas pourtant les inciter à regagner leur pays d’origine ?

On peut en douter. Primo, la récession affecte aussi les nations en développement. Secundo, la migration demeure, le plus souvent, un objectif à long terme. Elle s’inscrit dans un projet de vie. Une des motivations premières du migrant est d’offrir un avenir meilleur à sa famille, une situation plus sûre aux enfants, un accès au système scolaire performant. Rentrer au pays, c’est perdre cet objectif.


De plus, le candidat au retour s’expose à un départ définitif de son pays d’accueil : les titres de séjour dans les années à venir vont être de plus en plus difficiles à obtenir. Enfin, certains ont investi de l’argent dans l’immobilier, notamment en Espagne. Avec l’effondrement du marché, ce n’est pas le bon moment pour vendre. Quant à ceux dont le visa s’arrête, ils sont sûrement plus nombreux à prolonger leur séjour en situation irrégulière durant une période de récession, là encore, par peur de ne pouvoir jamais revenir.

Observe-t-on une chute des transferts financiers des travailleurs immigrés vers les pays en développement ou émergents ?

Ils ont diminué de 6 % sur l’ensemble de l’année 2009 par rapport à 2008, d’après la dernière estimation de la Banque mondiale. Les transferts ont baissé de moins de 2 % en Asie, 3 % en Afrique, 10 % en Amérique latine et 15 % en Europe. Cette diminution pourrait s’avérer plus importante que prévu. Le montant record de 338 milliards de dollars (235 milliards d’euros) de 2008 ne sera pas égalé avant plusieurs années et les pays en développement vont devoir vivre avec moins de transfert.

Le retour des immigrés peut-il profiter à leur pays d’origine ?

Quand les travailleurs rentrent contraints ou forcés, sans avoir mûri leur projet, il ne faut pas s’attendre à un impact significatif. À l’inverse, un immigré bien préparé qui veut investir dans un État où la situation économique s’est améliorée, comme cela a pu être le cas en Inde ou en Chine, accompagnera la croissance. En définitive, la migration de retour n’a pas un impact suffisant pour enclencher un processus de développement. Elle peut stimuler l’activité d’un pays lorsque les conditions économiques sont déjà favorables. Son apport demeure marginal d’un point de vue macroéconomique, malgré les réussites individuelles. 

Source : La Croix

Six cent cinquante (650) éditeurs, représentant 45 pays, ont confirmé leur participation à la 16è édition du salon international de l'édition et du livre (SIEL), prévu du 13 au 22 février prochain, a annoncé mercredi le ministère de la Culture.

Cette année, le Salon occupera une superficie de 11.000 mètres carrés, "ce qui constitue une forte extension de cet espace culturel par rapport aux éditions précédentes", indique un communiqué du ministère, publié à l'issue d'une réunion, mardi, de la Commission culturelle du Salon, présidée par M. Bensalem Himmich ministre de la Culture.

Lors de cette rencontre, consacrée à l'examen des préparatifs de cet événement culturel, le ministre a tracé les lignes d'orientation de la 16è édition, notamment les innovations introduites pour la première fois dans la conception de cet événement.

Les différents intervenants ont mis en avant le choix du thème du 16è SIEL, qui consacre les Marocains du Monde, ajoute le communiqué, relevant que ce choix exprime la ferme volonté du Royaume de s'ouvrir sur ses riches composantes identitaires, mais aussi sur les cultures du Monde.

Les participants ont, de même, examiné la question des prix pour cette année, invitant les commissions concernées à se retrouver dès cette semaine pour délibérer sur les candidatures, a souligné la même source, précisant que le ministère a reçu 113 candidatures à cette compétition.

 

Source : MAP

Le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, M. Mohamed Ameur a achevé mercredi une visite de travail à Toulouse (sud ouest de la France) couronnée par un programme de partenariat pour la promotion de la condition des Marocains installés dans la région Midi-Pyrénées, notamment sur les plans social et culturel.

M. Ameur a indiqué à la MAP que ce programme qui engagera le ministère, la ville de Toulouse et les associations de Marocains de la région, profitera en particulier aux jeunes d'origine marocaine.

Il prévoit des séjours culturels au Maroc en partenariat avec différentes institutions locales et un appui aux activités culturelles en direction de ces jeunes, notamment le Festival monté à Toulouse par les associations marocaines et qui est devenu un rendez-vous important.

Le programme envisage également des actions de soutien aux enfants marocains en difficulté scolaire avec le concours des nombreux étudiants marocains inscrits dans cette grande ville universitaire, a-t-il indiqué.

Cette visite " très intense et très utile " a également permis au ministre et à ses interlocuteurs français et ceux du tissu associatif de dégager "sur une même longueur d'onde, le diagnostic et les actions à envisager pour résoudre les problèmes auxquels est affrontée la communauté marocaine ".

M. Ameur a annoncé la mise en place d'un comité mixte regroupant les représentants des différentes institutions et associations et qui sera animé par le Consul général du Maroc à Toulouse en vue de décliner le programme de partenariat en actions concrètes, d'en arrêter l'échéancier d'exécution et les modalités de financement.

Le ministre s'est félicité d'un "moment fort" de cette visite, lorsque la communauté marocaine a été reçue massivement, en sa présence, à l'hôtel de ville de Toulouse. Cette réception offerte par le député-maire de la ville, M. Pierre Cohen, en présence de quelque 400 Marocains, a constitué un " hommage particulier " à la communauté résidant dans cette région, a-t-il relevé.

Elle a été également l'occasion pour le premier magistrat de la ville de "confirmer son appui aux engagements pris lors des discussions bilatérales", de sa volonté de les traduire en actions concrètes dans les plus brefs délais et de former le voeu de développer la relation entre Toulouse et le Maroc, a souligné le ministre

.Au-delà de ses contacts officiels, le ministre a mis à profit ses différentes rencontres avec les associations marocaines pour traiter des derniers développements de la question du Sahara, à la lumière des discours prononcés dernièrement par Sa Majesté le Roi et contribuer à la remobilisation de la communauté marocaine en France autour de la cause de l'intégrité territoriale du Royaume.

Source : MAP

Selon le ministre de l'Immigration, 175.000 étrangers sont «entrés régulièrement en France avec un visa long séjour» l'an passé et 108.000 ont été naturalisés.

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a annoncé ce jeudi sur Europe 1 que 29.000 étrangers en situation irrégulière avaient été expulsés en 2009 alors que le chiffre qui lui avait été assigné dans sa lettre de mission par Nicolas Sarkozy était de 27.000.

Il a précisé que douze afghans seulement avaient été expulsés alors que les Britanniques ont "reconduit mille Afghans".

250 Afghans ont par ailleurs bénéficié de l'asile politique en France, a ajouté Eric Besson.

Le ministre de l'Immigration a dit d'autre part que 108.000 étrangers avaient été naturalisés. 175.000 étrangers sont "entrés régulièrement en France avec un visa long séjour", a-t-il précisé.

Source : Libération

Un footballeur italien traité de "nègre de merde", des annonces immobilières qui stipulent "Pas d'animaux, pas d'étrangers", des immigrés agressés la nuit du Nouvel An : les comportements xénophobes se banalisent en Italie, certains évoquant même un "racisme institutionnel".

"La situation se dégrade. Tous les jours, un noir se fait tabasser. On ne peut pas continuer comme ça", explique à l'AFP Gian Antonio Stella, journaliste spécialisé dans les mouvements de droite et auteur du livre "Nègres, tapettes, youpins & co. L'éternelle guerre contre l'autre", paru début décembre.

Parmi les derniers exemples relevés, la nuit de la Saint-Sylvestre : un Ethiopien tabassé à Florence, parce que son amie protestait contre des jets de pétards, et un Egyptien frappé aux cris de "pédé de merde", selon l'organisation Arcigay.

Quelques jours plus tôt, c'était le "Noël blanc" organisé par un maire de la Ligue du Nord, parti anti-immigrés membre de la coalition de droite au pouvoir, qui défrayait la chronique. L'opération visait à recenser les étrangers de Coccaglio (3000 habitants) et à dénoncer les clandestins en préfecture.

Ce dernier avatar de l'obsession xénophobe de la Ligue du Nord vient ponctuer une année qui aura vu l'Italie durcir très considérablement ses lois anti-étrangers. Ainsi, depuis l'été dernier, l'immigration clandestine est-elle devenue un délit passible de 5 à 10 000 euros d'amende, avec, paradoxalement, la possibilité de maintenir un immigré clandestin jusqu'à six mois dans un "centre d'identification et d'expulsion". La même loi autorise les citoyens à faire des rondes pour protéger leur quartier.

Des responsables de la Ligue du Nord ont également proposé de réserver des wagons de train ou des prestations sociales aux Italiens.

Retour aux "lois raciales"?

"La Ligue est décidée à exploiter le sentiment d'insécurité vis-à-vis de l'immigration", commente Sergio Romano, éditorialiste du quotidien Corriere della Sera. "Comme (le Premier ministre) Silvio Berlusconi a besoin du soutien de la Ligue, elle peut dire tout ce qu'elle veut".

Le chef de la Ligue "Umberto Bossi a qualifié les noirs de 'Bingo Bongo' à plusieurs reprises", relève Gian Antonio Stella, en rappelant ce film de 1982 où Adriano Celentano incarne un homme-singe. "A l'étranger, c'est une chose impensable. Aucun ministre français, anglais ou allemand ne se permettrait cela parce que ces pays ont réfléchi sur leur passé, ce que les Italiens n'ont pas assez fait", estime-t-il, en allusion aux lois raciales de Benito Mussolini.

La Ligue, elle, se défend de tout racisme : "Nous ne sommes pas du tout racistes. Nous sommes tellement étrangers à cette problématique que nous n'avons même pas besoin d'en parler", déclare à l'AFP Nicoletta Maggi, porte-parole d'Umberto Bossi.

Mais la Ligue, implantée avant tout dans le nord du pays, n'est pas la seule à tenir ce type de propos.

Bernardino De Rubeis, maire de Lampedusa, petite île sicilienne proche des côtes d'Afrique du Nord où débarquent régulièrement des immigrés clandestins, est ainsi actuellement jugé pour des déclarations publiées en septembre 2008 par le quotidien La Repubblica : "Je ne veux pas être raciste mais la chair des nègres sent mauvais même si elle est lavée".

Un racisme institutionnel qui banalise le racisme populaire

Pour Piero Soldini, responsable immigration au Cgil, le plus grand syndicat italien, tous ces propos relèvent d'un "racisme institutionnel et d'une banalisation des propos racistes" qui "produisent un racisme populaire et toléré au sein de la société".

Ainsi en est-il des stades du très populaire Calcio, où après les cris de singe saluant les joueurs noirs, des supporteurs de la Juventus de Turin ont traité de "nègre de merde" l'attaquant de l'Inter de Milan Mario Balotelli, Italien d'origine ghanéenne, tout en scandant "Il n'y a pas de noirs italiens". Le même jour, l'attaquant suédois Zlatan Ibrahimovic se faisait insulter de "sale Tzigane", tandis que des spectateurs brandissaient un calicot sur lequel on pouvait lire "Ibra : infâme Zingaro".

Autre exemple, ces dizaines d'offres de location à caractère xénophobe qui paraissent tous les jours dans la presse : "Pas d'animaux, pas d'étrangers" ou encore "Italiens uniquement, pas de Chinois".

Source : RTBF avec AFP

Devant les responsables UMP, Nicolas Sarkozy vient de déterrer le droit de vote des étrangers aux élections locales. Une mesure qui figurait dans les 110 propositions du candidat Mitterrand en 1981 mais qui n'a jamais été mise en œuvre depuis...

Eric Besson - pour faire oublier les dérives fangeuses de son débat sur l'identité nationale ?- est le dernier homme politique français à revenir sur l'idée du vote des étrangers aux élections locales. Une trouvaille que Nicolas Sarkozy a exposé lundi 4 janvier aux responsables de la majorité. Comme les principaux ténors de la gauche, qui ne sont jamais allés au bout de leur démarche, le chef de l'Etat avait déjà évoqué cette mesure en 2001 puis en 2005... pour lui aussi s'empresser de l'oublier. Retour sur 30 ans de valse-hésitation.

Printemps 1981: parmi les 110 propositions du programme de François Mitterrand pour l'élection présidentielle, la 80e s'engage à accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections locales. "après cinq ans de présence sur le territoire français".

Août  1981: Claude Cheysson, ministre des Relations extérieures, annonce un projet de loi accordant le droit de vote pour les élections municipales aux immigrés installés en France, à l'occasion d'un voyage à Alger. Interrogé sur France Inter à ce sujet, François Autain, secrétaire d'Etat chargé des immigrés, affirme qu'une telle disposition ne peut être que l'aboutissement d'un long processus d'insertion et que les immigrés ne voteront pas lors des élections municipales de 1983.

Juin 1985: Georgina Dufoix, ministre des Affaires sociales et de la solidarité nationale, déclare, dans un entretien au Mondequ'il est "trop tôt" pour une participation politique des immigrés aux municipales.

Novembre 1984: Pierre Joxe, ministre de l'Intérieur, interrogé dans Le Monde, s'exprime en faveur du droit de vote des immigrés aux élections locales, "facteur d'intégration".

Janvier 1988: une réforme permettant la participation des étrangers aux élections locales fait partie des "propositions des socialistes" adoptées lors de la Convention nationale du PS.

La réélection de François Mitterrand entraînerait "pour l'immigration, le retour au laxisme des années 1981-1985, avec, en plus, le droit de vote donné aux étrangers"

Jacques Chirac, 1988

Avril 1988: dans un entretien au quotidien "Lyon-Figaro", Jacques Chirac, candidat à l'élection présidentielle, estime que la réélection de François Mitterrand entraînerait "pour l'immigration, le retour au laxisme des années 1981-1985, avec, en plus, le droit de vote donné aux étrangers".

Dans sa "Lettre à tous les Français", constatant que la grande majorité des Français est hostile au droit de vote des étrangers, François Mitterrand "déplore personnellement" que "l'état de nos moeurs" ne permette pas d'accorder cette mesure.

Février 1989: le Parlement européen adopte une résolution demandant aux pays de la CEE d'accorder le droit de vote aux élections locales à tous les étrangers vivant et travaillant chez eux.

Octobre 1989: le Premier ministre Michel Rocard déclare qu'il est favorable au droit de vote des immigrés aux élections locales, mais que cela suppose une réforme de la Constitution et que le gouvernement serait censuré sur un tel projet.

Mai 1990: le bureau exécutif du PS adopte un texte sur l'immigration dans lequel il abandonne la revendication du droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers.

Mars 1994: loi autorisant le votes des citoyens de l'Union européenne résidant en France aux élections européennes.

Mai 1998: loi accordant aux citoyens de l'Union européenne résidant en France le droit de vote aux élections municipales, en application d'une directive européenne.

Novembre 1999: débat sur le droit de vote aux élections locales des étrangers. Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur, estime "envisageable" ce droit pour les étrangers détenteurs d'une carte de résident de dix ans. Gilles de Robien, porte-parole de l'UDF, défend également ce droit. Jean-Louis Debré, président du groupe RPR à l'Assemblée nationale, s'y oppose.

Décembre 1999: le groupe socialiste de l'Assemblée dépose une proposition de loi constitutionnelle visant à permettre aux étrangers de voter aux municipales.

Raymond Barre, député-maire (app. UDF) de Lyon, déclare que les étrangers résidant en France depuis longtemps devront un jour pouvoir voter aux élections municipales.

Janvier 2000: Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, se prononce pour le droit de vote des étrangers aux municipales.

Avril 2000: l'Assemblée nationale adopte en première lecture une proposition de loi des Verts sur le droit de vote et à l'éligibilité des résidents étrangers aux élections municipales. L'opposition vote contre, à l'exception de deux députés UDF, Gilles de Robien et Jean-Louis Borloo. Le Premier ministre Lionel Jospin, sachant, en pleine cohabitation, qu'il n'obtiendra pas le soutien du Sénat, renonce à aller au bout de la démarche.

J'avoue ne pas être outrageusement choqué par la perspective de voir des étrangers, y compris non communautaires, voter pour les scrutins cantonaux et municipaux

Nicolas Sarkozy, 2001

Janvier 2001: dans son livre "Libre", Nicolas Sarkozy "avoue ne pas être outrageusement choqué par la perspective de voir des étrangers, y compris non communautaires, voter pour les scrutins cantonaux et municipaux (...) à compter du moment où ils paient des impôts, où ils respectent nos lois."

Printemps 2002: sous la pression du Parti socialiste, Lionel Jospin, candidat à l'élection présidentielle, propose dans son programme de donner "le droit de vote aux étrangers régulièrement installés sur notre sol depuis cinq ans aux élections locales" et s'engage à le faire "dans l'année qui suivra les élections."

Octobre 2002: dans un texte intitulé "Pour une nouvelle politique d'intégration", Yves Jego, député UMP de Seine-et-Marne, se déclare favorable à la participation des résidents étrangers aux scrutins locaux. Lors de l'installation du nouveau collège du Haut Conseil à l'intégration (HCI), le Premier ministre Jean Pierre Raffarin juge que, pour intégrer les immigrés, la naturalisation est une réponse "plus adéquate" que l'octroi du droit de vote.

Octobre 2005 : dans un entretien auMonde, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, dit vouloir "renforcer les droits des immigrés en situation légale" en ouvrant, notamment, un débat "serein et réfléchi" sur le droit de vote aux élections municipales.

Dominique de Villepin, Premier ministre, se prononce contre. "Je crois à la force du lien entre nationalité et citoyenneté: c'est la nationalité qui donne le droit de s'exprimer sur les grandes orientations politiques locales ou nationales", dit-il.

Mise au point du Président de la République, Jacques Chirac quelques jours plus tard: "Dans la conception française et républicaine du suffrage, le droit de vote est lié à la citoyenneté. Nous avons une politique d'intégration qui refuse le communautarisme, c'est comme ça."

Selon un sondage Ifop publié par le JDD, 63 % des Français sont favorables "à ce que des étrangers non européens installés en France depuis dix ans votent aux élections municipales".

Mars 2006 : plusieurs villes dont Saint Denis et Stains (93) organisent des "référendums" sur le droit de vote des étrangers aux élections locales. 64,1% des électeurs se prononcent pour à Saint Denis, 65,9% à Stains.

Juin 2006 : Nicolas Sarkozy annonce que la proposition de droit de vote des étrangers aux élections locales ne fera pas partie des propositions de sa candidature à l'élection présidentielle, ni du programme législatif de l'UMP.

Mars 2007 : Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle, s'engage, si elle est élue, à ce que le droit de vote des étrangers aux élections locales s'applique dès 2008. François Bayrou se dit "plutôt favorable" au vote des étrangers aux élections locales, juge jugeant "normal qu'une personne qui réside depuis dix ans en France et qui participe à la vie locale puisse aussi exprimer ses choix dans la vie de la cité".

Juin 2008 : la majorité sénatoriale refuse d'accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections locales dans le cadre du projet de loi de réforme des institutions.

Janvier 2010 : Dans son livre Pour la nation,Eric Besson, ministre de l'Immigration et de l'identité nationale relance l'idée d'introduire le droit de vote des immigrés aux élections municipales. Il propose de réserver ce droit "aux ressortissants des pays qui furent colonisés par la France, qui sont des pays francophones, qui ont appartenu à notre République, et qui sont aussi ceux qui entretiennent avec elle les liens les plus profonds et anciens".

Source : Le Point

Les ressortissants sénégalais résidant en Gambie seront dispensés de la carte de séjour exigée par les autorités locales qui vont se contenter juste de la carte nationale d’identité, a annoncé le ministre sénégalais des Affaires étrangères, mercredi à Dakar de retour de voyage à Banjul.

‘’En Gambie, les Sénégalais ne sont plus tenus de détenir la carte de séjour, leur carte nationale d’identité suffit maintenant’’, a déclaré le ministre d’Etat Madické Niang.

Membre de la délégation sénégalaise, Me Niang accompagnait à Banjul le président Abdoulaye Wade, dans le cadre d’une visite de travail entamée mardi après-midi.

Selon la Banque mondiale, la Gambie comptait, en 2005, près de 300.000 citoyens sénégalais sur les 463.000 Sénégalais de l’extérieur (4% de la population sénégalaise).

Avant la crise ivoirienne, il y avait 125.000 Sénégalais en Côte d’Ivoire. Quelque 50 à 60.000 Sénégalais résident en Mauritanie, près de 30.000 autres au Mali et 10 à 20.000 en Guinée-Bissau.

Revenant sur le renforcement des liens diplomatiques avec les Etats voisins, Me Niang a annoncé ses prochaines visites en Guinée-Bissau et au Cap-Vert.

Il a également rappelé les voyages qu’il a déjà effectués à Nouakchott et à Bamako dans le cadre des relations de bon voisinage avec les pays limitrophes.

Avocat de profession, Madické Niang a été nommé ministre des Affaires étrangères en début octobre 2009. Il est l’actuel numéro 2 du gouvernement sénégalais qu’il a intégré en novembre 2002.

Source : Agence de presse sénégalaise

En 2009, 600 étrangers ont bénéficié d’une aide à projet pour se réinstaller dans leur pays

C’est un jeune Sénégalais qui vient d’ouvrir à Dakar une entreprise de conseil en management. Ou bien un couturier sri-lankais qui emploie désormais une vingtaine d’ouvriers dans son atelier de textile. Tous deux font partie des 600 étrangers qui ont bénéficié en 2009 d’une aide à projet de la France.

Depuis trois ans, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) met en œuvre ce dispositif d’accompagnement à la création d’entreprise pour des étrangers qui veulent repartir chez eux. Cette aide, dont le montant s’étale de 4 000 € à 7 000 €, se distingue de la simple aide au retour volontaire dont ont bénéficié l’an dernier environ 3 000 étrangers extra-communautaires, à hauteur de 2 000 € par personne. Chaque projet fait l’objet d’une validation, bénéficie d’un appui technique et d’un suivi pendant un an grâce à des opérateurs présents sur place.

Encore confidentiel, le programme connaît une forte augmentation. Il touche aujourd’hui des ressortissants de 37 pays et le profil des candidats a évolué. « Le bouche-à-oreille fonctionne bien, explique-t-on à l’Ofii. On voit aujourd’hui arriver des jeunes diplômés porteurs de projet ambitieux qui n’ont plus rien à voir avec la petite épicerie de brousse. De plus en plus, nous sommes amenés à prendre en considération la création d’emplois dans la sélection des projets. »

Le "million Stoléru"

Les premiers dispositifs d’aide au retour sont apparus en France avec la mise en place d’une politique migratoire à la fin des Trente Glorieuses et l’apparition d’un chômage de masse. En 1977, le ministre Lionel Stoléru lance ainsi la première prime de 10 000 francs (1 500 €) d’aide au retour qui sera connue sous le nom de « million Stoléru ». Mais tous les programmes qui se sont depuis succédé ont connu des résultats très modestes.

La communauté des chercheurs spécialistes des questions migratoires estime dans l’ensemble que le thème du retour relève d’un « mythe ». Une analyse que résume le géographe Patrick Gonin, de l’université de Poitiers : « C’est bien l’intention de retour qui, pour les migrations contemporaines, permet de comprendre les départs », écrit le chercheur dans un hors-série de la revue Altermondes publié en 2008. Mais, dans la réalité, cette perspective s’avère « globalement un leurre », poursuit-il.

L’expérience du séjour dans un pays étranger forge une identité de migrant qui inscrit sa vie dans une logique de mobilité, de va-et-vient entre les pays d’origine et d’accueil. Autrement dit, on ne naît pas migrant mais on le devient et on le reste. Dans nombre de foyers de travailleurs immigrés, la forte présence de retraités qui ont renoncé à une réinstallation définitive et se contentent de séjours temporaires dans leur pays est significative de ce mythe du retour.

Prudence dans les associations

La crise économique actuelle peut-elle inciter de jeunes immigrés à repartir développer des projets dans leur pays ? À l’Ofii, on constate bien une montée en charge du programme d’aide à projet, mais, précise-t-on, « aucun élément ne nous autorise à lier cela à la situation économique en France ».

Du côté des associations d’immigrés, on reste aussi très prudent. Sidibé Makan, président du Haut Conseil des Maliens de France, affirme que la crise n’a pas poussé ses compatriotes à repartir au pays. « Pour l’instant, rien ne nous permet de dire que les difficultés les incitent à rentrer. Ce qui est certain, en revanche, c’est que la crise est ressentie douloureusement et que l’envoi d’argent au pays est souvent moins important, voire totalement stoppé pour certains. »

Source : La Croix

Jean-Marie Le Pen a critiqué «un débat truqué», «orienté» et «organisé, selon les techniques du Second Empire, dans les préfectures et les sous-préfectures». Le président du FN reste fidèle à sa tactique des «petites phrases» susceptibles de provoquer un tollé. Il a ainsi jugé que le débat sur l'identité nationale est monopolisé par «les députés babouches» de la majorité, qui ont succédé, à l'en croire, aux «députés godillots» de jadis. Interrogé sur les accusations de «dérapages» à l'occasion de ces réunions, le président du FN les a jugés «vraiment modestes». «Moi, je ne roule pas sur les rails de la majorité, a-t-il ajouté, par conséquent, ma liberté de parole est entière».

Le député européen a prédit «des conclusions prémâchées par les scribes de l'Élysée». Invoquant l'exemple du référendum suisse sur les minarets, il a réclamé à cor et à cri «un référendum sur l'immigration, qui pèse sur la vie française, ses finances, la sécurité, le chômage et l'école».«Le résultat s'imposera de gré ou de force aux oligarques qui dirigent la France», dit-il. Pour le président du FN, le chef de l'État «a perdu la main, perdu la chance».

Source : Le Figaro

Au début des années 70, l’opinion française s’est émue d’un fait divers tragique, la mort par asphyxie de cinq travailleurs africains dans la nuit du 1er au 2 janvier 1970 dans un foyer d’Aubervilliers.

Pour faire face aux rudesses de l’hiver et pallier la défaillance chronique du chauffage central, une cinquantaine de travailleurs africains, hébergés dans ce foyer, décidèrent de faire un feu de bois, rassemblant bûches et branchages qu’ils empilèrent sous un couvercle de lessiveuse.

Ce poêle de fortune leur permit de passer la soirée sans souffrir du froid. Par malheur, lorsque tous les locataires furent endormis et que le bois eût fini de brûler, la braise dégagea de si fortes émanations de monoxyde de carbone, qu’au matin on constata la mort par asphyxie de quatre Sénégalais et d’un Mauritanien occupant l’une des pièces les plus calfeutrées du foyer, sans aération et aux fenêtres hermétiquement closes.

Sensibilisée par le drame d’Aubervilliers, l’opinion publique prit conscience du rôle essentiel de l’immigration dans les circuits économiques et fut choquée par les circonstances du drame.

Une polémique s’engagea au sujet des conditions d’accueil réservées aux travailleurs immigrés. Les obsèques des cinq travailleurs africains se déroulèrent le 10 janvier à Paris dans un climat tendu.

Des personnalités de premier plan assistèrent à la cérémonie comme l’écrivain algérien Kateb Yacine ou Jean-Paul Sartre, ainsi que Michel Rocard, alors secrétaire national du PSU. Les prises de parole se succédèrent, la plus remarquée étant celle d’un militant Noir du foyer d’Ivry qui lança un appel à la lutte contre l’injustice faite à ses frères.

Au programme : (voir_ici), un Colloque sur l’immigration, organisé par l’association Génériques et la Ligue des Droits de l’Homme.

Source : Aubervilliers.fr

Des journées internationales d'information maroco-françaises sur la retraite auront lieu, du 18 au 22 janvier à Ouarzazate, a annoncé mercredi la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Ces journées sont destinées à fournir des informations aux retraités ayant travaillé au Maroc ou en France et qui résident actuellement dans le Royaume, précise un communiqué de la CNSS.

Cette manifestation est organisée par la CNSS et les Caisses françaises de retraite: Caisse régionale d'assurance maladie (CRAM sud-est), mutualité sociale agricole (MSA), retraite des mines, Malakoff Médéric et Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV).

Source : MAP

C'est ce qu'a annoncé Benoît Hamon. "Il ne revient pas à un Etat d'apprécier ce qui est la bonne interprétation des écritures, sur ce qui serait dans le Coran ou pas dans le Coran", affirme-t-il.

Benoît Hamon, a annoncé mercredi 6 janvier sur RTL que le Parti socialiste "n'est pas favorable" à une loi interdisant le port du voile intégral en France. Cette déclaration du porte-parole du PS survient au lendemain de la réunion hebdomadaire du bureau national du parti. "D'abord, il ne revient pas à un Etat d'apprécier ce qui est la bonne interprétation des écritures, sur ce qui serait dans le Coran ou pas dans le Coran", a argué Benoît Hamon.

Opposition au voile intégral


"Le Parti socialiste a débattu, il a rappelé des principes : nous sommes totalement opposés à la burqa, la burqa est une prison pour les femmes, dans la République elle n'a pas sa place mais une loi de circonstance n'aurait pas les effets escomptés", a-t-il expliqué.
"Dans cette affaire on est confronté à une forme de dérive d'un certain islam" mais "il ne revient pas à un Etat d'apprécier ce qui est la bonne interprétation des écritures, sur ce qui serait dans le Coran ou pas dans le Coran, ce qui serait dans la Bible ou pas", a fait également valoir Benoît Hamon.

Et de s'interroger. "Si demain on ne pouvait pas dans l'espace public porter la burqa, de quelle manière les forces de l'ordre arriveraient-elles à amener une femme à abandonner cette burqa, la pousseraient-elles à enlever son voile?".

"Une loi de circonstance"


"Si nous condamnons totalement la burqa et le port de la burqa nous pensons que plutôt que de faire une loi qui serait une loi de circonstance, il faut utiliser tous les instruments que nous propose le droit pour faire en sorte aujourd'hui que ces comportements soient condamnés quand ils sont encouragés", a-t-il ajouté. Benoît Hamon a également estimé qu'il n'était pas bon de faire "une loi dont on ne voit pas très bien comment elle serait appliquée".

Selon lui, Nicolas Sarkozy a donné "une position qui n'est pas très claire - il est pour une résolution mais peut-être pour une loi - dans un camp politique qui, lui, est très divisé sur cette question". Mardi, le chef de l'Etat a évoqué devant des responsables UMP, la possibilité pour le Parlement d'adopter une résolution (disposition non-contraignante, ndlr), sur le port du voile intégral sans toutefois exclure un recours à la loi.

Le porte-parole avait affirmé il y a quelques jours "qu'à titre personnel" il était opposé à une telle loi, affirmant "une politique systématique de stigmatisation de celles et ceux qui ont fait le choix d'une religion, qui est l'islam, je pense que c'est assez dangereux".

Source : Nouvelobs.com

La polémique et les débats autour des dangers éventuels que peuvent représenter l'Islam et les musulmans dans le monde occidental vont crescendo ces derniers temps. Moubacharatan Maâkopum analyse les tenants et les aboutissants de cette montée de l'islamophobie.

Minarets en Suisse, caricatures au Danemark, débat sur l'identité nationale et sur le voile en France, discours du Pape à Ratisbonne en 2006...Régulièrement, un sujet, vrai ou faux, vient alimenter une islamophobie rampante, depuis les attentats du 11 septembre, au sein d'une grande partie de la communauté occidentale.

Pour mieux comprendre la situation, Jamaâ Goulahsen ouvre le débat en direct avec ses invités à travers une série de questions :
- Comment se manifeste cette peur de l'Islam et quelles sont ses vraies origines ?

- Est-ce le résultat d'un malentendu permanent ou d'une ignorance partagée ?

- Comment réparer l'image de l'Islam et des Musulmans en Occident ?

- Axes, entre autres, qui seront débattus dans cette nouvelle édition en présence de Driss El Yazami, Président du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger, Mohamed Moussaoui, Président du Conseil français du culte musulman, Ahmed Abbadi, Secrétaire général de la Rabita Mohammedia des Ouléma et du Professeur et historien de la pensée islamique Mohamed Arkoun.

Source : 2M.tv

La fondation de l'Institut international du théâtre méditerranéen organisera, en collaboration avec le théâtre national Mohammed V, la troisième édition du Festival des deux rives, du 21 au 29 janvier à Rabat, Casablanca, Tanger, Tétouan, Marrakech et El Jadida.

Au programme de ce festival qui s'inscrit dans le cadre du programme de coopération hispano-marocain Al-Moutamid, figurent des spectacles de théâtre, de danse, de cirque, de cinéma, de musique et d'opéra, indique un communiqué du festival des deux rives publié récemment à Rabat.

Le programme de la troisième édition du Festival met en relief "le sens de l'hospitalité" légendaire des Marocains ainsi que "l'esprit des rencontres et d'intéraction entre les créateurs marocains et leurs homologues espagnols .

Le festival des deux rives propose "une programmation variée et multidisciplinaire alliant théâtre, danse, cirque, cinéma, musique et opéra" et offre un espace de rencontres, de coexistence et de dialogue.

Plus de 150 artistes en provenance du Maroc et d'Espagne présenteront 23 spectacles dans des théâtres, ksours, riads, places publiques et écoles des villes précitées. Les spectacles sont destinés aux enfants, aux jeunes, aux personnes aux besoins spécifiques, aux universitaires, aux académiciens et à la société civile.

Le festival des deux rives a pour objectifs de célébrer la coexistence et d'assurer l'intéraction pour une meilleure connaissance de soi, d'estime de l'autre et de respect de la différence.

La 3è édition du festival des deux rives est organisée en collaboration avec l'ambassade d'Espagne au Maroc, l'agence espagnole de coopération internationale pour le développement, le grand Casablanca ainsi que des établissements publics basés en Espagne et au Maroc.

La première édition du festival des deux rives s'est tenue en 2007 au Maroc, alors que la deuxième a été organisée, en décembre 2008, en Espagne.

Source : MAP

Deux rapports de la Banque Mondiale (BM), l'un sur "les perspectives de la mobilité des personnes et des emplois pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord", et l'autre sur "les défis de la Migration de la main d'œuvre de l'Afrique du Nord", ont été présentés, mardi, à Tunis, lors d'un séminaire organisé en collaboration avec le ministère de l'emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes.

Il ressort du premier rapport que la mobilité des personnes et des emplois dans la région MENA connaîtra une accélération rapide durant les prochaines années, d'où la nécessité de mettre en place des politiques de gestion concertée des flux migratoires entre les pays émetteurs et d'accueil en vue d'atteindre un équilibre gagnant-gagnant.

Dans ce sens, Mme Leila Zlaoui, conseillère à la BM, a indiqué qu'à l'horizon 2050, l'Europe devrait perdre 66 millions d'actifs, alors que dans la région MENA la croissance de la population active dépassera les 40 millions.

Quant au second rapport, il conclut que la migration est en nette évolution dans les pays d'Afrique du Nord et est perçue comme un mécanisme puissant pour l'amélioration de la croissance économique dans la région et la réduction du chômage.

A cet égard, Mme Jennifer Keller, économiste et M.Richard Billsborrow, professeur à l'Université de la Caroline du Nord,

ont relevé que le taux moyen d'émigration des pays d'Afrique du Nord se situe aux alentours de 5,5pc de la population, avec une prédominance de migration peu qualifiée et une féminisation des flux migratoires en raison d'une participation croissante des femmes au marché du travail.

Ouvrant cette rencontre, M.Slim Tlatli, ministre de l'emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes, a indiqué que les flux migratoires ne sont plus seulement posés en termes d'échanges, ils suscitent, désormais, d'autres questions liées aux coûts et bénéfices pour les pays émetteurs et d'accueil, ainsi que pour les migrants eux-mêmes.

Il a ajouté que de nombreuses études menées par la Banque Mondiale font ressortir que l'Europe connaîtra des déficits de main d'œuvre au cours des prochaines décennies tandis que les pays du Maghreb continueront à faire face à de fortes pressions sur leur marché de l'emploi.

Selon les projections, la demande additionnelle d'emploi en Tunisie s'orientera vers la baisse, à partir de 2025.

D'ici là, l'emploi demeurera la priorité absolue de toutes les stratégies nationales, a indiqué le ministre, signalant que sur les 350 mesures annoncées dans le programme présidentiel 2009-2014, environ 250 concerneront l'emploi de manière directe ou indirecte.

M.Tlatli a rappelé que la Tunisie est le seul pays d'Afrique du Nord à avoir signé un accord avec la France sur la gestion concertée des flux migratoires, accord qui porte, notamment, sur le renforcement de la formation professionnelle des jeunes et l'encouragement de la migration légale.

De son côté, M.Ndiamé Diop, représentant résident de la Banque Mondiale en Tunisie, a mis l'accent sur les travaux de recherche élaborés par son institution en vue de cerner la réalité du phénomène et anticiper les risques qui y sont liés surtout que durant les 50 prochaines années, la mobilité internationale va se multiplier sous l'effet des mutations démographiques et de la réduction des coûts du transport et des télécommunications.

Source : Agence Tunis

Une semaine culturelle marocaine a été programmée parmi les nombreuses manifestations prévues dans le cadre de la célébration de "Doha Capitale 2010 de la Culture arabe", qui débutera le 28 janvier avec une grande représentation de type opéra intitulée "La Maison de la Sagesse", a indiqué, lundi, le ministre qatari de la Culture, Hamad bin Abdulaziz Al-Kawari.

Outre la semaine culturelle marocaine qui devrait se tenir au mois de mars, le programme communiqué par le ministre et couvrant la période du premier trimestre de l'année, signale aussi une semaine syrienne.

Quelque 76 activités sont ainsi programmées jusqu'à fin mars, en plus du lancement d'un site Internet et d'une revue mensuelle appelée "Al-Aassima" (la Capitale).

Un festival entier de la musique arabe, un autre du théâtre du Golfe ainsi qu'un colloque sur les droits de l'Hommes sont également prévus.

Le ministre a tenu aussi à souligner que si cette célébration est organisée sous le thème "La Culture arabe, notre patrie à Doha sa capitale" et que la priorité y sera naturellement donnée à la culture arabe, il n'en demeure pas moins que l'objectif est aussi de "montrer son rôle et son interactivité avec les autres cultures".

Le ministre a indiqué que le prochain Salon du Livre se tiendra au mois de novembre, soulignant que, dans le cadre de Doha 2010, son pays "offrira toutes les facilités" aux pays du Maghreb pour qu'ils y prennent part.

Outre ces diverses activités relevant du ministère de la culture, d'autres sont prévues sous l'égide de l'Organisme des musées du Qatar, en particulier le célèbre Musée des Arts Islamiques.

Ainsi figurent au programme, une exposition sur la perle qui durera 4 mois, un colloque et une exposition sur les sports équestres, une exposition photographique d'une grande agence internationale, une exposition d'oeuvres d'art sur l'époque ottomane, ainsi que l'ouverture d'un musée des arts contemporains arabes avec une exposition d'artistes notoires du monde arabe.

Source : MAP

Comme une antichambre avant l'expulsion, les centres de rétention administrative accueillent chaque année quelque 35 000 sans-­papiers. Certains y passent un jour, d'autres trente. Tous font l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière. Et pourtant, seulement un tiers sont finalement expulsés selon la Cimade, l'unique association jusqu'ici en charge de l'assistance juridique auprès de ces migrants retenus. Beaucoup sont relâchés par les juges administratifs, qui donnent suite aux recours formés par ces migrants avec l'aide de la Cimade.

Cet activisme a fini par irriter Brice Hortefeux, lorsqu'il était ministre de l'Immigration. Désireux de mettre fin au monopole de la Cimade, seule habilitée à se rendre dans les CRA depuis 1984, le ministre avait décidé de passer un appel d'offres pour répartir «la mission d'information juridique» entre six associations. C'était en août 2008. La Cimade avait immédiatement contesté cette décision, estimant que la seule «information» aux migrants sans papier ne suffisait pas à garantir leurs droits, beaucoup ignorant le français. L'association plaidait pour un véritable accompagnement. Un an et demi plus tard, après bien des rebondissements juridiques, le décret modifié a finalement été approuvé par le Conseil d'État. Depuis vendredi, six associations apportent leur secours administratif et juridique dans les 26 CRA.

L'Ordre de Malte «ira jusqu'au bout du droit»

La Cimade intervient toujours dans le Sud-Ouest (Bordeaux, Toulouse, Nantes) et l'important centre du Mesnil-Amelot, proche de l'aéroport parisien de Roissy. Elle poursuit également sa mission dans l'outre-mer en attendant une décision de justice sur le collectif Respect, choisi par le ministère, mais contesté par le Conseil d'État qui a émis des doutes sur ses compétences. Forum Réfugiés se charge des centres de la région Sud-Est (Lyon, Marseille et Nice), France Terre d'Asile une partie de la région parisienne et la Normandie (Palaiseau, Rouen), l'Ordre de Malte, le nord-Est (Lille, Metz), et l'Asfam, plusieurs centres en région parisienne (Paris, Vincennes et Bobigny).

«Nous espérons que ces associations sauront faire preuve de l'indépendance et de la détermination nécessaires pour mettre en œuvre une action de défense des droits des étrangers», a lancé, amère, la Cimade dans un communiqué. Avec le soupçon que ces nouvelles associations se montrent moins pugnaces.

Investi depuis peu dans l'action vers les étrangers, l'Ordre de Malte assure qu'il «ira jusqu'au bout du droit. Nous chercherons à conduire les migrants vers une régularisation s'ils remplissent les conditions», affirme le secrétaire général, Alain de Tonquedec. «En revanche, nous éviterons les polémiques. Notre but n'est pas de contester le droit, ni de faire de la politique mais au contraire de veiller à son application. Notre vocation est humanitaire.» Un autre ton, pas forcément une autre vision.

Forum Réfugiés, qui intervient elle aussi depuis vendredi, entend même agir «dans la continuité du travail effectué par la Cimade» pour favoriser «l'exercice effectif des droits. Nous n'allons pas nous contenter de placarder des affiches ou de distribuer des prospectus mais bien réaliser des diagnostics individuels», explique Jean-François Ploquin, son président.

Ceux qui échappent au retour forcé ne sont pas pour autant régularisés. Certains obtiendront l'asile, d'autres un titre de séjour au nom des liens familiaux. Mais beaucoup retournent à une vie clandestine. Quant aux expulsés, un tiers sont reconduits vers un autre pays européen. En vertu du règlement européen Dublin II, ils sont en effet renvoyés dans l'État par lequel ils ont transité. «Toutes ces personnes risquent fortement de revenir», souligne d'ailleurs Damien Nantes, un des responsables de la Cimade, qui critique la politique d'expulsion, jugée «coûteuse et inefficace». En juillet dernier, la Cour des comptes avait estimé le coût de la rétention des étrangers à 190,5 millions d'euros, hors dépenses d'interpellation, d'éloignement et de justice. Ramené au nombre d'éloignements forcés - 14 411 en 2008 -, ce coût s'élève à 13 220 euros par étranger retenu effectivement reconduit. «Le coût nécessaire pour maintenir

Source : Le Figaro

Des inconnus ont lancé lundi une bouteille incendiaire contre une mosquée de la ville canadienne de Hamilton, dans l'Ontario, mais celle-ci a brûlé sans mettre feu au bâtiment, a rapporté la police locale citée par la chaîne de télévision publique CBC.

Une vitre a été brisée par un jet de pierre puis un cocktail Molotov a été lancé ou placé à l'intérieur de la fenêtre peu après minuit dans la nuit de dimanche à lundi.

"Cela aurait pu être très grave. Le bâtiment entier aurait pu brûler", a dit le responsable de l'Ecole islamique de Hamilton, Zakir Patel, cité par CBC.

La police a ouvert une enquête. Elle examine notamment les enregistrements des caméras de surveillance placées sur des bâtiments voisins.

Hamilton compte un demi-million d'habitants. Quelque 2% d'entre eux sont musulmans, selon le dernier recensement.

Des incidents de ce genre sont relativement rares au Canada. Il s'agit le plus souvent de jets de pierres contre les fenêtres.

Source : AFP

De nombreuses associations et organismes culturels organisent, du 5 au 9 janvier, le centenaire de la naissance de l'écrivain, poète et dramaturge français, Jean Genet qui a choisi la ville de Larache pour son repos éternel.

Les célébrations seront marquées par des tables rondes, des lectures poétiques, témoignages, conférences, concours de nouvelles et de poèmes, expositions, colloques, projections de films et de pièces théâtrales, des ateliers de lecture et des grands "chantiers littéraires" pour un grand écrivain, dont le citoyen Larachois ne connaît que la tombe mais ignore la vie, les Œuvres et les causes qu'il a défendues durant sa vie d'écrivain.

Ces journées connaîtront des lectures poétiques en arabe d'Abdellatif Benyahya, Driss Allouche, Mohamed Mounir, Mohamed Merzak et Anas Filali, en français d'Abdelmajid Benjelloun, Philippe Lemoine, M'barek Housni et Abdelouahid Bennani et en espagnol de Mohamed Sibari et Mounir Kasmi avec l'accompagnement musical de Abdelaziz Bakkali et de Mohamed El Achraki.

La Faculté polydisciplinaire de Larache abritera, à cette occasion, des conférences sur "Jean Genet et le Cinéma", "Jean Genet, l'écrivain universel", "Jean Genet, le poète" et "J.G. ou la singularité de l'écrivain".

Le centenaire sera ponctué par la projection de documentaires sur Jean Genet et la présentation des témoignages de Mohamed Sibari, Khalid El Kodari, Mohamed Chrif Tribak et Abdeslam Belkaid.

Les journées clôtureront par un hommage à Mohamed Sibari, la remise des prix aux lauréats du concours littéraire et une soirée musicale animée par l'artiste Mohamed El Achraki qui présentera son dernier album "Murmure du luth".

Source : MAP

Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson juge "intéressante" l'idée de créer un "serment" que prêteraient les Français atteignant leur majorité et les étrangers accédant à la nationalité française.

Il présentait lundi à la presse un point d'étape du grand débat sur l'identité nationale lancé le 2 novembre. Jusqu'à présent, 227 débats locaux ont déjà eu lieu sur les 313 programmés et 50.000 contributions ont été déposées par les internautes sur le site web prévu à cet effet.

Parmi les suggestions reçues, M. Besson retient "l'idée du serment qui concernerait et les Français atteignant leur majorité et les étrangers accédant à la nationalité française. Je trouve ça intéressant", a-t-il déclaré devant une salle bourrée de journalistes. "Est-ce qu'une partie de la France, sceptique à cet égard, est capable d'entendre, de comprendre l'acte d'amour (...) l'acte de foi que ça représente? Je ne sais pas. Donc il faut le peser".

Traité de "Laval" ou de "Déat" par ses anciens camarades socialistes, le ministre a longuement défendu ce débat sur l'identité nationale, voulu par le président Nicolas Sarkozy. "Le débat n'a pas dérapé", a-t-il affirmé. "La caricature de défouloir raciste n'a pas fonctionné".

La presse avait rapporté plusieurs remarques xénophobes déposées sur le site internet. D'après les services d'Eric Besson, près de 15% des contributions ont été écartées, et ce parce qu'elles étaient hors sujet, insultantes ou racistes. Le chiffre pour les seules remarques xénophobes n'était pas disponible.

Alors qu'associations et intellectuels dénoncent une stigmatisation des étrangers et des musulmans, Eric Besson affirme que "le débat n'est pas focalisé sur l'immigration et l'islam". Cependant, l'institut TNS-Sofres, qui a analysé les 26.000 premières contributions, a trouvé que près d'une sur trois abordait au moins l'un de ces deux thèmes.

La gauche a appelé à boycotter ce débat, avec lequel selon elle l'UMP espère séduire les électeurs du Front national aux régionales de 2010. "Le débat n'est pas accaparé par un parti politique ou par une administration", assure Eric Besson. D'après lui, des élus de gauche étaient présents dans la moitié des débats locaux. Le FN, pour sa part, était présent dans "moins de 20% des débats".

"Ce qui fait le jeu des extrêmes, ce n'est pas le débat, c'est le tabou", a insisté le ministre. "Ce qui fait le jeu des nationalistes, ce n'est pas que nous soyons trop nombreux à parler de la Nation, c'est qu'ils soient les seuls à en parler".

Eric Besson a au passage défendu l'intitulé de son ministère: "L'histoire de l'immigration, de l'intégration, est constitutive de l'identité nationale française. Nier cela, c'est une aberration. Nier le lien entre immigration et identité nationale, c'est nier toute l'histoire de France et c'est nier toute son actualité". Et de rappeler que l'Hexagone accueille 200.000 étrangers et en naturalise 110.000 chaque année, et que 30% des mariages sont mixtes.

Le ministre a ajouté que son directeur de cabinet lui avait offert à Noël une clef USB contenant les 50.000 premières contributions des internautes - "que j'ai lues une par une", a-t-il dit, "pour être bien certain de m'imprégner de ce débat".

Le président Sarkozy n'aura pas à passer par là car une synthèse des débats lui sera prochainement présentée. Ensuite, il s'exprimera sur le sujet au cours de la première quinzaine de février. Lors de ses voeux, le chef de l'Etat avait exhorté les Français à être "capables de débattre sans (se) déchirer, sans (s') insulter, sans (se) désunir".

"Il serait bien que le ministre de l'Identité nationale et de l'Immigration parvienne à clore très rapidement ce chapitre", a de son côté souhaité Benoît Hamon, porte-parole du PS. "C'est un très mauvais épisode", a-t-il jugé lors d'un point presse rue de Solférino. "Aujourd'hui, tout le monde s'accorde à considérer que c'est un raté et que l'opération de diversion qui était celle du gouvernement a eu davantage d'effets négatifs qu'autre chose, notamment sur le fait de stigmatiser des populations entières".

Source : Le Nouvel Observateur

Le Bureau du recensement américain a lancé lundi une vaste campagne de promotion pour inciter les quelque 300 millions d'habitants du pays à répondre au recensement 2010, un décompte qui a lieu tous les dix ans aux Etats-Unis.

A partir du 15 mars, les Américains vont recevoir dans leur boîte aux lettres un formulaire d'une dizaine de questions, a indiqué le "Census Bureau", qui a simplifié la liste des renseignements demandés afin de ne pas rebuter les recensés.

Au cours de cette campagne, qui, pour la première fois dans l'histoire du recensement américain, fait appel à de la publicité dans les médias privés, 13 autobus géants circuleront dans tout le pays pour expliquer la nécessité du recensement.

La campagne vise à inciter les habitants à répondre aux questions, alors que depuis les attentats de 2001, le renforcement de la sécurité et le resserrement de la politique d'immigration, certains hésitent davantage à divulguer des informations personnelles.

"Ce recensement va déterminer comment seront distribués les fonds fédéraux, que ce soit pour ceux qui ont un statut légal ou non. Cela va déterminer l'accès à davantage de ressources publiques ainsi qu'à davantage de pouvoir politique", assure la vice-présidence d'une association d'élus hispaniques (NALEO), Lisette Escobedo.

La majorité de la communauté hispanique, dont une partie est formée d'immigrés illégaux, "comprend les avantages d'avoir un recensement précis", a-t-elle affirmé, tandis que d'autres au sein de cette communauté ont appelé au boycott du recensement, notamment pour protester contre l'absence de réforme de l'immigration.

Après le recensement de 2000, trois Etats (l'Indiana, le Michigan et le Mississippi) avaient perdu un siège à la Chambre des représentants parce qu'ils comptaient moins de population immigrée que la Californie et l'Etat de New York. Les experts chiffrent à près de 12 millions les immigrés sans papier aux Etats-Unis.

Parmi les dix questions du recensement figure notamment l'origine ethnique des personnes interrogées, un renseignement demandé aux Etats-Unis depuis 1790. Il est aussi demandé si les résidents du logement vivent parfois ailleurs, "à l'université, à l'armée ou en prison" par exemple.

"La popularité du recensement est en recul, avec 63% d'opinions favorables aujourd'hui contre 71% en 2000", notait récemment le Census Bureau, relevant que "le recensement est perçu de façon négative comme étant lié de trop près à l'Etat, et ses intentions sont mal comprises".

"Le Bureau du recensement est tenu par la loi de ne partager avec quiconque les réponses des personnes interrogées, notamment avec d'autres administrations fédérales", martèle le Census Bureau dans ses efforts d'information au public.

En 2000, lors du dernier recensement, 67% des foyers avaient répondu par courrier au questionnaire, contre 78% dans les années 1970. Cette année, l'administration prévoit que seulement 64% des foyers répondront par courrier, un taux médiocre exigeant l'envoi coûteux sur le terrain d'agents du recensement.

Source : Le Monde

Des associations de défense des droits de l'homme ainsi que le programme commun des Nations unies sur le sida (Onusida) ont salué lundi la levée officielle des restrictions à l'entrée aux Etats-Unis des personnes séropositives.

Le président Barack Obama avait annoncé en octobre que son administration renoncerait à cette mesure mise en place en 1987 et dont la levée est entrée en vigueur lundi. L'Onusida a félicité "les Etats-Unis pour la mise en place de cette règlementation définitive qui lève les restrictions à l'entrée du pays, permettant à des voyageurs vivant avec le VIH d'entrer librement aux Etats-Unis à partir de ce jour".

Jusqu'ici, les personnes séropositives pouvaient obtenir un visa de séjour de 30 jours, ce qui toutefois les empêchait d'effectuer un séjour d'études ou de travail. L'organisation Human Rights Campaign (HRC), qui défend les droits des homosexuels, s'est également félicitée de la mesure: "aujourd'hui, un triste chapitre dans la réponse de notre pays aux personnes vivant avec le VIH est enfin clos et notre pays s'en porte mieux", a indiqué le président d'HRC, Joe Solmonese. "Cette politique mise en place il y a presque 20 ans n'était pas nécessaire et était inefficace", a-t-il ajouté dans un communiqué. Quelque 1,1 million de personnes vivent aux Etats-Unis avec le virus du sida, selon le CDC, le Centrs de contrôle des maladies.
Source : RTBF

L'Espagne comme tous les pays européens a été touché par la crise économique, actuellement 4 millions de personnes sont sans travail, en majorité des maghrébins. Une situation qui concerne particulièrement les marocains résidants dans ce pays....Suite

La France est devenue un terreau fertile pour l'éclosion de nouveaux talents comiques marocains qui, de la farce à la satire de mœurs, excellent dans l'art de faire rire les Français.

Ces talents comiques, dont certains possèdent désormais une notoriété qui a franchi les frontières, sont au-devant de la scène de l'Hexagone. Il y en a pour tous les goûts, que vous soyez homme, femme, jeune ou moins jeune, ces humoristes visent toutes les couches de la population et abordent tous les thèmes de la société avec plus ou moins de sérieux mais toujours avec légèreté et finesse.

De Jamel Debbouze à Soraya Gari, en passant par Gad El-Maleh, Rachida Khalil, Arié El-Maleh, Booder (Mohamed Benyamna) ou encore Mustapha El-Atrassi, ils font rire encore et encore. Si certains ont su mettre leurs talents de comédiens au service du cinéma, d'autres, par contre, ont préféré l'intimité d'une salle de spectacle ou ont choisi la télévision qui leur a servi de révélateur et d'accélérateur de talents.

Vocation mise à part, le point commun des la majorité de ces humoristes est d'être fils et, puisque la profession tend à se féminiser, fille d'immigrés.

Dans la galerie exubérante de ces talents du rire, il en est deux qui ont réussi à "écraser" tous les autres par leur popularité et leur style : le nouveau "Coluche d'une France black-blanc-beur" Jamal Debbouze, l'un des comédiens les mieux payés de l'Hexagone, et Gad El-Maleh, le plus populaire des humoristes en France.

Révélé par le petit écran, Jamel est devenu en quelques saisons l'artiste comique le plus coté en France. Même si son génie d'improvisateur outrepasse toute forme de communautarisme, l'intenable vedette d'"Astérix et Obélix : mission Cléopâtre" distille à travers ses personnages un subtil dosage entre les clichés entourant les immigrés et leur dynamitage en règle.

Facétieux personnage à allure bédéesque de 1,60 m, il a commencé à faire le clown depuis qu'il était gosse et a été propulsé au rang de star en très peu de temps. Nouveau poulbot du cinéma français au potentiel prometteur, le bouffon de Trappes (région parisienne) colle bien à cette idée de la France réconciliée avec elle-même.

Si nombre de spectacles sont justement inspirés par le pays d'origine, tous ne parviennent pas toutefois à les évoquer sans renforcer certains clichés auxquels on aurait plutôt souhaité qu'ils tordent le cou avec humour. C'est notamment le cas de "La Vie rêvée de Fatna" ou "L'Odyssée de ta race", pièces interprétées par Rachida Khalil.

Si la jeune humoriste marocaine, qui a atterri en France à l'âge de 16 ans, donne une vision stéréotypée de la condition de la femme musulmane sous les latitudes occidentales, Booder (Mohamed Benyamna), quant à lui, fait de la discrimination, sous ses diverses formes, une thématique et un sujet de prédilection.

A travers ses aventures et ses galères, le public découvre l'itinéraire d'un jeune pas comme les autres en évoquant largement dans ses "one man show" 100 pc autobiographiques les difficultés et l'exclusion que l'on rencontre lorsque l'on n'a pas "la bonne adresse, la bonne taille et les bons cheveux".

Dans ses sketches, ce gavroche haut comme décrit les difficultés rencontrées pour décrocher un emploi ou séduire une jeune fille et dénonce au passage la société des "beaux gosses" dans laquelle on vit.


Un autre jeune comique marocain plein d'entrain se trouve désormais sur les traces de ses prédécesseurs et a la "tchatche" des grands humoristes qui ont fait leurs classes dans les cours d'improvisations : Mustapha El Atrassi.

Les coups de griffe d'El-Atrassi, connu au Maroc pour être l'un des personnages principaux du Sitcom "R'bib" après avoir été la révélation de l'émission "15 ans - 15 talents" de la chaîne de télévision "2M", sont ceux d'un grand "charmeur" doté d'une dérision à toute épreuve.

S'affirmant comme l'un des comiques majeurs de sa génération, Gad El Maleh continue, quant à lui, de ravir les spectacles et de s'illustrer en tant qu'acteur aux côtés de stars du 7-ème art.

Le champion toutes catégories des présentateurs aux Césars comme on le surnomme, a été propulsé au summum grâce notamment à "Chouchou", film aux quatre millions d'entrées, et à son one man show "L'autre, c'est moi", spectacle très physique de près de deux heures qui mêle performance sportive et séance de domptage.

Son frère Arié, qui a découvert le théâtre alors qu'il était encore à l'école Georges Bizet et ensuite au Centre culturel français de Casablanca, décide de s'orienter vers la comédie à 16 ans lors d'une représentation d'"Antigone".

Ayant montré ses talents tant au théâtre, au cinéma qu'à la télévision, le héros de "L'Ecole pour tous" avait confié, dans un entretien à la MAP, que son rêve est de se produire au Maroc avec une pièce ou une comédie qu'il monterait lui-même.

Cette pièce devrait être montée spécialement pour le Maroc qui est "le berceau de ma culture", a-t-il dit, faisant observer qu'il est intéressé par une pièce ou une comédie sur les Casablancais. "Il n'y a pas de mal de clichés casablancais qui sont susceptibles d'être montés", a-t-il ajouté.

La dernière à rejoindre la cour des grands et à montrer l'étendue de son talent n'est autre que Soraya Gari, actuellement en tournée en France avec son one woman show "100 pc Tata Khadija", spectacle drôle et plein d'émotions.

Dans ce spectacle hilarant à l'énergie contagieuse et aux textes aiguisés, Soraya parle des Français issus de l'immigration, leur culture, leur différence et de leur regard vis-à-vis de la Mère-Patrie.

Cocktail entre le Maroc et la France, l'humoriste a joué avec de grands artistes et rencontré de talentueux metteurs en scène avant de présenter son premier spectacle en 2007.

Ces talents issus de l'immigration contribuent largement à l'explosion que connaît le Maroc dans les différentes formes de la créativité culturelle, artistique et musicale.

Source : MAP

"Dynamiques démographiques et migrations" est le thème d'un colloque qui se tiendra les 5 et 6 janvier à Paris avec la participation des 27 Instituts français de recherche à l'étranger (IFRE), dont celui de Rabat.

Ce colloque, le deuxième du genre, permettra aux participants d'examiner la question migratoire et démographique dans sa dimension contemporaine en tenant compte des temps moyens ou longs qui définissent les structures des mouvements, précise un communiqué du réseau des IFRE, placé sous la tutelle du ministère français des Affaires Etrangères.

Cette rencontre permettra également d'apprécier l'évolution des dynamiques sociales à travers l'étude, entre autres, des faits sociaux, économiques, politiques et culturels, précise-t-on de même source.

Le réseau des IFRE est implanté dans trente trois pays, au Proche Orient, en Europe, en Amérique Latine, en Asie et en Afrique.

L'institut de Rabat a été créé en 1999 sous l'appellation "Centre Jacques Berque pour les études en sciences humaines et sociales au Maroc" (CJB).

Si les premiers instituts de recherche, fondés il y a un siècle, étaient principalement consacrés aux recherches archéologiques et historiques, leur vocation s'est progressivement élargie à l'ensemble des sciences sociales en mettant l'accent sur l'étude des sociétés contemporaines.

"L'originalité de ce dispositif français de recherche à l'étranger repose sur l'excellente intégration de ces établissements dans les structures universitaires des pays hôtes, où ils fonctionnent en partenariat avec les acteurs locaux", précise le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Instituts français de recherche à l'étranger, et en particulier, ceux de la dernière génération dont les champs de recherche concernent les périodes les plus contemporaines, contribuent à "une meilleure compréhension d'un monde en mutation profonde", selon le Quai d'Orsay.

Le réseau des IFRE est doté d'un budget de plus de 12 millions d'euros par an (dont 50 pc assurés par le ministère des Affaires étrangères), d'une équipe de 250 chercheurs, de plus de 90 boursiers, de 12 conseils scientifiques et d'un comité d'orientation scientifique.

Source : MAP

La chaine de télévision Al Oula diffusera dans le magazine « Biladi » du samedi 2 janvier 2010 à 10 h 45 (heure marocaine), un débat sur le bilan du ministère délégué chargé de la Communauté marocaine à l'étranger. Ont pris part à cette discussion, outre le ministre des MRE, Mohamed Ameur, Mohamed Ezzouak le représentant de Yabiladi.com, celui du site Wafin.be, Merouane Touali et Mohamed Aït Lachgar, responsable au sein de la rédaction de la SNRT.

Dans une présentation initiale, Mohamed Ameur a rappelé la mesure phare du gouvernement en faveur des MRE (retraités), c'est-à-dire l'abattement de 85% sur les droits de douane pour les voitures importées. Il a également rappelé la création de « MDM Invest », un fonds pour la promotion des investissements des MRE. Ce fonds est le résultat d'une convention entre l'Etat et la Caisse Centrale de Garantie (CCG) d'une part, et entre la Caisse et le secteur bancaire d'autre part. Il permet en effet, à un MRE investisseur qui a apporté 25% du financement de son projet, de bénéficier d'une aide de l'Etat de 10% et d'un crédit bancaire de 65%.

Mohamed Ameur a souligné un fait important, à savoir la hausse du budget de son département en 2009. Il atteint 400 millions de dirhams contre 164 millions de dirhams en 2008, soit une hausse de 244%. Cette augmentation stipule donc plus de moyens pour s'occuper des problèmes des MRE et donc des projets plus ambitieux.

Cependant, des obstacles demeurent encore. Mohamed Ameur a reconnu qu'il y a un besoin patent en personnel chargé des affaires sociales dans les consulats. A cet effet, il s'est dit disposé à ce que les postes soit ouvert aux MRE. Mohamed Ameur a apporté également des éléments de réponse à certaines questions qui lui ont été posées par le responsable de Yabiladi.com, entre autres, l'enseignement des langues marocaines aux enfants de MRE, la flambée du prix des bateaux...

S'agissant de l'enseignement de l'arabe, il faut rappeler qu'il y a eu des engagements (quantitatifs) dans le cadre du plan quinquennal (2008-2012) pour la promotion des affaires des MRE. Mais les bénéficiaires ont évoqué des difficultés pédagogiques. Pour y remédier, le ministère des MRE, la Fondation Hassan II et le ministère de l'Education étudient la manière de reformer la pédagogie, afin de mieux répondre aux attentes et aux besoins des enfants, a précisé le ministre. Il a rappelé qu'il y avait déjà plus de 540 enseignants envoyés par l'Etat marocain. « Et pourquoi pas la langue amazighe enseignée dans certaines régions ou pays d'accueil à forte concentration en Marocains amazighophones comme par exemple aux Pays-Bas? », a fait remarqué Mohamed Ezzouak. Le ministre s'est dit très ouvert et serait très fier le jour où il pourra annoncer la mise en place ou l'ouverture de la première classe amazighophone dans un pays d'accueil.

Concernant le sujet prix de la traversée du Detroit, qui a fait couler beaucoup d'encre cet été, et à la question de la responsabilité du gouvernement par rapport à une entente illicite entre les compagnies, le ministre a promis une intervention de l'exécutif. L'objectif sera de clarifier les choses et soulager les milliers de MRE, qui ont recours aux ferrys. Pour rappel, les tarifs avaient augmenté de 30% pendant l'été 2008, une hausse due à la montée du prix du pétrole. En 2009, une hausse plus légère a été constatée alors que le prix du baril a nettement baissé.

Source : Yabiladi

L'émigration précoce des mineurs est un phénomène obéissant à des facteurs structurels, socio-économiques et culturels mais aussi conjoncturels, les attentes et opportunités de formation et de travail, la situation des familles dans les quartiers périphériques, les liens communautaires.

Depuis 2006, afin de garantir la continuité et la légitimité de ses interventions sur cette problématique, l'association Casal del infants est chargée de développer avec plusieurs acteurs sociaux les activités de prévention et de sensibilisation du programme Catalunya Maghrib.

Ce programme a pour but de lutter contre l'émigration précoce à travers l'insertion socio-économique des mineurs en situation de risque social par le biais d'activités de formation et d'insertion socio- professionnelle.

Les activités développées par le Casal ont pour objectifs de prévenir et sensibiliser les situations de risques en suscitant des processus de participation transnationaux de communication et information entre des associations et des jeunes en situation de risque social entre Tanger et Barcelone par le biais d'outils multimédias de sensibilisation. Cet événement a pour but de présenter le travail mené et capitalisé par l'association Casal del infants à travers un réseau de 10 associations de Tanger et auprès de 200 jeunes en situation de risque social. Ce forum de 2 jours, co-organisé et dynamisé par l'ensemble des associations partenaires et soutenu par la mairie de la ville à travers le théâtre Mohamed Haddad, se compose des activités suivantes :

• Une exposition de romans-photos communautaires et participatifs.

• Une programmation de ciné-forum sur l'émigration.

• 4 ateliers participatifs de transferts des outils multimédias de sensibilisation auprès de 40 professionnels du secteur social et éducatif de Tanger; 1 atelier de technique de radio; 1 atelier de technique roman-photo; atelier de vidéo; 1 atelier de ciné-forum.

La participation des ateliers a été en nombre limité sur inscription.

Le Forum a été ouvert par les mots de bienvenue du responsable du programme Catalunya Maghreb qui, après le souhait de bienvenue aux autorités locales et aux participants, il a brossé un tableau du programme Catalunya à Tanger et a conclu par les objectifs de cette association espagnole. A son tour, le représentant de l'association Casal des infants a parlé longuement du bon travail accompli par ladite association à Tanger qui s'inscrit dans le but d'insérer les jeunes dans la vie socio-économique.

Ensuite, quatre ateliers ont été constitués pour étudier les quatre thèmes proposés suivis après d'animation et débat par les membres des associations présentes.

Pour clôturer ce forum, des recommandations ont été présentées à l'assistance nombreuse suivies d'une projection de documentaire sur les « coulisses des retours » concernant les processus de retour au Maroc des jeunes émigrés tangérois en Espagne, suivi de témoignages de certains jeunes.

A la fin, des diplômes ont été décernés aux participants.

Source : Le Matin

La France a nettement durci, en 2009, sa politique d'immigration en procédant à l'adoption de nouvelles règles plus sévères pour l'entrée, la circulation et le séjour des étrangers et en expulsant des milliers de personnes de son territoire, a constaté la PANA.

Selon les statistiques officielles, près de 45000 étrangers, dont des centaines d'Africains, ont été reconduits hors du territoire français ces dix- neuf deniers mois.

"On peut considérer que 2009 a été l'année du renouveau des politiques autoritaires en matière d'immigration. En présentant le 19 janvier dernier son bilan à la tête du ministère de l'Immigration, M. Brice Hortefeux a rappelé qu'il a contraint 45000 étrangers à quitter la France en 19 mois. C'est tout dire", a commenté pour la PANA, le politologue camerounais, spécialiste des questions migratoires, Lendja Ngnemzué.

Pour lui, l'arrivée de M. Eric Besson au ministère de l'Immigration n'a fait que renforcer le durcissement de la politique d'immigration, notamment par la création d'une nouvelle disposition légale proposant la régularisation des clandestins en échange de la dénonciation des passeurs.

"Le ministre Besson avait annoncé cette disposition le 5 février dernier dans les locaux de la préfecture de police de Paris. La circulaire dit clairement que tout clandestin qui dénonce son passeur recevra en contrepartie un titre de séjour. Cette mesure est un nouveau tour de vis à la politique migratoire", a averti M. Ngnemzué.

Il a en outre rappelé que la France a essayé, en 2009, de soumettre les candidats au regroupement familial à des tests ADN.

"Déjà avec la mise en place de la disposition carte de séjour contre dénonciation des passeurs, certains candidats à l'immigration clandestine ont été découragés. Car, la disposition met en péril leurs familles laissées au pays. Les tests ADN procédaient aussi de la logique du durcissement", a expliqué le politologue, auteur de "Les étrangers illégaux à la recherche des papiers", paru en 2008 chez "l'Harmattan" à Paris.

Soulignant les difficultés techniques posées par l'application des tests ADN, il s'est réjoui de la décision des autorités judiciaires françaises de refuser un système à deux vitesses, selon que l'on est français ou étranger.

"L'application des tests ADN débordait clairement de la politique d'immigration pour poser le problème du système juridique. Avec ces tests, selon que le français est marié à un conjoint étranger ou français, on n'allait pas lui appliquer la même loi", a soutenu le spécialiste des questions migratoires.

"On allait techniquement vers un éclatement du droit commun avec ses tests qui touchaient directement les fondements même culturels et identitaires la société française. Heureusement que le Conseil constitutionnel a encadré l'application de ces tests au point de les rendre inapplicables", a-t-il ajouté.

La France a par ailleurs poursuivi en 2009, la signature avec les pays africains des accords de gestion concertée des flux migratoires qui prévoient la réadmission par les Etats concernés de leurs ressortissants en situation irrégulière sur le territoire français en échange de la délivrance des titres de séjour et des visas.

Si le Burkina Faso et le Sénégal ont, entre autres, accepté de signer ces accords, en revanche, Bamako, sous la pression de la société malienne, refuse de céder aux exigences de la nouvelle politique migratoire française.

Source: Afrique en ligne

Jamal Belahrach, franco-marocain et manager général des filiales extérieures de Manpower (Maroc, Tunisie, Océan Indien, Nouvelle Calédonie, Guadeloupe, Martinique) vient de rédiger un livre «Envie de Maroc», aux éditions Le Fennec. Entretien.

- Yabiladi : Qu'est-ce qui vous a poussé à rédiger un livre ?

- Jamal Belahrach : L'envie de partager une expérience à la fois en tant qu'enfant d'immigrés vivant à Dreux avec les problématiques d'intégrations supposées et une expérience marocaine riche en apprentissage. Enfin, je voulais que mes enfants sachent que les engagements de leur père avaient un sens et que je les aimais même si en 12 ans, j'ai été plus présent dans ma vie professionnelle qu'à la maison.

- Le choix du titre est-il fortuit?

- Oui, parce que l'idée du livre qui est un parcours de l'âge de 8 ans en France à mon arrivée à Casablanca en 1997, c'est de dire à ceux qui souhaitent venir vivre une expérience au Maroc, qu'il faut se préparer et ne pas venir en terrain conquis. En outre, il faut une capacité d'adaptation supérieure à ceux qui ne sont pas d'origine marocaine. En effet, l'absence de lien affectif et émotionnel, facilite l'intégration. D'autre part, à ceux qui vivent au Maroc, qu'il faut l'aimer et en avoir envie pour devenir un acteur du changement et non bercer dans la critique. Nous connaissons tous les maux de notre pays, cependant, la véritable attitude est d'essayer de bousculer les habitudes. Certes, c'est loin d'être facile mais ne pas essayer, c'est être complice. Tous bâtisseurs, pourrait être la devise.

- Nombreux sont ceux qui ont dû mal à donner une lecture objective du Maroc, qu'en est-il pour l'auteur de "Envie de Maroc" ?

- Nul ne détient la vérité et il y a plusieurs vérités. En ce qui me concerne, j'ai essayé de regarder le Maroc avec mon histoire personnelle et ses attributs associés. Mes engagements et mon esprit critique et militant ne date pas de Casablanca. L'école de la République nous forme pour participer aux débats et donner notre opinion sur le cours des choses dés lors que nous avons des propositions à faire. Le Maroc est un vrai chantier économique, social et culturel. Des réformes majeures et stratégiques doivent voir le jour comme l'éducation, la santé et la justice pour construire une société juste et équitable. Cela ne se fera pas en claquant des doigts mais des ruptures mentales doivent émerger pour changer notre paradigme. Au delà de la croissance du PIB, il nous faudra travailler la croissance exponentielle des mentalités, en un mot une révolution culturelle. Le rapport au temps et à l'autre.

- 12 années de résidence, de... résistance, de combats, de challenges, de défis, d'engagements...ont-ils été nécessaires pour donner de la latitude à ton ouvrage?

- En termes de timing, le livre arrive à point nommé. Il m'a fallu vivre les choses avant de les extérioriser et prendre le recul nécessaire. Le Maroc a son histoire et ses codes et cela, il faut un peu de temps pour le sentir, l'appréhender pour mieux composer. En 2007, c'était le moment de faire le point sur sa vie et donner une orientation nouvelle correspondant au sens que l'on veut donner à sa vie.

- A la lecture du livre, on a envie de dire "ce qui ne tue pas, rend plus fort".

- C'est vrai. J'ai beaucoup appris au Maroc et cela a été une grande chance de vivre cette aventure depuis 12 ans. Je me suis beaucoup protégé, parfois à l'extrême, mais une chose est sure, si cela était à refaire, je signerai tout de suite mais je négocierai mieux mon salaire avant de venir.... (rires)

- Cet essai a-t-il vocation à interpeller des consciences, des mémoires ?

- La seule ambition de ce livre est de faire prendre conscience aux uns que la double culture est un vrai sujet auquel on doit prêter attention, et aux autres, que le Maroc a besoin de patriotes et non de nationalistes.

- "Envie de Maroc", c'est l'envie de poursuivre votre aventure de manière...durable au Maroc ?

- Bonne question. Je ne sais pas répondre à cette question de manière directe. Ce que je peux dire, c'est que mes projets professionnels et associatifs actuels sont encore aux Maroc. Je ne fais pas de projections pour le moment.

Source : Yabiladi

Les arrivées d'immigrés clandestins, principalement africains, sur l'archipel espagnol des Canaries sont tombées en 2009 au plus bas depuis dix ans, selon des chiffres donnés samedi par la préfecture des Canaries.

Au total, 2.242 immigrés ont rallié l'archipel en 2009 sur des embarcations de fortune en provenance des côtes africaines, contre plus de 9.000 en 2008 et un record de 31.600 en 2006.

Il s'agit du chiffre le plus bas depuis 1999, lorsque 2.165 immigrés étaient arrivés aux Canaries.

Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero s'est félicité mercredi que le nombre de clandestins arrivés en Espagne soit retombé à 7.000 en 2009 contre 14.000 en 2008, estimant être en train de "gagner le combat" contre l'immigration illégale.

M. Zapatero a attribué cette baisse globale aux accords de coopération conclus avec les pays d'origine en Afrique et au renforcement des moyens de lutte contre l'immigration clandestine, notamment le dispositif européen Frontex au large des côtes africaines.

La forte crise économique subie par l'Espagne, avec 4 millions de chômeurs, a par ailleurs découragé les clandestins, selon les spécialistes.

L'Espagne a été submergée par l'immigration clandestine entre 2005 et 2007, alors qu'elle était en plein boom économique.

Source : Le Point

Ce mercredi, plusieurs centaines de travailleurs sans-papiers se sont rassemblés près du ministère du Travail. Après trois mois de grève et peu d'avancée du côté du gouvernement, ils réclament des critères précis pour la régularisation.

Il est 13h30 quand au métro Varenne, à deux pas du ministère du Travail, des travailleurs se rassemblent. Tous sans-papiers. Et s'ils sont mobilisés ce mercredi, c'est parce qu'ils demandent à être régularisés par leur travail, pour enfin pouvoir bénéficier de leurs droits.

Depuis le 12 octobre, ils sont plus de 5.000 à faire grève. «C'est pour eux un moyen de faire pression sur les patrons qui feront à leur tour pression sur le gouvernement», explique René Marc Jilet, 45 ans, syndiqué à la CGT Massy. Selon lui, «les patrons ont besoin de ces salariés sans-papiers car ils ne trouvent pas de salariés efficaces qui font ces boulots durs».

Tous sont rassemblés devant le ministère de Xavier Darcos car ils estiment que lui seul est capable de régler ce problème, le ministre de l'Immigration refusant de parler des sans-papiers qui travaillent au noir.

«On bosse ici, on reste ici !»

Tambours chinois et djembes africains se répondent, pour faire le plus de bruit possible. Ils dansent et entonnent quelques solgans «on bosse ici, on vit ici, on cotiste ici, on reste ici !». La CGT attendait 1.500 travailleurs à la station de métro, à 14h30, ils sont en effet plusieurs centaines. Les travailleurs s'organisent et créent un cordon de sécurité pour contenir les personnes présentes sur le trottoir.

Ali (*) vient de Tunisie, Djerba exactement. En 2001, il s'installe en France et travaille dans des domaines assez différents : restauration, bâtiment, alimentation générale... En 2003, il se marie avec une Française dont il divorce en 2006. «La Préfecture m'a mis des bâtons dans les roues, ils pensaient que c'est un mariage blanc.». Aujourd'hui, il est là pour enfin avoir des droits. «Je veux pouvoir participer à la société française. Il y a par exemple des gens en France qui ont des papiers et qui n'ont même pas de logement. J'aimerais pouvoir les aider», déclare-t-il.

«Pas le droit d'avoir des droits»

«On travaille, on n'a pas droit d'avoir des papiers? On n'a pas le droit d'avoir des droits?», coupe Ibrahima. Ce Guinéen vit en France depuis 2003. Avant la grève, il travaillait dans la restauration. Et parce qu'il a stoppé son emploi pour réclamer des droits, son patron a refusé de remplir les papiers de son dossier pour la procédure de régulation. Depuis le mois d'octobre, il vit grâce à l'aide financière d'amis avec qui il habite au foyer d'Evry.

Plus loin, Ba (*) déplore le manque d'écoute de Xavier Darcos :«Je travaille, je cotise, mais je n'ai aucun droit, le ministère ne veut rien faire». Lui est arrivé en France à 15 ans, seul. Il a suivi des cours du soir, jusqu'au CM2. Il a maintenant 22 ans, est sans-papiers et travaille lui aussi dans la restauration.

Antonin, 22 ans lui aussi, fait parti des quelques étudiants français présents au rassemblement. Depuis le début, ils suivent le mouvement et tentent de mobiliser davantage de monde dans les facs par le biais de réunions publiques. L'étudiant, en 5ème année d'histoire, s'insurge contre les actions du ministre de l'Immigration qui «dit vouloir régulariser 500 à 1.000 travailleurs sans-papiers. Ils sont pourtant 5.000 grévistes et leur action est simple : aucun dossier de régularisation déposé tant qu'il n'y a pas de circulaire claire avec des critères fixes.»

Et quand on demande aux travailleurs présents s'ils vont poursuivre la grève, la réponse est claire et unanime : «Oui, et jusqu'à ce qu'il y ait des changements !».

Source : Libération.fr

L'ensemble musical "Al-Moussilia" d'Oujda se produira le 15 janvier prochain à l'Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris.

Lors de cette soirée, l'ensemble marocain fera revivre la tradition arabo-andalouse à travers la musique gharnatie, genre musical dont l'origine remonte aux derniers siècles de l'Andalousie musulmane et qui a été conservée principalement à Oujda et Tlemcen.

Dans cet art, "Al-Moussilia" puise notamment dans les sources du grand musicien de la cour du calife Haroun Al-Rachid, Ishaq Al-Moussili.

Crée en 1985, l'ensemble est une association du même nom qui tient une école de chants pour enfants à Oujda afin d'assurer la transmission et la pérennité de ce chant séculaire.

Source : MAP

Est-ce que vous fumez ?" Dans un allemand hésitant, Ibrahim Aslan, un imam turc, s'applique avec le plus grand sérieux à formuler des phrases interrogatives. Elégamment vêtu d'un costume-cravate gris, ce religieux, qui paraît plus âgé que ses 43 ans, prend gratuitement des cours de langue à Nuremberg (Bavière) tous les matins du lundi au jeudi avec sept autres coreligionnaires dans les locaux de l'IBA, une organisation qui aide des jeunes issus de l'immigration.

Développé par l'institut Goethe, l'institut fédéral des migrations et le DITIB (l'Union turque islamique des affaires théologiques), ce nouveau programme applique une recommandation de la conférence sur l'islam, une commission qui réunit chaque année des représentants de l'islam et de l'Etat allemand, en vue d'apporter des réponses aux problèmes d'intégration de la population musulmane.

Depuis le 14 décembre, des cours d'allemand sont proposés à des imams et responsables religieux musulmans dans les villes de Nuremberg et de Cologne. Les autorités allemandes espèrent beaucoup de cette mesure. "Ils peuvent servir de pont entre la communauté musulmane et la société allemande", explique Angela Kaya, une frêle blonde, responsable de cette initiative au sein de l'institut Goethe. Cafer Acar, attaché religieux au consulat turc de Nuremberg et l'un des participants au cours, souligne "le rôle de modèle" que ces religieux doivent avoir au sein de la communauté musulmane.

Les intéressés se montrent eux, pour l'instant, plus réservés. "Il est très important de pouvoir s'entretenir avec des invités allemands", se contente de dire en turc M. Aslan qui s'est installé il y a moins de trois mois avec sa femme et ses deux enfants dans la région. Kudret Cimen, une jeune femme de 29 ans voilée, qui enseigne la religion dans la mosquée de son quartier, veut, elle, "avant tout simplifier sa vie quotidienne".

La plupart des imams qui sont envoyés en Allemagne par le DITIB ne possèdent que des connaissances très rudimentaires de l'allemand. Pourtant, ils ne peuvent pas bénéficier des cours d'intégration destinés aux étrangers qui habitent durablement en Allemagne, car leur poste est limité dans le temps, au maximum quatre ou cinq ans. Or, souvent, "leurs salaires ne leur permettent pas de financer des cours de langue", souligne Mme Kaya.

Pendant le cours, ces élèves d'un nouveau genre font preuve d'une grande motivation. A peine leur enseignant, Hakan Altinok, un Allemand d'origine turc, leur pose-t-il une question que les réponses fusent dans un mélange d'allemand, de turc et d'anglais. "Ne pas dormir dans le cours !", lance hilare M. Acar dans un allemand très approximatif pour prouver qu'il maîtrise l'impératif. Quant à Kudret Cimen, de loin la plus avancée dans le groupe, sa curiosité semble insatiable : "Qu'est ce que c'est le train ?" Et quand M. Altinok leur propose de réciter l'alphabet allemand en chantant, ils s'exécutent tous avec enthousiasme. "C'est vraiment un plaisir d'enseigner à un tel groupe", raconte ce trentenaire en bras de chemise, les cheveux longs noirs coiffés en natte.

Coopération exemplaire

"L'objectif, c'est qu'ils acquièrent des connaissances fondamentales de manière à pouvoir s'exprimer sans difficultés au quotidien", souligne la responsable de l'institut Goethe. En plus du cours de langue, douze séances d'éducation civique sont prévues au programme. Au menu : l'apprentissage du système politique allemand, l'histoire contemporaine et l'égalité entre les sexes. Même sur ce dernier point, la coopération avec le DITIB a été exemplaire. "Ils voulaient par exemple que les imams sachent quels numéros d'urgence les femmes victimes de violences peuvent composer", raconte-t-elle.

Le cours est adapté aux besoins spécifiques des élèves. "Le vocabulaire commercial ne leur sert à rien. En revanche, savoir présenter une mosquée ou s'entretenir avec d'autres institutions religieuses est indispensable pour eux", observe Hakan Altinok. Il a également prévu de les emmener dans un hôpital ou une prison.

D'ici à trois ans, 150 imams devraient pouvoir bénéficier de ce programme. "Nous nous concentrons d'abord sur les grandes agglomérations", explique Mme Kaya. L'institut Goethe souhaiterait ensuite étendre cette mesure à l'ensemble du territoire allemand. Mais cela dépendra des moyens que les autorités publiques accepteront de débloquer. Pour l'instant, l'institut Goethe n'a reçu de l'argent que pour trois ans.

Source : Le Monde

François-Charles Wolff est économiste, professeur à l'université de Nantes et chercheur à l'Institut national des études démographiques (INED). Il vient de publier aux Editions Stock un livre intitulé « Le Destin des enfants d'immigrés, un désenchaînement des générations », coécrit avec la sociologue Claudine Attias-Donfut, directrice de recherche à la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV). Les deux auteurs ont accordé séparément deux interviews à deux organes de presse. Essai de décryptage de l'ouvrage.

Le livre revient sur une enquête menée en 2003 par la CNAV auprès de 6 200 immigrés de différentes nationalités, âgés de 45 à 70 ans. Ils ont été questionnés sur leur situation, celle de leurs parents et celle de leurs enfants. Conclusion : « de nombreux immigrés en France relèvent ce défi de la liberté face aux puissants déterminismes qui les assigneraient, eux et leurs enfants, aux couches inférieures de la société », a rapporté le journal Le Monde dans une critique.

De plus, selon le livre, « les enfants d'immigrés réussissent bien à l'école, comparativement au reste de la population. Dans les catégories sociales les plus défavorisées, ils réussissent même mieux que ceux des autochtones », a répondu Claudine Attias-Donfut, interrogée par Le Monde.

L'universitaire François-Charles Wolff est allé plus loin dans un entretien accordé cette semaine au quotidien régional Ouest-France. « Quand les enfants d'immigrés sont comparés à tous les enfants d'une même classe d'âge, ils paraissent avoir de moins bons résultats à l'école (...). Lorsqu'on met en balance enfants d'ouvriers immigrés et enfants d'ouvriers autochtones, les premiers s'en tirent très bien (...). Il existe une réussite qui ne se voit pas, dont on ne parle pas », a-t-il dit.

De même, la plupart des immigrés surtout ceux de première génération ont un sentiment d'appartenance à la communauté française, le pays étant depuis des dizaines d'années, une terre d'immigration. Toutefois, en dehors du plan académique, l'intégration professionnelle est moins bien faite. « Ainsi, parmi les diplômés, les enfants d'immigrés ont plus de risques de chômage. En revanche, il n'y a pas de différence entre les taux de chômage des enfants d'immigrés non diplômés et ceux du reste de la population dans la même situation », dixit la sociologue. Par ailleurs selon elle, la discrimination dans les embauches concerne les Maghrébins, les Subsahariens et les Asiatiques.

Pour clore le volet intégration, l'économiste a indiqué à Ouest-France qu'« il n'y a pas d'incompatibilité entre l'affirmation de son identité et le sentiment d'une pleine appartenance à la nation française ».

Le livre de 320 pages vendu au prix de 21,5 euros devrait contribuer à changer les clichés sur les immigrés et enrichir le débat sur l'identité nationale. Parce qu'il a établi que « les enfants d'immigrés sont, dans leur très grande majorité, sur le chemin de la réussite sociale et, par conséquent, de l'intégration ».

Source : Yabiladi

En 2010, dans le jargon des spécialistes du développement, le terme « mobilité humaine » remplace parfois celui de « migration ». C'est le cas de nombreuses fois dans le Rapport mondial sur le développement humain 2009 du PNUD.

Cette distinction ne relève pas de la coquetterie linguistique. « La migration a souvent mauvaise presse », écrit Helen Clark, administrateur du PNUD, dans son avant-propos. « Les stéréotypes négatifs décrivant les migrants comme « volant nos emplois » ou « vivant aux dépens du contribuable » sont légion dans certains médias et une partie de l'opinion publique, particulièrement en ces temps de récession. Pour d'autres, le mot « migrant » évoque l'image de personnes en situation d'extrême vulnérabilité ».

Pour la première fois, le rapport du PNUD consacre l'intégralité de ses pages aux aspects positifs des mouvements migratoires, mais aussi à leur défense, dans un discours aux allures de mise au point. « La mobilité humaine peut être un moyen extrêmement efficace d'offrir à quelqu'un de bien meilleures perspectives en termes de revenus, de santé et d'éducation. Mais elle représente bien plus encore : pouvoir choisir son lieu de vie est un élément essentiel de la liberté humaine », estiment les auteurs. À la peur de l'envahissement, régulièrement exprimée dans les pays les plus riches, ils opposent des chiffres : « l'écrasante majorité des personnes qui migrent le font à l'intérieur de leur propre pays (...). Nous estimons à environ 740 millions le nombre de migrants internes, soit près de quatre fois celui des migrants internationaux. » Et parmi ceux qui ont quitté leur pays, seulement un tiers s'est déplacé d'un pays en développement vers un pays développé, soit moins de 70 millions de personnes.

Les obstacles au déplacement sont pointés du doigt, tout comme l'hypocrisie politique à laquelle s'adonnent de nombreux gouvernements, en « tolérant » les travailleurs illégaux dont leurs économies ont besoin. « On estime aujourd'hui que 50 millions de personnes vivent et travaillent en situation irrégulière à l'étranger (...). Bien qu'ils fassent souvent le même travail et paient les mêmes impôts que les résidents locaux, (ces migrants) ont parfois un accès limité aux services de base et encourent le risque de se faire expulser. » Le PNUD encourage les pays à « lever les barrières » politiques afin de stimuler les économies des régions d'accueil et d'augmenter les revenus, stimuler la consommation, améliorer l'éducation et la santé dans les pays d'origine. Les auteurs émettent des propositions de mesures à destination des pays (d'accueil et d'origine), mais aussi du secteur privé, des syndicats, des ONG et des migrants. Elles sont consultables sur le site Internet du rapport : http://hdr.undp.org.

Source : Commerce International

Le chef du gouvernement espagnol est satisfait, beaucoup moins de migrants sont entrés illégalement en Espagne en 2009 grâce notamment aux accords passés avec les pays du Maghreb et le renforcement de la surveillance aux frontières. « Mais il ne faut pas baisser la garde », a déclaré José Luis Zapatero.

Pour cette année 2009, les chiffres officiels concernant l'immigration illégale en Espagne ont été publiés et le bilan est assez positif. Le phénomène semble en nette régression, mais il faut rester vigilent.

Avec un taux de chômage de près de 20 %, l'Espagne ferme de plus en plus ses frontières à l'immigration et décourage les étrangers qui voudraient y travailler. En un an, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero l'a souligné, le nombre de sans papiers débarqué en Espagne a diminué de moitié, il est passé de 14.000 en 2008 à 7000 en 2009.
Cette réduction sensible du nombre d'immigrants en Espagne est due à différents facteurs, au renforcement de la présence policière aux frontières ou encore aux accords de coopération conclus avec plusieurs pays d'origine en Afrique. Parallèlement pour dissuader les clandestins, l'Espagne s'est dotée d'un outil législatif très répressif, la nouvelle loi sur les étrangers - entrée en vigueur début décembre - a considérablement réduit les droits des travailleurs étrangers. Désormais la police peut interroger et garder au secret prenant 60 jours les sans papiers, alors que jusqu'à présent elle ne pouvait le faire que pendant 40 jours avant leur expulsion. D'autre part, le regroupement familial est maintenant très réduit, il n'est autorisé qu'aux conjoints, aux enfants mineurs ainsi qu'aux parents de l'immigré, mais seulement lorsque ces derniers sont âgés de plus de 65 ans.
Cet arsenal de mesures a donc fait chuter le nombre de candidats à l'immigration en Espagne. Une chute qui a permis aujourd'hui au chef du gouvernement, le socialiste Zapatero, de remarquer d'un ton triomphaliste, « nous sommes entrain de gagner le combat contre l'immigration illégale, mais il ne faut pas baisser la garde ».

Source : Maghreninfo

Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a exprimé mercredi sa "satisfaction" de la baisse du nombre de migrants clandestins arrivés en Espagne durant l'année 2009 par rapport à 2008.

La baisse de 14.000 à 7.000 du nombre de migrants clandestins arrivés sur les côtes espagnoles a été possible grâce aux politiques de coopération avec les pays d'origine, majoritairement d'Afrique, et au renforcement des moyens humains et matériels de lutte contre l'immigration illégale, a-t-il précisé lors d'un point de presse à Madrid.

Le chef de l'exécutif espagnol a souligné, toutefois, qu'"il ne faut pas baisser la garde", estimant qu'il peut y avoir des moments de regain de ce phénomène.

Les flux de migrants clandestins vers l'Espagne ont connu une baisse très significative durant les deux dernières années grâce notamment à la coopération fructueuse entre l'Espagne et le Maroc.

Cette coopération avait été qualifiée de "modèle à suivre" par le secrétaire d'Etat espagnol à la Sécurité, Antonio Camacho, à l'occasion de la 11ème réunion du Groupe de travail permanent maroco-espagnol sur l'immigration, tenue en octobre dernier à Madrid.

Source : MAP

Le Conseil d'Etat a annoncé mercredi avoir partiellement invalidé le décret créant la deuxième mouture du fichier ELOI, destiné à lutter contre l'immigration clandestine. Une décision qualifiée de "victoire symbolique" par le Groupe d'information et de soutien des immigrés (GISTI).

Le fichier ELOI (pour "éloignement") prévoit un fichage automatisé des étrangers en instance d'expulsion, de ceux qui les hébergent et des personnes qui leur rendent visite en centre de rétention. Sont ainsi annulées les deux dispositions prévoyant la conservation de certaines données pendant trois ans, une durée jugée "excessive", ainsi que l'enregistrement du numéro d'identification AGDREF obtenu lors d'une demande d'un titre de séjour.

Eric Besson s'est pour sa part félicité, dans un communiqué, de la "validation de la plus grande partie du texte". Le ministre de l'Immigration annonce "un texte qui remplacera les dispositions annulées prochainement".

Le 12 mars 2007, le Conseil d'Etat avait annulé l'arrêté du ministre de l'Intérieur -Nicolas Sarkozy à l'époque- du 30 juillet 2006, visant à la création du fichier ELOI. Le 26 décembre 2007, le ministère de l'Immigration proposait un nouveau texte, sous forme de décret, le qualifiant "d'inattaquable" juridiquement.

Danièle Lochak, juriste au GISTI, a déclaré mercredi à l'Associated Press que malgré cette "victoire symbolique", il restait plusieurs risques: que les données recueillies finissent par être échangées au niveau européen et qu'elles permettent des recoupements entre fichiers déjà existants.

Le Conseil d'Etat avait été saisi par plusieurs associations de défense des droits de l'Homme, dont la Cimade, SOS-Racisme, la Ligue des droits de l'Homme et le GISTI, qui dénonçaient la profonde atteinte à "la protection des données personnelles, en prévoyant d'enregistrer et de conserver des informations qui ne sont pas strictement nécessaires à la poursuite d'objectifs légitimes".

L'une des associations, IRIS (Imaginons un réseau Internet solidaire), redoute la fusion prochaine des fichiers AGDREF et ELOI, avec à terme "l'intégration complète des informations sur les étrangers qui est programmée, jusque et y compris leur éventuelle acquisition de la nationalité française ou leur retour volontaire dans le pays d'origine". AP

Source : Le Nouvel Observateur

Le Maroc sera représenté aux prochains Jeux olympiques d'hiver (JO-2010), prévus du 12 au 28 février prochain à la ville canadienne de Vancouver, par le skieur Samir Azzimani, qui sera engagé dans les épreuves de slalom et de slalom géant.

Azzimani, qui évolue au Racing Club de France, a décroché son ticket pour les JO-2010 après avoir rassemblé les points nécessaires dans les différentes compétitions de ski alpin auxquelles il a participé.

Dans un communiqué, le ministère de la Jeunesse et des Sports indique que le Comité national olympique marocain et la Fédération royale marocaine de ski et de sports de montagne sont disposés à assurer la participation à ces Jeux de Azzimani, qui avait représenté dignement le Maroc à plusieurs compétitions internationales.

Il a, en effet, décroché le 46è rang aux Championnats du monde 2001, devançant plusieurs skieurs appartenant aux grandes nations de cette discipline sportive.

"L'objectif à travers cette participation est d'être classé premier pays arabe et africain aux Jeux Olympique de Vancouver", affirme le communiqué.

Cette participation sera la cinquième du genre pour le Maroc qui a participé aux Jeux de Grenoble (France) en 1968, Sarajevo (Bosnie/ex Yougoslavie) en 1984, Calgary (Canada) en 1988 et Albertville (France) en 1992.

Source : MAP

Les vendredi 15 et samedi 16 janvier 2010, deux ensembles musicaux, l'un marocain, l'autre algérien, feront revivre la tradition arabo-andalouse à travers la musique Gharnati. Deux spectacles sont prévus à ces dates à l'Auditorium de l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris.

Le Gharnati est un genre musical dont l'origine remonte aux derniers siècles de l'Andalousie musulmane (1232-1492). Cet art a été conservé principalement à Tlemcen en Algérie et à Oujda au Maroc. Il s'est nourri plus tard de l'apport Ottoman dont l'influence est sensible au niveau de l'interprétation vocale et instrumentale. Cependant, la mélodie de base a maintenu l'esprit des origines. Les ensembles musicaux Al Maoussilia du Maroc et Al Mawsili d'Algérie, qui animeront ces deux soirées, ont puisé dans les sources du grand musicien de la cour du calife Haroun al Rachid (766-809), Ishaq al-Mawsili (767-850).

Al Maoussilia a été créé à Oujda en 1985. Une association du même nom, qui a été à l'origine du groupe musical d'une vingtaine de personnes, tient une école de chant pour enfants, pour assurer la transmission et la pérennité de ce chant séculaire. Du côté algérien, c'est l'association El-Mawsili qui assure la pérennité du Gharnati. Depuis l'année 1994, établie à Saint-Denis, elle anime à la fois une école et un conservatoire de musique classique arabo-andalouse. Elle assure aussi l'enseignement de la langue arabe aux enfants.

Source : Yabiladi

Afin de faciliter l'intégration des élèves et étudiants étrangers, le 3e Plan Intégral Pour l'Immigration en Andalousie (PIPIA 3) prévoit un nombre important de mesures, rentrant dans un vaste plan de scolarisation destiné aux immigrés.

L'une des mesures de ce plan est donc la promotion de la langue arabe comme deuxième langue étrangère dans l'enseignement secondaire, selon les directives du département de l'Education de la communauté autonome d'Andalousie.

Avec un investissement initial de près de 2,5 milliards d'euros, le PIPIA 3 s'étendra jusqu'en 2013. Près de la moitié de cette somme sera consacrée à des projets socioéducatifs en direction des immigrés non hispanophones.

Dans ce cadre, des programmes éducatifs communs entre la région d'Andalousie et les pays d'origines des migrants sont également envisagés: réalisation d'un centre d'immersion linguistique pour les étudiants du secondaire, mais aussi des classes de CM1 et CM2; octroi de congés d'études pour les enseignants en charge de ces élèves dans leurs pays d'origine, comme le Maroc, entre autres.

De manière générale, la partie socio-éducative du PIPIA 3 s'articule en 3 principaux volets: accueil et intégration, enseignement de la langue espagnole, et sauvegarde de la culture d'origine. Ces volets sont eux-mêmes déclinés en plusieurs axes, visant à renforcer le dialogue interculturel. Dans ce cadre, une perche vient ainsi d'être tendue aux ressortissants des pays arabophones.

Source : Yabiladi

Un colloque international sous le thème "La coexistence pacifique judéo-musulmane est-elle possible à partir de l'exemple du Maroc ?" aura lieu le 13 mars prochain à Marrakech.

Initiée par l'Association "Permanences du Judaïsme marocain" (APJM), cette rencontre réunira plus d'une centaine d'historiens, chercheurs et universitaires des cinq continents.

Ce colloque, qui s'inscrit dans le cadre du 2-ème périple identitaire de l'APJM dans le Sud marocain (10-21 mars), est organisé en collaboration notamment avec le Département d'études hébraïques de l'Université Paris-VIII, la Casa de Sefarad de Cordoba (Espagne), le Centre de recherches sur les Juifs du Maroc, le Groupe de recherches et d'études sur le judaïsme marocain, la communauté israélite de Marrakech et le magazine français "L'Arche".

Le 2-ème périple identitaire de l'APJM dans le Sud marocain conduira les participants de Marrakech à Erfoud en passant par l'Oukaïmeden, la vallée de l'Ourika, Essaouira, Demnate, Ouarzazate, Tinghir, Goulmima et Merzouga.

Source : MAP

La valorisation du statut des cadres et personnels issus de l'immigration et la question de l'intégration dans son rapport avec le marché de travail ont suscité un débat houleux le long d'une année au Canada et alimenté la polémique sur les moyens de mettre fin au "gaspillage de talents et de compétences" et d'accompagner les travailleurs étrangers dans leur recherche d'emploi.

Pour répondre aux exigences de l'économie du 21è siècle, le Canada a opté, même en période de crise économique mondiale, pour une politique de migration déclarée à la quête d'une main-d'oeuvre étrangère très qualifiée, l'objectif étant d'augmenter la capacité concurrentielle axée sur le savoir et les compétences de la population.

Les autorités canadiennes ont toujours appelé à ce que les villes et les collectivités nationales qui peuvent attirer les personnes les plus talentueuses, y compris les migrants hautement qualifiés, doivent mettre en avant des opportunités d'investissement en matière de ressources humaines en vue de maintenir une économie forte.

Le gouvernement canadien a veillé à ce que les travailleurs étrangers qualifiés occupent des emplois intéressants et productifs, en agissant sur plusieurs créneaux, notamment la mise à jour des compétences de la main-d'oeuvre de telle sorte que les travailleurs formés à l'étranger puissent participer pleinement au marché du travail et s'intégrer au sein de la société canadienne.

Croissance nette de la main-d'œuvre liée à l'immigration

Durant la dernière décennie, 70 pc de la croissance nette de la main-d'œuvre canadienne est attribuée à l'immigration récente. Parmi les plus grandes communautés immigrantes, il y a les Marocains, les Algériens, les Tunisiens, les Chinois, les Ukrainiens, les Italiens et les Haïtiens.

"Même si d'autres pays ont réduit leurs niveaux d'immigration pour faire face à court terme à la conjoncture économique difficile à l'échelle mondiale, le gouvernement canadien maintient ses niveaux d'immigration pour répondre aux besoins économiques à moyen et à long terme du pays", a déclaré récemment le ministre fédéral de l'immigration et de la Citoyenneté Jason Kenney.

Le ministre a également affirmé que "le Canada compte accueillir entre 240 000 et 265 000 nouveaux résidents permanents en 2010, soit le même nombre d'immigrants que les dernières années", ajoutant que "le plan de 2010 met l'accent sur l'immigration économique afin de soutenir l'économie du Canada pendant et après la reprise économique actuelle ".

Selon des chercheurs canadiens, en tout état de cause, un grand nombre d'immigrants qualifiés ne sont pas capables de décrocher un emploi dans leur domaine, malgré le fait qu'ils possèdent plus de qualifications que leurs prédecesseurs en arrivant au Canada. Il leur faut en outre plus de temps pour rattraper leurs semblables canadiens dont les revenus sont plus élevés.

Dans le but d'améliorer l'intégration au marché du travail et dans la société des travailleurs formés à l'étranger, les autorités compétentes ont mis en oeuvre des mesures de soutien, notamment l'accélération de l'évaluation et de la reconnaissance des titres de compétences étrangers et la mise en place de cours de langue de niveau avancé et de projets d'aide à la transition vers le marché du travail.

Un "cadre pancanadien pour l'évaluation et la reconnaissance des titres de compétences étrangers", présenté récemment par la ministre des ressources humaines, Diane Finley, doit permettre à plusieurs groupes professionnels, des mécaniciens aux architectes, en passant par les pharmaciens, d'obtenir rapidement une décision.

Le plan qui doit entrer en vigueur dans un an, s'insère dans la stratégie d'immigration du Canada qui vise à attirer "la main d'oeuvre la mieux instruite, la plus compétente et la plus souple du monde".

Les professions d'architecte, de mécanicien, de vérificateur financier et comptable, de technicien de laboratoire médical, d'ergothérapeute, de pharmacien, de physiothérapeute et d'infirmière diplômée sont les professions prioritaires qui pourront bénéficier de ces mesures.

Fait surprenant, les médecins et les enseignants, eux, ne devraient pas figurer dans ce plan avant la fin de 2012.

Devant le Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration de la Chambre des communes, le ministre fédéral de l'immigration, M. Jason Kenney avait déploré que la profession médicale "se montre réticente à être partie prenante au plan, malgré la pénurie de médecins observée au pays".

La reconnaissance des titres de compétences étrangers face à une lourdeur des procédure

La lourdeur des procédures actuelles conduit de nombreux immigrés diplômés à accepter des emplois de simple chauffeur de taxi ou de manutentionnaire. Les pertes que subit l'économie du pays en raison de la non-utilisation de ses compétences atteindraient plusieurs milliards de dollars par an, selon les autorités canadiennes.

Parmi ces compétences, figurent les membres de la communauté marocaine établis au Canada estimés à quelque 65.000 âmes et qui opèrent dans des domaines variés tels l'enseignement et la recherche, la restauration et l'hôtellerie, les affaires, les transports et la fonction publique.

Ils résident pour environ 90 pc dans la province francophone du Québec, dont 60 pc dans la région de Montréal métropolitain. Près de 87 pc des Marocains de plus de 15 ans résidant au Canada sont diplômés, dont plus du tiers de nveau universitaire supérieur.

Selon l'Institut fédéral de la Statistique du Canada, six immigrés sur dix travaillent dans un domaine qui n'était pas le leur dans leur pays d'origine et 42 pc d'entre eux ont un niveau de formation plus élevé que les exigences normales de leurs postes au Canada, contre 28 pc des travailleurs nés dans ce pays.

Plus de 1,1 million de travailleurs de 25 à 54 ans titulaires d'un diplôme universitaire occupaient, en 2008, des professions dont les exigences normales étaient tout au plus un diplôme d'études collégiales ou une formation d'apprenti.

Au cours du deuxième trimestre de 2009, la population canadienne, estimée à 33 739 900, a affiché une croissance de 121.200 (+0,36 pc). Cette augmentation a été principalement attribuée au solde de migration internationale, qui a atteint 84.800, soit le deuxième nombre le plus élevé pour un deuxième trimestre depuis 1972.

La sensibilisation de la population à l'apport positif des immigrants dans la société est une approche louable, mais il faut aussi convaincre les employeurs de les embaucher à des postes à la mesure de leur compétence. En attendant, dénicher un emploi au Canada quand on vient d'ailleurs, ce n'est pas une sinécure quant bien même on est qualifié.

Source : MAP

Selon les chiffres officiels du Réseau Education Sans Frontières Maroc (RESF), une vingtaine de Marocains entrés légalement en France ont été expulsés depuis 2006.

Il n'existe actuellement aucune structure sociale d'accueil à l'arrivée pour ces jeunes.

A Tanger, Rabat et Casablanca, des membres de RESF tentent d'apporter une aide à ces expulsés qui espèrent retourner un jour en France.

C'est l'histoire de jeunes Marocains  venus s'installer légalement en France à l'adolescence auprès de leurs familles, et qui se retrouvent brusquement chassés du territoire à l'âge adulte. Des jeunes qui se sont nourris et construits autour de la culture française, de son système éducatif, de ses codes et de ses valeurs, et qui se retrouvent contraints de quitter ce pays d'accueil pour un retour brutal et forcé dans leur pays natal, le Maroc. Une France qu'ils avaient fini d'apprivoiser, et au sein de laquelle se dessinaient pour eux de réelles perspectives d'avenir, à la hauteur de leurs efforts mobilisés  pour y parvenir. Samira Bobouch (expulsée le 17 novembre 2007) s'était fait une place au sein de l'association d'handicapés mentaux qui l'employait. Alaeddine El Jaadi (expulsé le 18 juin 2009) s'est découvert une passion pour le parkour (ndlr : sport inspiré de la pratique des Yamakasi), jusqu'à créer une association sportive qui organisait des spectacles pour la fête de quartier de fin d'année dans la ville de Lyon. Jusqu'à ce fameux jour où il se fait contrôler dans le métro, sans-papiers. Un simple contrôle qui le conduit du commisariat de police à l'un des fameux centres de rétention administrative français destinés aux étrangers qui n'ont pas le droit de séjourner sur le territoire français. Jusqu'à l'aéroport où il se retrouve sommé d'embarquer avec un aller simple et définitif vers le Maroc, le visage tuméfié et ensanglanté par les coups subis pour le forcer à partir. Hassan Bouyahiaoui (expulsé le 10 mars 2009) vit seul quant à lui dans une maison abandonnée, dans une situation de grande précarité.

Politique du chiffre aveugle face aux situations humaines

Comment la France, berceau des Droits de l'homme, en est-elle arrivée à désintégrer sans ménagement, et au nom de quotas annuels chiffrés d'expulsions, des Marocains entrés en France de manière légale pour rejoindre leur famille à l'âge de l'adolescence ?

La lutte contre l'immigration clandestine constitue un objectif affiché par la majorité des pays industrialisés depuis les années 1971. Depuis quatre ans, en France, cette nécessité a pris la forme d'une politique chiffrée. Le 22 octobre 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, demande aux préfets de doubler à court terme les expulsions d'étrangers en situation irrégulière. Un mois plus tard, la loi «relative à la maîtrise de l'immigration et au séjour des étrangers en France» est adoptée par le Parlement français ; elle permet à l'administration de bénéficier de larges moyens afin d'exécuter le programme de la politique chiffrée d'expulsion : accroissement de la durée maximale de rétention administrative, fichage systématique des demandeurs de titre de séjour.

Des pôles départementaux sont alors créés pour faciliter le retour aux pays des étrangers en situation irrégulière. À la fin de chaque année civile est fixé le chiffre des expulsions à réaliser : 15 000 en 2004, 20000 en 2005, 24000 en 2006, 28 000 en 2008, 30 000 en 2009. À leur 18 ans, l'arsenal législatif et réglementaire sur la situation des étrangers en France les rend illégaux et expulsables car, souvent, leurs demandes de régularisation sont rejetées.

Des requêtes et des lettres restées sans réponse

Membre active du réseau RESF de Rabat, Lucile Daumas précise que «le réseau ne souhaite pas rendre les exclusions faciles mais les empêcher», face à un gouvernement français insensible aux revendications du réseau. En témoigne l'envoi de lettres restées sans réponse au ministre français de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, Éric Besson. Du côté du gouvernement marocain, la situation semble évoluer positivement depuis le début du mois de novembre 2009.

L'association a obtenu un premier rendez-vous avec Mohammed Ameur, le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger. La demande du réseau est double: d'un côté, il souhaite que l'instruction des dossiers des jeunes expulsés tienne compte de la situation humaine et sociale des jeunes, dans la mesure où le retour au pays les place souvent en grande situation de précarité. Leurs familles restent en France, et leurs chances de poursuivre leurs études ou de trouver un travail sont compromises. D'un autre côté, le réseau souhaite la création de structures d'accueil sociales afin de soutenir les nouveaux arrivants fraîchement débarqués. «M. Ameur a accueilli favorablement notre requête. Nous souhaitons faire comprendre aux gouvernements que nous gérons des hommes avant tout», souligne Mme Daumas. Actuellement, une vingtaine de personnes du réseau sont mobilisées pour accueillir les jeunes arrivés par bateau de Tanger ou par avion à Casablanca, lorsqu'ils sont prévenus de leur arrivée. Des jeunes qui passent une première nuit au commissariat, assortie depuis 2009 d'un passage devant le juge lorsqu'ils atterrissent -souvent menottés- à Casablanca, avant d'être récupérés par un membre du réseau ou par... personne.

«A côté de la vingtaine de cas que nous avons accueillis, de nombreux jeunes ne sont pas signalés. Nous ignorons totalement ce qu'ils deviennent». Depuis trois ans, seuls deux Marocains recensés par RESF sont parvenus à réintégrer le territoire français, et cela au prix de vastes campagnes médiatiques et de rassemblements massifs et indignés de citoyens français, devant les sièges des préfectures françaises.

Pour les autres, bloqués au Maroc, l'avenir est incertain et leur retour semble plus compromis, malgré les efforts déployés par RESF dans les deux pays. Il incombe désormais au gouvernement marocain de prendre ses responsabilités afin de trouver des solutions rapides à ces jeunes vies humaines en péril, et qui n'ont pas fini d'affluer sur le chemin du retour. D'autant plus qu'à travers les accords de réadmission (partenariat euro-méditerranéen de Barcelone notamment) signés entre les continents africains et européens, le Maroc a renforcé sa coopération depuis 2002 avec les puissances européennes, par l'adoption de mesures visant à lutter contre l'immigration.

Source : La Vie eco

Du 10 au 13 février, la Fondation Anna Lindh, en partenariat avec l'Institut Goethe, organise la dernière réunion préparatoire du Forum Anna Lindh 2010, sur le thème 'Migrations, Villes et Diversité'.

La rencontre se déroulera à Munich en Allemagne, et elle vise à fournir un espace de discussion sur la contribution des migrants et des communautés immigrées au développement des actions interculturelles et à la promotion de la cohésion sociale dans les contextes urbains multiculturels.

La rencontre rassemblera une quarantaine de participants venant de l'Union pour la Méditerranée et ayant une expérience dans le domaine des migrations et du dialogue interculturel.

Un appel à participation doit être lancé avant la période des fêtes de fin d'année en fin décembre 2009.

Source : Fondation Anna Lindh

Les guerres de libération sont terminées mais les combats des anciens goumiers contre l'Etat français continuent toujours. Après de nombreuses années de batailles judiciaires et associatives, la France a décidé de revaloriser en 2007, leurs pensions, même s'il n'y a pas encore eu parité avec celles versées aux ex-soldats français. Beaucoup d'entre eux comme Mohammed M'Bark, n'ont toujours pas de pension militaire, seulement une allocation pour personnes âgées. Toutefois, pour toucher cette indemnité, ils sont tenus de faire des va-et-vient entre la France et le Maroc, et passer au moins six mois par an dans l'Hexagone.

Le parcours de Mohammed M'Bark, conté par Mimoun Bouhaoui, un membre de la communauté marocaine de Cholet (Maine-et-Loire), est rapporté par le quotidien régional Ouest-France. Mohammed M'Bark est âgé de 92 ans et vit avec 10 autres compatriotes anciens soldats de l'armée française, au rez-de-chaussée du foyer logement Adoma, square Émile-Littré à Cholet.

Engagé dans les rangs français à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Mohammed M'Bark a servi successivement à Dijon, Verdun (Meuse) et en Alsace alors sous contrôle Allemand. L'ex-tirailleur a été fait prisonnier deux fois. D'abord dans le stalag 155 (camp pour prisonniers de guerre dans l'Allemagne nazie) en Autriche entre le 29 mai 1940 et le 1er janvier 1942. Il est resté au sein de l'armée après sa première libération. Plus tard, il est de nouveau détenu durant sept mois en Indochine, où il a avait été envoyé en 1952.

Mohammed M'Bark aurait servi l'armée française pendant 14 ans. Et en plus de ces années de captivité, il n'est toujours pas reconnu comme prisonnier de guerre, donc pas de pension militaire spécifique. « Son dossier devrait être examiné en 2010 », indique à Ouest-France, Magali Berten, assistante sociale. Pourtant, l'homme est encore disposé à défendre la France. « Tant que je suis ici, je suis toujours en guerre. Si la France devait à nous faire entrer dans un conflit, je demanderais à mes enfants de s'engager pour la défendre », explique-t-il.

Arrivée à Bordeaux en 2003, il y passera quelques mois avant de s'établir à Cholet. Aujourd'hui, il perçoit une allocation spécifique des personnes âgées de 667 euros, contre une pension militaire de 35 euros par mois quand il vivait toute l'année au Maroc. Son vœu aujourd'hui, obtenir sa pension militaire française qui lui est due. Il souhaite enfin obtenir un appartenant afin que sa femme, âgée de 84 ans, le rejoigne.

Source : Yabiladi

Le Prix Goncourt de poésie attribué en décembre à Abdellatif Laâbi a couronné une année 2009 marquée par un remarquable coup de projecteur de la création littéraire et artistique marocaine sur la scène culturelle en France.

Abdellatif Laâbi est le deuxième homme de lettres marocain, après Tahar Benjelloun (primé en 1987 pour "La nuit sacrée"), à obtenir cette distinction prestigieuse de l'académie Goncourt qui, cette fois, a récompensé "l'ensemble de l'œuvre" de cet auteur, à la fois poète, romancier, homme de théâtre et traducteur.

Laâbi n'est pas le seul intellectuel marocain à avoir été distingué cette année en France. Début décembre, la journaliste, écrivaine et directrice internationale du Festival des musiques sacrées de Fès, Nadia Benjelloun, s'est vue, elle aussi, attribuer "La Grande médaille de la Francophonie" de l'Académie française.

Elle devient ainsi la première femme marocaine à remporter cette distinction destinée à couronner "l'œuvre d'une personne physique francophone qui, dans son pays ou à l'échelle internationale, aura contribué de façon éminente au maintien et à l'illustration de la langue française".

En général, le Maroc a été fortement représenté cette année en France, à travers une pléiade d'intellectuels et d'artistes qui ont su s'imposer sur la scène culturelle hexagonale et même internationale.

Côté production littéraire, l'année 2009 a été caractérisée par la parution en France d'une multitude d'ouvrages d'auteurs marocains ou étrangers ayant fait du Maroc leur source d'inspiration.

"Sépharade" de la romancière française d'origine juive marocaine Eliette Abecassis a d'ailleurs été l'un des ouvrages ayant marqué la rentrée littéraire de printemps en France. Ce roman autobiographique propose de revisiter l'histoire des juifs marocains au Maroc.

D'autres ouvrages centrés sur le Maroc ont été publiés cette année en France. Il y a lieu de citer entre autres "Marabouts, Maroc" de Tahar Benjelloun, "Princesse Amazigh" de Siham Bouhlal, "Retour à Tanger" de Rachid Tafersiti, "Le roman de Marrakech" de Anne-Marie Corre (rédactrice en chef du magazine Paris Match), "Marrakech, le départ" de Daniel Sibony, "Maroc" de Jacqueline Wilmes et Christophe Boisview, ou encore "Patrimoine mondial de l'Unesco: Les sites marocains".

Cette année a aussi été marquée par la présentation au siège de l'Unesco à Paris de l'ouvrage du célèbre explorateur espagnol Kitin Munoz sur "Le moussem de Tan Tan, chef d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité".

Comme à l'accoutumée, la création littéraire a marqué en 2009 une présence remarquable dans les principaux événements culturels de la France, en particulier le Salon du livre de Paris, l'un des plus importants rendez-vous internationaux consacrés aux produits de l'édition.

Ce Salon a été une occasion de mettre en exergue l'évolution, au cours de la dernière décennie, de l'édition marocaine au niveau de la création et de la créativité notamment pour ce qui est des livres dont la thématique se rapporte au patrimoine marocain.

Le Maroc a été, en outre, l'invité d'honneur de plusieurs manifestations dont le Festival du livre de Nice et le Salon parisien "Maghreb des livres-2009", le plus grand Salon du livre sur le Maghreb sur les deux rives de la Méditerranée qui a été marqué notamment par un hommage posthume à l'écrivain Driss Chraibi.

Plusieurs intellectuels et auteurs marocains ont pris part à ces rendez-vous culturels français que ce soit à travers l'animation de débats ou la présentation de leurs ouvrages (Tahar Benjelloun, Abdellatif Laâbi, Zakia Daoud, Abdellah Laroui, Hassan Nejmi, Ghita El-Khayat, Mohamed Nedali, Siham Bouhlal, Leïla Maziane, Zakia Zouanate etc.).

Sur le plan artistique, des oeuvres marocaines ont été exposées dans des sites parmi les plus prestigieux de la France, dont l'espace Carrousel du Musée du Louvre qui a abrité en novembre le salon "Photo Paris". Ce dernier avait fait un grand plan sur les pratiques photographiques dans le monde arabe, avec une sélection inédite de photographies dédiées au Maroc (Yto Barrada, Lalla Essaydi, Malik Nejmi, Ali Chraïbi).

La filmographie marocaine a eu aussi sa part de rayonnement sur la scène culturelle française, avec une grande participation dans différents événements dédiés au 7-ème art, dont le Festival "Maghreb, si loin, si proche" (Pyrénées Orientales) et le Panorama des cinémas du Maghreb (Saint-Denis).

Ces festivals étaient marqués par la projection dŒoeuvres de Ahmed El Maanouni, Daoud Aoulad Syad, Farida Belyazid, Abderrahim Mettour, Brahim Fritah et Saad Chraïbi.

La musique n'a pas été en reste. Les talents marocains continuent à investir la scène musicale française en animant différents concerts en solo ou dans le cadre de festivals.

Source : MAP

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